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Full text of "Folklore brabançon"

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l-- ANNÉE PlùllZ -^ J U i' n . 



1921 v^ N" 1-î^ 



BULLETIN 

du Service Provincial de Recherches flistoriques et Folkloriques 

FOLKLORE 
BRABANÇON 

GOUVERNEMENT PROVINCIAL, 9, rue du Chêne, Bruxelles 




7*,A C^LLCT 



PROVINCIAAL BESTUUR, 9, Eikstraat, Brussel 



BRABANTSCHE 
FOLKLORE 

BULLETIJN 

van den Provinciedienst voor Geschiedkundige en Folkloristische opzoekingen 



l't* JAAR 



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1921 — N"^ 1 



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Commission Provinciale. — Provinciale Commissie. 



Président (Voorzitter) : M. Charles Gheude, député permanent (bestendige 
afgevaardigde). 

Secrétaire (Secretaris) : M. Albert Marinus. 

Membres (Leden) : MM. Closson, conservateur du Musée du Conservatoire 
de Bruxelles (bewaarder van het Muséum van het Conservatorium van 
Brussel), De Bruyn, avocat (advokaat), de Munck, archéologue (oudheid- 
kundîge), Despret, de Nivelles (van Nijvel), Didier, Frankignoul, archi- 
viste de l'administration des Hospices de Bruxelles (archivaris van het 
beheer der Brusselsche Godshuizen), Frédéric, archiviste de l'État (Staats- 
archivaris), Lindemans, conseiller provincial à Opwyck {provincieraadslid 
te Opwyck), Sander Pierron, homme de lettres (lettcrkundige) , Smets, 
professeur à l'Université de Bruxelles (prof essor aan de Brusselsche Hooge- 
school), Is. Teirlinck, membre de l'Académie flamande (lid der Vlaamsche 
Académie), Vaes, architecte à Bruxelles (bouwkundige te Brussel). 



Correspondat 



1?-5§S4 



selaars. 



VA: 



AERSCHOT: M. Fonteyn, architecte (bouwkundige) . 

BECQUEVOORT: M. Hendrik Claes, instituteur (ondenvîi:vi). 

BEYGHEM: M. Tilemans, curé (pastoor). 

BIERBEEK: M. Jacobs, curé (pastoor). '"' ^ 

BOMAL: M. Jules Grenier, géomètre du cadastre à Jodoigne (landmeter van 
^t kadaster, te Geldenaken). 

BOORTMEERBEEK: M. Van Gorp, docteur (geneesheer). 

BOST: M. Buvé, curé (pastoor). 

BRUXELLES (BRUSSEL): MM. Henri de Bosschere, major retraité (rustende 
majoor), professeur honoraire à l'École de guerre (linguistique, étymo- 
logie), (eereprof essor aan de Krijgschool, taalkennis, woordafleidkunde) ; 
Alphonse de Marneffe, toponymie (plaatsnamenkunde) , Foncke, professeur 
à l'Athénée d'Ixelles, docteur en philologie germanique (leeraar aan het 
Atheneum van Elsene, doctor in germaansche philologie) ;Gilmont, commis- 
saire d'arrondissement (arrondissementskommissaris) ; Th. Jamar, licencié 
en sciences sociales, instituteur (licentiaat in maatschappelijke weten- 
schappen, ondenvijzer) ; Aug. Vincent, toponymie (plaatsnamenkunde) . 

BUYSINGHEN: M. le baron de Kerckhove d'Exaerde, bourgmestre (burge- 
meester) . 

CEROUX-MOUSTY: M. Henri Rousseau, conservateur des Musées royaux 
du Cinquantenaire, à Bruxelles (bewaarder der Koninklijke Musea van het 
Jubelpark, te Brussel). 

CORBAIS: MM. Ploegaerts, curé (pastoor) et Bourguignon, instituteur (onder- 
wijzer). 

CUMPTICH: M. Smolders, bourgmestre (burgemeester). 

DIEGHEM: M. De Coninck, bourgmestre (burgemeester). 

DILBEEK: baron de Viron, bourgmestre (burgemeester). 

ESEMAEL: M. Donckier de Donceel, instituteur (ondenvijzer). 

FOREST: M. Albin Charlier, conseiller communal (gemeenteraadslid). 

GENAPPE: MM. Brunard, sénateur (senator) ; Jules Dewert, rue de l'Opale, 
91, à Bruxelles (Opalestraai, 91, te Brussel). 

GREZ-DOICEAU: M. Maricq, secrétaire communal (gemeentesekretaris) . 

GRIMBERGHEN: Rév. chanoine Delestré, archiviste de l'abbaye (archivaris 
der Abdif). 

HAL: M. Possoz, conseiller provincial, notaire honoraire (provincieraadslid, 
rvstende eerenotaris) . 

HAUWAERT: M. le baron de Troostembergh. 

HEVERLÉ : Mgr Nols, prélat de l'abbaye de Parc (prelaat der abdij van Park, 
Heverlee). 

HOELEDEN: M. Willemaers, curé (pastoor), M. Camille Vincx. 

JANDRAIN: M. Bourguignon, instituteur (ondenvijzer). 



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Ire Année. — N° 1 



Août 1921 



Le Folklore Brabançon 
De Brabantsche Folklore 



iste jaar. — N^ l 



Augustus 1921 



SOMMAIRE : 

Le Service provincial de recherches folk- 
loriques. Son origine, son but, son 
activité. — Qu'est-ce que le folklore? 
— Les chansons populaires. — L'arbre 
fétiche. — Le drapelet de Notre-Dame- 
au-Bois- — Les gnomes aux environs 
de Tirlemont. 



INHOUD : 

De Provinciale Dienst voor folkloris- 
tische opzoekingen. Oorsprong, doel, 
werkzaamheid. — Wat is folklore? — 
Volksliederen- — De Fetischboom. — 
Het vaantje van Jezus-Eik. — De 
Alven rond Thienen. 



Le Service provincial de Recherches 
Folkloriques 

Son origine — Son but — Son activité 



XV 




Dans sa séance du lo avril 191 9, le Conseil provincial 
du Brabant a voté un crédit pour 'l'organisation d'un Service 
historique et folklorique, la recherche des souvenirs de la 
guerre, etc. Le gouvernement ayant, à la même époque, 
créé une Commission nationale des Archives de la Guerre, 
le service provincial, estimant que deux institutions de ce 
genre ne pouvaient se faire la concurrence, a limité son 
activité aux recherches historiques et particulièrement aux 
recherches folkloriques. 

La guerre a transformé considérablement les mœurs, les 
usages de nos populations, et un grand nombre d'anciennes 
coutumes, dé' vieilles chansons, de survivances du passé dont 
l'origine remonte à des époques très lointaines, risquent de 
disparaître à jamais. 

C'est pourquoi le Service provincial a décidé de consacrer 
tout d'abord son activité à recueillir tous ces souvenirs 
d'autrefois. 

Dans le rapport qu'il adressait au Conseil provincial afin 
de justifier le vote du crédit susvisé, M. Gheude faisait 
ressortir l'utilité, — disons mieux — l'urgence qu'il y avait 
à Scttiver de l'oubli une quantité de particularités locales 



et de conserver les documents recueillis à leur sujet pour 
le profit de nos populations actuelles et de nos descendants. 
Voici comment il s'exprimait à ce propos : 

Ne faut-il pas considérer que le développement de la vie provin- 
ciale et de la vie locale, spécialement dans les bourgs et villages, 
est un but digne de notre souci, que la connaissance de l'histoire, la 
juste estime du milieu national, la culture des arts, l'embellissement 
de la vie rurale sont éléments à développer? 

La section attire l'attention, à cet égard, sur l'utilité que pourrait 
présenter un musée provincial qui, d'une part, à l'aide de tableaux, 
sculptures, gravures, dessins, photographies, etc., rappellerait 
l'histoire du Brabant (les faits célèbres, non seulement de la grande 
guerre, mais aussi du passé, les figures historiques, les noms glorieux 
et connus des arts, des sciences, des lettres, etc.) et montrerait la 
beauté des sites, les aspects de l'activité ou du développement 
économique, qui, d'autre part, à l'aide d'une bibliothèque et de 
monographies, donnerait à tous la connaissance, souvent trop 
négligée, de cette petite patrie qui s'appelle le Bràbant et qui, par 
le fait qu'elle réunit deux aspects de notre race ou, si l'on veut, deux 
races, présente tant d'intérêt d'études et de pénétration folklorique. 

Ces derniers mots — pénétration folklorique — précisent un des 
aspects de la mission élargie qui pourrait être donnée au service 
envisagé : recherches des usages locaux, processions, cortèges, 
c< marches », pèlerinages, anciennes chansons locales, légendes, 
lieux-dits, survivances des croyances populaires, etc. 

Tout un monde à découvrir et à sauver de l'oubli, à l'heure, plus 
que jamais grave pour le Souvenir, où le pays ébranlé s'apprête à 
ses nouvelles destinées et, dans l'ardeur de sa restauration, risque de 
fermer sa mémoire à ce qui est l' Autrefois !.. . 

Le Conseil provincial s'étant rallié aux conclusions de 
ce rapport, la Députation permanente nomma une Commis- 
sion, dont la tâche est de conseiller et aider la Province en 
ses recherches. 

Cette Commission a décidé tout d'abord de porter l'exis- 
tence du Service provincial à la connaissance des communes 
et de solliciter le concours de celles-ci pour la formation 
de la documentation folklorique. La circulaire suivante, 
que M. Beco^ gouverneur, a bien voulu signer afin de lui 
donner tout le prestige de son autorité, a été adressée, le 
8 septembre 1920, à tous les bourgmestres de la province: 

J'ai l'honneur de vous informer que la province de Brabant vient 
de créer un service de recherches historiques et folkloriques, dont 



le but est de sauver de l'oubli tous les souvenirs du passé, toutes les 
particularités de la vie des communes brabançonnes. 

Par la présente, je me permets de solliciter le concours actif de 
votre administration pour fournir à ce service tous les rensei- 
gnements utiles, ainsi que les originaux ou les copies de tous les 
documents pouvant constituer le fond de ses archives. 

Pour l'aider à la gestion de ce service, la députation permanente 
a constitué une Commission consultative, composée de spécialistes 
en matière d'histoire et de folklore. 

Afin de réunir la documentation à classer, elle a dressé un ques- 
tionnaire, dont vous trouverez le texte ci-joint, qui vous fera com- 
prendre, d'une façon précise, la nature des renseignements pour 
lesquels il est fait appel à votre concours. 

J'attire votre attention sur les quelques principes généraux 
oi-après, dont il est utile que vous vous inspiriez en l'occurrence : 

1° Le questionnaire n'est pas limitatif, c'est-à-dire que, si votre 
administration connaît des coutumes, des vieux usages, des céré- 
monies, des croyances populaires, des particularités locales qui ne 
rentrent pas directement dans la classification ci-annexée, il convient 
néanmoins de les signaler ; 

2° Si vous connaissez dans la localité des personnes paraissant 
qualifiées pour répondre à l'appel de la province, il serait utile que 
vous me fassiez connaître les noms et adresses de ces personnes. 
Celles-ci pourraient éventuellement par la suite recevoir la qualité 
de « correspondant » des services historiques et folkloriques pro- 
vinciaux ; 

3° Comme il se pourrait que des organismes analogues à celui que 
vient de créer la province ou que des particuliers, agissant à titre 
privé, aient récolté dans votre commune des documents originaux 
que le Service provincial sollicite, vous êtes prié d'indiquer où ils se 
trouvent afin qu'il puisse en être demandé copie. 

Agréez, Monsieur le Bourgmestre, l'assurance de ma considération 
distinguée. 

Le Gouverneur, E. Beco. 

Le questionnaire dont il est fait mention dans la circulaire 
précédente a été inspiré par un rapport de M. Is. Teirlinck 
à la Commission des Musées royaux. C'est un document 
très important sur lequel nous ne saurions assez attirer 
l'attention de toutes les personnes qui sont disposées à 
apporter leur concours au Service provincia)!, non seulement 
parce qu'il envisage en son entier le domaine folklorique à 
explorer, mais encore parce que les documents recueillis 
sont classés dans les archives dans l'ordre indiqué par ce 



_ 4 — 

questionnaire que nous reproduisons ci-dessous, revu et mis 
définitivement au point : 

A. — Croyances populaires : 

I. Folklore du culte. 

Images, croyances et légendes populaires relatives à la 

religion ou au culte. 
Processions et pèlerinages locaux. 
Chapelles et rites qui s'y rattachent. 
Sources, pierres, animaux, arbres miraculeux, etc. 

II. Démonologie. 

Images populaires relatives au diable; contes, proverbes, 
dictons en lesquels il intervient. 

III. Sorcellerie. 

Formules et livres magiques. 

Actions, assemblées de sorciers et de sorcières, formes 
qu'ils revêtent. 

IV. Les esprits : 

De l'air (loups-garous, fantômes, revenants). 

De l'eau (nekkers). 

Du feu (feux-follets, dragons). 

De la terre (nains, nutons, géants). 

Esprits familiers et contes qui s'y rapportent. 

B. — Vie populaire : 

I. Superstitions. 

Idées superstitieuses concernant le corps humain (che- 
veux, barbe, cœur, etc.). 

Présages de bonheur ou de malheur. 

Superstitions concernant les animaux, les plantes ou les 
minéraux. 

II. Folklore de T amour. 

Présages heureux ou malheureux. 
Proverbes, dictons, locutions ayant trait à l'amour. 
Moyens de savoir si on est aimé (fleurs - oracles, 
épreuves, etc.). 

III. Folklore des rêves. 

Rêve de bon ou de mauvais augure. 

IV. Folklore des maurs et usages. 

Coutumes relatives à la naissance, au mariage, à la mort. 
Fêtes populaires, kermesses, foires, cortèges. Jeux 
populaires. 



— 5 - 

Vêtements et parures. 

Décoration des mes et maisons aux jours de fête. 

Usages spéciaux à chaque métier (fêtes patronales, etc.). 

Folklore juridique (usages administratifs et judiciaires). 

Usages commerciaux : poids, mesures, conventions rela- 
tives aux achats et aux marchés. 

Usages de la table et de l'alimentation; mets et ustensiles 
caractéristiques. 

V. Folklore de F enfance. 

Jeux, chants, rondes, prières, devinettes, fêtes, usages 
scolaires. 

VI. Folklore du calendrier. 

Exemples : Nouvel an. — Lundi perdu. — Carnaval. — 
Jeudi et vendredi saints. — Pâques. — Premier mai. — 
Saint- Jean. — Saints-Pierre et Paul. — Jour des morts. 
— Saint-Martin. — Saint-Thomas. — Noël. — Saint- 
Sylvestre, etc. 

C. — Fantaisie populaire : 

I. Contes populaires. 
II. Légendes. 

III. Anecdotes. 

IV. Proverbes et dictons (leur origine et contes qui s'y rap- 

portent). 

D. — Science et art populaires : 

I. Linguistique (provincialismes, argot, épitaphes, satires, 
étymologie et blason populaires, sobriquets, lieux-dits). 

II. Histoire et géographie (personnages historiques, armoiries). 

III. Médecine populaire (rebouteux, remèdes de bonne femme). 

IV. Astronomie et météorologie populaires . 

V. Art populaire (chants, ballades, danses, théâtre, imageries 
populaires et architecture locale). 

Un certain nombre de communes ont répondu d'une façon 
très détaillée à l'appel qui leur était fait, et ont signalé 
de très intéressantes particularités de leur histoire ou de 
leur vie locale. Nous publierons dans les numéros suivants 
quelques-unes de leurs réponses. D'autres ont désigné les 
personnes qui étaient le mieux qualifiées pour aider la 
province dans ses investigations et la collaboration de ces 
personnes a été sollicitée. 

Un appel a été fait directement aussi par le service à un 



— 6 — 

certain nombre de prêtres, d'instituteurs, de fonctionnaires 
communaux, de collectionneurs, et ainsi, insensiblement, 
tout un réseau de correspondants s'est constitué. 

Ce réseau couvre actuellement une septantaine de com- 
munes. Dans certaines localités, comme à Nivelles par 
exemple, un cercle d'études folkloriques a été constitué et 
se charge d'explorer méthodiquement tout le canton. Des 
cercles similaires sont en voie d'organisation dans les can- 
tons de Genappe et d'Uccle. 

Des pourparlers sont d'autre part engagés, avec des 
sociétés savantes, d'archéologie, d'histoire, etc., pour qu'elles 
prêtent leur concours au Service provincial. 

Tous ces collaborateurs, dont dépend en grande partie 
le succès de l'entreprise, sont actuellement au travail et le 
bulletin Le Folklore Brabançon, publiera les documents 
intéressants qu'ils voudront bien recueillir; il les tiendra au 
courant des acquisitions du Service provincial, leur fera des 
suggestions, guidera leurs recherches. 

Dans le numéro suivant, nous leur expliquerons l'orga- 
nisation intérieure du Service provincial. Quand ils en 
connaîtront le mécanisme, ils adapteront plus facilement 
leur travail à ses besoins. 

Nous ne voudrions cependant pas terminer cette notice 
sans remercier nos collaborateurs du concours désintéressé 
qu'ils nous prêtent, et sans les féliciter d'avoir compris le 
charme et surtout l'utilité qu'il y a à conserver tous les 
souvenirs de la vie- sociale de nos ancêtres, souvenirs qui 
aideront puissamment à dégager les caractéristiques psycho- 
logiques de notre peuple et à mieux comprendre son âme. 

Albert Marinus. 



De Provinciale Dienst voor Foll^loristische 

Opzoekingen 

Oorsprong — Doel — Werkzaamheid 

In zijne vergadering van lo April 1919 stond de Pro- 
vincieraad van Brabant een crediet toe voor de inrichting 
van een historischen en folkiloristischen Dienst, voor het 
opzoeken van oorlogsherinneringen, enz. Op hetzelfde tijd- 



stipt bracht de Regeering een nationale Commissie voor het 
oorlogsarchief tôt stand. De Provinciale Dienst, oordeelend 
dat de twee inrichtingen elkaar geen mededinging mochten 
aandoen in arbeid van dien aard, beperkte dan ook zijn 
werkzaamheid tôt geschiedkundige navorschingen en meer 
bepaaldelijk tôt folkloristische opzoekingen. 

De oorlog verVormde aanzienlijk de zeden en gewoon- 
ten van ons volk en tal van oude gebruiken, oude liederen, 
overleveringen van het verleden, waarvan de oorsprong in 
lang vervlogen tijden ligt, loopen gevaar voor goed te ver- 
dwijnen. 

Daarom besliste de Provinciale Dienst in de eerste plaats 
al die herinneringen uit het verleden in te zamelen. 

In het Verslag dat de heer Gheude tôt rechtvaardiging 
van het toestaan van hooger bedoeld crediet bij den Pro- 
vincieraad indiende, deed hij uitkomen hoe nuttig of liever 
hoe dringend het was tad van plaatselijke bijzonderheden 
voor de vergetelheid te redden en des betreffende ingeza- 
melde stukken te bewaren ten bâte van het huidige en van 
de komende geslachten. • 

Naar aanleiding daarvan drukte hij zich uit als volgt: 

Moet men niet in overweging nemen dat de ontwikkeling van 
het provinciaal en plaatselijk leven, bijzonder in groote en kleine 
dorpen, onze bezorgdheid waard is, dat de kennis van de geschie- 
denis, de rechtmatige waardeering van het nationaal midden, de 
beoefening der kunst, de verfraaiing van het landelijk leven begun- 
stiging verdienen ? 

Te dien aanzien vestigt de afdeeling de aandacht op het nut van 
een provinciaal muséum dat eenerzijds door schilderijen, beeld- 
houwwerk, etsen, teekeningen, foto's, enz., de geschiedenis van 
Brabant vôôr den geest zou tooveren (de beroemde feiten niet enkel 
van den grooten oorlog, maar ook van het verleden, de historische 
figuren, de roemvoUe en bekende namen van de kunst, van de 
wetenschappen. letteren, enz.), het land- en stedenschoon, de 
bedrijvigheid of de ontwikkeling van het economisch leven zou 
toonen en anderzijds door middel van een boekerij en monografieën 
allen vertrouwd zou maken met het kleine vaderland, dat Brabant 
heet en dat, doordien het twee bestanddeelen van ons ras, of, zoo 
men wil, twee rassen vereenigt, zulke goede bodem is voor folklo- 
ristische opsporingen. 

Die woorden — folkloristische opsporingen — teekenen een der 
zijden van de verruimde taak, welke den bedoelden dienst kan te 
heurt vallen : opzoekingen van plaatselijke gewoonten, processiën, 



-^ 8 — 

stoeten, ommegangen, bedevaarten, oude plaatselijke liederen, 
legenden, volkshumor, overleveringen van het volksgeloof. 

Een gansche wereld blijft te ontdekken en voor de vergetelheid te 
redden, op dit zoo gewichtig oogenblik voor het Herdenken, nu dat 
het land, na zulke geweldige schokken doorstaan te hebben, nieuwe 
lotgevallen tegemoet gaat en, in zijn ijver tôt herstel, gevaar loopt 
de herinnering aan het verleden te laten verloren gaan. 

De Provincieraad sloot zioh aan bij de besluiten van dat 
verslag en dientengevolge benoemde de Bestendige Depu- 
tatie een Commissie, wier taak het is de provincie bij hàre 
opzoekingen raad te verstrekken en te helpen. 

Deze Commissie besliste vooreerst het bestaan van den 
provincialen dienst ter kennis van de gemeenten te brengen 
en om medewerking van deze te verzoeken voor het aanleg- 
gen van de gewenschte folkloristische documentatie. Navol- 
gende omzendbrief, dien de heer Beco^ goeverneur, wel 
wilde onderteekenen om er meer gezag aan te geven, werd 
den 8" September 1920 tôt aile burgemeesters der provincie 
gericht : 

Ik heb de eer U te laten weten dat de provincie Brabant eenen 
dienst voor historische en folkloristische navorschingen heeft inge- 
richt, met het doel al de wetenswaardigheden uit het verleden, al 
de eigenaardigheden van het volksleven in de Brabantsche 
gemeenten te verzamelen en te bewaren. 

Bij dezen veroorloof ik mij de werkdadige medehulp van uw be- 
stuur in te roepen en U te verzoeken aan dezen dienst aile nuttige 
inlichtingen te verschaffen, alsook de oorspronkelijke documenten 
of de afschriften, die in uwe archieven nog voorhanden zijn. 

Om de bestendige deputatie te helpen in het beheer van dezen 
dienst, heeft zij eene raadplegende commissie aangesteld, die bestaat 
uit specialisten op het gebied van de geschiedenis en van de 
folklore. 

Ten einde het verzamelen van boven bedoelde documenten te 
vergemakkelijken heeft deze commissie eene vragenlijst opgesteld, 
die gij bij dezen zult vinden en die U duidelijk zal doen verstaan, 
welke inlichtingen, door dezen oproep, aan uwe medehulp worden 
gevraagd. 

Ik vestig uwe aandacht op de onderstaande punten, die U van 
nutte zullen kunnen zijn : 

i" Deze vragenlijst is niet beperkt : indien uw bestuur gewoonten 
of oude gebruiken, ceremoniën, volksgeloof, lokale bijzonderheden 
kent, die niet rechtstreeks in bijgaande rangschikkingen vallen, is 
het nochtans gewenscht ons die bekend te maken. 



— 9 — 

2° Indien gij in uwe gemeente personen kent, die bevoegd schijnen 
om den oproep van de provincie te beantwoorden, gelief hun dezen 
omzendbrief mede te deelen en mij hun naam en adres op te sturen : 
zulke personen zouden, in 't vervolg, briefwisselend lid van de 
provinciale commissie voorhistorische en folkloristische opzoekingen 
kunnen worden. 

3° Het zou ook kunnen gebeuren dat, in uwe gemeente, instellin- 
gen gelijkend op onze commissie of /elfs personen die afzonderlijk 
werkzaam zijn, zulke door ons gevraagde documenten hebben 
ingezameld ; in voorkomend geval wordt gij verzocht mij te melden 
waar deze documenten zicb bevinden, opdat men desnoods er van 
afschrift kunne bekomen. 

Aanvaard, Mijnheer de Burgemeester, de uitdrukking mijner 
bijzondere achting. 

De Goeverneur, E. Beco. 

De vragenlijst opgegeven in bovenstaanden omzendbrief 
werd gemaakt naar een verslag door den heer Is. Teir- 
LINCK bij de Commissie der Koninklijke Musea ingediend. 
Het is een belangrijk stuk waarop wij niet genoeg de aan- 
dacht kunnen vestigen van aile personen die geneigd zijn 
hun medewerking aan den Provincialen Dienst te schenken. 

Immers in die opgave wordt overschouwd het gansche 
folkloristische gebied en daarbij worden de ingezamelde 
documenten in het archief gerangschikt in de orde aange- 
duid door die vragenlijst welke wij hieronder, verbeterd 
en herzien, overdrukken. 

A. — VOLKSGELOOF : 

I. Kultus en folklore. 

Volksprinten en -beelden, betreffende volksgeloof en 

legenden, godsdienst en kultus. 
Lokale processiën en bedevaarten. 
Kapellen en gebruiken die er mede verbonden zijn. 
Wonderbare bronnen, steenen, dieren of boomen. 

II. Duiveîwereïd. 

Volksprinten betreffende den duivel; vertelsels, spreek- 
woorden, spreuken en zegswijzen, waarin zijn naam 
voorkomt. 

III. Tooverwereld. 

Tooverformulen, tooverboeken . 

Daden en vergaderingenvan toovenaars en tooverbeksen ; 
gedaanten welke deze aannemen. 



— 10 — 

IV. Geestemvereld. 

Luchtgeesten (weerwolven, spoken, weerkeerende 

dooden). 
Watergeesten (nekkers). 
Vuurgeesten (dwaallichten, draken). 
Aardgeesten (dwergen, reuzen). 
Huisgeesten (vertelsels en sagen die er mede in verband 

staan). 

B. — VOLKSLBVEN : 

I. Bijgeîoof. 

Bij geloof aangaande het menschelijklichaam (haar , baard, 

hart, enz.). 
Voorteekens van geluk of ongeluk. 
Bijgeloof aangaande dieren, planten en delfstoffen» 

II. Folklore en îief de. 

Goede of slechte voorteekens betrekkelijk het huwelijk. 
Spreekwoorden en zegswijzen over de liefde. 
Middelen die men aanwendt om te weten of men al dan 
niet bemind wordt (bloemenorakels, enz.). 

III. Folklore en droom. 

Droomen die goed of kvvaad voorspellen. 

IV. Volkszeden en volksgehruiken. 

Gebruiken betreffende de geboorte, het huwelijk, den 
dood. 

Volksfeesten, kermissen, fooren en jaarmarkten, stoeten, 
volksspelen. 

Kleeding en sieraad. 

Versiering van straten en huizen op feestdagen. 

Bijzondere gebruiken in elkenstiel(patronalefeesten, enz.). 

Juridische folklore (bestuurlijke en rechterlijké gebrui- 
ken, enz.). 

Handelsgebruiken : gewichten, maten, overeenkomsten 
aangaande koop en verkoop, enz. 

Tafelgebruiken, voedsel; eigenaar<iige spijzen en eet- 
gerief. 

V. Hetkindin de folklore. 

Spelen, liederen, rondedansen, gebeden, raadsels, 
kinderfeestjes, schoolgebruiken. 

VI. Folklore en almanak. 

Eerste April. — Vastenavond. — Eerste Mei. — Goede- 
Vrijdag. — Paschen. — St. Pieter en Pauwel. — 



- Il — 

St. Marten ; enz. — Verloren Maandag. — Allerzielen. 
— Drie-Koningendag. — Nieuwjaarsgetruiken. — 
Kerstmis. — St. Jans-vuren, enz. 

C — VOLKSLITERATUUR : 

I. Vertelsels. 
II. Sagen en legenden. 

III. Anecdoten. 

IV. Spreekwoorden en zegswijzen (hun oorsprong, vertelsels 

die er mede in verband staan). 

JD. — VOLKSWETENSCHAP EN VOLKSKUNST. 

I. Volkstaàl (idiotismen, dieventaal, grafschiften, spotzegsels 
en spotnamen, bijnamen, volkshumor, volksetymologie). 

II. Geschiedenis en aardrijkskunde (historische personen, wapens, 
plaatsnamen, enz.). 

III. Volksgeneeskunde {stTaLSitTein.eàie3,-wondeïàokieTs, enz.). 

IV. Volksastrononiie (invloed van de maan, enz. ).VoîksmeteoroIogie 

(weerspreuken en weerrijmpjes, enz.). 

V. Volkskunst (liederen, balladen, dansen, volkstooneel, lokale 
bouwkunst, volksprinten, enz.). 

Een zeker aantal gemeenten beaiitwoordden den oproep 
op zeer omstandige wijze en gaven belangwekkende bij- 
zonderheden op o\^er hun geschiedenis of hun plaatselijk 
leven. In de volgende nummers zullen wij eenige van die 
antwoorden mededeeien. Andere gemeenten wezen de per- 
sonen aan die best bevoegd zijn cm de provincie in hare 
opsporingen dienstig te zijn, en de medewerking van die 
personen werd gevraagd. Door den dienst werd eveneens 
een rechtstreeksche oproep gedaan tôt een zeker aantal 
jpriesters, onderwijzers, gemeentelijke ambtenaren, verza- 
melaars, en zoo kregen we langzamerhand een heele groep 
briefwisselaars. 

Zulke briefwisselaars heeft de dienst thans in nagenoeg 
zeventig gemeenten, Op sommige plaatsen, bij voorbeeld 
in Nijvel, ontstond een kring voor folkloristische studiën ; 
hij heeft het op zich genomen in gansch het kanton me- 
thodische navorschingen te doen. Gelijkaardige kringen 
zijn in wording in de kantons Genappe en Ukkel. Ander- 
zijds kwamen wij in voeling met geleerde vereenigingen 
voor oudheidkunde, geschiedenis, enz., opdat zij den Pro- 
vincialen Dienst hun medewerking zouden verleenen. 



— 12 — 

Al die medewerkers van wie het welslagen der onder- 
neming grootendeels afhangt, hebben thans den arbeid aan- 
gevat en het buUetijn De Brahantsche Folklore zal de 
belangwekkende documenten bekend maken, die zij wel 
willen inzamelen ; het zal hen op de hoogte houden van 
de aanwinsten van den Provincialen Dienst, zal hun nieuwe 
wegen toonen en hunne opzoekingen leiden. 

In het volgend nummer zullen wij hun de inwendige 
inrichting van den Provincialen Dienst uitleggen. Zoodra 
zij er de werking van kennen, zulllen zij gemakkelijker hun 
werk aan de behoeften van den dienst aanpassen. 

Wij mogen dit inleidend bericht nochtans niet sluiten 
zonder onze medewerkers te danken voor de belanglooze 
hulp die zij ons bieden, en zonder hen er over geluk te 
wenschen dat zij begrijpen hoe boeiend en nuttig het is, 
aile herinneringen aan het maatschappelijk leven onzer 
voorouders te bewaren, herinneringen die zulk helder licht 
werpen op den aard en het zieleleven van ons volk. 

Albert Marinus. 



Qu'est=ce que le Folklore? 

Le mot folklore (i) n'existe que depuis trois quarts de 
siècle. Il nous est venu de l'Angleterre et signifie la science 
des classes populaires. Cette définition du folklore, basée 
sur l'étymologie du mot, est courte et simple, mais peu 
claire. Aussi E. Monseur a cru devoir ajouter, dans son 
Folklore ivallon, un commentaire explicatif : 

(( L'on entend par là tout ce que le peuple sait en quelque 
sorte par lui-même, sans qu'aucune élite intellectuelle 
récente — prêtres, instituteurs, poètes, écrivains — soit 
venue directement le lui apprendre, c'est-à-dire les fables, 
les contes, les légendes, les vieilles chansons, les devinettes, 
les rimes et les jeux des petits enfants, les remèdes super.-^ti- 
tieux, les u'sages de certaines fêtes, les proverbes, les dictons 
météorologiques, les croyances sur la lune, les étoile=, les 
loups-garous, les sorcières, etc., toutes choses que le peuple 
se transmet de génération en génération par une tradition 

(i) Anglais lore = savoir, science; comp flamand îeer. 
Angl, folk = flam. voïk, peuple, classes populaires. 



— 13 - 

orale, sans et, presque toujours, malgré l'intervention des 
classes cultivées. )) 

Mais ce commentaire, quoique assez long, est néanmoins 
incomplet : l'etc. après le mot sorcières le prouve. 

Le folkloriste flamand A. Gittee a proposé la définition 
suivante (l.) : 

(( Le folklore a pour but de recueillir, d'examiner et 
d'expliquer tout ce qui se rapporte à la vie et la civilisation 
des classes populaires. » 

Cette définition nous paraît meilleure que la précédente 
et nous l'avions acceptée dans notre Folklore flamand en 
y ajoutant: 

(( Le folkloriste recueille donc des matériaux et les classe 
systématiquement; l'ensemble des documents recueillis et 
classés forme le folklore proprement dit ou folklore systé- 
matique. La plupart des folkloristes ne s'occupent que de 
cette partie du folklore et cela se comprend aisément : tout 
le monde est en état de glaner et de réunir ce qu'il a trouvé. 
Cela ne suffit pas, cependant; le vrai folkloriste éttidie 
soigneusement les documents rassemblés et s'efforce, s'il y 
a lieu, de les expliquer \ il tâche d'en trouver l'origine et 
la raison d'être. Le folklore scientifique forme la partie 
importante de la science folklorique. » 

Mais on a fait remarquer depuis — non sans raison, 
semble-t-il — que l'expression civilisation des classes popu- 
laires peut être interprétée de plusieurs façons. C'est pour- 
quoi nous avons cherché et trouvé une définition qui, pen- 
sons-nous, est plus claire ; nous la formulons comme suit : 

(( Le folklore est l'étude de tout ce qui se rapporte à la 
croyance, la vie, la littérature, l'art et la science populaires.)) 

J'appuie sur le détermînatif final populaires. La croyance 
populaire n'est pas le dogme ecclésiastique. La vie populaire 
est une expression claire qui ne saurait donner lieu à 
aucune équivoque. La littérature populaire est la litté- 
rature orale qui se transmet par tradition d'une génération 
à l'autre. Uart et la science populaires n'ont aucun rapport 
avec ce qui est enseigné dans les écoles. 

(i) Dans la revue Voîkskunde, I, p. 38. 



— 14 — 

Le folkloriste doit donc écarter judicieusement, mais non 
légèrement : 

1° Tout ce qui arrive au peuple par l'église ou le temple, 
c'est-à-dire tout ce qui lui est enseigné par les ministres du 
culte ; 

2° Tout ce qui arrive au peupie par le livre et l'école, 
c'est-à-dire tout ce qui lui est enseigné par l'instituteur ou 
par l'écrivain et le poète. 

Mais toute définition, même celle qui paraît être la meil- 
leure et qui est généralement acceptée, laisse à désirer sous 
l'un ou l'autre rapport. De plus, il est souvent assez difficile 
de tracer nettement les limites d'une science. Et c'est bien 
le cas pour le folklore qui est relativement récent et dont 
le programme touche à celui d'un assez grand nombre 
d'autres sciences. Le plus grand écueil que le folkloriste 
doit éviter, est donc de ne pas considérer comme document 
folklorique un document appartenant à une de ces sciences 
connexes. Que chaque folkloriste, dans des cas douteux, 
reste cependant son propre juge : l'un fera de grands et 
louables efforts pour ne pas abandonner le domaine vérita- 
blement populaire, il restera chez le peuple; un autre, plus 
téméraire et moins scrupuleux, franchira la frontière et 
empiétera sur le domaine non-folklorique. Nous estimons 
qu'il vaut mieux, pour le moment, se hasarder au delà que 
de ne pas aller assez loin, parce que, dans cette matière, il 
sera plus difficile d'ajouter ce qui manque et est ou restera 
inconnu, que de retrancher le superflu que l'on considère 
comme inutile. 

Ce qui précède s'adresse spécialement à nos futurs colla- 
borateurs qui, espérons-le, seront nombreux. Nous deman- 
dons la collaboration de tous ceux qui ont l'œil ouvert, 
l'oreille ouverte à toutes les manifestations populaires ; de 
ceux qui étudient les mœurs et usages du peuple et qui 
désirent être en contact direct avec lui ; de ceux qui aiment 
même les bousculades de ce peuple qui, tout en nous décou- 
vrant de bien vilains défauts, reste cependant le gafdien 
fidèle d'usages pittoresques et de traditions touchantes. 
Nous ajoutons qu'il ne suffit pas de voir, d'écouter, d'obser- 
ver, mais qu'on doit, sans plus tarder, annoter, recueillir, 

(i) Voir dans ce numéro la classification folkloristique. 



— 15 — 

collectionner tout ce qui se rapporte aux croyances, à la 
vie, aux traditions, à d'art et la science populaires. 

Ceux qui feront ce travail — de longue durée, mais 
extraordinairement captivant — rendront de grands services 
à la science, et l'administration de la province de Brabant, 
qui a été si bien inspirée en instituant ce service folklo- 
rique, leur exprime, par anticipation, toute sa gratitude. 

Is. Teirlinck. 

Wat is Folklore? 

Het woord folklore (l) bestaat maar sedert drie kwart 
eener eeuw. Het is ons toegekomen uit Engeland en betee- 
kent de wetenschap der volksklasse. Die bepaling van de 
folklore is kort en eenvoudig, doch niet al te klaar. Daarom 
heeft E. Monseur^ in zijn boek over Waalsche Folklore, 
er een verklaring bijgevoegd : 

(( Men verstaat er door ailes wat het volk om zoo te zeg- 
gen door zijn eigenzelf weet, zonder dat een jong en uitge- 
lezen verstandelijk midden — priesters, onderwijzers, dich- 
ters, schrijvers — het hem rechtstreeks hebben gdleerd, als 
de fabels, de vertelsels, de legenden, de oude liederen, de 
raadsels, de rijmpjes en spelen der kleine kinderen, de 
bijgeloovige geneesmiddelen, de gebruiken bij zekere fees- 
■fen, de spreekwoorden, de weerkundige spreuken, het volks- 
geloof over de maan, de sterren, de weerwolven, de hek- 
sen, enz., allemaal dingen die het volk overbrengt van 
geslacht tôt geslacht door mondelinge overlevering, zon- 
der en vaak ondanks de tusschenkomst der beschaafde krin- 
gen. )) 

Maar die opheldering, alhoewel zij tamelijk lang is, 
blijkt echter onvolledig te zijn : het enz. na het woord 
heksen, bewijst het. 

De Vlaamsche folklorist A. GittÉe heeft de volgende 
bepaling voorgesteld (2) : 

De folklore heeft tôt doel het noteeren, onderzoeken en 

(i) Engelsch lor& = wetenschap, kennis; vgl. Vlaamsch îeer, 
'Engelsch foîk = Vlaamsch volk. 

(2) In het tijdschrift Voîkshmde, I, blz. 38. 



— 16 — 

îiitleggen van ailes wat tôt het leven en de beschaving der 
lagere standen behoort. 

Deze bepaling schijnt ons beter te zijn dan de vorige; 
ook hadden wij ze aangenomen in ons werk over Vlaam- 
sche Folklore met het volgende bijvoegsel: 

(( De folklorist verzamelt dus bouwstoffen en schikt ze 
systematisch ; al de verzamelde en gerangsohikte documen- 
ten maken de eigenlijke folklore of systematische folklore 
uit. Meestal de folkloristen houden zich enkel bezig met 
deze folklore en dat is licht verklaarbaar : iedereen kan 
opteekenen en vereenigen wat hij gevonden heeft. Zulk 
werk is evenwel onvoldoende; de echte folklorist bestu- 
deert met zorg al het ingezamelde en beproeft, waar het 
noodig blijkt, het te verklaren; hij tracht er van den oor- 
sprong en de bestaansreden te vinden. De wetenschappe- 
lijke folklore is dus het belangrijke gedee'lte van de folklo- 
ristische wetenschap. » 

Doch sedertdien heeft men doen opmerken — en niet 
zonder reden, meenen wij dat de uitdrukking bescha- 
ving der lagere standen op meer dan ééne wijze kan ver- 
klaard worden. Daarom hebben wij een bepaling gezocht 
en gevonden, die ons klaarder schijnt te zijn : 

(( De folklore is de studie van ailes wat betrekking heeft 
■met het volksgeloof, het volksleven, de volksliteratuur, de 
volkskunst en de volkswetenschap. » 

Het volksgeloof is niet het kerkelijke dogma. Het volks- 
leven is een klarc uitdrukking die tôt geene dubbelzinnig- 
heid kan aanleiding geven. Volksliteratuur wordt bij monde 
door overlevering van het eene geslacht aan het andere 
medegedeeld. De volkskunst en de volkswetenschap (of 
volkskennis) heeft niets te maken met hetgene in de scholen 
wordt aangeleerd. 

De folklorist moet dus, met oordeel en niet lichtvaardig, 
verwijderen: 

1° Ailes wat tôt het volk komt door kerk of tempel, 't is 
te zeggen ailes wat door de bedienaars van den godsdienst 
wordt aangeleerd; 

2° AUes wat tôt het volk komt door middel van het boek 
en de school, 't is te zeggen ailes wat door den onderwijzer, 
den dichter en den schrijver wordt bekend gemaakt. 



— 17 — 

Maar aile bepaling — zelfs die welke de beste schijnt 
en algemeen wordt aangenomen — laat om de een of ander 
reden te wenschen over. En het is ook dikwijls zeer moei- 
lijk de juiste grenzen eener wetenschap te trekken. Dit is 
wel het geval met de folklore die betrekkelijk jong is en 
waarvan 't programma aan dat van andere wetenschappen 
raakt. De gevaarlijkste klip die door een folklorist moet 
ontweken worden, is dus niet te beschouwen als folkloris- 
tisch document wat eigenlijk behoort tôt een dier verwante 
wetenschappen. Doch in zulke twijfelachtige gevallen kan 
elke folklorist gerust oordeelen : de eene zal groote en loffe- 
lijke pogingen doen om het echte volksterrein niet te ver- 
laten, hij zal bij 't volk blijven ; de andere, met breeder op- 
vattingen en niet zoo angstvallig, zal de grens overschrijden 
en op niet-f olkloristisch gebied den voet zetten. Wij den- 
ken dat, op dit oogenblik, het wenschelijker is een weinig 
te ver dan niet ver genoeg te gaan, omdat, betreffende deze 
zaak, het moeilijker zal zijn bij te voegen wat ontbreekt 
of onbekend is en zal blijven, dan het overtoWige en nutte- 
looze weg te nemen. 

Wat voorafgaat dient bepaaldelijk voor onze toekomstige 
medewerkers, die, zooals wij hopen, talrijk zullen zijn, Wij 
vragen de medewerking van allen die met open oog en 
open oor de daden en woorden van het volk nazien en 
nahooren ; die de zeden en gebruiken bestudeeren ; die ver- 
langen met het volk in onmiddellijke aanraking te zijn; 
die zelfs de stooten en wrijvingen kunnen verdragen van 
ons volk, dat wel soms zeer leelijke gebreken toont, doch 
de trouwe bewaarder blijft van eigenaardige gebruiken en 
roerende overleveringen. Wij voegen hier echter bij dat 
het niet genoeg is te zien, te luisteren, waar te nemen, men 
moet ook, zonder nog langer te wachten, noteeren en ver- 
zamelen ailes wat behoort tôt het volksgeloof, het volks- 
leven, de volksoverleveringen, de volkskunst en de volks- 
wetenschap. Zij die zulk werk — van langen duur, doch 
tevens buitengewoon aantrekkelijk — zullen verrichten, zul- 
len een grooten dienst aan de wetenschap bewijzen, en het 
Provinciaal bestuur van Brabant, dat de gelukkige gedachte 
lieeft gehad dezen folkloristischen dienst in te richten, 
zegt hun daarvoor en bij voorbaat zijn oprechten dank. 

Is. Teirlinck. 

m m m 



18 



Les Chansons populaires 

Dans un récent feuilleton musical de l'Indépendance 
belge (i), nous émettions la crainte que la chanson popu- 
laire belge, déjà si abandonnée, n'eût disparu définitivement 
dans la tourmente de 1 914- 191 8. Cependant, le Comité de 
Recherches folkloriques du Brabant a décidé de tenter un 
effort pour sauver les derniers débris de nos chansons 
traditionnelles et a bien voulu nous charger d'élaborer un 
projet dans ce sens. Nous voudrions formuler dès à présent, 
à ce sujet, quelques remarques. 

Que faut-il considérer, d'abord, comme chanson popu- 
laire? Pour notre part, nous ne connaissons pas de défi- 
nition qui s'applique d'une manière satisfafsante à tous les 
cas. On a dit, par exemple, que la chanson populaire est 
celle qui se transmet, dans des milieux incultes, par la voie 
orale, en dehors de la lettre écrite. Mais toute composition 
d'art, chue dans la tradition, rentre dans cette catégorie. 
Pour bien faire, il faut envisager, ici, deux éléments dis- 
tincts : le texte et la musique. Tout texte populaire local, 
œuvre d'un rimailleur d'occasion, peut être intéressant, mais 
il n'en va pas de même de la mélodie. Le don d'invention 
musicale est incomparablement plus rare, chez le peuple, 
que l'imagination poétique. Aussi, dans le folklore, les airs 
sont-ils beaucoup moins nombreux que les poésies qu'on y 
applique; ce sont toujours les mêmes qui servent, la même 
mélodie étant tour à tour antienne, noël, chanson d'amour 
ou à boire. Le lyrisme populaire procède d'habitude en sens 
inverse de la composition d'art. Dans cette dernière, le 
poète a inspiré le musicien ; dans le folklore musical, au 
contraire, « au commencement était l'air ». L'inspiration 
poétique du barde populaire est stimulée et guidée par le 
rj^thme, la mesure, la courbe mélodique de l'air, ou timbre, 
qu'il a choisi. 

Dans ces conditions est-il nécessaire d'annoter les (( rem- 
plois )) musicaux? Le cas ne peut être tranché en principe, 
il s'agit plutôt d'une question de fait. Telle mélodie 
ancienne, ayant servi naguère à une quantité de chansons 

(i) 2 mars 1921, Folklore musical helye, à propos de la mort de 
M. Jean Bols, ancien curé d'AIsemberg. 



— 19 — 

wallonnes, flamandes, françaises, allemandes, peut être 
ignorée du lecteur d'aujourd'hui. L'indication du timbre 
ne suffirait donc pas, autant annoter la chanson une fois 
de plus, ri n'en sera pas de même d'une chanson contem- 
poraine rimée sur un air également moderne, connu de 
tous. Il suffira, dans ce cas, d'annoter le texte, en indiquant 
l'air, comme dans la Clef du Caveau et les vieux psautiers 
néerlandais du xvu® siècle. 

Des précautions spéciales doivent être prises en ce qui 
concerne l'annotation des mélodies. Relever un texte est à 
la portée de tout le monde, mais fixer les intonations 
vacil'lantes, les rythmes flottants, les mesures fantaisistes du 
chanteur populaire suppose des connaissances musicales 
précises, même un véritable entraînement. Sans suspecter 
aucunement le zèle et la sincérité des folkloristes locaux 
qui se sont intéressés à cette besogne, nous n'oserions nous 
fier sans contrôle à leurs graphies. Le mieux serait de pou- 
voir confier ce travail à des spécialistes éprouvés ou à des 
musiciens professionnels rompus avec les difficultés du sol- 
fège et de la dictée musicale. 

Partant de là, nous envisageons l'organisation d'une 
enquête méthodique qui pourrait se résumer comme suit: 

Un Comité central composé de deux ou trois spécialistes, 
arrêterait les grandes lignes de l'opération, le plan d'action, 
bref, prendrait toutes les mesures propres à assurer l'homo- 
généité des résultats. Dans les principaux centres de la 
province, des Comités régionaux seraient créés. Puis, dans 
chaque localité rurale, des circulaires seraient adressées à 
des personnalités susceptibles de s'intéresser à l'entreprise, 
connaissant le pays et possédant la confiance de la popu- 
lation, bourgmestre, secrétaire communal, curé, maître 
d'école, médecins. Celles-ci seraient priées de rechercher, 
parmi leurs administrés, les personnes en possession de 
vieux airs, en opérant dans ce répertoire une première 
sélection, de manière à éviter les pertes de temps. Enfin, 
ces bardes seraient réunis, un jour déterminé, devant les 
enquêteurs désignés par la Commission, ceux-ci au nombre 
de deux, un pour l'air, l'autre pour la mélodie. 

Bien entendu, il faut prévoir un déchet considérable, 
résultant des spécimens 'jà catalogués, des doubles emplois 
et des non-valeurs. 



-^ 20 — 

Tels sont, nous semble-t-il, les principes essentiels qu'il 
conviendrait d'appliquer. Pour le moment, bornons-nous à 
attirer l'attention sur cette partie importante du domaine 
que la Commission des recherches folkloriques du Brabant 
se propose d'explorer. Il va sans dire que nous recevrons 
avec gratitude les suggestions qui nous seraient adressées 
à ce propos, ainsi que les documents que des chercheurs 
locaux auraient pu réunir seront reçus avec gratitude. 

Ernest Closson, 
Conservateur du Musée du Conservatoire royal 
de Bruxelles. 

^ ^ ^ 

Volksliederen 

In een muzikaal feuilleton, onlangs in de Indépendance 
belge (i) verschenen, drukten wij de vrees uit dat het Bel- 
gisch volkslied, vroeger reeds zoo veronachtzaamd, voor 
goed zou verdwenen zijn in de geweldige beroering van 
1914-1918. 

Het Brabantsch Comiteit voor folkloristische opzoekin- 
gen besliste echter een poging te wagen om de laatste over- 
blijfselen van onze overgeleverde liederen te redden en 
belastte ons met het uitwerken van een ontwerp in dien 
zin. Vooraf houden wij er aan, dienaangaande eenige 
opmerkingen te m^ken. 

Vooreerst, wat moet men als volkslied beschouwenf Wij 
kennen geen bepa'ling die op voldoende wijze op aile geval- 
len toepasselijk is. Men heeft bij voorbeeld gezegd dat het 
volkslied het lied is dat in de onbeschaafde middens, mon- 
deling buiten aile geschrift, overgeleverd wordt. Edoch, elk 
kunstgewrocht, door overlevering tôt ons gekomen, valt in 
die catégorie. Om juist te werk te gaan, moet men hier twee 
cnderscheiden bestanddeelen beschouwen : den tekst en de 
muziek. 

Elke plaatselijke volkstekst, al is hij door een gelegen- 
heidsrijmelaar gemaakt, kan belangwekkend zijn; dat geldt 
echter niet voor de mélodie. De gave der muzikale vinding 

(i) 2 Maart 1921, Folklore musical belge, naar aanleiding van het 
overlijden van den heer Jan Bols, gewezen pastoor van Alsemberg. 



— 21 — 

is bij het volk veel zeldzamer dan de dichterlijke verbeel- 
ding. Ook zijn in de folklore de wijzen veel minder talrijk 
dan de woorden die er op gemaakt worden ; het zijn altijd 
dezelfde wijzen die dienen en op dezelfde mélodie worden 
beurtelings een voorzang, een kerstlied, een liefdelied of 
een drinklied gezongen. Gewoonlijk wordt in het volks- 
lyrisme de volgorde van de kunstsamenstelling omgekeerd. 
In deze laatste kreeg de toonzetter zijn inspraak door den 
dichter; in de muzikale folklore integendeel « was in den 
beginne de wijs ». 

De dichtkunst van den volksbard wordt aangevuurd en 
geleid door het rythmus, de maten en de beweging der 
toonopvolging, de wijs of voois, waarop zijn keus geval- 
len is. 

Is het dan noodig de muzikale (( herhaalde aanwendin- 
gen )) op te teekenenf In beginsel is dat niet uit te maken; 
het is veeleer een kwestie van feiten. Een oude mélodie, die 
eertijds diende voor tal van Waalsche, Vlaamsche, Fran- 
sche, Duitsche liederen, kan voor den huidigen lezer onbe- 
kend zijn. De aanduiding van de (( voois » zou dus niet 
volstaan. Hetzelfde geldt niet voor een hedendaagsch lied, 
gemaakt op een eveneens hedendaagsche door allen be- 
kende wijs. In dat geval zal het volstaan den tekst op te 
teekenen, met aanduiding van de wijs, — als in de Clef du 
Caveau en de oude Nederlandsche psouters der XYii**" eeuw. 

Bijzondere voorzorgen dienen genomen wat betreft de op- 
teekening der melodieën. Een tekst opnemen kan iedereen, 
maar voor het juist weergeven van de wisselende toonop- 
volgingen, van de onvaste rythmen, de grillige maten van 
den volkszanger, heeft men degelijke muzikale kennis noo- 
dig, zelfs veel oefening. Zonder den ijver of de goede trouw 
van onze plaatselijke folkloristen, die dat werk aangevat 
hebben, te willen in twijfel trekken, zouden we nochtans 
niet zonder toezicht kunnen voortgaan op hetgeen zij op 
't papier brengen. Het best ware, dat werk toe te vertrou- 
wen aan beproefde specialisten of aan beroepsmusici, die 
de moeilijkheden van de noten'leer en van het muzikaal 
dictaat goed te boven komen. 

Daarvan uitgaande, prijzen wij de inrichting aan van 
een methodisch onderzoek, als volgt samen te vatten : 

Een hoofdcomiteit, bestaande uit twee of drie specialis- 
ten, zou de groote trekken, het werkingsplan van de in- 



— 22 — 

richting afteekenen, kortom zou aile maatregeien nemen 
om eenheid in het vaststellen der uitkomsten te brengen. 
In de voornaamste gemeenten van de provincie, zouden 
gewestelijke comiteiten tôt stand gebracht worden. Daarna 
zouden in elke landelijke gemeente omzendbrieven ge- 
stuurd worden aan personen, van wie men belangstelling 
voor de onderneming verwachten mag, die de streek goed 
kennen en het vertrouwen der bevolking genieten : burge- 
meester, gemeentesecretaris, pastoor, onderwijzer, dokter. 
Men zou die personen verzoeken onder de menschen van 
hun gemeente degenen op te zoeken die oude wijzen bezit- 
ten ; eerst zou men in dat repertorium een schifting doen om 
tijdverlies te vermijden. Ten slotte zouden die barden op 
een bepaalden dag bijeengeroepen worden voor de onder- 
zoekers door de Commissie aangeduid, ten getale van twee, 
een voor de wijs, de andere voor de mélodie. 

Er zou natuurlijk veel wegvallen, daar het voorkomen 
kan dat men sommige spécimens reeds bezit en dat er veel 
onbruikbaars zou voor den dag komen. 

Dat zijn, onzes erachtens, de hoofdbeginseilen welke die- 
nen toegepast. Voor het oogenblik bepalen wij ons er bij 
de aandacht te vestigen op dit deel van het belangrijk 
gebied, dat de Brahantsche Commissie voor Folkloristische 
Opzoekingen voornemens is te doorvorschen. Het spreekt 
van zelf dat wij met dankbaarheid aile wenken zuillen ont- 
vangen, die men ons naar aanleiding daarvan geven wil. 
Wij zouden ons eveneens verplicht achten tegenover de 
lokale zoekers die ons ontdekte dokumenten toesturen. 

Ernest Closson. 

Bewaarder van het Muséum 

van het Koninklijk Conservatorium te Brussel. 



L'arbre-fétiche 

Il existe encore, dans nos régions, quelques arbres- 
fétiches. On s'y rend en pèlerinage pour obtenir la guérison 
des fièvres, des plaies ou d'autres infirmités. Il convient 
de citer, en Wallonie, V arbre-à-clous, proche de l'Abbaye 
de Soleilmont (Châtelineau), où les gens atteints de furoncles 



23 — 



ou d'anthrax vont planter un clou ou un crampon — dont 
la longueur varie selon la gravité du mal. Non loin du 
tunnel de Godarville-lez-Seneffe, près de la ferme du 
(( Vert fagot », deux arbres-fétiches flanquent une petite 
chapelle dédiée à Sainte Ernelle, nom wallon de Sainte 
Renilde; leurs branches sont garnies, de même que la cha- 
pelle, d'épingles à cheveux et de petits linges provenant 
de pansements. 

Le fameux gros chêne de Monstreux, près de Nivelles, 
était autrefois un arbre-fétiche. On y voyait, notamment, 
clouées aux branches, de nombreuses mèches de cheveux. 

P. Collet, 
Secrétaire du Cercle d'Etudes folkloriques 
de Nivelles. 




De Fetischboom 



In onze streek bestaan er nog eenige fetischboomen, Men 
gaat er (( beêvvegen » om de genezing van koorts, wonden 
en andere ziekten te bekomen. In het Walenland dient ver- 
meld de (( arbre à clous » of spijkerboom, nabij de abdij van 
Soleilmont (Châtelineau), waar de lieden, die geplaagd zijn 
met zweren of zevenoogen een spijker of een kram gaan 
in kloppen, volgens de ergheid der pijn die zij doorstaan. 



— 24 — 

Niet ver van den tunnel van Godarville, bij Seneffe, 
nabij de hoeve (( Vert Fagot », staat er aan elke zijde van 
een kapel een fetischboom. De kapel is aan Sinte Ernelle 
— volksnaam van Sinte Reinilde — toegewijd; aan de 
takken van de boomen — en aan de kapel zelf — zijn 
haarspelden en doekjes gevestigd die gebruikt worden om 
de wonden te verbinden. 

De beroemde dikke eik van Monstreux bij Nijvel, was 
eertijds een fetischboom. Toen zag men er ni. tadrijke haar- 
lokken op de takken genageld. 

P. Collet, 

Secretaris van den Kring 

voor Folkloristische Studie te Nijvel. 



Le Drapelet de Notre-Dame=au-Bois 

La planche en hors texte est la reproduction d'une jolie 
et fine gravure sur cuivre du graveur Catoir. Elle a la 
forme d'un drapelet. 

Elle représente : 

1° Le chêne de Jésus, auquel les enfants du bourgeois 
bruxellois Pierre Vanden Kerckhoven, exécuteurs de la 
suprême volonté de leur père, attachèrent la statue de 
Notre-Dame-au-Bois, en 1686; 

2" La façade primitive de l'église actuelle en style bra- 
bançon XVI® siècle, malheureusement démolie en 1868; 

3° La forêt de Soignes, à la lisière de laquelle était situé 
le fameux chêne, et est encore située la coquette et poétique 
localité de Notre-Dame-au-Bois; 

4° Au premier plan, devant la façade de l'église, et 
entourant le chêne, des pèlerins implorent les secours de 
Notre-Dame-au-Bois; parmi ceux-ci, un paralytique, un 
estropié s'appuyant sur des béquilles, un malheureux pré- 
sentant un bandage herniaire, une jeune femme aveugle 
recouvrant la vue. 

Toute cette scène déroule devant nos yeux les principaux 
miracles et faits extraordinaires qui rendaient le pèlerinage 








H^m- foo om cï Hiftori' leert- 
hulp' zj/n met t'geûcht vereert. 



— 24 — 

Niet ver van den tunnel van Godarville, bij Seneffe, 
nabij de hoeve (( Vert Fagot », staat er aan elke zijde van 
een kapel een fetischboom. De kapel is aan Sinte Ernelle 
— volksnaam van Sinte Reinilde — toegewijd; aan de 
takken van de boomen — en aan de kapel zelf — zijn 
haarspelden en doekjes gevestigd die gebruikt worden om 
de wonden te verbinden. 

De beroemde dikke eik van Monstreux bij Nijvel, was 
eertijds een fetischboom. Toen zag men er ni. talrijke haar- 
lokken op de takken genageld. 

P. Collet, 

Secretaris van den Kring 

voor Folkloristische Studie te Nijvel. 

^ © ^ 



Le Drapelet de Notre-Dame-=au-Bois 

La planche en hors texte est la reproduction d'une jolie 
et fine gravure sur cuivre du graveur Catoir. Elle a la 
forme d'un drapelet. 

Elle représente : 

1° Le chêne de Jésus, auquel les enfants du bourgeois 
bruxellois Pierre Vanden Kerckhoven, exécuteurs de la 
suprême volonté de leur père, attachèrent la statue de 
IS'otre-Dame-au-Bois, en 1686; 

2° La façade primitive de l'église actuelle en style bra- 
bançon XVI^ siècle, malheureusement démolie en 1868; 

3° La forêt de Soignes, à la lisière de laquelle était situé 
le fameux chêne, et est encore située la coquette et poétique 
localité de Notre-Dame-au-Bois; 

4° Au premier plan, devant la façade de l'église, et 
entourant le chêne, des pèlerins implorent les secours de 
Notre-Dame-au-Bois; parmi ceux-ci, un paralytique, un 
estropié s'appuyant sur des béquilles, un malheureux pré- 
sentant un bandage herniaire, une jeune femme aveugle 
recouvrant la vue. 

Toute cette scène déroule devant nos yeux les principaux 
miracles et faits extraordinaires qui rendaient le pèlerinage 




_Diekomt tôt jefu.s-Eyck Alaria'^'j Beldt vereeren:Mfel2^^,ebroken. krctipeî- km. foo om- ri" Hiftori' leert- 
iAoet feiden oiigetrooft. en fonder lmet\<<èerkeereM^»fteae bhude door Jiac-r hulp- zyn met f ^eÛcht verecrt- 



ir .iîâOJ 



— 25 — 

de Notre-Dame-au~Bois (Jezukens-Eik) si sympathique à 
nos ancêtres. 

Au bas du cuivre, le graveur Catoir a du reste eu soin de 
nous commenter en une rubrique rimée, dans le savoureux 
flamand de l'époque, toute la scène qu'il reçut ordre de 
graver. En voici la traduction : « Celui qui vient honorer 
l'image de Marie à Jézus-Eik, hernieux, estropié, paraly- 
tique, doit rarement, comme l'histoire nous l'apprend, 
retourner inconsolé et non soulagé, et, aveugje, il recou- 
vrera, par son secours, la vue. » 

La gravure porte en évidence les armoiries de l'abbé du 
Parc Alexandre Slootmans^ et sa devise armoriale, une 
allusion biblique à la signification du nom de l'abbé : Con- 
fortavit seras portarum. 

Slootmans gouverna la célèbre abbaye du Parc de 1 730 à 
1756. Le drapelet fut gravé par ordre de l'abbé au commen- 
cement de son abbatiat. 

Notre-Dame-au-Bois fut dès 1642 un fief religieux de 
l'abbaye du Parc. Celle-ci y construisit la première et la 
seconde chapelle, et la belle et caractéristique église actuelle. 

Depuis 1642 jusqu'à nos jours, un chanoine-prémontré 
du Parc dessert le fameux pèlerinage et la paroisse de 
Notre-Dame-au-Bois. 

L. HOEFNAGELS, 

Chanoine-prémontré, curé de 

Notre-Dame-au-Bois. 



Het Vaantje van Jezus=Eik 

De hierb'ijgaande plaat is de afbeelding van een mooie 
en fijne koperets van den etser Catoir. Zij heeft den vorm 
van een vaantje. 

Zij verbeeldt : 

1° Den Jezus-Eik, waarvan de kinderen van den Brus- 
selschen burger Pieter Vanden Kerckhoven, uitvoerders van 
den uitersten wil huns vaders, in 1686 het beeld van Onze- 
Lieve-Vrouw bevestigden; 

2° Den oorspronkelijken gevel van de huidige kerk, in 



— 26 — 

Brabantschen stijl van de XVI^ eeuw, ongelukkiglijk afge- 
broken in 1 868 ; 

3° Het Zoniënwoud aan welks rand de beroemde eik 
stond en waar h^t lieve en dichterlijke Jezus-Eik ligt; 

4° Op het voorplan, vôor den gevel der kerk en rondom 
den eik, bedevaarders die de hulp van Onze-Lieve-Vrouw 
afsmeeken ; onder deze een lamme, een kreupele, op kruk- 
ken steunend, een ongelukkige met een breukband, een 
jonge blinde vrouw die weer ziende wordt. 

Dat gansche tafereel toovert v6or onze oogen de voor- 
naamste mirakels en buitengewone feiten, die de oorzaak 
waren dat onze voorouders zoo talrijk naar Jezukens-Eik 
tef bedevaart t'okken. 

Onder de ets heeft Catoir^ de maker ervan, trouwens 
in het sappig Vlaamsch van dien tijd een korte beschrijving 
van het voorgestelde tooneel gegeven : 

(( Die komt tôt Jezus-Eik Maria's Beldt vereeren, 
Gebroken, kreupel, lam, soo ons d'Histore leert, 
Moet selden ongetroost en sonder baet vveerkeeren, 
Zal, blinde, door haar hulp zijn met 't gesicht vereert. )) 

Op de ets komt het wapenschi'ld van den kloostervoogd 
der abdij van Park, Alexander Slootmans^ goed uit, als- 
mede zijn wapenleus, een Bijbelsche toespeling op de betee- 
kenis van den naam van het hoofd der abdij : Confortavit 
seras portarum. 

Slootmans stond aan 'thoofd van de abdij van Park van 
1730 tôt 1756. Het vaantje werd op last van den abt geëtst 
in 't begin van zijn werkzaamheid als overste. 

Jezus-Eik werd van af 1642 een kerkelijk leen van de 
abdij van Park. Deze bouwde er de eerste en de tweede 
kapel, en 00k de schoone en eigenaardige thans nog be- 
staande kerk. Sinds 1642 tôt op onze dagen bedient een 
kanunnik-norbertijn van Park de vermaarde bedevaart en 
de paro'chie van Jezus-Eik. 

L. HOEFNAGELS, 
Pastoor te Jezus-Eik 

© @ @ 



— 27 



De "Alven„ rond Thienen 

De va'llei der groote Gheet was vroegtijdig bewoond. 

Thienen werd door de Romeinsche overheerschers ver- 
koren tôt kruispunt van een aantal wegen : Tongeren-Leu- 
ven, Thienen-Aerschot, Thienen-Namen, en meer andere. 

De tôt heden bewaarde Romeinsche tomben van Grimde 
zijn van dit feit onomstootbare getuigen. 

Een ander bewijs dat de streek vroeg bewoond werd, 
vinden wij in menigvuldige dorpsnamen, als Vissenaken, 
Utsenaken, Altenaken, Geldenaken (Waalsch Jodoigne), 
enz. die zonder twijfel tijdens het gallo-romeinsch tijdvak 
ontstonden. 

Wanneer juist het dwergenvolk dat men « Alven )) 
noemt, hier geleefd heeft, is nog niet uitgemaakt, dooh het 
is zeker dat zij er vrij talrijk waren, 

Hunne gedachtenis is overal nog zeer levendig : 't waren 
heel kleine mannekens, behendig als toovenaars, doch die 
niemand kwaad deden, en voor wat eten alUerhande dien- 
sten bewezen. lets nieuws vertelt men hier wat men elders 
niet hoort : de vrouwen der Alven noemde men « Hussen », 
en als deze stokoud geworden waren, werden zij levend 
begraven met een klein broodje, en deze aanmoediging : 
(( Vertrek, oud moederken, ge zult als kind wederkomen ». 

Dus zielsverhuizing... 

Vandaar nog de volgende spreuk : (( Zwart als een Hus ». 

Wanneer een kle'n mieisje zich erg bevuild heeft, roept 
de moeder tôt haar wicht : « O gij zwarte Hus, kom hier 
dat ik u schoonmaak ! » 

Dus, stonden de Hussen bekend als zwart en vuil, meer 
zorg dragend voor den wasch van vreemdelingen als voor 
hun eigen kleederen. Edoch de scheldnaam (( Hus » is veel 
zachter als (( Kirie » (i) die aan heel stoute kinderen gege- 
ven wordt en terugslaa': op een heidensche godin. 

Te Lubbeek bestaat nog een (( Alvenberg », doch hetgeen 
er over de bewoners verteld wordt komt op het vôôrge- 
schreven neer. 

De diepe straat tusschen Bost en Autgaarden was vroe- 
ger bewoond door Alven. Daar nu die straat hoogst waar- 

(i) De Walen gebruiken het woord in denzelfden slechten zin. 



— 28 — 

schijnlijk van Romeinschen oorsprong is, zouden de A'iven 
er gewoond hebben, ten vroegste tijdens het Roomsch be- 
wind. 

In Waalsch Brabant bestaat ook een Alvenberg, namelijk 
de Sot-al-jouarge (= roche aux sotets) vermeld door Gilles 
D^Orval in de vermaarde beschrijving van het Karolin- 
gisch graafschap Brunenrode. 

Dongelberg bij Geldenaken, Dongelberg onder Haren 
zijn Alvenbergen, naar een oud Germaansch woord dongel 
of tongel dat duivel of toovenaar beteekent? 

De Kleine Bergstraat te Thienen droeg vroeger ook den 
naam van Dongelbergstraat. Of daar een heer Dongelberg 
gewoond heeft is mogelijk, doch niet bewezen. Ondertus- 
schen mag men aannemen, dat de berg weleer door Alven 
en Hussen bewoond werd. 

Cl. Buvé. 
Pastoor te Bost. 



Les Gnomes aux environs de Tirlemont 

La vallée de la Grande- Gèthe était habitée dans une 
très lointaine antiquité. Tirlemont devint pour les occupants 
romains le point de croisement d'un grand nombre de 
routes : Tongres à Louvain ; Tirlemont à Aerschot ; Tirle- 
mont à Namur et d'autres encore. Les tombeaux romains 
de Grimde, conservés jusqu'à nos jours, en sont des témoi- 
gnages certains. 

Une autre preuve que la contrée fut habitée de bonne 
heure, nous la trouvons dans nombre de dénominations de 
communes comme Vissenaken, Utsenaken, Altenaken, Gel- 
denaken (Jodoigne), etc., qui, indubitablement, ont leur 
origine à l'époque gallo-romaine. On ne sait pas encore 
quand le peuple de nains dénommés (( Alven » a habité 
cette contrée, mais il est certain qu'ils y étaient fort nom- 
breux. 

Leur souvenir vit encore dans la mémoire des gens : 
c'étaient des hommes de toute petite taille, habiles comme 
des magiciens; ils ne faisaient aucun mal et au prix d'un 
peu de nourriture ils rendaient toutes sortes de services. On 
raconte ici à leur sujet quelque chose de nouveau qu'on 
n'entend pas ailleurs : Les femmes des « Alven » étaient 
dénommées (( Hussen )) et, devenues vieilles, on les enterrait 



— 29 — 

vivantes avec un petit pain et on leur adressait ces paroles 
encourageantes : « Vertrek, oud moederken, ge zult als kind 
wederkomen. » (Pars, vieille mère, tu reviendras comme 
enfant.) 

C'était donc une sorte de métempsycose... De là encore 
l'aphorisme : « Zwart als een Hus. » (Noir comme une 
«Hus».) 

Quand une petite fille s'est salie, sa mère l'apostrophe 
par ces mots : (( O gij zwarte Hus, kom hier dat ik u schoon- 
maak. » (Viens ici, noire (( hus )), que je te nettoie.) 

Les (( Hussen )) étaient donc réputées comme noires et 
sordides; elles soignaient mieux la lessive des étrangers 
que leurs propres vêtements. Le nom injurieux de 
(( Hus )) est pourtant moins blessant que la dénomination 
de (( Kirie » (i), qui est donnée à des enfants très méchants 
et qui se rapporte à une déesse païenne. 

A Lubbeek il y a encore une montagne nommée (( Alven- 
berg )) ; on raconte qu'au temps jadis, cet endroit était 
habité par les gnomes. 

La rue basse, entre Bost et Autgaerden, était autrefois 
habitée par les « Alven ». Or, on sait que cette route fut 
construite du temps des Romains; les (( Alven )) y auraient 
donc habité au plus tôt pendant la domination romaine. 

Dans le Brabant wallon il y a aussi une montagne des 
gnomes, notamment le Sot-al-fouarge (= roche au sotets), 
mentionnée par Gilles d'Orval dans la description des 
marches du comté carlovingien de Brunenrode. 

Il y a encore le « Dongelberg )) près de Jodoigne et le 
(( Dongelberg » près de Haren. Ce sont des (( Alvenber- 
gen )) ou montagnes des gnomes. La dénomination provient 
d'un ancien mot germanique dongel ou tongel, qui signifie 
diable ou sorcier? 

La Petite rue de la Montagne, à Tirlemont, portait autre- 
fois le nom de Dongelbergstraat. D'aucuns prétendent que 
naguère un nommé Dongelberg a habité cet endroit; seule- 
ment cela n'est pas prouvé. On peut donc admettre que cette 
montagne était habitée autrefois par des (( Alven » et des 
<( Hussen ». 

* Cl. Buvé, 

Curé à Bost. 



(i) Les Wallons emploient ce mot dans le même sens. 



Bibliog^raphie 



Nous donnons ci-dessous une première liste des ou- 
vrages acquis ou donnés au Service de Recherches historiques 
et folkloriques. 

Amter (E.). — De geestjes in ons. Voor grooten uit het bedrijf der 
kleinen. Davidsfonds, n^ igS. i52 blz. Prijs : 4 fr. 

Baekelmans (Willem). — Het cijfer zeven. 1917, 126 blz. geill. Ant- 
werpen (gift van den schrijver). 

Bets (P.-V.). — Zoutleeuin). Beschrijving, geschiedenis, instellingen. 

Cafmeyer (P.). — Vénérable histoire du Très-Saint-Sacrement de Miracle, 
traduit par G. D.B. 1720, i^e édit. 

Christyn (J.-B.). — Les délices des Pays-Bas. 1690, réimprimé en 1743 
sous le titre : Histoire générale des Pays-Bas, contenant la 
description des XVII Provinces-Unies. 4 vol., illustrations nom- 
breuses. 

Claes (Ernest). — Sichemsche Novellen (gift van den schrijver). 

CosYN (Arthur). — Laeken ancien et moderne, i vol. illustré de 206 p. 
1904, édité par le Touring-Club. 

— Grand-Bigard et ses environs. 1 vol. de 104 p. illustré. 1910, édité 
par le Touring-Club. 

— Le Bradant, i broch. illustrée de 16 p. (don de l'auteur). 

de Marneffe (Alphonse). — Les noms de villages wallons en effe. Topo- 
nymie de la Marne, la frontière linguistique, i broch. de 18 p. 1921. 

De Ridder. — Historiek der straten en openbare plaatsen der stad Thienen 
(gift van den schrijver). 

Des Marez (G.). — Le vieux Bruxelles. 5o planches. 

Devogel (Victor). — Légendes bruxelloises. Illustré, 224 p. 



— 31 — 

DE Warsage (R). — (Schoonbroodt), Le calendrier populaire wallon, 
5o6 p., illustré. 1920 

DuFAU (J.-B.). — Hagiographie belge,, i vol. (incomplet) édité vers 1860. 

Fierens-Gevaert. — Figures et sites de Belgique, i vol. de 186 p. 1907. 

FoNCKE (Robert). — Inhoudstafel op volkskunde. Tijdschrift voor Neder- 
landsche Folklore (1888- 1914). 

Gheude (Charles). — La Belgique et le folklore. Tiré à part de V « Idée 
libre », 1912. I broch. de 28 p. (don de l'auteur). 

Goetschalckx (P.-J., curé à Donk). — Album Pastorum tum veteris ium 
Hodierni Archiepiscopatus Mechlinensis. T. I, 1908 (don de l'auteur). 

Hymans (Louis). — Bruxelles à travers les âges. 2 forts vol. illustrés. 

Lemery (Louis). — Traité des aliments. lyoS. 

w 

Marin (Père J.). — Vie et culte de Saint Veron à Lembecq-lez-Hal. 
I broch. de 72 p. 1889 (don de M. de Munck). 

Moke. — Mœurs, usages, fêtes et solennités des Belges. 2 vol. (vers 1860). 

Piérard (Louis). — Un poète de la vie poptdaire : Max Elskamp. 5 grav. 
sur bois. 

PooDT (Theofiel, D""). — Geschiedenis van Ternath. 824 blz., geill. (gift 
van den schrijver). 

Racour (Désiré). — Histoire des souterrains de Folx-les-Caves . 1 broch. 
de 12 p. 1912 (don de M. De Ceuster, de Saventhem). 

Raymaekers (P. J , priester). ^— Historische Oogslagop hei steedje Haelen 
en het voormdlige Vromvenhlooster Marienbode. 64 blz. (gift van den 
heer De Ceuster). 

— Historische Oogslag op het voormalige AugustijnenMooster te Diest. 
Brussel 1861. 

Ruelle (Joseph). — L'église de Wavre. La tour, la flèche, les tombes. 
I broch. illustrée de 104 p. 1907. 

Bijdragen tôt geschiedenis bijzonderlijk van het oude Hertogdom Brabant, 
uitgegeven door P. J. Goetschalkx. 1902-1914. 

Catalogue illustré du Musée du Folklore d'Anvers. 2 exemplaires. 

Geillustreerde gids van het Folklore Muséum van Antwerpen. 

Album de Notre-Dame de Hal, édité par les soins du T. R. curé-doyen 
de Hal (don de M. Possoz, conseiller provincial). 

Notice sur Notre-Dame d'Ittre. i broch. de 24 p. 1874 (don de 
M. de Munck). 



— 32 — 

Le roman Pays de Bràbant. i^® année, n<»s 3, 4, 5, 6, 7, 9, 10, 11 (igiS). 
2^ année, nos 3 et 8 (1914) et n° spécial 1920-21 (don de M. P. Col- 
let, de Nivelles). Le Service désirerait se procurer les numéros 
manquants. 

L'Inradji, gazette aclote illustrée, i^e année, 191 1, 2° année, 1912, 
nos I à 12 (don de M. P. Collet, de Nivelles). Le Service désirerait 
se procurer les numéros manquants . 

Guide illustré de Louvain (récent mais sans date). 

Musée de la vie luaïlonne. Document n" i, juillet 1914 (don de M. Remou- 
champs, sénateur). 

{Wordt vervolgd.) . {A suivre J 



l^e Année. — N° 2 



Octobre 1921 



Le Folklore Brabançon 
De Brabantsche Folklore 



Iste jaar. 



N-- 2 



Ôctober 1921 



SOMMAIRE : 

Folklore de Steenockerzeel. — Le Droit 
du premier occupant chez les enfants. 
Un ancêtre brabançon du jeu de Foot- 
ball. Le M Souic " a Jodoigne. — La 
pierre du Diable. - La création du 
Wallon. — Installation des bourg- 
mestres. 



INHOUD : 

Folklore van Steenockerzeel. Het 

Recht van den eersten bezetter bij de 
kinderen. — Hoe vroeger reeds een 
Voetbalspel in Brabant bestond. De 
" Souic " te Geldenaken. — De Dui- 
velssteen. — De schepping van den 
Waal. — Aanstellling van burge- 
meesters. 



Folklore de Steenockerzeel 



La commune de Steenockerzeel est la première qui ait 
envoyé une réponse à la circulaire qui fut adressée à toutes 
les communes au début de l'existence du Service provincial 
de recherches. En même temps qti'il nous envoyait les rensei- 
gnements qu'on va lire, M. FUERISON, bourgmestre, aujour- 
d'hui décédé, nous annonçait qu'il consentait à devenir 
correspondant. Il fut inscrit le premier sur notre liste. Il 
nous avait promis des détails complémentaires et, notam- 
ment, de quoi illustrer ces premières notes. A peine créé, 
le Service provincial avait ainsi à déplorer la mort d'un 
de ses dévoués collaborateurs. 

M. P. Bruyneel^ brasseur et conseiller communal, a 
consenti volontiers à remplacer M. FuERISON, et c'est grâce 
à ses démarches que nous avons pu illustrer si abondamment 
cette notice. 

A sa demande, la plupart des gravures et des photogra- 
phies nous ont été offertes par M. le marquis DE Croix^ 
que nous remercions, ainsi que M. le curé de Steenockerzeel, 
qui nous a autorisé à pre^idre des clichés dans son église. 



* * * 



Pèlerinage. — Le dimanche après la Saint- Bernard 
(20 août), il y a dans la localité un curieux pèlerinage 
auquel assistent tous les fermiers des environs avec leur 
maisonnée. 



— 34 — 

Dès 4 heures du matin, ces pèlerins font, les uns à pied, 
les autres à cheval, le trajet que fera dans la matinée la 
procession. 

Après avoir effectué ce trajet, les pèlerins à pied s'ar- 
rêtent devant le parvis de l'église, tandis que les pèlerins à 
cheval font trois fois le tour de celle-ci (i). 

Saint Bernard est considéré comme guérisseur du bétail, 
des porcs et des chevaux. 

Le premier lundi de chaque mois, il y a un pèlerinage 
auquel affluent les paysans des environs. Jadis il en venait 
de partout, 'même du fond des Flandres. 

Ces pèlerins viennent également invoquer saint Bernard 
et réclamer ses bienfaits. 

Cette cérémonie a aussi perdu de son importance : on a 
installé un peu partout, dans les églises, des statues de saint 
Bernard, et Steenockerzeel en a souffert. Le nombre des 
participants est aujourd'hui réduit à ce pèlerinage mensuel 
qui contstituait pour la fabrique d'église une grande source 
de prospérité. 

Les fidèles laissaient en offrande des quartiers de porc, 
de la volaille, du beurre. Ces offrandes étaient revendues 
au profit de la paroisse. 

On raconte à ce sujet, dans la région, une anecdote que 
certains prétendent être authentique : 

Steenockerzeel était jadis un doyenné. Il était question 
du départ d'un doyen. Profitant d'une visite de l'évêque, 
le bourgmestre lui demanda : 

— Est-il vrai. Monseigneur, que le doyen va nous 
quitter ? 

— N'en croyez rien, mon fils; il demanderait bien son 
changement... s'il pouvait emporter saint Bernard. 

* * * 

A l'église d'Humelghem, un hameu de Steenockerzeel, 
se trouvent les reliques de sainte Catherine. Les personnes 
atteintes d'eczéma, maladie communément appelée (( roue 
de sainte Catherine )), y viennent en pèlerinage. 

(i) D'après des renseignements complémentaires, pendant la 
guerre ce pèlerinage n'a pas eu lieu et, depuis l'armistice, on ne l'a 
pas encore réorganisé. Il y aurait donc là un vieil usage qui menace 
de disparaître et au sujet duquelil est urgent de réunir des documents. 



— 35 — 

Dans cette église se trouve également un saint Antoine, 
mais, chose curieuse, quoique celui-ci soit le protecteur des 
porcs, à Steenockerzeel il est peu invoqué. Saint-Bernard 
lui fait ici la concurrence. 

Légende religieuse. — A l'église de Steenockerzeel se 
trouvent également de curieuses reliques : celles de sainte 
Pharaïlde (i). 

Un pain, une motte de beurre et un fromage en pierre, 
rappellent un miracle dû à cette sainte. 

Par un beau jour d'été, sainte Pharaïlde vint se promener 
à Steenockerzeel. Elle s'arrêta à la porte d'une ferme et 
demanda à la fermière une tartine. Cette dernière dit : 
<{ Mais, brave femme, je n'ai pas de pain, et j'en aurais 
que je souhaiterais le voir changer en pierre, plutôt que de 
vous le donner. » 

Sainte Pharaïlde poursuivit son chemin et lorsque la 
fermière ouvrit son armoire, elle fut ahurie en y trouvant 
son pain, son beurre et son fromage changés en pierre. 

Ce sont ces aliments que Ton voit dans l'égl'ise, sur l'autel 
de sainte Pharaïlde. Depuis, l'on vient y faire des offrandes 
pour la réussite de ses désirs, offrandes que la fabrique 
d'église revend aux paroissiens. 

A l'endroit où le miracle s'est produit, on a élevé une 
chapelle qui tombe aujourd'hui en ruines. 

Source miraculeuse. — Il y a, rue de la Digue, une 
source dénommée Puits Saint- Rombaut. La légende dit que 
des moissonneurs, travaillant aux champs par une journée 
torride, dévorés par une soif ardente, implorèrent saint 
l^ombaut qui passait et lui demandèrent d'étancher leur 
soif. Compatissant, saint Rombaut, qui habitait à cette 
époque le château de Steenockerzeel, frappa le sol de son 
bâton et fit jaillir une source. 

Depuis lors, à cet endroit, une eau coula en abondance. 
(Analysée, l'eau du puits de Saint-Rombaut a été recourue 
de toute première qualité.) 

(i) Consultez sur Pharaïlde, sa vie, les légendes concernant cette 
sainte, spécialement le miracle des aliments changés en pierre. 
A. De Cock et Is. Teirling, Bràbanisch Sagenioek, II, pp. 273-280, où 
se trouvent aussi la bibliographie du curieux miracle, ainsi qu'une 
variante recueillie à Steenockerzeel même. 



— 36 — 

Sorcellerie. — Il fut un temps, pas très éloigné, où les 
habitants croyaient fortement à la sorcellerie. Les maladies 
des hommes et des bêtes étaient facilement attribuées à des 
maléfices. 

Cette croyance existe toujours, mais elle est fort atténuée. 
C'était un véritable fléau. Des enfants accusaient leurs 
parents de sorcellerie. On disait généralement, quand il y 
avait un malade, que la première personne qui entrait dans 
la maison était celle qui avait jeté le sort. De là des disputes 
et des batailles entre gens de la même famille. 

Quand il y avait envoûtement, on courait dare-dare à 
Termonde, dans un couvent de capucins, oii on remettait 
au visiteur des instructions pour exorciser (i). 

A Steenockerzeel, un curé intelligent a très habilement 
mené campagne contre ces croyances malfaisantes et on 
raconte de lui cette histoire : 

Une fermière vint se plaindre à lui de ce qui se passait 
chez elle des choses étranges, incompréhensibles. Elle le 
priait de venir exorciser sa maison. 

— C'est bon, dit le curé, dans une heure je serai à la 
ferme. 

Et quand il y vint, sa première question fut : 

— De quoi s'agit-il? 

— Notre viande de porc se gâte huit jours après Taba- 
tage. 

— Conduisez-moi à la cave et montrez-moi votre viande. 
Là, le curé constata que l'endroit était d'une malpropreté 

repoussante et que la viande se trouvait dans un tonneau 
répugnant. 

— Mes amis, dit-il, commencez par nettoyer tout cela, 
désinfectez, blanchissez votre cave, raclez votre tonneau, et 
je vous réponds que votre viande se conservera. La sorcière, 
c'est votre malpropreté. 

La fermière se rendit à l'évidence, mais ne pardonna 
jamais au curé l'admonestation qu'elle avait reçue. 

Fêtes et jeux populaires. — Les Steenockerzeelois sont 
des danseurs effrénés et aiment les plaisirs de la table. 
Pour une population de 2,685 habitants il y a vingt-deux 

(i) Ce couvent existe encore et sa réputation survit un peu partout 
en pays flamand. On continue à y donner des instructions pour la 
lutte contre les sorcières. 



— 37 — 

sociétés d'agrément dans la localité. Leurs membres dansent 
et banquettent au moins une fois par an. Les moindres 
événements sont prétexte à dîners en société. 

Il existe dans la commune deux gildes Saint-Sébastien 
de tir à la perche. Elles datent de 1600 et possèdent des 
colliers d'une richesse très remarquable. Depuis 1 794, les 
marquis DE Croix^ famille française qui est venue s'installer 
dans la localité, en sont présidents d'honneur de père en fils. 

Les membres de ces gildes possèdent des uniformes, des 
chapeaux empanachés. Il y a aussi des porteurs de halle- 
bardes enrubannées. 

Tous les ans, les grades sont mis aux enchères. Le plus 
offrant décroche le grade de capitaine, puis de maître des 
cérémonies, puis de trésorier, puis de préposé aux amendes. 

Tous les ans aussi il y a un tir pour décrocher le titre de 
roi. 

Les femmes des sociétaires participent aux cérémonies. 

Usages de la table. — Si les repas des jours de fête sont 
toujours plantureux, ils ne le sont cependant plus autant 
que jadis. Jusqu'à une époque qui remonte à peu près aux 
premières années de l'indépendance belge, il était d'usage 
de servir aux invités, lors des kermesses, trois fois sept plats. 

Par abréviation, on disait tout simplement faire 3X7» 
c'est-à-dire que le menu se composait de trois séries succes- 
sives de sept plats chacune. Après chaque série, pendant 
que les invités faisaient un tour de jardin, on redressait la 
table, nappes propres et serviettes, etc., et, avec entrain, les 
convives se remettaient à table. 

Il est à noter que les vingt et un plats étaieat tous diffé- 
rents. 

Anecdote. — Voici, à ce sujet, une anecdote assez répan- 
due encore et que racontent de très vieilles gens : 

« En 1830, un colonel de hussards était arrivé en 
cantonnement chez M. X... (i). Dès son entrée^ il dit à la 
maîtresse de maison : 

— J'ai droit à 3 X 7- 

A table, le colonel avait le verbe haut, mais il était dans 

(1) Notre correspondant cite ici le nom de cette personne. 



— 38 — 

une maison d'ardents patriotes. A un moment donné, il dit 
avec emphase : 

— Morgen, gaan wij van de Brusseleers kip-kap maken! 
(Demain, nous allons faire du kip-kap avec les Bruxellois.) 

— Par quelle porte entrez-vous à Bruxelles? demande 
avec flegme la maîtresse de maison. 

— Par la porte de Flandre. 

— Ah ! fort bien, toute la rue de Flandre est dépavée 
et l'on vous attend de pied ferme. 

Le colonel laissa tomber sa fourchette et peu de temps 
après regagna son appartement. 

Mais le lendemain, arrivé à la porte de Flandre, son 
courage ayant été anesthésié, il renonça à entrer dans la 
ville, se contentant d'y envoyer ses soldats et de les laisser 
lapider. 

— Ik ga in zulk een moordkuil niet binnen, dit-il. (Je 
n'entre pas dans ce repaire d'assassins.) » 

Usage des métiers. — A la Saint-Eloi, les forgerons 
présentent leurs comptes aux fermiers qui ont été leurs 
clients pendant l'année. 

Jour des Rois. — Le jour des Rois, trois jeunes gens 
costumés se promènent portant une perche au haut de 
laquelle il y a une étoile. Ils représentent les rois mages. 

Ils se rendent principalement devant les maisons où des 
jeunes filles sont fiancées, pour leur porter leurs souhaits. 

Cet usage s'est perdu, de même que la plantation d'un 
arbre de mai devant la demeure des notables de la commune 
ou des présidents de sociétés. 

Saint-Martin. — A la Saint-Martin, les enfants par- 
courent les champs avec des bottes de paille enflammées, 
qu'ils portent sur des perches, ou font un grand feu dans 
les champs. Cette coutume est indéracinable, malgré les 
dangers sérieux qu'elle ofi"re (i). 

Veille de l'an. — La veille de l'an, les enfants vont de 
porte en porte pour recevoir des étrennes. Peu de temps 
avant la guerre, cette coutume avait déjà une tendance à 

(i) Cf. sur les feux de la Saint-Martin, A. De Cock et Is. Teirlinck, 
Kinder spel en Kinderlust, VII, pp. m et i35. 



— 39 — 

péricliter. Depuis la guerre, elle est tout à fait disparue. Ils 
chantaient ce qui suit : 

(( Nieuwjaar zoete, :; 

0ns verken heet vier poeten, . ^ 

Vier poeten en een stert, » 
Is dat toch geen wafel werd (i)? )) 

Douce nouvelle année. 

Notre porc a quatre pattes, 

Quatre pattes et une queue. 

Est-ce que cela ne vaut pas une gaufre ? 

■ ; ;f. FUERISON, 

Bourgmestre et Conseiller provincial. 



Folklore van Steenockerzeel 

De gemeente Steenockerzeel is de eerste die een ant- 
woord zond op den omzendbriej die bij 't begin van het 
bestaan van den Provincialen Dienst voor O pzoekingen tôt 
aile gemeenten gericht werd. Wijlen de heer Fuerison, 
burgenieester, die ons onderstannde inlichtingen zond, kon- 
digde tevens aan dat hij er in toestemde briefivisselaar te 

(i) Nous respectons plus ou moins l'orthographe donnée par 
notre correspondant. Il existe de nombreuses variantes de cette 
chanson. On peut dire qu'il existe pour ainsi dire autant de variantes 
qu'il y a de localités et même que parfois, dans chaque commune, 
il y a de nombreuses paroles sur le même air. 

Voici, toujours en respectant l'orthographe, ce qui nous a été 
communiqué par des personnes d'autres communes : 

Nieuwjaarke zoete. Douce nouvelle année, 

Ons verken heef vier voeten, Notre porc a quatre pieds, 

Vier voeten en eenen staart, Quatre pieds et une queue, 

Is dat toch geen censke w^aard? Est-ce que cela ne vaut pas une cens? 

(Tirlemont.) 

Nieuwjaarke zoete, Douce nouvelle année, 

't verke hee vier voeten. Notre porc a quatre pieds, 

Vier voeten en ne steert, Quatre pieds et une queue, 

't Es e keurfke appelen w^eerd ! Cela vaut un petit panier de pommes ! 
(Hoeleden.) 

Comparez avec tout ceci, A. De Cock et Is. Teirlinck, Kinder spel 
en Kinderlust, VII, pp. 22-28, où l'on trouve plus de vingt variâmes; 
quelques-unes appartiennent au folklore brabançon. 



— 40 — 

worden. Hij werd de eerste op onze lijst geschreven. Hij 
had ons aanvullende bijzonderheden heloofd, navfielijk om. 
die eerste nota's op te helderen. Nauwelijks was dus de 
Provinciale Dienst tôt stand gekomen, of hij had het over- 
lijden van een zijner verkleefde medewerkers te betreuren. 

De heer P. Bruyneel, brouwer en gemeenteraadslid, 
stemde er gereedelijk in toe den heer FuERISON te vervan- 
gen en dank zij zijne opzoekingen konden wij deze nota 
zoo overvloedig illustreeren. De meeste etsen en joto's voer- 
den ons op zijn verzoek door den heer markies DE CROIX 
aan de hand o-edaan. 



* * :(: 



Bedevaarten. — Den Zondag na Sint-Bernardusdag, 
20 Augustus, is er in de gemeente een eigenaardige bede- 
vaart, waaraan al de pachters van den- omtrek met hun ge- 
zin deelnemen. Reeds om 4 uur 's morgens leggen de bede- 
vaarders, de eene te voet, de andere te paard den weg 
af dien de processie in den voormiddag volgen zal. 

Na dien weg afgelegd te hebben blijven de bedevaarders 
te voet voor het kerkplein staan, tenvijl degenen die te 
paard zijn, driemaal rond den toren gaan (i). 

Sint Bernardus wordt beschouwd als de genezer van het 
vee, de zwijnen en de paarden. 

Den eersten Maandag van elke maand is er een bede- 
vaart waar de boeren uit den omtrek toestroomen. Voor- 
heen kwamen zij van heinde en verre, zelfs uit de afgelegen 
hoeken van de Vlaanderen. 

Die bedevaarders komen 00k Sint Bernardus aanroepen 
en zijn hulp afsmeeken. 

Die bedevaart is 00k minder belangrijk geworden. Zoo 
wat overal heeft men beelden van Sint Bernardus in de 
kerken geplaatst en Steenockerzeel leed er door. Thans 
heeft nog enkel de mxaandelijksche bedevaart plaats ; voor 
de kerkfabriek was zij een bron van groote inkomsten. De 
geloovigen off'erden stukken zwijnevleesch, kiekens, boter; 
de offeranden werden voortverkocht ten bâte van de pa- 
rochie. 

(i) Volgens aanvullende inlichtingen had die bedevaart tijdens 
den oorlog niet plaats. Sadert den wapenstilstand. werd zij niet 
opnieuw ingeiicht. Daar is dus een oud gebruik dat zou kunn* n 
verdwijnen en aaarover moeten we dus onverwijld inlichtingen 
inzaraelen. 



— 41 — 

Naar aanleiding daarvan wordt er in de streek een anec- 
dote verteld en sommigen denken dat zij een echte gebeur- 
tenis weergeeft, 

Steenockerzeel vvas vroeger een dekenij. Er was spraak 
van het heengaan van den deken. Gebruik makend van het 
bezoek van een bisschop, vroeg de burgemeester hem: 

(( Is het waar, Monseigneur, dat de deken ons gaat ver- 
laten? 

— Geloof er niets van, mijn zoon; hij zou zijn verplaat- 
sing wel vragen, indien hij Sint Bernardus meedragen 
kon. )) 

* * * 

In de kerk van Humelghem, een gehucht van Steen- 
ockerzeel, bewaart men de relikwiën van Sinte Katharina. 
De menschen, die zekeren huiduitslag hebben, ni. de ziekte 
die gewoonlijk (( Sinte- Katharinawiel » genoemd wordt, 
komen er ter bedevaart. 

In die kerk staat eveneens een Sint Antonius, maar, wat 
zonderling is, ofschoon deze de beschermer der zwijnen is, 
te Steenockerzeel wordt hij weinig aanroepen. Sint Ber- 
nardus doet hem hier mededinging aan. ) 

Godsdienstige legenden. — In de kerk te Steenockerzeel 
bewaart men eveneens de wonderbare relikwiën van Sinte 
Pharraïlde (i). Een brood, een klont boter en een kaas in 
steen herinneren aan een mirakel door die heilige gedaan. 

Op eenen schoonen zomerdag kwam Sinte Pharaïlde te 
Steenockerzeel wandelen. Aan de deur van een hoeve bleef 
zij staan en zij vroeg de boerin een boterham. De boerin 
antwoordde : (( Vrouw, ik heb geen brood, en had ik er, 
dan zag ik het liever in steen veranderen dan het u te 
geven. » 

Sinte Pharaïlde ging door en toen de boerin haar scha- 
praai opendeed, stelde zij tôt hare groote verbazing vast 
dat haar brood, hare boter en haar kaas versteend waren. 

Die versteende voedingsmiddelen zijn het die men in 
de kerk op het autaar van Sinte Pharaïlde ziet. Sedertdien 

(i) Te raadplegen over Pharaïldis. haar leven, de legenden betref- 
fende deze heilige, vooral het wonder van de versteende spijzen, 
A. De Cock en Is. Teirlinck, Brabantsch Sagenboek, II, blz. 273-280, 
waar men 00k de bibliographie vindt, alsook een variante te Steen- 
ockerzeel uit den volksmond opgeschreven. 



— 42 — 

komt men er offeranden brengen voor de vervulling van 
zijn wenschen, offeranden die door de kerkfabriek aan de 
parochianen voortverkocht worden. 

Wonderbron. — In de Dijkstraat is er een bron, be- 
kend onder den naam Sint-Rombautsput, Volgens de lé- 
gende kwamen oogsters, die op een stikheeten dag op het 
veld werkten en door dorst gekweld waren, Sint Rombaut 
die juist voorbijging, smeeken hun dorst te lesschen. Sint 
Rombaut die toen op het kasteel te Steenockerzeel woonde, 
had medelijden met die menschen; hij sloeg met zijn stok 
op den grond en daar ontsprong een bron. 

Sedertdien borrelde op die plaats goed water in over- 
vloed op. Het water van Sint-Rombautsput werd bij de 
ontleding van allereerste hoedanigheid bevonden. 

Toovenarij. — Niet zoo lang geLeden geloofde het volk 
vast aan toovenarij. De ziekten van menschen en beesten 
schreef men gewoonlijk toe aan toovenarij. Dat geloof be- 
staat nog, maar het is zeer verzwakt. Het was een echte 
plaag; kinderen beschuldigden hun ouders van toovenarij. 
Gewoonlijk wanneer er een zieke was, zei men dat de eer- 
ste persoon, die het huis binnengetreden was, er de kwade 
hand in gebracht had. Zoo ontstonden er twisten en vecht- 
partijen tusschen leden van hetzelfde gezin. Wanneer er 
betoovering was, liep men in allerhaast naar Dendermonde, 
waar men in een capucienenklooster den bezoeker onder- 
richtingen gaf om den duivel te verjagen (i). 

Te Steenockerzeel heeft een verstandige pastoor zeer 
behendig strijd gevoerd tegen dat kwaad volksgeloof en 
over hem wordt de volgende gecshiedenis verteld : 

(( Een boerin kwam bij hem klagen dat er te harent zon- 
derlinge, onbegrijpelijke dingen gebeurden, Zij verzocht 
hem haar huis te komen onttooveren. 

— Goed, zei de pastoor. Binnen een uur ben ik in uw 
huis. 

En toen hij daar was, luidde zijn eerste vraag : 

— Wat gebeurt er eigenlijkl 

— 0ns verkenvleesch is bedorven acht dagen nadat wij 
geslacht hebben. 

(i) Dat klooster bestaat nog en de naam ervan leeft omtrent overal 
voort in 't Vlaamsche land, Men geeft er nog onderrichtingen voor 
den strijd tegen de toovenaars. 



- 43 — 

— Breng mij in den kelder en toon mij uw vleesch. 
Daar stelde de pastoor vast dat de plaats zeer vuil was 

en dat het vlee&ch in een smerige ton lag. 

— Mijn vrienden, zei hij, begint dat ailes rein te ma- 
ken, wit uwen kelder, kuisch uw ton en ik spreek er goed 
voor dat uw vleesch zich houden zal. De toovenarij is uwe 
onreinheid. 

De boerin zag dat de pastoor gelijk had, maar nooit ver- 
gaf zij hem de ontvangen vermaning. » 

Volksfeesten en spelen. — De Steenockerzeelenaars zijn 
cnvermoeibare dansers en houden van tafelpleizier. Op een 
bevolking van 2,685 inwoners zijn twee-en-twintig maat- 
schappijen van vermaak in deze gemeente. Hun leden d'an- 
sen en houden ten minste eens per jaar een feestgastmaal. 
De minste gebeurtenissen geven aanlerding tôt smulpar- 
tijen. Er bestaan in de gemeenten twee Sint-Sebastiaans- 
gilden voor 't schieten naar de wip. Zij dagteekenen uit de 
jaren 1600 en bezitten zeer kostbare halsbanden. Sedert 
1744, zijn de markiezen DE Croix, een Fransche famille 
die zich in de gemeente vestigen kwam, er eerevoorzitters 
van, van vader tôt zoon. 

De leden van die gilden bezitten een bijzondere kleedij 
en hoeden met pluimen. Er zijn ook dragers van hellebaar- 
den met linten. 

Aile jaren worden de graden bij opbod verleend. De 
meestbiedende krigt den graad van hoofdman, daarna 
komt de feestmeester, verv^olgens de penningmeester en 
ten slotte de boetmeester. leder jaar is er ook een schieting 
voor den titel van koning. De vrouwen der leden nemen 
deel aan de plechtigheden. 

Tafelgebriiiken. — Zijn de eetmalen altijd overvloedig, 
zij zijn het toch niet meer gelijk voorheen. Tôt in den tijd 
van de eerste jaren onzer onafhankelijkheid, pleegde men 
de kermisgasten drie maal zeven schotels op te disschen. 

Bij verkorting zei men eenvoudig 3X7 doen, dat wil 
zeggen dat de spijslijst bestond uit drieachtereenvolgende 
reeksen van zeven schotels elk. Na elke reeks, terwijl de 
genoodigden een toertje in den tuin deden, dekte men de 
tafel opnieuw en met nieuwen ijver begon men weer te 
eten. Er dient opgemerkt dat de 21 schotels aile verschil- 
lend waren. 



- 44 — 

Anecdote. — Hier volgt dienaangaande een tamelijk ver- 
spreide anecdote die door oude menschen verteld wordt: 

(( In 1830 werd een kolonel der huzaren ingekwartierd 
bij den heer X... (i). Toen hij binnentrad zei hij dadelijk 
tôt de bazin des huizes : 

— Ik heb recht op 3 X 7. 

Aan tafel voerde de kolonel het hoog woord, maar hij 
was in een huis van vurige vaderlanders, Op zeker oogen- 
blik zei hij bluf fend : 

— Morgen gaan wij van de Brusseleers kip-kap maken ! 

— Langs welke poort trekt gij Brussel in? vroeg de ba- 
zin kalmweg. 

— Langs de Vlaamsche poort. 

— Ha, goed : op den heelen Vlaamschen steenweg heeft 
men de kasseien opgebroken en men wacht u af. 

De kolonel liet zijn vork vallen en ging kort daarna naar 
zijn kamer. 

Maar 's anderendaags, toen hij aan de Vlaamsche poort 
kwam, trok hij de stad niet binnen, want zijn moed was 
gekoeld. Hij vergenoegde zich ermee zijn soldaten de stad 
in te zenden en zich te laten steenigen. 

— Ik ga in zulken moordkuil niet binnen, zei hij. » 
Zoo wordt er verteld. 

Gebruiken der stielen. — Op Sint-Elooi bieden de sme- 
den hun rekeningen aan bij de pachters die gedurende het 
jaar hun klanten waren. 

Drie-Koningendag. — Op Drie-Koningendag gaan drie 
rijk gekleede jonge lieden rond met een staak waarop er 
een ster geplaatst is. Zij verbeelden de Drie-Koningen. Zij 
gaan vooral voor de huizen staan waar jonge meisjes ver- 
loofd zijn om ze hun wenschen aan te bieden. Dat gebruik 
ging verloren evenals het planten van een meiboom voor 
de woning van de aanzienlijken der gemeente of van de 
voorzitters der maatschappijen. 

Sint Maarten. — Op Sint-Maartensdag (2) loopen de 
kinderen door de velden met brandende bussels stroo die zij 

(i) Onze briefwisselaar noemt hier den persoon. 
(2) Over de Sint-Maartensvuren raadplege men A. De Cock en 
Is. Teirlinck, Kinderspel en Kinderlust, VII, blz. iii-i35. 



45 - 



op staken dragen of zij ontsteken een groot vuur in het 
veld. Dat gebruik is onuitroeibaar, ondanks de ernstige 
gevaren welke het oplevert. 

Oudejaarsavond. — Op oudejaarsavond gaan de kinde- 
ren van deur tôt jaar om iets te krijgen. Kort voor den oor- 
log scheen dat gebruik reeds uit te sterven. Sedert den oor- 
log is het heelemaal verdwenen. Zij zongen het volgende : 

Nieuwjaar zoete, 

0ns verken heet vier poeten, 

Vier poeten en een stert. 

Is dat toch geen wafel werd? (i) 

FUERISON. 

Burgemeester en Provincieraadslid. 

La mélodie 



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Nieu.we jaar-ke zoe . te, Ons ver. kéu heeft vier 



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voe - ten, 



Vier voe _ ten en een stert, 



^ 



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f 



Is 



dat toch 



geen 



vva _ feî v/erd 



(i) Wij eerbiedigen min of meer de schrijfwijze van onzen brief- 
wisselaar. Er zijn talrijke varianten van dat lied. Men mag zelfs 
zeggen dat er bijna zooveel varianten als gemeenten zijn, en zelfs 
dat er in elke gemeente soms verschillende woorden op dezelfde wijs 
bestaan. 

Hier volgt met eerbiediging van de schrijiwijze wat ons door 
personen van andere gemeenten meegedeeld werd : 

Nieuwjaarke zoete, Nieuv^jaarke zoete, 

Ons verken heeft vier voeten, 't Verken hee vier voeten, 

Vier voeten en eenen staart, Vier voeten en ne steert, 

Is dat toch geen censke waard? *t Es e keurfke appelen weerd? 



(Thienen.) 



(Hoeleden.) 



Vergeliik hiermee A. De Cock en Is. Teirlinxk, Kinderspel en 
Underlusi, VII, blz. 22-28, waar men meer dan twintig varianten van 
dit Nieuwjaarrijmpje vindt, waaronder verscheidene Brabantsche 
lezingen. 



- 46 — 

Note sur la mélodie 

Cette mélodie ne figure pas dans Het oude Nederlandsche 
lied, de Fl. Van Duyse, vaste répertoire qui résume toute 
la documentation du lied populaire néerlandais. Dans sa 
simplicité, elle ne manque pas d'intérêt. La formule des 
quatre premières mesures repose sur le mode pentaphone,, 
c'est-à-dire un mode ne comptant que cinq notes dans l'oc- 
tave, par opposition à l'heptaphone moderne, notre échelle 
usuelle de sept notes; soit, dans la tonalité de ja: ja, sol, la, 
do, ré {fa), dont les 3®, 4^ et 5® termes seuls sont représentés 
ici. Le mode pentaphone est propre aux races les plus primi- 
tives, Peaux-Rouges, Lapons, Chinois, Hindous, Celtes 
européens (Ecossais, Gallois, Bretons). Aussi les formules 
mélodiques qui en dérivent peuvent-elles être considérées 
comme remontant à une origine très lointaine. Il ne faudrait 
cependant pas en conclure à la haute antiquité de notre 
chanson, dont les quatre dernières mesures, demeurant en 
suspens sur ce quatrième degré {si bémol) étranger au vieux 
pentaphone, sont évidemment plus récentes. Il existe de la 
sorte, dans le folklore musical, une série d'incipit, des (( il 
était une fois » mélodiques, qui se retrouvent d'âge en âge 
et de pays en pays, combinés avec les développements les 
plus divers. 

La formule pentaphone qui nous occupe est du nombre. 

On la retrouve notamment, stylisée, dans Hânsel et Gretel, 

de Humperdinck (prélude du troisième acte, mesures 12 et 

ss.), où des chansons populaires sont utilisées comme thèmes. 

Il est hors de doute qu'elle est pratiquée également ailleurs, 

notamment en France. „ ^ 

Ernest Closson 

Conservateur au Musée du Conservatoire 
de Bruxelles 

© @ ^ 

Nota over de mélodie 

Deze mélodie komt niet voor in het Onde Nederlandsche 
Lied van Flor. Van Duvse, een omvangrijke verzameling 
van nederlandsche volksliederen. In haren eenvoud is zij 
niet van belang ontbloot. De formule van de vier eerste 
maten berust op de vijftonigheid d. w. z. op een wijze die 



— 47 — 

•slechts vijf tonen in de octaaf telt in tegenstelling met de 
hedendaagsche zeventonigheid, de gewone ladder van zeven 
noten ; dus in de tonaliteit van fa : fa, sol, la, do, re (fa), 
waarvan de 3® 4® en ^^ termen hier verbeeld zijn. De vijf- 
tonige wijze is eigen aan de primitiefste rassen, Roodhuiden, 
Laplanders, Chineezen, Hindoes, Europeesche Kelten (Scot- 
ten, in woners van het land van Wallis, Bretoenen), Ook mo- 
gen de nielodische formules die eruit voortvloeien, be- 
schouwd worden als zijnde zeer oud. Daaruit mag men 
nochtans niet besluiten dat ons lied zeer oud is, waarvan de 
vier laatste maten hangen blijvend op dien vierden trap 
vreemd aan de oude vijftonige wijze, klaarblijkelijk van 
jongeren datum zijn. Zoo bestaan er in de muzikale folklore 
een reeks telkens terugkeerende toonopvolgingen die van 
eeuw tôt eeuw en van land tôt land terugkomen, samenge 
voegd met de meest verschillende ontwikkelingsvormen. De 
vijftonige wijze waarover wij het hier hebben, is in dat 
geval. Men zal haar o. a. in verfijnden vorm aantreffen in 
Hànsel en Gretel van Huimperdinck waarin volksliederen 
als thema's aangewend worden, Zonder twijfel wordt zij 
ook elders toegepast, namelijk in Frankrijk. 

Ernest Closson 

m ^ m 

Le Droit du premier occupant 
chez les enfants 

Un de nos correspondants, M. J.-L. De Ceuster, insti- 
tuteur retraité, archiviste de la commune de Saventhem, 
nous a envoyé, en même temps que de nombreux documents, 
la petite note suivante, que nous nous empressons de publier, 
car elle montrera à nos collaborateurs comment des faits, en 
apparence anodins, peuvent, au point de vue scientifique, 
revêtir une certaine importance et apporter une contribution 
précieuse à l'étude de la vie sociale, de la psychologie 
collective. 

Au cours des quelques voyages que nous avons faits en 
province, nous a.vons constaté maintes fois, chez nos corres- 
pondants, une certaine timidité, une gêne évidente à nous 
signaler des habitudes locales, des croyances spéciales, 
doutant de l'intérêt qu'elles pouvaient présenter. 



— 48 — 

Cet usage enfantin, raconté ci-dessous, nous l'avons sou- 
mis à un de nos collaborateurs, M. Jamar, en le priant de 
lui donner le commentaire scientifique qu'il appelait, et 
nos lecteurs comprendront ainsi l'utilité scientifique des 
recherches entreprises par la province de Brabant et la 
nécessité de nous signaler sans hésitation les coutumes 
locales, si futiles ou banales qu'elles leur paraissent. 

* * * 

Dans les communes agricoles, on ne néglige pas les 
excréments des animaux, surtout ceux des chevaux, et on 
rassemble soigneusement ceux qui se trouvent abandonnés 
le long des chemins. Cette besogne est généralement confiée 
à des enfants qui s'en vont les récolter avec paniers, baquets, 
brouettes, balais improvisés, ramassettes, vieux couvercles. 

Si plusieurs ramasseurs se rencontrent, il arrive parfois 
que des disputes surgissent pour la prise de possession. La 
dispute dégénère aussi en bataille et alors, en général, 
l'objet du litige est dispersé, perdu. 

Cependant, il y a des contrées où ces disputes s'élèvent 
rarement parce qu'il existe un usage généralement reconnu 
pour la prise de possession de l'objet convoité. Celui qui 
l'aperçoit se dépêche pour se l'approprier, en foi du droit 
de premier possesseur. 

A cette fin, le premier enfant qui l'atteint, se place au- 
dessus de l'objet, les pieds écartés, et prononce le mot 
consacré : (( mien )). L'objet devient ainsi son bien et les 
autres enfants, qu'ils soient plus grands, ou plus âgés, ou 
plus forts, ou plus fortunés, ne lui disputeront plus son droit 
de propriété, qui lui est ainsi reconnu avec autant de force 
que si la loi le protégeait. 

S'il y a différents tas assez rapprochés, les enfants 
tâchent, en courant de l'un à l'autre, de marquer leur droit 
de premier possesseur sur le plus grand nombre possible 
de tas, et alors seulement ils procèdent au ramassage. 

Cet usage se pratique couramment à Saventhem et dans 
les communes avoisinantes. 

J.-L. De Ceuster. 

* * * 

Nous voulons nous arrêter quelque peu aux suggestives 
observations de M. De Ceuster, afin de voir de quelle façon 




Alltel (le saint lîernarrl dans l'église de Steenockerzeel. 
Aitaar van den H. Bernardiis in do kerk van Steenockerzeel. 




Autiil (le saillie IMiiuaïldc dans Téi^lise de Sleenockcrzool. 
Altaar der H. l'haïaïlda iii de kerk vaii Sleenocker/.eel. 




Les reliques de sainte Pharaïlde à Steenockerzeel. 

(Sur la planche supérieure du reliquaire, on voit lui ex-voto en argent représentant 

une jambe.) 

De reliquieën der H. Pharaïlda te Steenockerzeel. 

(Op de bovenpliuik der reliquiekast ziet men eene zilveren geloftegift welke een been 

verbeeldt.) 










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Photographie rt'iin vieux tableau se trouvant au château du maniuis de Croy. 

Il représente une Ivermesse à Hiiuieli^hein. On y voit les nienihres de la Ciilde Sainl- 
Séliastien en nnitbrrne. Au fond, la ])erche du tir à l'arc. 

IMioto eener oude schilderij welke in liet kasteel van Markics UB Gkoy hangt. 

Zij verbeeldt cène kermis te Huineli^hem. Men ziet er de leden der Sint-Sebastiaangilde 
in gildekleeding. De wip staat op don achtergrond. 




Reprofluclion d'un vieux tableau se trouvant au château du marquis de Ciioy. 

La scène qu'il représente se passe au liatiieau de Humelghcm, dont on voit l'éi;'lise 
à gauche A I arrière-plan, entre deux arbres, on voit, pendu |iar les pattes, un coq. 
Jadis, iiarnii les réjouissances des kermesses, il en existait une qui consistait dans 
l'aliattai^e, à coups de bâton, d'un coq ainsi jiendu. Ce jeu se jouait encore à Court- 
Saint-Etienue en 1880; cela s'appelait « taper le coq ». 

Namaking eener oude schilderij welke in het kasteel van Markies DE CuoY hangt. 
Het daarop ver! eelde tooncel gespeelt in hetgehuclit Humeighem, waarvan men 
de kerk links ziet. (>|i den achtergrond /iet men eenen haan met de pooten tusscheu 
twee boomeii o|)gehangen. Vroeger, was ei- onder de vermakelijkheden der ker- 
missen, een s]k'1 dat bestond in het doodslagen van den aldus opgchangen baaii. 
Da! spet bestdud in 1880 nog in r.onrt-Saint-Étienne; men nocmde iu't in "t Franscli 
« taper le coq ». 



^ — 49 — 

des enfants de Saventhem ont créé et transmis, de géné- 
ration à génération, des traditions suivant lesquelles ils 
s'approprient des excréments de chevaux. 

La manière d'agir des enfants pour s'approprier un objet 
convoité par plusieurs est généralement des plus simples : 
celui qui se montre le plus fort dans un corps à corps s'en 
empare. Mais les voies de fait donnent une attitude telle 
que la rupture des liens sociaux entre combattants en résulte 
tout naturellement. 

Si les sociétés infantiles se refont aussi facilement qu'elles 
se dispersent, il importe cependant qu'au cas où les enfants 
désirent voir prolonger l'existence de leur petite société, ils 
ne se livrent pas trop souvent à des manifestations spontanées 
d'opposition violente pour acquérir un objet convoité par 
leurs camarades. Ils doivent, dans ces conditions, établir 
des arrangements entre eux afin d'éviter la rupture des 
relations sociales (i). Ainsi donc, à l'aube de la tradition 
que nous rapporte M. De Ceuster, les enfants ne voulant 
pas rompre les liens qui les unissent, comme nous allons le 
voir, sont amenés à considérer le premier occupant comme 
le possesseur légitime du crottin de cheval. 

Une fois qu'une coutume est établie, elle perdure par 
le jeu propre de son existence. Dans le cas qui nous occupe, 
les (( jeunes » s'initiant spontanément à la manière d'agir 
des (( aînés » qu'ils accompagnent, apprennent plus tard 
aux nouveaux arrivés le respect de la tradition établie. 

Mais on pourrait se demander pourquoi ces enfants se 
groupent dans cette circonstance, puisque leur but est exclu- 
sivement individuel et va à l'encontre de l'intérêt des 
autres : ce que l'un ramasse, un autre ne peut le prendre. 

Une raison d'ordre matériel amène les enfants à se 
grouper. Il y a peu de routes sur lesquelles ils peuvent 
trouver du crottin; sur les chemins peu parcourus, ils 
risquent de ne rien récolter. Ils doivent donc nécessaire- 
ment se rencontrer au même endroit et ils sont tout natu- 
rellement conduits à renouer les relations de camaraderie 
qu'ils ont contractées au jeu. Le désir de vivre socialement 
est assurément plus grand que l'intérêt qu'incite la pratique 
• de leur modique industrie, à laquelle ils ne se livrent d'ail- 
leurs que contraints par les parents. 

(i) Ceci n'est pas seulement vrai pour les sociétés infantiles, mais 
constitue la base de toute constitution du droit de propriété. 



— 50 — 

La caractéristique même de cette tradition consiste donc 
dans le respect du droit du premier occupant. Cette coutume 
toute locale reproduit en petit les règles de droit interna- 
tional dans l'appropriation de nouveaux domaines colo- 
niaux. 

Les gouvernements, estimant sans doute aussi que le 
prix d'une terre lointaine ne vaut ni une guerre meurtrière, 
ni la rupture du principe de bon voisinage, ont admis que 
la nation qu'i occupe la première une contrée, en est par ce 
fait propriiétaire. On peut se demander si nos ancêtres n'ont 
pas procédé de même, quand ils ont abandonné la vie 
nomade pour devenir sédentaires. N'ont-ils pas choisi, eux 
aussi, la voie pacifique pour ne pas disloquer leurs groupe- 
ments, en respectant la volonté de chacun, quand ils s'appr j- 
priaient une terre pour la défricher? 

Les observations que relate M. De Ceuster, possèdent 
ainsi un intérêt général : elles montrent que les petits faits 
permettent d'étudier les phénomènes sociaux au moins aussi 
bien que les données des grandes collectivités ; elles montrent 
également que les sociétés qui se trouvent sous la pression 
de nîêmes nécessités, se créent des institutions semblables. 

Ch. Jamar, 
Instituteur à Bruxelles. 



Het Recht van den eersten bezetter 
bij de kinderen 

Een onzer briefwisselaars, de heer J. L. De Ceuster, 
rustend onderwijzer, archivaris der gemeente Saventhem, 
zond ons, met talrijke documenten, de volgende korte nota 
die wij volgaarne bekend maken, want zij zal onze lezers 
aantoonen hoe sommige, in schijn onbeduidende feiten in 
ivetenschappelijk opzicht h élan g krijgen en veel kunnen 
bijdragen tôt de stv.die van het maatschappelijk leven, van 
de collectieve psychologie. 

Op onze reizen door de provincie stelden wij menigmaal 
vast dat onze briefiuisselaars het niet waagden plaatselijkc 
gewoonten, bijzonder volksgeloof mee te deelen, daar zij 
meenden dat die mededeelingen geen belang opleverden. 
Het kindergchruik, waarvan hieronder spraak is, ov.der- 



— 51 — 

ivîerpen ivij aau een onzer medewerkers, den heer Jamar, 
hem verzoekend enkele wetenschappelijke ophelderingen te 
geven. 

Zoo zullen onze lezers het wetenschappelijk nut begrij- 
pen van de opzoekingen ondernomen door de provincie 
Brahant en de noodzakelijkheid ons zonder aarzeling de 
plaatselijke gebruiken bekend te maken, hoe onheduidend 
en alledaagsch zij ook schijnen. 

* * * 

In de landbouwgemeenten beschouwt men de uitwerpse- 
len der dieren, vooral die van paarden, niet als waardeloos 
vuil, maar men raapt met zorg de uitwerpselen op die 
langs de straten liggen. Dat werkje wordt gewoonlijk ver- 
richt door kinderen die er op uittrekken met manden, 
bakjes, kruiwagens, keergetuig, vuilvlekHen, oude dek- 
sels. Ontmoeten verscheidene rapers elkaar, dan ontstaat er 
soms twist om de bezitneming. De twist wordt ook wel eens 
een vechtpartij en in dat geval wordt de betwiste zaak ver- 
spreid en is verloren. 

Er zijn echter streken waar er zelden twist komt, daar 
er een algemeen erkend gebruik bestaat voor de be- 
zitneming van de begeerde zaak. Hij die ze ziet, haast zich 
ze zich toe te eigenen op grond van het recht van den eer- 
sten bezitter. Met dat doel gaat het eerste kind dat er aan 
komt, over het ding staan, de voeten uiteen en spreekt het 
gebruikelijke woord uit: (( mijn. » Zoo wordt het ding 
zijn goed en de andere kinderen, al zijn die ook grooter, 
sterker, ou'der, rijker, betwisten hem zijn eigendomsrecht 
niet meer dat hem dus erkend is met evenveel kracht als 
een wet. Liggen er verschillende hoopen dicht bijeen, dan 
Irachten de kinderen, van den eenen naar den anderen loo- 
pende, hun recht van eersten bezitter op het grootst moge- 
lijk aantal hoopen te doen gelden en dan eerst beginnen zij 
te rapen. 

Dat gebruik is in zwang te Saventhem en in de omlig- 
gende gemeenten. 

J. L. De Ceuster. 
* * * 

Wij willen wat stilstaan bij de opmerkenswaardige me- 
dedeelingen van den heer De Ceuster om na te gaan op 



— 52 — 

welke wijze de kinderen van Saventhean gebruiken over de 
bezitneming van paardenkeutels in 't leven riepen en van 
geslacht tôt geslacht overleverden. 

De doenwijze der kinderen om zich een voorwerp toe te 
eigenen dat door velen begeerd wordt, is gewoonlijk heel 
eenvoudig; hij die in den strijd lijf om lijf het sterkst is, 
maakt er zich meester van. Gewelddaden zijn echter van 
zulken aard dat de maatschappelijke betrekkingen tusschen 
de strijders er natuurlijkerijze door verbroken worden. 

Ofschoon de kindermaatschappijen zich even gemakke- 
lijk opnieuw vormen als zij uiteengaan, toch is het noodig, 
willen de kinderen het bestaan van hun kleine maatschappij 
een zekeren duur geven, dat zij niet te dikwijls vijandig en 
gewelddadig tegenover elkaar staan om een voorwerp te 
verkrijgen dat door hun kameraden begeerd wordt. 

Onder die omstandigheden moeten zij schikkingen onder 
elkaar treffen om de verbreking der miaatschappelijke be- 
trekkingen te vermijden (i). Dus, bij het ontstaan van de 
overlevering, ons door den heer De Ceuster meegedeeld, 
komen de kinderen, die de banden die hen vereenigen, niet 
willen breken, op het denkbeeld den eersten bezetter als den 
wettigen bezitter van de paardenkeutels te beschouwen. 

Zoodra een gebruik gevestigd is, duurt het voort door 
zijn eigen werking. In het onderhavig geval, volgen de 
(( jongeren » vanzelf de doenwijze der (( ouderen » na en 
later doen zij de gevestigde overlevering eerbiedigen door 
de nieuw aangekomenen. 

Men kan zich echter afvragen waarom de kinderen zich 
in deze aangelegenheid groepeeren, daar toch hun doel 
heelemaal individueel en strijdig is met het belang der 
anderen ; wat de eene opraapt, kan immers een andere niet 
oprapen. 

Een reden van stoffelijken aard noopt de kinderen ertoe 
zich te groepeeren. Er zijn weinig wegen waarop zij paar- 
denkeutels kunnen vinden; op niet bereden wegen zullen 
zij waarschijnlijk niets inzamelen. Onvermijdelijk treffen 
zij elkaar dus op dezelfde plaats en vanzelf hernieuwen zij 
de kameraadschappelijke betrekkingen bij het spel aange- 
knoopt. De behoefte van samenleven is stellig sterker dan 
het belang dat hen drijft, want het keutelrapen is een werk- 

(i) Dat is niet enkel waar voor de kindermaatschappijen, maar 
is de grondslag van aile vestiging van het eigendomsrecht. 



— 53 — 

je dat zij enkel verrkhten, omdat zij er door hun ouders toe 
gedwongen worden, 

Het kenimerkende van deze overlevering is dus de eer- 
bied voor het recht van den eersten bezetter. Dat plaatse- 
lijk gebruik geeft in het klein de regels van internationaal 
recht weer in de toeëigening van nieuwe koloniale ge- 
bieden. 

De regeeringen, die ongetwijfeld ook meenen dat het be- 
zit van een ver afgelegen gebied geen moorddadige oorlog, 
noch het breken der betrekkingen van goede nabuurschap 
waard is, namen aan dat de natie die het eerst een gewest 
bezet, daardoor er meester van wordt. Men mag zich af- 
vragen of onze voorvaderen niet op dezelfde wijze te werk 
gingen, toen zij van het zwervend leven afzagen om zich 
blijvend ergens te vestigen. Zouden zij ook niet den vrede- 
lievenden weg gekozen hebben om hun groepeeringen niet 
uiteen te rukken, doordien zij den wii van elkeen eerbiedig- 
den, wanneer zij zich meester maakten van een gebied om 
het te ontginnen f 

De mededeelingen van den heer De Ceuster hebben 
algemeen belang; zij bewijzen dat de kleine feiten ons toe- 
laten de maatschappelijke verschijnselen te bestudeeren ten 
minste even goed als de gegevens der groote samenlevin- 
gen; zij bewijzen eveneens dat de maatschappijen die zich 
onder den druk der zelfde noodzakelijkheden bevinden, ge- 
lijkaardige instellingen tôt stand brengen. 

Th. Jamar, 

Onderwijzer te Brussel. 



Un ancêtre brabançon du jeu de Football 
Le "Souic,, à Jodoigne 

Dans une petite brochure, éditée en 1843, et que nous a 
prêtée M. Lacourt^ député permanent, nous avons trouvé 
des renseignements intéressants concernant un jeu ressem- 
blant beaucoup au football et qui était pratiqué à Jodoigne. 
Voici ce que dit cette brochure : 

Le 25 mars de chaque année, on célébrait la fête de l'Annon- 



— 54 — 

ciation de la Vierge à la chapelle de la Maladrerie, aujourd'hui 
disparue. 

Dans l'après-midi, on courait le « souic », jeu tombé en désuétude 
qui consistait à faire arriver une boule remplie de crin, recouverte 
en peau, de la grosseur d'une forte tête d'homme, au but qui était 
établi par le chef de la magistrature de la ville. 

Du milieu de l'arène, il lançait cette boule aux joueurs divisés en 
deux parties : la première était composée d'hommes mariés, la 
seconde de célibataires. 

Celle des deux parties qui avait triomphé, était complimentée par 
le chef de la municipalité et conduite au son du tambour, suivie de 
la partie vaincue, à l'hôtel de ville, où Ton célébrait la victoire par 
des libations de bière de Hougaerde. 

Ce jeu avait été anciennement institué pour servir d'exercice aux 
lépreux convalescents. 

La ville de Jodoigne a souffert à différentes reprises, en 
effet, de graves épidémies de lèpre. On possède à ce sujet 
des documents importants. Il est intéressant de noter que 
ce jeu, ressemblant si fort au football actuel, pratiqué dans 
les léproseries pour distraire les malades et aussi par mesure 
d'hygiène, s'était en quelque sorte introduit dans les mœurs 
de la population au point de devenir une réjouissance 
publique. 

Cette importance du (( souic » est consacrée par la part 
qu'y prenaient les autorités locales. Un magistrat marquait 
le but, il lançait la boule entre les deux camps adverses; 
enfin, la magistrature recevait les vainqueurs à la maison 
communale. 

La façon dont étaient composées les équipes adverses ne 
manquait pas de pittoresque : les hommes mariés d'un côté, 
les célibataires de l'autre. Le souci de composer ces équipes 
de façon à leur donner une certaine égalité de force ou 
d'adresse n'existait pas. 

A cette époque lointaine, on ne connaissait ni le caout- 
chouc, ni la chambre à air comprimé. La boule était rem- 
bourrée d'une matière à la fois légère et souple, sous une 
enveloppe solide, sinon élastique. 

Un manuscrit contemporain de la Révolution française 
prouve qu'en 1767 ce jeu était encore connu dans la région. 
Les propriétaires des champs ayant protesté, en 1776, contre 
les ravages occasionnés à leurs récoltes, des procès ont été 
intentés et, en 1780, un arrêt du Conseil de Brabant, daté 
du i**" mars, interdit ce jeu. 



— 55 - 

Dans une oommunication faite à la Société d'Archéologie 
de Bruxelles, en 1902 (i), M. D. Raeymackers signalait 
que ce jeu était connu à Tirlemont également. Il donnait 
à cette occasion communication d'un vieux manuscrit 
flamand dont voici la traduction à peu près littérale : 

A Tirlemont, il existait un troisième divertissement populaire 
appelé «Courir le champ à Grypen». Il avait lieu le lundi de la 
kermesse, dans le courant de l'après-midi. Le magistrat y invitait 
tous les mayeurs, ainsi que les curés avec leurs paroissiens. Tout le 
monde y venait revêtu de ses meilleurs atours et était cordialement 
reçu par l'édilité. Cet amusement consistait à poursuivre à coups de 
pied jusque près de la rivière « La Mène » une boule de grosseur 
raisonnable, qui avait été jetée par le mayeur dans le champ. C'est 
ainsi qu'on vit souvent des personnes lancées à la poursuite de cette 
balle et désireuses de gagner le prix attaché à cette joute, tomber 
à l'eau. En 1767, à Jodoigne, j'ai assisté à pareil jeu, dans un champ 
situé derrière le château, et on appelait cela : « rouler la boule ». 

A l'heure fixée, on voyait comparaître, tout autour de l'hôtel de 
ville, une bande de chasseurs bien costumés, et cette troupe était 
accompagnée de la jeunesse locale. Tout le monde se rendait ensuite 
à l'endroit susdit. Précédés d'une belle musique, ces gens accom 
pagnaient un chasseur porteur d'une balle en cuir. Le mayeur et le 
peuple se rendaient alors près de l'endroit convenu. La balle étant 
lancée dans le champ à Grype, le peuple la pourchassait, en guise 
d'amusement et de récréation populaires, à coups de pieds, jusqu'aux 
prairies qui avoisinent la rivière « La Mène ». Parfois, quand la 
balle était sur le point d'être saisie, on pouvait voir un joueur trop 
fougueux tomber dans la rivière « La Mène ». Vers la fin, lorsque 
la balle avait été attrapée et le joueur gagnant ainsi un prix, le 
peuple regagnait la ville, par la ruelle Carlowyc fa), au milieu de 
la joie et de l'acclamation générales. Celte ruelle ou chemin de 
Carlowyc était planté d'arbres, des deux côtés jusque près du 
marais (3). Les comptes communaux de i522 à 1548 qui se 
trouvent encore aujourd'hui au greffe, témoignent du temps où 
Tédilité offrait ce divertissement au peuple qui avait couru les 
champs. Le lecteur peut y recourir (4). 

Ce jeu était donc déjà pratiqué dans la région de Tirle- 
mont-Jodoigne en 1522 et on en relève encore des traces 
dans des documents de 1870. 

(i) Voir Annales de la Société d'Archéologie de Bruxelles, t. XVL, 
ira et 2^ livr., 1902. 

(2) L'emplacement exact de cette ruelle n'est plus connu. 

(3) HetBroech : M. D. Raymaeckers suppose qu'il s'agit de la rue 
qui porte aujourd'hui le nom de rue du Marais. 

(4) Ces comptes n'existent plus, à Tirlemont tout au moins. 



— 56 — 

Ce qui est tout à fait curieux c'est que, à l'endroit 
dénommé (( Grypen », à Tirlemont, et qui porte encore 
la même appellation aujourd'hui, existait au xill® siècle un 
lazaret pour les lépreux, lazaret qui n'a été démoli que 
plusieurs siècles plus tard. Y a-t-il là une simple coïncidence 
ou bien ce jeu devenu si populaire émanerait-il réellement 
des léproseries? 

A la même époque, un jeu identique était répandu en 
Angleterre. Il était connu sous le nom de «soult», nom 
ressemblant étrangement à celui de (( souic » qu'on lui 
donnait à Jodoigne. De nombreux travaux ont été publiés 
en Grande-Bretagne sur cet ancien jeu (i). 

Le football, si fort en honneur aujourd'hui, ne serait donc 
qu'une résurrection d'un vieux jeu très apprécié il y a 
quatre siècles déjà par nos ancêtres, d'une réjouissance dont 
la vogue était si grande, que les magistrats et le clergé s'y 
rendaient en corps et que la caisse publique subsidiait. 



Hoe vroeger reeds een Voetbalspel in Brabant 

bestond 

De "Souic,, te Qeldenaken 

In een kleine brochure, uitgegeven in 1843, en ons door 
den heer Lacourt, bestendig afgevaardigde, aan de hand 
gedaan, vonden wij belangwekkende inlichtingen aangaan- 
de een spel dat zeer gelijkt op het voetbalspel en dat te Qel- 
denaken beoefend werd. Hier volgen de inlichtingn der 
brochure : 

Den 25" Maart van elk jaar, vierde men de Maria-Boodschap in 
de kapel « de la maladrerie », die thans verdwenen is. 

In den namiddag liep men de « souic », een spel dat thans ver- 
vallen is, en dat hierin bestond een bal, dik als een menschenhoofd, 
met paardshaar gevuld en met vel overtrokken, aan het doel te 
brengen dat door het hoofd van de magistratuur der stad aangeduid 
werd. 

Van uit het midden van de renbaan wierp hij dien bal de spelers 

(i) Au moment de mettre sous presse, on nous informe que ce jeu 
était également pratiqué dans le Hainaut. 



— 57 — 

toe, die in twee parti] en verdeeld waren. De eerste parti] bestond 
uit gehuwde mannen, de tweede, uit ongehuwde. 

De winnende partij werd door het hoofd van het stedelijk bestuur 
geluk gewenscht en met tromgeroffel, en gevolgd door de verlie- 
zende partij, naar het Stadhuis geleid, waar de overwinning gevierd 
werd door het drinken van menige pint hier van Hoegaerden. 

Dat spel werd eertijds ingevoerd om als oefening te dienen voor 
de genezende melaatschen. 

De stad Geldenaken werd inderdaad herhaalde malen 
door melaatschheid geteisterd. Dienaangaande bezit men 
belangrijke stukken. 

Belangwekkend is het aan te stippen dat bedoeld spel, 
dat zoo zeer op ons huidig voetbalspel gelijkt en in de le- 
prozenhuizen beoefend werd om de zieken te verstrooien en 
ook, als gezondheidsmaatregel, om zoo te zeggen in de ze- 
den gedrongen was, zoodat het een volksvermaak gewor- 
den was. 

Dat belang van het (( souicspel » werd gehuldigd door 
de deelneming der overheidspersonen. Een magistraat wees 
het doel aan ; hij wierp den bal tusschen de twee tegenover- 
elkaar gestelde partijen; de magistratuur ontving ten slot- 
le de overwinnaars op het stadhuis. 

De wijze waarop de ploegen samengesteld werden ; lever- 
de iets schilderachtigs op : de gehuwde mannen aan den 
eenen kant, de vrijgezellen aan den anderen kant. De be- 
zorgdheid om die twee ploegen zoodanig samen te stellen 
dat er een zekere gelijkheid van kracht en behendigheid 
bestond, ontbrak te eenen maie. In dien tijd kende men 
geen caoutchouc, geen kamer met saamgeperste lucht. De 
bal was volgestopt m.et een lichte en lenige stof onder een 
hard of elastisch omhulsel. 

Uit een handschrift uit den tijd der Fransciie omwente- 
ling blijkt dat bedoeld spel nog in de streek gekend was. 
Daar eigenaars van velden in 1776 verzet aanteekenden 
wegens schade aan hun oogst toegebracht, werden proces- 
sen ingespannen en door een arrest van den Raad van Bra- 
bant van i'*^° Maart werd het spel verboden. 

In een mededeeling aan de Vereeniging voor Oudheid- 
kunde van Brussel, in 1902 (i), wees de heer De Raeymae- 
kers er op dat het spel te Thienen ook gekend was. Bij die 

(i) Zie Annales de la Société d' Archéologie de Bruxelles, d. XVI, ist* en 
2* aflevering. 1902. 



— 58 - 

gelegenheid deelde hij een oud Vlaamsch handschrift mede 
waarvan hier de inhoud volgt: 

Eene derde recreatie te thienen was, genoemt den acker Loopen 
te grijpen, dese recreatie hadde plaets des maendaegs in de Kermis- 
weke naer den middagh, aile meijers en de pastoirs met hunne 
parochianen wierden hier toe versocht door die magistraet, een 
ieder die quamp, was ten besten gekleeden endevriendelijkgecomen, 
dese recreatie bestond in een amusement door eenen redelijken bal, 
welcken door den meijer wierd geworpen inden acker, ende als dan 
met de voeten sijnde voorts gejaegt tôt bij die rivière mené, soo 
sagh men dikwils persoonen vallen in het waeter, welke te ieverigh 
waeren "om desen bal op te vatten, ende alsoo den prijs daer op 
gestelt te connen winnen, dit gelijke recreatie hebbe ik sien gebeu- 
ren tôt geldenaeken achter het casteel ten jaere 1767 ende wierd 
genaamt rouler la boule. 

Op gestelde ûre sag men omtrent het stads hôtel compareeren 
eeae partij oft trouppe van jaegers wel gekleed, ende vêle jonkheijd 
daar hennen gaen, voor uijt gaende een schoon musiek, ende sij 
vergeselschapten den leëren bal die door eenen jaeger wierd gedrae- 
gen geaccompagneert door den heere meijer ende die magistraet, 
soo allen het volck op ende omtrek den acker vergadert was, soo 
wierd desen bal gebannen ende geworpen inden acker tôt grijpen, 
ende voortsgedreven door het volck door tôt inde wijden regenote- 
rende de rivière mène, als een amusement ende tôt recreatie van het 
volck, somtijts sag men den bal bijnaer gevangen, somtijts sag men 
eenen nalooper in het water des mène vallen, den langen lesten 
wierd den bal gevangen en den vasthoudenden liefhebber won alsoo 
eenen prijs, ende het volck keerde lancx den Carlowijcx gange ter 
stadt waerts met vreught ende acclamatie, desen carlowijcx ganck 
ofte wegh w^as van w^ederzijde beplant met boomen tôt bij het 
broeck, wanneer die magistraet eene recreatie gaf aen het volck die 
den acker hadde geloopen soo ons getuijgen die stadts overgebleve 
rekeningen van i522 tôt 1548 alnog ter greffîe Liggende, tôt de 
welke den léser can recours nemen. 

Dat spel werd dus in 1522 reeds beoefend in de streek 
van Thienen- Geldenaken en in stukken van 1780 vindt 
men er 00k nog sporen van. Opmerkelijk is het dat er op 
de.plaats die heden te Thienen nog de (( Grijpen » genoemd 
wordt, in de 13*^ eeuw een leprozenhuis stond, dat echter 
later afgebroken werd. Is dat enkel een toeval of zou dat 
volksspel werkelijk zijn ontstaan aan de leprozenhuizen te 
danken hebben? In denzelfden tijd was een gelijkaardig 
spel in Engeland verbreid. Men noemde het daar (( soult » 



— 59 - 

en die benaming gelijkt eenigszins op de benaming « souic » 
die men er te Geldenaken aan gaf. In Engeland werden er 
over dat oud spel talrijke werken uitgegeven (i). Het 
thans zoo hartstochtelijk beoefend voetbalspel (eng. foot- 
ball) zou dus enkel de verrijzenis zijn van een oud spel dat 
door onze voorouders vier eeuwen geleden reeds geliefd was, 
van een volksvermaak dat zoo zeer gewaardeerd werd dat 
de magistraten en de geestelijkheid het in korps bijvvoon- 
den en dat de openbare kas er toelagen aan verleende. 



La pierre du Diable 

Tel est le nom donné généralement à tout bloc de pierre 
isolé dont les proportions et la silhouette fantastique ont 
frappé l'imagination populaire. La plus célèbre — le Faix 
du diable — se trouve près de Stavelot, à Wanne ; elle a 
donné naissance à une légende célèbre, dans laquelle inter- 
viennent Remacle et le diable. 

Paul Collet, 
Avocat à Nivelles. 




(i) Vôor het drukken meldt men ons dat dergelijk spel ook in 
Henegouw bestond. 



60 — 



De Duivelssteen 

Dat is de naam die gewoonlijk gegeven wordt aan elken 
alleen liggenden steenblok, waarvan de buitengewone groot 
te en de zonderlinge omtrekken de volksverbeelding trof- 
fen. De meest bekende — de Duivelslast — light bij Stave- 
lot te Wanne. Hij heeft een légende doen ontstaan, waarin 
Sint Remacle en de duivel een roi spelen. 



La création du Wallon 

Après la création de l'univers, Dieu produisit toutes 
sortes de gens : des Anglais froids, des Hollandais têtus, 
des Français légers; bref, tout était fait quand saint Pierre 
proposa à Dieu de faire aussi un Wallon. 

Mais le bon Dieu n'y tenait nullement, car, disait-il, on 
n'en rapporte pas beaucoup d'honneur. 

Cependant saint Pierre insista et dit : 

(( Nous ne pouvons pas le savoir, il vaudra peut-être 
autant qu'un autre; il faudrait faire quand même un Wal- 
lon, sinon la création n'est pas complète. » 

Notre Seigneur se laissa persuader. Ils modelèrent en 
argile un Wallon et le mirent sécher sur une planche, au 
soleil. Quand il fut un peu sec d'un côté, saint Pierre 
voulut le mettre sur l'autre côté pour qu'il pût sécher 
complètement. 

Mais le Wallon s'écria avec colère : 

(( Laisse-moi tranquille, sacré nom de tonnerre ! 

— Voyez-vous, dit le bon Dieu, que vous ai-je dit? Il 
n'est pas encore sec et il jure déjà! » 

{Entendu à Bierbeek, près du quartier wallon.) 

A. Van den Broeck, 
Instituteur retraité à Lovenjoul. 



61 — 



De schepping van den Waal 

Toen de gansche Schepping reeds volmaakt was, had de 
goede God aile soorten van menschen voortgebracht : koele 
Engelschen, koppige Nederlanders, lichtzinnige Fran- 
schen, met een woord, ailes was gereed, toen Sint Pieter aan 
0ns Heer voorstelde ook een Waal te miaken, 

Maar Onze Lieve Heer had daar niet veel goesting voor; 
(( want )) zegde Hij, (( daar is toch geen eer van te halen )). 

Doch Sint Pieter hield aan en sprak : (( Wij kunnen dit 
niet weten, misschien zal hij zoo braaf zijn als een ander. 
Gij moet toch maar 'nen Waal maken, anders zou de 
Schepping niet kompleet zijn. » 

0ns Heer liet zich gezeggen. Zij maakten dan van klei- 
aarde 'nen Waal en legden hem op een plank in de zon te 
drogen. Toen hij langs de eene zij de wat opgedroogd was, 
wilde Sint- Pieter hem op de andere zij de leggen, opdat hij 
gansch zoude opdrogen. 

Doch de Waal riep met gramschap : 

(( Laisse-moi tranquille, sacré nom de tonnerre ! )) 
(( Ziet ge wel, sprak Ons Heer, wat heb Ik u gezegdî 
Hij is nog niet droog en hij vloekt al ! )) 

(Gehoord te Bierbeek, op de grenzen van het Walen- 
kwartier.) 

A. Van den Broeck, 

Rustend onderwijzer te Lovenjoel. 



Installation des bourgmestres 

Dans la plupart des communes, lorsqu'un nouveau bourg- 
mestre est nommé, la population procède à son installation 
et, à cette occasion, des cérémonies particulières sont orga- 
nisées. Ordinairement le nouvel élu est reçu à la limite du 
territoire, un cortège vient à sa rencontre et, par les rues 
ornées d'une façon spéciale, le conduit jusqu'à la maison 
communcde. 

Cette installation a lieu, souvent, d'après d^es règles consa- 
crées remontant à une époque lontaine. 



— 62 — 

Des élections ayant eu lieu il y a quelques mois, de nou- 
veaux bourgmestres ayant été nommés dans la plupart des 
communes, nous nous permettons 'de demander à toutes les 
administrations communales et à tous nos correspondants 
de bien vouloir nous raconter coanment il a été procédé à 
cette installation, nous envoyer les programmes ou les 
comptes rendus, nous dire comment les rues étaient ornées, 
comment étaient composés les cortèges. Il nous serait 
agréable surtout de recevoir à ce sujet des photographies. 



Aanstelling van burgemeesters 

In de meeste gemeenten wordt een pas benoem'de burge- 
meester door de bevolking aangesteld en bij die gelegen- 
heid worden bijzondere plechtigheden ingericlit. Gewoon- 
lijk wordt de burgemeester aan de grens van het grondge- 
bied afgehaald door een stoet, en langs de bijzonder 
versierde straten wordt de burgervader naar het gemeente- 
huis gebracht. 

Die aanstelling, ook inhaling genoemd, heeft plaats 
volgens gevestigde regels die sedert onheuglijke tijden 
bestaan. 

Daar de verkiezingen eenige maanden geleden plaats 
vonden en de burgemeesters in de meeste gemeenten reeds 
benoemid werden, zijn wij zoo vrij aile gemeentebesturen 
en al onze briefwisselaars te verzoeken ons te willen vertel- 
len hoe die aanstelling geschiedde, ons de programma's en 
verslagen te sturen, ons te zeggen hoe de straten versierd 
en de stoeten samengesteld waren. 

Het ware ons vooral zeer aangenaam dienaangaande 
foto's te ontvangen. 



® @ ^ 



Bibliographie 

(Suite.) 

Nous donnons ci-dessous la liste des ouvrages acquis ou 
donnés au Service de Recherches historiques et folkloriques.. 

Hieronder geven wij de lijst van de werken die de Dienst 
voor historische en folkloristische Opzoekingen aankocht of 
ten geschenke bekwam. 

Stuyt (Jan). — De Ruine van de Cistercienser-ahdij Villers. i geill. bro- 
chure van 8 blz. 1906. 

Teirlinck (Is,). — Contes Jïamands. i vol. de 142 p., édité chez Rozez, 
à Bruxelles (sans date). 

TissoT. — Raedgevingen voor de gezondheid van den gemeenen man. In 't 
Vlaamsch vertaald door Lambertus Bikker. Brugge, bij Joseph 
Van Praet, 1765. 

ToRFS. — Geschiedenis van Leuven. Leuven, bij Emiel Charpentier. 
1899. 

Tourneur (Victor). — Catalogue des monnaies et des médailles ^tapolto- 
niennes des collections du Cabinet de Numismatique de Belgique. 88 p. 1921. 

Vandenpeereboom (Alïhonse). — Gildes, Corps de Métiers, Serments. 

1 broch. de 40 p. 1874. 

Van den Weghe (M. J.). — Korte geschiedenis van O.-L.-V. van Halle 
en van haar heiligdom. 112 blz. geill. 1912. 

Van de Wiele (Marguerite). — L'Ommeganck (de Bruxelles). 26 p , 
7 illustr. Chez Havermans. 1905. 

Van Dieve (W. A.) en Van Even (Edward). — Jaerboeken der stad' 
Leuven van 240 tôt i5oy. — 1857, 

Van Driesten (J.). — La Toison d'Or. La Belgique et l'Autriche. 
Introduction tirée du « Grand Armoriai de la Toison d'Or ». Paris^ 
1917. I broch. illustrée, 36 p. 

Van Gele (A.). — Diest, Sichem, Montaigu, l'Abbaye d'Averbode, Tirle- 
mont. De Bruxelles à Anvers par Bornhem et Tamise. 56 p. Illustr. 
de A. RoNNER et L. Tixz. 1894. 

ViNCKX (Jozef). — Eigenaardige gebruiken, gewoonten en Liederen van hei 
Vlaamsche Volk, in betrekkingen fnet de verscheidene Jaar- en Kerkfeesten.. 

2 vol. geill. 

— De slag bij Orsmaal-Gus''mhoven 1914. Geill. broch. van 60 blz^ 
1920. 

Vliebergh (E.). — De Kempen in ae XIX^ en in 't hegin der XX^ eeuw^ 
192 blz. 1908. 

Vliebergh (E.) en Ulens (Rob.). — Het Hageland. Zijne platte- 
landsche bevolking in de xix» eeuw, 490 blz. 192 1. 

Voisin (Auguste). — La bataille de Woeringen. i broch. de Co p. avec 
un dessin reproduisant le tableau de De Keyzer. 1839. 



64 — 



Wauters (Alph.). — U ancienne Ahhaye de Villers. Histoire, description 
de ses ruines i856. 

La Cour des Chênes à Hornu, avec un hors-texte d'après le manuscrit 
n° 9242 de la Bibliothèque de Bourgogne, relatif aux « Annales 
du Hainaui » de Jacques de Guyse (sans nom d'auteur, sans date). 

10 p. 

DeducUe voor die Koningh-stàbels, Dekens, ende andere Supposten van- 
de groote Guide, genoemt die Sestighe binnen die Hooft-Stadt 
Loven, Gedaeghde tegens die Dekens ende andere Supposten van 
het Been-houwers A mbacht binnen de selve Hooft-Stadt Loven 
Impetranten van Brieven van groote Revisie (1774). 

Documents concernant un procès intenté à Lotivain par la Corporation des 
Poissonniers à la Corporation des Bouchers, la première voulant faire 
interdire à la seconde de vendre du poisson (De nombreux docu- 
ments sont rédigés en français). 

Histoire de la commune de Saint- Josse-ten-Noode pendant la guerre mondiale 
et r occupation allemande. Edité par l'administration communale. 
I vol. ill. de 348 p. 1920 (don de la commune). 

Histoire de Saventhem. Série d'articles parus dans « Nieuws- en 
Annoncenblad », journal local, signés de Munck, Carpentier et 
De Ceuster. Années 1902 à 1906, reliées en 4 vol. (don de 
M. De Ceuster, archiviste à Saventhem). 

Leven van de H. Pharaïlda te Steenocherzeel. i broch van 16 blz. 1886 
(gift van den heer de Munck). 

Vie du grand saint Hubert i broch. de 32 p. 1891 (don de M. de 
Munck). 

De kapel van O.-L-V. Behoudenis der Kranken, te Wolverthem 36 blz. 
1905 (gift van den heer de Munck), 

Funérailles d'un grand seigneur d'autrefois. Signé J. D. S. G. Date 
approx. : i853. Relate les funérailles de Messire Oudart de Bour- 
nonville à Bruxelles, mort le 28 décembre i585, et reproduit un 
document contemporain. 8 p. 

Wallonia. ne année (igoS), nos g, 9, 10, 11. 12. — 12^ année (1904), 
n°^ I, 2, 3, 10, II, 12. — i3e année (1905). n°^ i, 3, 4, 5, 6, 7, 11, 
12. — 14e année (1906), complète. — iS^ année (1907', complète. 
i6e année (1908), n°^ i, 2, 3, 4, 5, 8, 9, 11. — iS® année (1910), 
nos 8, g^ 10, II, 12 — 19e année (1911;, no^ 5, 6, 7, 8, 9. 10. — 
20e année (1912^ i, 2, 12. — 21^ année (i9i3), n^s i, 3, 4, 7, 8, 11, 
12. — 22® année (1914), n^^ 2, 3, 4, 5. 6, 7. Le Service désire vive- 
ment se procurer les années qui lui manquent, et compléter celles 
qu'il possède. 

Le Roman Pays de Brdbant. Nos remercîments à M. De Ceuster, de 
Saventhem, qui nous a envoyé, à la suite de notre appel paru à 
cette place dans le premier bulletin, les numéros suivants du 
Roman Pays de Bràbant : 1911, n<*' 8 et 12; 1914, n»» i, 2, 4, 5, 6, 7, 

11 ne manque plus, dans notre collection, que les n»» i et 2 de la 
i^e année (1913). 

La Défense wallonne. Bulletin mensuel de F « Union nationale wal- 
lonne ». 1921 (don de l'cc Assemblée wallonne »j. 

(Wordt vervolgd.) (A suivre.) 



l»e Année. — N" 3 



Décembre 1981 



Le Folklore Brabançon 
De Brabantsche Folklore 



iste jaap. 



N-- 3 



December 1921 



SOMMAIRE.": 
Une " ducace " en Brabant wallon. — 
Les armes de Hal. — Le " Alveren- 
berg " dans la Petite Campine. — Le 
drapelet de saint Marcoul à Grez- 
Doiceau. — La chapelle d'Amelghem. 
— " Amon H et " Abie ". — Les entê- 
tés de Cobbeghem, etc. 



INHOUD : 
Een Kermis in Waalsch- Brabant. — 
Het wapenschild van Halle. — De 
I' Alverenberg " in Klein-Kempen. — 
Het vaantje van sint Marcoul te Grez- 
Doiceau. — De kapel van Amelghem. 
— De koppigaards van Cobbeghem, 
enz. 



Une ducace,, en Brabant Wallon 
La Saint-Aubin à Opprebais 

Il est, en Brabant Wallon, un petit village dont les mai- 
sons se groupent autour d'un antique château-fort, cui- 
rassé de lierre et où l'on a, jusqu'en ces dernières années, 
conservé absolument intact le cérémonial de la (( ducace » 
d'autrefois. C'est Opprebais, près de Jodoigne. 

Mais là comme ailleurs, la civilisation livre à la tradition 
un combat dont l'issue n'est point douteuse: car, chaque 
année, le programme des festivités perd l'un ou l'autre de 
ses numéros les plus intéressants... 

* * * 

La (( ducace » d' Opprebais commence le dimanche qui 
suit la Saint-Aubin, patron de la paroisse. 

Elle est annoncée, dès la veille au soir, comme dans tout 
village qui se respecte, par une salve de coups de canon, 
qui se répétera, du reste, plusieurs fois au cours de la fête, 
le dimanche, à sept heures du matin, à midi et dans la soirée, 
et le lundi aux mêmes heures. 

Le dimanche, après la grand'messe, la (( Jeunesse » fait 
le tour des cabarets. Car la (( ducace » est organisée par 
la ((Jeunesse)), qui se choisit un capitaine, un lieutenant 
et deux sous-lieutenants. Ces dignitaires, grands ordonna- 



— 66 — 

teurs des cérémonies, sont revêtus des insignes de leur 
grade, en l'occurence une écharpe tricolore, portée en ban- 
doulière par le premier, autour de la ceinture par les 
autres. 

Précédés d'un grand drapeau aux couleurs belges, et 
d'un groupe de musiciens — la musique officielle qui sera 
de toutes les réjouissances — ils parcourent le village à 
la recherche des ressources nécessaires à l'élaboration du 
programme. Chaque habitant qu'ils rencontrent est astreint 
à payer sa contribution et reçoit en échange — comme 
reçu — sur la pointe de sa chaussure, une croix blanche à 
la craie. 

Celui qui donne deux francs se voit offrir un nœud de 
ruban tricolore, qu'il s'attache à la boutonnière, à gauche ou 
à droite, c'est indifférent, et doit subir un petit air de 
musique. Pour les dames, le nœud est remplacé par un flot 
de ruban. Il va sans dire que la (( Jeunesse » s'attaque 
surtout à ceux de leurs concitoyens qui habitent ((le 
velle )) (i), et qui, étant mis comme des (( Monsieûs », 
doivent avoir mieux les moyens que les autres. 

La tournée continue après (( prandjère )). (2) 

Le soir, après la cérémonie de V (( premene danse )), 
tout le village se transforme en une immense salle de bal. 
Cette première danse, seule, a lieu sur la grande place et 
est réservée exclusivement à la (( Jeunesse )) et aux notables 
de la comimune; elle est suivie d'une collecte faite parmi 
les assistants par le tambour de la société, qui recueille, 
sur la peau de son instrument, les pièces qu'on lui lance. 

Vers neuf heures, le bal s'achève dans tous les cabarets, où 
l'on danse au son de deux instruments parfois peu destinés 
à un mariage de ce genre : un violon et un piston, un 
bugle et un tambour, un accordéon et un trombone... Et 
l'estrade, invariablement, comme dans les tableaux de 
Téniers, repose sur deux tonneaux vides. 

^: * * 

La matinée du lundi ressemble en tous points à celle du 
dimanche : la (( Jeunesse » fait une nouvelle tournée de 

(1) La ville. 

(2) Après-dîner. 



— 57 — 

croix, pour atteindre ceux qui lui ont échappé la veille, et 
parfois les autres aussi. 

L'après-midi, par contre, est remplie par une réjouis- 
sance typique qui existe également — mais que l'on pra- 
tique d'une façon différente — dans d'autres villages : la 
course de l'oie. 

Une oie, préalablement tuée, est attachée par les pattes 
à une corde tendue entre deux poteaux solidement plantés 
en terre. Un fil de fer, « on fe d'ârca » — précaution néces- 
saire pour les opérations que l'animal est appelé à subir — 
lui traverse le corps d'outre en outre et consolide un cou, 
qui pourrait, par son peu de résistance, faire cesser le jeu 
trop vite. 

Pour pouvoir (( couru l'ôwe » il faut faire partie de la 
(( Jeunesse » posséder ou avoir à sa disposition un cheval 
et un pistolet, et payer entre les mains du trésorier du 
comité des fêtes, un droit de deux francs. 

Au signal, les concurrents, à tour de rôle, s'avancent, 
au pas de leur cheval et arrivés à une distance assez rap- 
prochée, visent l'oie au cou et tirent un coup de leur pisto- 
let chargé à poudre. Les fraudeurs, m'a assuré un vieux 
qui s'y connaît, y joignent, pour faire choir plus vite la 
tête de l'animal, du crin de cheval, haché menu. 

Celui qui parvient à détacher la tête de l'oie, est déclare 
vainqueur; la musique lui joue une (( Brabançonne » et — 
ceci est le suprême honneur — il se voit obligé d'aban- 
donner aux organisateurs sa mise de deux francs; tandis 
qu'on restitue la leur à ses camarades moins adroits et 
partant moins fiers, mais... peut être plus heureux! 

Aussitôt après, a lieu une grande course de chevaux, à 
laquelle participent les cavaliers qui ont (( couru l'oie)). 

Le signal du départ — un coup de pistolet — est géné- 
ralement donné à Wastinnes ; le but se trouve à Opprebais, 
et' le prix consiste en une selle ou une bride. 

Naguère encore, vers sept heures, sur la grande place, le 
village entier se réunissait pour assister à (( l'danse de dra- 
pia )) (i). Cette danse était exécutée par un spécialiste, qui 

(i) La Danse du Drapeau dans la Vallée de la Dyle. Voir l'étude de 
M Jules Dewert, parue dans la revue répionaliste « Le Roman 
Pays de Brabant », juillet igiS, p. i53 — A Céroux-Mousty. Voir 
l'article de M. Henry Rousseau dans la revue « Wallonia », n<>* 7, 8, 
1913, p. 446. 



— 68 — 

malgré son grand âge, parvenait à accomplir avec un grand 
drapeau de soie, de réels prodiges d'adresse. Pendant une 
demi-heure, parfois plus longtemps, au son de la musique, 
il faisait évoluer son drapeau en tous sens, le passant 
autour de sa tête, sous ses jambes levées alternativement, 
à droite, à gauche, sans jamais le laisser toucher terre... 
Le soir, le bal recommence à battre son plein dans les 
cafés. 

* * * 

Le mardi matin, la (( Jeunesse » et la musique font pour 
la troisième fois la tournée des cabarets; cette fois, c'est 
pour payer aux cabaretiers les dépenses que l'on a faites 
les deux jours précédents. Et je vous assure que c'est moins 
amusant... surtout quand, avant d'arriver au terme de ce 
triste pèlerinage, on s'aperçoit que les dépenses dépassent 
les recettes !... 

L'après-midi, un peu partout, ce ne sont que jeux bouf- 
fons, que courses grotesques : courses aux grenouilles, perche 
au savon, courses dans les sacs, jeu de sirop — où le patient 
doit aller pêcher avec ses dents, une pièce blanche perdue 
au fond d'un large plat de (( serôpe », puis se laisser recou- 
vrir la face d'une épaisse couche de plumes... 

Le soir, dans un estaminet du centre, la (( Jeunesse )) 
(( mougne l'ôwe ». L'oie, victime de la course de la veille, 
est cuite par les soins d'une cuisinière de bonne volonté et 
apportée sur un plat. Le capitaine, au son de la musique, 
la découpe en petits morceaux que les assistants, debout 
autour de la table, mangent avec une tranche de pain. On 
arrose ce frugal banquet d'une quantité de pintes, puis l'on 
danse dans tous les coins, autour des petits orchestres per- 
chés sur les tonneaux... 

5): * 5(: 

Le mercredi, ceux qui n'en ont jamais assez — les plus 
nombreux — procèdent à un autre jeu, pratiqué ailleurs 
avec quelques variantes (i) : (( l'abatadje de coq ». Devant 
un cabaret, on enterre un coq, tué bien entendu, la tête 
seule émergeant du sol. 

On bande les yeux aux concurrents qui, un bâton à la 

(i) Voir K Wallonia », nos 7, g, igiS. Article cité p. 446. 



— 69 — 

main, se dirigent l'un après l'autre, vers le coq; ils s'avancent 
à tâtons et quand ils croient avoir touché la tête de l'ani- 
mal, ils tapent de toutes leurs forces, pour la détacher du 
tronc. Dois-je dire que les farceurs sèment de cailloux, de 
(( rukes » de terre, de morceaux de briques, le chemin du 
malheureux qui s'imagine taper sur le c/iq, alors qu'il est 
très loin du but, ou l'a parfois dépassé de plusieurs mètres?... 

Le coq est remis à celui qui parvient à lui emporter la 
tête. Il le mange, le soir, en famille, et invite à la ripaille 
quelques amis. 

Comme il serait trop cruel de quitter brusquement les 

mille joies dans lesquelles on a nagé pendant des jours 

entiers, la (( Jeunesse » organise pour le dimanche suivant 

un (( r'boutadje de l'fiesse», dont le clou est constitué par 

un carrousel aux anneaux... 

Voilà comment nos pères s'amusaient. 

Je crois que l'on peut, sans paraître un évadé d'un autre 
âge perdu dans le XX^ siècle, regretter les (( ducaces )) 
de jadis et préférer parfois à certaines réunions sportives, 
aux matches de boxe, aux courses cyclistes, les réjouis- 
sances traditionnelles, et des jeux, peut-être pas toujours 
spirituels, mais qui avaient du moins le mérite de ne faire 
de tort à personne et d'être bien de chez nous... 

Paul Collet. 

Avocat à Nivelles. 



Een Kermis in Waalsch=Brabant 

Sint-Albinusfeest te Opprebais 

( Vertaling. ) 

In Waalsch-Brabant ligt een dorpken, waarvan de huizen 
gebouwd zijn rond een oud versterkt kasteel, bedekt met 
klimop, en waar men tôt in de laatste tijden ongeschonden 
de gebruiken van de vroegere kermis bewaard heeft. Het is 
Opprebais bij Geldenaken. 

Doch daar evenals elders levert de beschaving met de 
overlevering een strijd, waarvan de uitslag niet twijfelachtig 
is : want ieder jaar verliest het programma een of ander 
van hare belangwekkendste nummers... 

* * * 



- — 70 — 

De kermis van Opperbais begint den zondag die volgt 
op sint-Albinusdag, patroon der parochie. 

Gelijk in ieder dorp dat zijn naam hoog wil houden, 
wordt die kerms den avond te voren aangekondigd door 
een salvo kanonschoten, die overigens herhaalde malen 
tijdens de kermis zuUen losdonderen den zondag om 7 uur 
's morgens, 's middags en 's avonds en den maandag op 
dezelfde uren. 

's Zondags, na de hoogmis, doet de (( Jeugd » de ronde 
van de herbergen, want de kermis wordt ingericht door 
de (( Jeugd », die een kapitein, een luitenant en twee onder- 
luitenants kiest. Die waardigheidbekleeders, ceremonie- 
meesters, dragen de teekens van hun graad, hier een drie- 
kleurige sjerp, schuins over den schouder gedragen door 
den eerste, en rond de lenden door de anderen. 

Voorafgegaan door een groot vaandel met de belgische 
driekleur en door een groep muzikanten — de officieele 
muziek luistert ai'le vermakelijkheden op — loopen zij 
het dorp af om de noodige geldmiddelen in te zamelen 
tôt de uitvoering van het programma. Elke inwoner, dien 
zij ontmoeten, wordt gedwongen zijn bijdrage te betalen 
en ontvangt in ruil — als ontvangstbewijs — ^ op de punt 
van zijn schoeisels een wit kruis met krijt. 

Hij die twee frank geeft, krijgt een strik in driekleurig 
lint, dat hij aan het knoopsgat hecht, links of rechts, cm 
't even, en men speelt en muziekstukje te zijner eer; voor 
de dames wordt het strikje vervangen door een tros flad- 
derende linten. Het spreekt van zelf dat de (( Jeugd » 
vooral degenen onder hun medeburgers te lijve gaat, die 
de stad {le velle) bewonen en die, als (( heeren » gekleed 
zijnde, beter kunnen afdokken dan de anderen. 

De ronde wordt na (( prandjère » (in den namiddag) 
voortgezet. 

Des avonds, na de plechtigheid van den eersten dans, 
wordt hee het dorp een groot dansplein ; die eerste dans 
alleen heeft plaats op het groot plein en wordt uitsluitend 
voorbehouden voor de (( Jeugd » en voor de aanzienlijken 
van het dorp ; daarna wordt er onder de aanwezigen een 
geldomhaling gedaan door den trommelaar van de maat- 
schappij, de op het vel van zijn trommel de geldstukken 
inzamelt die men hem toewerpt. 

Om 9 uur is er dansfeest in aile herbergen ; er wordt 



— 71 — 

gedanst op den klank van twee instrumenten die soms 
weinig samen passen : een viool en een piston, een bugel 
en een trommel, een harmonika en een trombon. En onver- 
anderlijk, gelijk in de schilderingen van Teniers, rust het 
verhoog op twee tonnen. 

:js * * 

De maandagmorgen gelijkt in ailes op den zondagmor- 
gen. De (( Jeugd » doet een nieuwe ronde en maakt witte 
kruisen op de voeten om degenen te treffen die den vori- 
gen dag ontsnapten, en soms de anderen ook. In den namid- 
dag heeft een eigenaardige vermakelijkheid plaats die — 
ofschoon onder een anderen vorm — ook in andere dorpen 
plaats heeft : het gansloopen. 

Een gedoode gans, wordt met de pooten aan een gespan- 
nen koord gespannen tusschen twee païen die goed vast 
in den grond staan. Een ijzeren draad gaat door en door 
het lijf en versterkt den hais die door zijn geringen weer- 
stand het spel te gauw zou doen ophouden. 

Om te mogen gansloopen, moet men deel uitmaken van 
de (( Jeugd », een paard en een pistool hebben en een 
recht van 2 frank storten in de handen van den penning- 
meester van het inrichtingscomiteit. 

Op een gegeven teeken komen de mededingers ieder op 
zijn beurt nader en op een zeker afstand mikken zij op 
den hais van de gans en schieten met hun pistool dat met 
poeder geladen is. Een oude, die goed op de hoogte is, 
verzekerde mij dat de bedriegers, om den kop van de gans 
sneller te doen vallen, er fijn gekapt paardehaar bijdoen. 

Hij die den kop kan los krijgen, wordt tôt overwinnaar 
uitgeroepen; de muziek speelt een ((Brabançonne» voor 
hem en — dit is de hoogste eer — hij is verplicht zijn 
inzet van 2 frank in de handen van de inrichters te laten, 
terwijl zijn minder behendige en dus minder trotsche kame- 
raden hun geld terugkrijgen, wat ze op hun manier geluk- 
kig maakt. 

Onmiddellijk daarna heeft een groote paardenrit plaats 
waaraan aile ruiters deelnemen, die op de gans geschoten 
hebben. Het teeken tôt het vertrek — een pistoolschot — 
wordt gewoonlijk gegeven te Wastinnes; het doel is te 
Opprebais en de prijs is een zadël of een teugel. 

Voorheen kwam het gansche dorp om 7 uur 's avonds op 



— 72 — . 

het dorpsplein bijeen om den vaandeldans (danse di dra- 
pia) (i) bij te wonen. Die dans wordt tiitgevoerd door een 
specialist die in de gansche streek moest optreden en die, 
ondanks zijn hoogen ouderdom, met een groot zijden vaan- 
del wonderen van behendigheid uitvoerde. Gedurende een 
half u'ur, soms nog langer, deed hij zijn vaandel op aile 
manieren zwieren, deed het rond zijn hoofd, onder zijn 
beurtelings opgeheven beenen door, links en rechts slieren, 
zonder dat het doek den grond raakte... 

's Avonds begint het dansfeest weer volop in de her- 
be rgen. 

* * * 

Den dinsdag morgen doet de (( Jeugd » voor de derde 
maal de ronde van de herbergen ; ditmaal is het om de 
herbergrers het verteer te betalen dat zij de twee vorige 
dagen maakten. En ik verzeker u dat het minder verma- 
kelijk is... vooral wanneer men, alvorens op het einde van 
dien treurigen gang te komen, ziet dat de uitgaven de ont- 
vangsten overschrijven. 

In den namiddag hebben zoowat overal kluchtige volks- 
spelen plaats : kikvorscJiloopen, mastklimmen, zakloopen, 
strooplikken; bij laatstgenoemd spel moet de deelnemer met 
de tanden een geldstuk ophalen uit een teil die vol stroop 
is ; daarna moet hij zich het gezicht met een dikke laag 
pluimen laten bedekken. 

's Avonds wordt de gans in een herberg m de kom van 
het dorp door de (( Jeugd » gepluimd en gebraden ; de taak 
van den kapitein is het de gans, bij muziekklank, in stukken 
te snijden; aile aanwezigen krijgen een stuk dat zij staande 
oppeuzelen met en snee brood. Dan worden er nog vêle 
pinten op gedronken en ten slotte wordt er overal gedanst 
op de maat van de kleine orkesten die op verhoogen post 
gevat hebben. 

* * * 

Den woensdag leveren degenen die zich nooit genoeg 
vermaakt hebben — en zoo zijn er velen — zich over aan 

(i) La Danse du Drapeau dans la Vallée de la Dyle. Zie de studie van 
den heer Jules Dewert, verschenen in « Le Roman Pays de Bra- 
bant», I Juli igiS, blz. i53. — A Céroux-Mousty . Zie het artikel van 
Henry Rousseau in « Wallonia », n^» y, 8, igiS, blz. 446. 



* 



1.^ rf ^ 



:ii"-Nî, 



Ancien sceau des échevins. — Onde schepenenzegel. 




Les armes de Hal. — Het vvapenschild van Halle 



Extrait de Souvenir de N.-D. de Hal, édité par le 

T. R. Curé-Doyeu. 
Gedenliboe); van O.-I..- Vrouio van Halle, uitge- 

geven door den B. E. H. Pastoor-Deken. 



— 73 ~ 

een ander spel dat elders ook mits eenige wijzigingen be- 
kend is (i) : het haankappen {l'abatadje di coq). Voor een 
herberg begraaft men een gedooden haan, zoodat de kop 
alleen uitsteekt. De deelnemers worden geblinddoekt ; dan 
komen zij, een voor een, vooruit met een stok en tastende 
moeten zij slaan om den kop van het dier te scheiden. Hoeft 
het gezegd dat de spelers veel met in zicht gelegde keien, 
aardklompen en kareelbrokken doen opvliegen en dat velen 
denken, dat zij raak slaan, terwijl zij eenige meters van 
het doel af zijn. 

Hij die den kop van den romp slaat, krijgt den haan. 

's Avonds wordt die in zijn familie opgesmuld en eenige 
vrienden worden op de partij genoodigd. 

* * * 

Daar het te pijnlijk wezen zou opeens van al die verma- 
kelijkheden te scheiden die dagen lang duurden, viert de 
(( Jeugd )) den volgenden zondag een slot van de kermis, 
{/boutadje d' V jiessé), waarvan het grappigste nummer 
een carnaval met de ringen is. 

* * * 

Zoo vermaakten zich onze vaderen. Ik meen dat men, 
zonder geestelijk tôt een andere eeuw te behooren, betreu- 
ren mag dat de kermissen van voorheen niet meer bestaan 
en wel mag men boven sommige woeste sf>ortfeesten, als 
boks- of wielrijden de traditioneele vermakelijkheden en 
spelen stellen, die wellicht niet altijd geestig waren, maar 
toch de verdienste hadden niemand te schaden en den aard 
van het volk eigen te zijn. 



Les armes de Hal 

Faute de documents, il est impossible de préciser la date 
à laquelle remontent les armes de Hal. On peut toutefois 
approcher de la vérité par la comparaison de certains faits 
historiques. 

(i) Zie Wallonias n" 7, 8, 1913, blz. 446. 



— 74 — 

D'après EVERAERT et Bouchery (i), le plus ancien sceau 
de la ville représente (( une Vierge en pieds portant dans 
chaque main les armes du Hainaut. Le sceau aux causes 
était écartelé à quatre lions. » 

Ces auteurs ajoutent que les titres accordant les premières 
armioiries de Hal s'étant perdus pendant les troubles du 
XVI® siècle, le magistrat s'adressa à Charles, sire et duc 
de Croy et d'Aerschot, lieutenant-gouverneur du Hainaut, 
afin de le prier d'approuver les armoiries trouvées en I595r 
chez Josse de Lockenberghe, (( herault d'armes, lieutenant 
du Thoison d'or, et escripveur de généalogies ». 

Le 29 janvier 1606, le duc fit droit à cette requête. L'acte 
décrit les armes retrouvées comme suit : 

Escartelé, à dextre premier quartier d'azur à une demie Notre 
Dame d'argent, le Jhésus et imaige couronnés et chevelés d'or, le 
ije au chef escartelé d'or à quatre lions assçavoir : deux de sable et 
deux de geulle, armes du Hainnau (desquelles lesdis de Hal se sont 
servis depuis l'obscurcissement des vraies armes de Hal [2]), et le 
quatrième senestre de la poincte debvoir porter de Bavière, lozangé 
d'argent et d'azur. 

Cette description n'indique pas la composition du troi- 
sième quartier; il était identique au deuxième. 

L'arrêté royal du 29 août 1842 confirme la ville de Hal 
dans la possession de ces armes. Il les décrit comme suit : 

Ecartelées, au premier d'azur à une demi-image de Notre-Dame 
d'argent, tenant son fils couronné et chevelé d'or, le 2^ et 3^ de 
Hainaut et le dernier de Bavière. 

:(c * * 

Le premier quartier représente à proprement parler la 
ville de Hal, sous la figure de sa madone. On sait que la 
statue de Notre-Dame de Hal, qui porte tous les caractères 
de la seuil pture du commencement du Xiil® siècle, fut 
léguée à l'église de Hal par Mathilde, sœur de Henri II, 
duc de Brabant, et veuve de Florent IV, comte de Hollande 

(1) Histoire de la ville de Haï, Louvain, 1879, p. 197. 

(2) Allusion évidente au sceau décrit plus haut, lequel représente 
une sainte (probablement sainte Waudru) sous un dais gothique, 
portant dans chaque main un écusson où l'on distingue les quatre 
lions du Hainaut. 



— 75 



et de Zélande, laquelle décéda en 1267, et dont la fille, 
Alice de Hollande, épousa, en 1246, Jean d'Avesnes (fils 
de Bouchard et de Marguerite de Constantinople). Le fils 
d'Alice, Jean, devint, en 1280, comte de Hainaut, par suite 
du décès de son aïeule Marguerite, et, en 1299, comte de 
Hollande, par suite du décès sans postérité de Jean P"" 
de Hollande, dont il était, par sa mère, le plus proche 
parent (i). 

II est possible que Hal fût, avant 1267, un lieu de pèle- 
rinage, comme certains indices portent à le croire et comme 
Juste-Lipse semble le déclarer (2). Le premier quartier 
des armes de Hal ne peut donc servir à déterminer la date 
à laquelle elles ont été octroyées à la petite cité hennuyère. 



* * * 



On sait que Hal a fait partie du Hainaut jusqu'à la 
domination française, époque à laquelle cette ville a été 
incorporée au département de la Dyle. 

Aussi ne s'étonnera-t-on pas de voir les deuxième et 
troisième quartiers de son blason reproduire les armes du 
Hainaut : écartelé de Flandre et de Hollande. 

S'il faut s'en rapporter au plus ancien monument héral- 
dique du Hainaut, le sceau de Baudouin V le Courageux 
(1192), les comtes de Hainaut firent d'abord usage d'un 
écu à trois chevrons. Baudouin VI de Constantinople adopta 
le lion de Flandre pour ses deux comtés de Flandre et de 
Hainaut. 

Le lion, que l'Ecriture considérait déjà comme le symbole 
du courage et de la puissance souveraine, de la force et de 
l'indépendance, figure dans un grand nombre d'armoiries. 
L'écu de Lothier était d'argent au lion de gueules armé 
et lampassé d'or. On sait que, du X® au xil^ siècle, et même 
plus tard, plusieurs dynasties, entre l'Escaut et le Rhin, 
étaient en compétition pour la possession du duché de 

(i) PiRENNE, Histoire de Belgique, t. I, pp. 418, 4i5, 416, et Juste 
LiPSE, Histoire de Noire-Dame de Hal, chap. IL 

(2) Au même chapitre, Juste- Lipse dit : « Le royaume de Hongrie, 
duquel son roi saint Etienne disait fort bien qu'il était le royaume et 
la famille de la sainte Vierge Marie, car, dès le commencement de 
sa conversion, il lui fut consacré ce qu'on pourrait aussi dire à bon 
droit de la ville de Hal, puisque, pour ce motif, de préférence à tant 
de grandes villes de? Pays-Bas, elle a mérité de recevoir en dépôt le 
précieux trésor de l'image de la sainte Vierge ». 



— 76 — 

Lothier. Tout naturellement, ils introduisirent le lion de 
Lothier dans leur blason, moyennant certaines brisures : 
lion couronné d'or à queue fourchue en sautoir (Limbourg), 
changement d'émail et de métal, bande, couronne, écu 
fascé, etc. (Brabant, Flandre, Namur, Luxembourg, Hol- 
lande, Zélande, marquisat de Franchimont). La Flandre, 
qui relevait de l'Empire pour le pays de Waes, adopta le 
lion de Lothier en lui appliquant les couleurs de l'Empire : 
d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules (i). 

Vers 1310, la guerre entre les d'Avesnes et les Dampierre 
étant terminée, Guillaume P"", comte de Hainaut, cessa de 
porter les armes pleines de Flandre, pour les écarteler avec 
celles de son comté de Hollande : d'or au lion de gueules 
armé et lampassé d'azur (2). 

L'origine des armes de Hal est donc postérieure à l'an 
13 10, de même que l'ancien sceau dont il est question ci- 
dessus. 

♦ * * 

Mais il est possible de préciser davantage la date à 
laquelle ces armes furent octroyées à la ville, grâce au 
quatrième quartier : losange d'argent et d'azur, qui est 
Bavière. 

Par le mariage de Marguerite, fille de Guillaume P*", 
avec Louis de Bavière, empereur d'Allemagne (1324), le 
Hainaut pas-sa sous le gouvernement de la maison de 
Bavière. 

Sous les descendants de Marguerite, (( les armes de Hai- 
naut subirent un nouvel écartèlement : Bavière- Hainaut, 
qui ne prit fin qu'avec le dernier rejeton de cette dynastie, 
Jacqueline de Bavière (3), qui abandonna ses domaines, le 
12 avril 1433, à Philippe le Bon. 

Nous constatons que les armes de Hal sont constituées 
par celles du Hainaut, telles qu'elles étaient en usage sous 
la dynastie bavaroise, sauf qu'au premier quartier le losange 
de Bavière est remplacé par un écu à l'image de Notre- 
Dame et aux couleurs de Bavière : argent et azur. 

Il est donc certain que l'origine des armes de Hal se 
place entre les années 1356 (avènement de Guillaume III, 

(i) Gevaert, Em., Héraldique des Provinces belges, p. 14. 

(2) Gevaert, op. cit., p. 36 et suiv. 

(3) Gevaert, op. cit., pp. 36 et suiv. 



— 77 — 

quatrième fils de l'empereur Louis, qui hérita du Hainaut 
à la mort de sa mère Marguerite, 23 juin 1356) et 1433 
(abdication de Jacqueline). 

Si nous voulons pousser plus loin nos investigations, 
nous reconnaîtrons que, selon toute vraisemblance, Hal ne 
doit pas ses armoiries à Jacqueline de Bavière, dont la vie 
est un tissu d'aventures malheureuses. Le seul rapport que 
no'us avons découvert entre la comtesse et la ville de Hal 
prouve qu'il existait entre elles peu de sympathie : quand, 
en novembre 1424, Jacqueline revint d'Angleterre avec son 
troisième époux, le duc de Glocester, à la tête de cinq mille 
volontaires anglais, le couple princier fut assez bien reçu 
à Mons et dans d'autres villes hennuyères; mais (( Hal ne 
voulut entendre parler ni de réception ni de soumission. 
Confiée aux soins des seigneurs de Rotselaer et de Berghes, 
à ce commis par les Etats de Brabant, la ville sut se 
défendre contre les Anglais, qui avaient envahi le Brabant 
wallon, et garder intactes ses propriétés )) (i). 

Si l'on considère que Guillaume III (1356-1358), qui 
n'exerça le pouvoir que pendant vingt et un mois, octroya 
aux bourgeois de Hal exemption d'aubaineté (19 juillet 
1357), donna des lettres de Stil aux métiers, fit don d'une 
terre pour y bâtir la chapelle de Breedhout, aida par ses 
libéralités à construire la nouvelle église de Hal, abandonna 
à la ville les bruyères et warissaix situés sur son territoire, 
qu'il séjourna à Hal, le 22 juin 1857, étant en route pour 
l'Angleterre, et qu'un parlement fut tenu sous son règne 
à Hal, au mois d'août 1357 (2); 

Qu'Albert de Bavière — qui devint régent de Hainaut, 
le 30 mars 1358, hérita du comté à la mort de son frère 
Guillaume III (mars 1389) et mourut le 12 décembre 1404 
— octroya une charte à la corporation des drapiers de Hal, 
le 8 mai 1362 (3), qu'en 1361 trois parlements se tinrent 
au château de Hal, entre le Brabant et le Hainaut, qu'en 
1376 (le 20 juillet) une convention fut conclue à Hal entre 
Wenoeslas de Luxembourg et Albert de Bavière, et que, 
le 29 du même mois, par lettres datées de Hal, Jeanne, 
duchesse de Brabant, et Marguerite, duchesse de Bavière, 

(i) EvpRAERT et BoucHEKY, Histoite de la vilU de Hal, Louvain 1879, 
p. 324. 

(2) Idem, iUd., pp. 212 et 2i3. 
f3) Idem, ihid., p. 169. 



— 78 - 

s'engageaient à rester unies d'amitié, comme l'étaient Wen- 
ceslas et Albert, que celui-ci affranchit, le 28 avril 1385, 
du droit de bâtardise les bâtards qui étaient bourgeois de 
Haï, qu'il décida que, si un habitant de Hal était en faute 
de fourjiir, il serait absous moyennant une amende de 
100 sols blancs au plus; que, sous son règne, des travaux 
importants furent exécutés aux remparts de Hal (en 1387, 
1389, 1392, 1401), que Guillaume d'Ostrevant, fils aîné 
d'Albert, et Jeanne, duchesse de Brabant, tinrent une 
journée à Hal, en juin 1395, que deux autres journées y 
furent tenues, en janvier et février 1397, par les conseils 
de Brabant et de Hainaut (i); 

Que Guillaume IV (1404 à 141 7) accorda à la ville de 
Hal, le 17 avril 1406, des privilèges pour la tenue des 
marchés et que c'est le seul fait de son règne relaté dans 
l'histoire de Hal (2) ; 

Il apparaît comme infiniment probable que les armes de 
Hal furent octroyées dans la seconde moitié du xiv® siècle, 
par Guillaume III ou par Albert de Bavière. 

Dans tous les cas, elles signifient : Ville de Hal-Notre- 
Dame (3), en Hainaut, sous la maison de Bavière. 

J. Possoz, 

Conseiller provincial. 



Het wapenschîld van Halle 

Bij gebrek aan documenten is het onmogelijk juist te 
bepalen wanneer de wapenteekens van Hal ontstonden. Men 
kan echter de waarheid benaderen door de vergelijking 
met sommige historische feiten. 

Vol gens Everaert de Bouchery (4) verbeeldt het oudste 
zegel van de stad (( een maagd te voeten uit, dragende in 
elke hand de wapens van Henegouw. Het zakenzegel 
had vier vakken, elk met vier leeuwen ». 

(i) Idem, ïbid.^ p. 2i4-22o. 

(2) Idem, ihid.^ p. 129 et 221. 

(3) Le sceau de la ville porte encore : Sigillum urhis Halhnsis 
Deipara. 

(4) Histoire de la ville de Hal, Leuven, 1879, blz. 197. 



— 79 - 

Die schrijvers voegen er bij dat, de titels tôt verleening 
van het eerste wapenschild aan Hal verloren gegaan zijnde 
tijdens de beroerten der XV® eeuw, het magistraat zich 
wendde tôt Karel, heer en hertog van Croy en Aarschot, 
liiitenant-gouverneur van Henegouw, om hem te verzoe- 
luitenant-goeverneur van Henegouw, om hem te verzoe- 
Joost van Lockenberghe, (( herault d'armes, luitenant du 
Thoison d'or et escripveur de généalogies ». 

Den 29 Januari willigde de hertog dat verzoek in. De 
akte beschrijft het weergevonden wapenschild als volgt : 

Escartelé, à dextre premier quartier d'azur à une demie Notre 
Dame d'argent, le Jhésus et imaige couronnés et chevelés d'or, le 
ije au chef escartelé d'or à quatre lions assçavoir : deux de sable et 
de geulle, armes du Hainnau (desquelles lesdis de Hal se sont servis 
depuis l'obscurcissement des vraies armes de Hal [i]), et le quartier 
senestre de la poincte debvoir porter de Bavière, lozangé d'argent et 
d'azur. 

De beschrijving duidt de samenstelling van het derde 
vak (quartier) niet aan ; het was hetzelfde als het tweede. 

Door het koninklijk besluit van 29 Augustus 1842, wordt 
het bezit van het wapenschild van Hal bevestigd. Daaruit 
wordt het als volgt beschreven : 

Ecartelées, au premier d'azur à une demi-image de Notre-Dame 
d'argent, tenant son fils couronné et chevelé d'or, le 2® et le 3« de 
Hainaut et le dernier de Bavière (2). 

* * * 

Het eerste vak verbeeldt eigenlijk de stad Hal onder de 
gedaante van hare Madonna. Men weet dat het beeld van 
Onze-Lieve-Vrouw van Hal, dat al de kenteekens van de 
beeldhouwkunst van 't begin der Xlil® eeuw draagt, aan de 
kerk van Hal vermaakt werd door Mathiide, zuster van 
Hendrik II, hertog van Brabant en weduwe van Floris IV, 

(i) Klaarblijkelijke toespeling op het hooger beschreven zegel, 
dat eene heilige verbeeldt (waarschijnlijk sinte Waudru) onder een 
gothisch baldekijn, dragende in elke hand een schild, waarin men de 
vier leeuwen van Henegouw onderscheidt. 

(2) Gevierendeeld eerste veld blauw met zilveren beeld van Onze- 
Lieve-Vrouw dragende haren gekroonden zoon, goudgelokt; het 
tweede en derde veld van Henegouw en het vierde van Beieren. 



— 80 - 

graaf van Holland en Zeeland, die in 1267 overleed en 
wiens dochter Aleidis van Holland in 1246 huwde met Jan 
van Avesnes (zoon van Bouchard en van Margaretha van 
Constantinopel).De zoon van Aleidis, Jan, werd in 1280 
graaf van Henegouw ten gevolge van het overlijden van 
zijne grootmoeder Margaretha, en in 1299 graaf van Hol- 
land ten gevolge van het overlijden zonder nakomeling- 
schap van Jan I van Holland, van wien hij, door zijne 
moeder, de naaste bloedverwant was. (l) 

Het is mogelijk dat Hal voor 1267 een bedevaartplaats 
was zooals verschillende gege vens het schijnen aan te dui- 
den en zooals Justus-Lipsius het schijnt te verklaren. (2) 

Het eerste vak van het wapen van Hal kan dus niet 
dienen om den datum te bepalen waarop het aan het Hene- 
gouwsch stadje verleend werd. 

* * * 

Men weet dat Hal van Henegouw deel uitmaakt tôt aan 
de fransche overheersching, toen die stad bij het départe- 
ment der Dyle ingelijfd werd. 

Ook zal het geen verwondering baren dat in het tweede 
en derde vak van zijn blazoen het wapen van Henegouw 
voorkomt, naast dat van Vlaanderen en Holland. 

Indien men mag voortgaan op het oudste stuk betref- 
fende de wapenkunde van Henegouw, het zegel van Bou- 
dewijn V den Moedige (1192) gebruikten de graven van 
Henegouw aanvankelijk een schild met drie kepers. Bou- 
dewijn VI van Constantinopel koos den leeuw van Vlaan- 
deren voor zijne twee graafschappen Vlaanderen en Hene- 
gouw. 

De leeuw die in het Schrift reeds beschouwd werd als 
.het zinnebeeld van moed en oppermacht, van kracht en 
onafhankelijkheiid komt op talrijke wapens voor. Het schild 



(i) PiRENNH. Histoire de Belgique, deel I, blz. 413, 4i5, 416, en Jus- 
tus-Lipsius, Histoire de Notre-Dame de Hal, hoofdstuk II. 

{2) In hetzelfde hoofdstuk zegt Justus Lipsius : « Sint Steven zei 
van het Koninkrijk Hongariië dat het het koninkrijk was van de 
famille van de heilige maagd Maria, want van 't begin af van zijn 
bekeering werd het er aan toegewijd. Dat kan men ook zeggen 
van de stad Haï, vermits Hal om die reden bij voorkeur boven al de 
groote Nederlandsche steden verdiende den kostbarenschat van het 
beeld van Onze-Lieve-Vrouw in bewaring te ontvangen. 



— 81 — 



van Lotharius was zooals het luidt « d'argent au lion de 
gueules armé et lampassé d'or » (roode leeuw met gou- 
den tong en klauwen op zilveren veld). Tusschen de x' en 
Xil° eeuw en zelfs later waren verschillende dynastieën 
tusschen de Schelde en den Rijn in mededinging voor het 
bezit van het hertogdom van Lotharius. Heel natuurlijk 
brachten zij den leeuw van Lotharius in hun wapenschild 
mits eenige wijzigingen : goud gekroonde leeuw met 
gespleten staart kruiselings (Limburg), verandering van 
glazuur en metaal, band kroon, gestreept schild, enz. (Bra- 
bant, Vlaanderen, Namen, Luxemburg, Holland, Zee- 
lamd, markgraafschap Franchimont). Vlaanderen, dat van 
het keizerrijk afhing voor het land van Waes, nam den 
leeuw van Lotharius aan met toevoeging van de kleuren 
van het keizerrijk :de zwarte leeuw met roode tong en 
klauwen op gouden veld. (i) 

Rond 13 lo was de oorlog tusschen d'Avesnes en de 
Dampierre's geëindigd. Toen droeg Willem I, graaf van 
Henegouw het voile wapen van Vlaanderen niet meer om 
het te vierendeelen met dat van zijn graafschap van Hol- 
land : roode leeuw met blauwe klauwen en tong op gouden 
veld (2). 

De oorsprong van het wapen van Hal komt dus na het 
jaar 13 10, evenals het oud zegel waarvan hierboven 
spraak is. 



* * * 



Maar het is mogelijk nader den datum te bepalen waar- 
op dat wapen aan de stad verleend werd, dank zij het 
vierde veld : zilver en blauw geruit, het wapen van Beie- 
ren. 

Door het huwelijk van Margaretha, dochter van Wil- 
lem I, met Lodewijk van Beieren, keizer van Duitschland 
(1324), kwam Henegouw onder de regeering van het huis 
van Beieren. 

Onder de afstammelingen van Margeretha onderging 
het wapen van Margaretha een nieuwe vierendeeling : 
Beieren, Henegouw, die slechts eindigde met den laatsten 
afstammeling van die dynastie, Jacoba van Beieren (2), 

(i) Gevaert, Em.. Héraldique des Provinces heJges, blz. 14. 
(2) Idem, op. cit., blz. 36 en volg. 



— 82 — 

die hare gebieden den 12 April 1433 aan Filip den Goede 
afstond. 

Wij stellen vast dat het wapen van Hal samengesteld 
is uit dat van Henegouw, zooals het in gebruik was onder 
de Beiersche dynastie, behalve dat in het eerste veld de 
Beiersche ruit vervangen is door een schild met het beeld 
van Onze-Lieve-Vrouw met de kleuren van Beieren: zil- 
ver en blauw. 

Zeker is het dus dat de oorsprong van het wapen van 
Hal ligt tusschen de jaren 1356 (troonbeklimmiiig van Wil- 
lem III, vierde zoon van keizer Lcdewijk, die bij den dood 
zijner moeder Margaretha, 23 Juni 1356 (Henegouw erfde) 
en 1433 (afstamdoening van Jacoba). 

Willen wij onze opsporingen verder voortzetten, dan 
bevinden wij dat Hal, naar aile waarschijnlijkheid zijn 
wapen niet verschuldigd is aan Jacoba van Beieren, wier 
leven een aaneenschakeling van ongelukken is. We hebben 
wel het bewijs ontdekt dat er tusschen Hal en de gravin 
weinig vriendschappelijke betrekkingen bestonden. Im- 
mers, toen Jacoba in 1424 uit Engeland terugkeerde met 
haren derden gemaal, den hertog van Glocester, aan 't 
hoofd van vijf duizend Engelsche vrijwilligers, werd het 
prinselijk paar vrij goed ontvangen te Bergen en in andere 
Henegouwsche steden, doch (( Hal wilde van geen inhaling 
noch onderwerping weten. Toevertrouwd aan de zorgen 
van de Rotselaer en de Berghes, daartoe aangesteld door 
de Staten van Brabant, wist de stad zich te verdedigen 
tegen de Engelschen, die Waalsch- Brabant overweldigd 
badden en ijz wist hare bezitting ongeschonden te bewa- 
ren (i). 

Men dient in overweging te nemen dat Willem III (1356- 
1358) die de macht slechts een en twintig maanden in 
handen had, ten bâte van de burgers van Hal, afzag van 
het recht op de nalatenschap van niet genaturaliseerde 
vreemdelingen, de ambachten erkenningsbrieven gaf, een 
grond schonk om er de kapel van Breedhout op te bouwen, 
door zijn mildheid bijdroeg tôt het bouwen der nieuwe 
kerk van Hal, de stad hei- en moergronden afstond, dat hij 
te Hal verbleef den 22 Juni 1857, op weg zijnde naar Enge- 
land en dat onder zijn regeering te Hal in Augustus 1357 

i) EvERAERT en BouCHERY, Histoire de la ville de Hal, biz. 224. 



— 83 — 

een Parlement gehouden werd (i) ; men dient mede in over- 
weging te nemen dat Albrecht van Beieren — die den 
30 Maart 1358 régent van Henegouw werd, het graaf- 
schap erfde bij het overlijden van zijn broeder Willem III 
(Maart 1389) en stierf den 12 December 1404 — de gilde 
<ier lakenwevers van Hal den 8 Mei 1362 een keure ver- 
leende (2), dat in 1361 drie parlementvergaderingen gehou- 
den werden op het kasteel te Hal tusschen Brabant en Hene- 
gouw, dat den 20 Juli 1376 te Hal een overeenkamst geslo- 
ten werd tusschen Wenceslas van Luxemburg en Albrecht 
van Beieren en dat den 29 derzelfde maand, Johanna, 
hertogin van Brabant en Margaretha, hertogin van Beie- 
ren, zich bij brieven, te Hal gedagteekend, verbonden 
vriends'chappelijk tegenover elkaar te blijven gelijk Wen- 
ceslas en Albrecht het waren, dat deze den 28 April 1385 
de bastaards, burgers van Hal, van bastaardbelasting vrij- 
stelde, dat hij besliste dat, werd een inwoner van Hal 
ontrouw jegens den vorst bevonden, hij vergiffenis zou 
bekomen mits een geldboete van ten hoogste 100 witte 
stuivers; dat onder zijn regeering belangrijke werken uit- 
gevoerd werden aan de vestingen van Hal (in 1387, 1389, 
1392, 1401), dat Guillaume van Ostrevant, oudste zoon van 
Albrecht, en Johanna, hertogin van Brabant, een samen- 
komst haden te Hal, in Juni 1395, dat twee andere bijeen- 
komsten er in Januari en Februari 1397 gehouden werden 
door de raden van Brabant en Henegouw (3) ; men dient 
ook te overwegen dat Willem IV (1404 tôt 141 7) de stad 
Hal den 17 April 1406 voorrechten verleende voor het 
houden der markten en dat dit het eenige feit van zijn 
regeering is, dat in de geschiedenis van Hal opgeteekend 
werd (4). 

Bij gevolg is het zeer waarschijnlijk dat de wapen- 
teekens van Hal door Willem III of door Albrecht van 
Beieren toegekend werden in de tweede helft der 
XIV® eeuw. 



(i) Idem, ihid,, blz. 212 en 2i3. 

(2) EVERAERT et BOUCHERY, blz. 169. 

(3) Idem, ihid , blz 214-220. 

{4) Idem, ihid , blz. 129 en 221. 



— 84 



In aile geval, zij beteekenen : Stad Hal — Onze-Lieve- 
Vrouw (i), in Henegouw, onder het huis van Beieren. 

J. Possoz. 
Provinciaal raadslid. 





La gravure de gauche, provient du sceau neuf.en caoutchouc, du 
receveur communal. 

Cette reproduction prête à critique. Au premier quartier, l'image 
de la Vierge ne devrait point comporter le bas des jambes. Il semble 
absurde, d'autre part, de représenter une Vierge couverte du 
vertugadin espagnol. 

La statue de N.-D, de Hal représente une Vierge allaitant l'en- 
fant, et il est naturel de croire que c'est ainsi qu'elle figurait sur les 
armes primitives. 

Les deuxième et troisième quartiers sont les armes du Hainaut. 

Quant au quatrième quartier, le losange du cachet moderne est 
incorrect. Le losange doit se tracer diagonalement par des lignes 
joignant les quatre angles et d'autres lignes parallèles. 

JP. 

De duidelijke afbeelding links, is die van het nieuw zegel in 
caoutchouc van den gemeenteontvanger. 

Die afbeeldingen geven aanleiding tôt critiek. In. het eerste vak 
moest het onderdeel van het been niet op het beeld der maagd staan . 
Anderzijds is het dwaas de maagd te verbeelden bedekt met den 
Spaanschen vertugadin. 

Het beeld van O.-L.-V. van Hal stelt een Lieve-Vrouw voor het 
kind zoogende en raen mag goed gelooven dat zij zoo op het oor- 
spronkelijk wapen voorkwam. 

Het tweede en derde vak zijn het wapen van HenegouAv. 



(i) Het zegel der stad draagt nog navolgend inschrift : « Sigiîlum 
urbis Halîensis Deipara. 



— 85 — 

Wat het vierde vak betreft, de ruit van den huidigen stempel is 
niet juist. 

De ruit moet langs de diagonalen getrokken worden door lijnen 
die de vier hoeken verbinden en andere gelijkloopende lijnen. 

J. P. 
@) @> @> 

Le "AIverenberg„ dans la Petite Campine 

Il n'y a pas longtemps qu'on voyait dans la Petite Cam- 
pine, un hameau dépendant de la commune de Becque- 
voort, une petite colline ronde, argileuse, à l'endroit même 
qui porte encore le nom de (( Alverenberg » (colline des 
pygmées). De rares sapins y dressaient leurs troncs sécu- 
laires, courbés par l'action du vent. Des scènes singulières 
doivent s'être passées dans et autour de ce mamelon. 

A peine la brume avait-elle enveloppé les fermes et les 
champs, que des (( Alvermannekens » (pygmées), légers 
et alertes, se répandaient sur la plaine. Ce n'est qu'en trem- 
blant que le plus hardi aurait osé regarder vers la colline 
enveloppée de la lumière mystérieuse de la lune. 

Avant la tombée de la nuit, la ménagère intelligente 
apportait le panier avec le linge à lessiver ou la quenouille 
avec la laine, — à cette époque les femmes du pays fi- 
laient — de même les réparations de couture, parfois même 
la baratte. Elle n'oubliait naturellement pas d'y joindre 
des vivres et de petits cadeaux pour les petits travailleurs. 
Après, elle allait se coucher non sans avoir fait des vœux 
très pieux, et elle était convaincue de trouver la besogne 
faite le lendemain matin. 

Le cultivateur n'avait qu'à exprimer un vœu analogue 
et, moyennant une bonne rémunération pour les laborieux 
pygmées, les tas de fumier étaient répandus, les pommes 
de terre étaient arrachées et le champ était retourné à la 
charrue. 

Il y a quelques années, on transperça la colline dans 
l'espoir d'y faire encore quelque découverte. Il paraît 
cependant que cela ne donna aucun résultat, quoique de 
vieilles personnes prétendent que des objets et des meubles 
très bizarres — de construction liliputienne — y furent 
trouvés. Plus tard la colline fut rasée... 

Irama. 
(Nom d'emprunt.) 



- 86 



Le Client des Nutons 




^ @ 



De "Alverenberg,, in Klein-Kempen 

Nog zoo lang niet geleden, zag men in Klein-Kempen, 
gehucht, dat hoort bij de gemeente Becquevoort, een 
bolrond kleinachtig heuveltje, op de plaats zelve, welke 
thans nog den naam draag^ van ((Alverenberg)). Op 
wild-uitspringende worteltakken en kromme stammen ver- 
hieven schaarsche dennen er hun eeuwenoude kruinen, 
zwijgende getuigen van wonderbare gebeurtenissen. Of het 
dan geen zonderlinge tooneeltjes waren, die zich in en 
cm dat heuveltje afspeelden? 

Nauwelijks had de vallende avond hoeven en velden 
met schemerig, duister omfloerst, of uit onzichtbare spe- 
lonken verspreidden zich fluks en gezwind vilugge (( Alver- 
mannekens )) over de vlakte. Niet zonder beklemd gemoed 
zou de stoutste het aandurven, vluchtig door een reetje 
der slaapkamer te gluren naar het welgekende heuveltje, 
spookachtiger dan ooit glimmend in het weifelend maan- 
licht. 



\ 



- 86 



Le Client des Nutons 




De "Alverenberg,, in Klein-Kempen 

Nog zoo lang niet geleden, zag men in Klein-Kempen, 
gehucht, dat hoort bij de gemeente Becquevoort, een 
bolrond kleinachtig heuveltje, op de plaats zelve, welke 
thans nog den naam draagt van (( Alverenberg ». Op 
wild-uitspringende worteltakken en kromme stammen ver- 
hieven schaarsche dennen er hun eeuwenoude kruinen, 
zwijgende getuigen van wonderbare gebeurtenissen. Of het 
dan geen zonderlinge tooneeltjes waren, die zich in en 
om dat heuveltje afspeelden? 

Nauwelijks had de vallende avond hoeven en velden 
met schemerig, duister omfloerst, of uit onzichtbare spe- 
lonken verspreidden zich fluks en gezwind Vlugge (( Alver- 
mannekens » over de vlakte. Niet zonder beklemd gemoed 
zou de stoutste het aandurven, vluchtig door een reetje 
der slaapkamer te gluren naar het welgekende heuveltje, 
spookachtiger dan ooit glimmend in het weifelend maan- 
licht. 




^SSiak!M 



i'; M.\KcouL çucriffftMt Lc<; Ecrutllcs. honore a .Grez le premier jour de May. S' Map^coen ^qencJeiXde heu^ 
rspninck-fccr cjc.ceri' tôt ^E-z âen cer/ten dagh,J^ey . 



— 87 - 

Voor het donker werd bracht de verstandige huisvrouw 
de mand met waschgoed, of het spinnewiel en de wol, — 
te dien tijde werd door de vrouwen in de streek nog alge- 
meen gesponnen — ook het te verstellen naaigoed, 
soms zelfs de boterstande. Natuurlijk, vergat ze bij dit 
ailes niet eten en geschenkjes te voegen voor die aardige 
werkertjes en met een vromen wensch ging ze dan rustig 
slapen, overtuigd als ze was bij 't krieken van den dag 
ailes klaar te vinden. 

Denzelfden wensch hoefde ook de landman slechts te 
uiten, en, mits hij zijn flinke helpertjes op milde wijze 
gedacht, lagen de mesthoopen opengespreid, de aardap- 
pelen uitgeroeid en de akker in flinke voren omgeploegd. 

Over ettelijke jaren kwam men er toe een spoor dwars 
door den heuvel heen te banen, in de hoop nog een en ander 
te ontdekken, Het schijnt, dat die pogingen echter geen uit- 
slag opleverden, alhoewel oude lieden beweren dat aller- 
koddigste voorwerpen en meubelen — in miniatuurvorm — 
gevonden werden. Het heuveltje zelf werd naderhand ge- 
slecht. 

Irama. 
(Deknaam.) 
@ ^ @ 

Le drapelet de saint Marcoul 
à Qrez-Doiceau 

Grez est un fort joli et très ancien village situé en plein 
pays brabançon, sur les rives de la rivière « Le Train », 
qui le divise en deux parties à peu près égales. 

Près de la Grand'Place, traversée par la grand' route 
provinciale de Wavre à Jodoigne, se trouve la vieille église, 
qui date sans doute des premiers temps de la prédication 
du christianisme en Belgique. 

Elle a, pour patron principal, saint Georges et, pour 
patron secondaire, saint Marcoul. 

C'est du culte de ce dernier que je veux parler. Un des 
bas-autels de l'église est dédié à saint Marcoul et une statue 
de ce dernier, finement sculptée, y est honorée. 

On conserve à la cure un reliquaire renfermant un doigt 
de saint Marcoul et un registre concernant une confrérie 
fondée en 1663 en l'honneur de ce saint. 



- 88 — 

Un tableau mal peint et très mal dessiné représente ce 
saint. Cette peinture recouvre une peinture plus ancienne; 
il serait très intéressant d'enlever cette peinture pour décou- 
vrir la primitive. 

Saint Marcoul, que l'on invoque pour la guérison des 
écrouelles, est l'objet d'un pèlerinage qui, anciennement, 
était très suivi. 

Le premier dimanche du m'ois de mai, une procession 
est organisée en son honneur. Un grand nombre de pèle- 
rins, presque tous d'origine flamande, y assistent; ceux-ci 
diminuent de jour en jour. 

On vendait anciennement dans l'église de petites ban- 
nières représentant au premier plan saint Marcoul offrant 
à un roi de France, agenouillé devant lui, une patène à 
baiser. 

Dans le fond, on aperçoit l'ancienne église et des pèlerins 
se rendant en pèlerinage. 

La petite bannière, que nous reproduisons ici, doit être 
de la même époque que celle de l'église de Notre-Dame- 
au-Bois, qui a paru dans le premier numéro du Folklore 
Brabançon (i). 

A. Maricq, 
Secrétaire communal à Grez-Doiceau. 



Met vaantje van sint Marcoul 
te Qrez«Doiceau 

Grez is een mooi oud dorpken te midden van het Bra- 
bantsche land gelegen aan de oevers van de rivier (( Le 
Train » die het in twee ongeveer gelijke deeen verdeelt. 

Bij de groote markt, doorsneden door den provincialen 

steenweg van Waver op Geldenaken, staat de oude kerk, 

"die ongetwijfeld dagteekent uit de eerste tijden van de 

prediking van het kristendom in België. Zij heeft als voor- 

naamsten patroon sint Joris en als bijpatroon sint Marcoui. 

Over de vereering van dezen laatste wil ik hier spreken. 
Een der zijaltaars van de kerk is aan sint Marcoul gewijd 

(i) La plaque en cuivre de ce drapelet qui se trouve à la cure 
de Grez, f st datée de 1735. 




Autel (le saint Marcoul à Grez-Doiceau. 
Altaar van den heilige Marcoul in de kerk van Grez-Doiceau 




La Chapelle d'Amelghem. — De Kapel van Amelghem. 

(D'après une photographie de M. Cosyn.) 



- 89 — 

en een fijn bewerkt beeld van dezen heilige wordt er 
vereerd. 

In de pastorij bewaart men een relikwiekast bevattende 
een vinger van sint Marconi en een register betreffende 
een broederschap in 1663 gesticht ter eere van bedoelden 
heilige. 

Een schildering, slecht van teekening en kleur, verbeeldt 
dien heilige; die schildering bedekt een andere schilde- 
ring; het ware belangwekkend die schildering af te krabben 
om de oorspronkelijke te ontdekken. Sint Marconi, dien 
men aanroept voor de genezing van kliergezwellen, is het 
voorwerp van de bedevaart, die voorheen veel volk lokte. 

Den eersten zondag van Mei wordt een processie te 
zijner eer ingericht. Een groot getal bedevaarders, schier 
allen van Vlaamschen oorsprong, komt er een gestroomd, 
maar het getal neemt telken jare af. Vroeger verkocht men 
in de kerk vaantjes, waar op het voorplaan sint Marooul 
afgebeeld is, biedende een knielenden koning van Frank- 
rijk eene patène te kussen. 

Op den achtergrond ziet men de oude kerk en bede- 
vaarders die ter beevaart gaan. 

Het vaantje, dat wij hier afbeelden, moet uit denzelfden 
tijd zijn als dat van de kerk van Onze-Lieve-Vrouw van 
JezLis-Eik dat in het eerste nummer van het Buletin ver- 
scheen. 

A. Maricq. 
Gemeentesecretaris te Grez-Doiceau. 



La chapelle d'Amelghem 

Le hameau d'Amelghem s'isole à deux lieues de 
Bruxelles, à l'extrémité du village de Brusseghem, entre 
Wemmel et Meysse. Il forme un site séduisant, avec ses 
prés dévalants, ses cultures et ses quelques maisons semées 
autour de sa pittoresque chapelle en pierre verdie par le 
temps. 

De même que la chapelle Saint-Landry à Neder-Heem- 
beek et celle de Woestyn, à Goyck, cet oratoire est un des 
plus suggestifs petits monuments campagnards du Brabant. 



— ÔO — 

Il s'élève sur une butte plantée d'arbres, qui autrefois était 
le cimetière de ce village avorté. 

Il a été bâti en 1637 P^^ l'ancienne abbaye de Grim- 
berghen, qui possédait presque tout le hameau, y compris 
les deux grosses fermes encore existantes. Cette institution 
monastique reçut l'autel du hameau dès l'an 1155 et depuis 
cette époque, jusqu'à la Révolution française, les offices 
y furent célébrés par ses soins. 

La chapelle est donc intimement liée à l'histoire du 
hameau, où il y aurait eu primitivement, d'après la tradi- 
tion, un petit temple consacré à Mercure. Quantité de sou- 
venirs locaux s'attachent à ce petit édifice. 

Ce sanctuaire, laissé dans l'abandon, est malheureuse- 
ment dans un état lamentable, qui rend urgentes des me- 
sures de préservation. La réparation de la toiture s'impose 
surtout et ne peut être différée (i). 

N'y aurait-il pas soit une administration publique, soit 
une société ou un pariculier fortuné qui, dans un but 
d'esthétique champêtre, pourrait s'intéresser au sort de ce 
curieux et poétique oratoire et le sauver de la destruction ? 

Tous les amis de nos sites lui en seraient reconnaissants. 

A. C. 



De kapel van Ameîghem 

Het gehucht Ameîghem ligt op twee mijlen van Brus- 
sel op den uitkant van het dorp Brusseghem, tusschen 
Wemmel en Meisse. Het is een mooi hoekje met izjn afhel- 
lende weiden, zijn bebouwde akkers en zijn weinige huizen 
A'erspreid in den omtrek van zijn schilderachtige steenen 
kapel, groen geworden door den tijd. 

Evenals de Sint-Landry-kapel, te Neder-Heembeek en 
de Woestijnkapel te Goik is die bedeplaats een der aan- 
trekkelijkste kleine landelijke monumenten van Brabant. 
Zij staat op een heuveltje met boomen beplant dat voorheen 
de begraafplaats was van dat mislukt dorp. 

De kapel werd in 1637 gebouwd door de abdij van 
Grimberghen, die schîer het gansche gehucht bezat, er in 

(i) La chapelle sert actuellement de remise à foin et à betteraves 
ourragères. Déjà la cloche a disparu (N. D. L. R.) 



— 91 — 

begrepen de twee groote nog bestaande hoeven. Die kloos- 
terinrichting kreeg het altaar van het gehucht reeds in 
1155 en van dien tijd af tôt aan de Fransche omwenteling, 
werden de diensten er door hare zorgen gedaan. 

De kapel is dus nauw verbonden met de geschiedenis 
van het gehucht, waar er volgens de overlevefing aan- 
vankelijk een tempeltje stond aan Mercurius gewijd. Tal 
van plaatselijke herinneringen zijn aan die kapel verbon- 
den. 

Dit verlaten eigendom is ongelukkig in jammerlijken 
toestand, zoodat het dringend noodig is maatregelen van 
behoud te nemen. Vooral het herstel van het dak is een 
noodzakelijkheid; dat- werk mag niet uitgesteld worden. 

Zou er geen openbaar bestuur, geen vereeniging of een 
welgesteld privaat persoon bestaan die zich, met het oog 
op het landelijk schoon, het lot van die eigenaardige kapel 
zou aantrekken om te beletten dat zij gansch vervalt en 
verwoest wordt? 

De dank van aile vrienden van onze schoone zichten 
zou verzekerd zijn voor hem die dit dichterlijk hoekje redt. 

A. C. 

^ ^ © 



(i 



Amon„ et **Abie„ 

Signification et étymologie 

Un collaborateur nous ayant demandé la signification 
exacte des expressions wallonnes amon et abie, M. H. DE 
BOSSCHERE a bien voulu nous envoyer la communication 
ci-dessous : 

(( Il est facile d'établir la signification et l'étymologie 
du mot amon, qui doit s'écrire à mon, en deux mots, quand 
on a sous les yeux les différentes graphies suivantes, qui 
traduisent la locution française (( chez mon père » dans 
les différents dialectes wallons : 

A l'mâhon (i) du m' père (Stavelot) ; 
A l'maiso de m' père (Nivelles) ; 

(i) Cette consonne, que beaucoup d'auteurs liégeois rendent par 
ck, se prononce comme le ch flamand; â se prononce comme au dans 
aune. 



— 92 — 

A l'mon dé m père (Lessines) ; 

A mon m' père (presque partout dans la province de Liège 
et dans l'Ardenne) ; 

E mon (en général dans la province de Namur) ; 

Mon, la forme la plus simple dans le canton de Beauraing. 

On y dit: mon in' père; ji vas mon l'végin (je vais chez le 
voisin). 

On peut en conclure avec certitude que m,on signifie 
(( chez )) et qu'il est formé, d'une part, du liégeois mâhon 
et, d'autre part, du namurois mâgeon, par syncope de la 
consonne médiane. La forme elliptique mon a passé par les 
intermédiaires al'mon, à mon, èmon. 

Pour le sens, comparez le latin casa, dont un masculin 
casus a formé la préposition chez en passant également par 
les formes à chez, è chez (à la maison). 

Abie, forme namuroise du français habile, signifie 
prompt, diligent, mais le plus souvent il est employé adver- 
bialement avec la signification de vite. Exemple : abie, 
abie! dispèchoz-vos (vite, vite! dépêchez-vous). Selon Lit- 
tré, on dit aussi en français : habile, habile, dèpêchez-vous, 
ce qui établit suffisamment l'origine du mot. En liégeois, 
le mot abèie est employé dans le même sens. 

De Bosschere, 

Major retraité. i 



De koppigaards van Cobbeghem 

De boeren van Cobbeghem waren eertijds zeer stijhoof- 
dig en wilden voor niemand buigen. 

De generaal baron van Hoogvorst, die een man was van 
buitengewone sterkte, was eens te Cobbeghem op jacht met 
koning Leopold den Eerste. Telkenmale onze jagers eenen 
haas opjoegen, schoot een boer hem af. 

— Wat voor 'nen vent is dat, sprak Leopold, hij schiet al 
de hazen die ik opjaag? 

— Sire, antwoordde van Hoogvorst, dat is 'nen boer 
iedereen schrik van heeft. Maar nu ga ik eens zien of hij 
soms geenen schrik van mij zal hebben. 

Van Hoogvorst trok er op af, rukte hem het geweer uit de 
handen, en sloeg hem tôt negen maal toe tegen den grond. 



— 93 — 

Als hij bij Leopold terugkwam, vroeg de koning al la- 
chende : 

— He wel, hoe hebt gij hem bevonden? 

— Sire, laat ons van dien onbeleefderik niet meer spre- 
ken. Ik heb hem tôt negen maal toe tegen den grond ge- 
kletst, en nu gaat hij er nog van door zonder mij (( goeden 
dag )) te zeggen. 



(Uit den volksmond te Cohheghem.) 



H. Van Dievoet. 

Meisse. 



® m 



Les entêtés de Cobbeghem 

Les paysans de Cobbeghem étaient autrefois très têtus 
et ne voulaient plier devant personne. 

Le général baron d'Hoogvorst, qui était un homme d'une 
force extraordinaire, était un jour à la chasse avec le roi 
Léopold Y^. Chaque fois qu'ils faisaient lever un lièvre, un 
paysan le tuait. 

— Qu'est-ce pour un homme, dit Léopold; il tue tous 
les lièvres que je découvre. 

— Sire, répondit d'Hoogvorst, c'est un paysan qui est 
craint par tous; nous verrons maintenant s'il n'a pas peur 
de moi. 

D'Hoogvorst se dirigea vers le paysan, lui arracha le 
fusil et terrassa le paysan neuf fois. 

Quand il revint auprès de Léopold, le roi lui demanda : 

— Eh bien, quel est le résultat? 

— Sire, ne parlons plus de ce malélevé. Je l'ai flanqué 
à terre neuf fois et après cela il s'éloigna encore sans me 
dire (( bonjour ». 

{Raconté par le peuple h Cohheghem^ 

H. Van Dievoet, 

Meysse, 



— 94 — 

Une superstition bruxelloise en 1921 

Le peuple et la petite bourgeoisie, à Bruxelles, comme 
un peu partout vraisemblablement, croient que l'opale est 
une pierre précieuse qui porte malheur. 

Les bijoutiers qui exposent bagues et broches où sont en- 
châssés des opales déclarent qu'ils les vendent plus dif- 
ficilement que les autres. 

A. DE Marneffe. 

@ ® # 
Brusselsch bijgeloof in 1921 

Het volk en de kleine burgerij, te Brussel, gelijk waar- 
schijnlijk op vêle plaatsen, gelooven dat het opaal een 
kostbaar gesteente is dat ongeluk bijbrengt. 

De juweiiers die ringen of borstspelden te koop stellen^ 
waarin opaalsteenen ingezet zijn, verklaren dat zij ze moei- 
lijker verkoopen dan andere. 



Un almanach wallon 

Le Cercle d'études folkloriques de Nivelles a décidé de 
publier, pour l'an prochain, un Armonak des vrais Aclots. 
Cet almanach, actuellement sous presse, sera presque entiè- 
rement rédigé en dialecte nivellois, et illustré de photo- 
graphies et de gravures sur bois. 

Outre une liste des combattants et des déportés nivel- 
lois, et des extraits d'œuvres de l'abbé Michel Renard, 
de Georges Williame et de Léon Petit, on y trouvera un 
calendrier folklorique régional dû à la plume de M. Em. 
Despret et une étude, rédigée en wallon, sur la météoro- 
logie populaire et les prévisions du temps, — vrai monu- 
ment de folklore — par M. Edouard Parmentier. Une 
communication humoristique sur les événements qui se pas- 
seront pendant l'année 1922, des contes, des souvenirs, par 
les autres membres du cercle, compléteront cet almanach 
auquel il faut souhaiter d'être le premier d'une série longue 
et ininterrompue... 

■ ® ® @) 



Bibliographie 

(Suite.) 

Nous donnons ci- dessous la liste des ouvrages acquis ou 
donnés au Service de Recherches historiques et folkloriques. 

Hieronder geven wij de lijst van de werken die de Dienst 
voor historische en folkloristische Opzoekingen aankocht 
of ten geschenke bekwam. 

Bannedx (Louis). — Les Botteresses. i broch. de 12 p., extr. de la 
« Revue sociale catholique », juillet 1909. 

Bbts (P.-V.). — Geschiedenis dey gemeente Hakendover en van dezer 
mirakuleuse kerk. i broch. van 72 biz. 1907 (gift van den heer Pee- 
ters, drukker te Zouileeuw). 

Brouwers (D.). — La Société archéologique de Namur et son musée, 
1 broch. de 16 p., extr. de « Wallonia », novembre 1908. 

Chalon (J.). — Idoles, fétiches et amulettes, i vol. de 652 p. lUustr. dans 
le texte et farde de 20 belles photogravures en hors-texte. 1921. 
Prix : 3o fr. 

CoMBAZ (P.) et DE Behault de Dornon. — Le château de Horst à 
Rhode-Saint-Genèse. Illustré, 24 p. 1896. Extr. du t. X des « Annales 
de la Société d'Archéologie de Bruxelles ». 

— La première enceinte de Bruxelles. 1 broch. de 52 p., extr. des « An- 
nales de la Société d'Archéologie de Bruxelles », t. I, 2®livr. 1888. 

Daanson (Ed.). — Mythes et légendes. Etude sur l'origine et l'évolution 
des croyances religieuses par la comparaison des textes originaux. 
I fort vol. avec 53 grav. 1914. 

DE Behault de Dornon. — Notice sur une chapelle dédiée à saint Landry, 
fils de saint Vincent et de sainteWaudru, à N eder-over-Heembeek. 1 broch. 
de 12 p., illustrée. 1891. 

Dejardin (Joseph). — Dictionnaire des spots ou proverbes wallons. Ou- 
vrage couronné par la Société liégeoise de Littérature wallonne. 
628 p. i863. 

De Pauw (L. p.). — La vallée du Maelbeek, avec monographie d'Etter* 
beek. i vol. de 400 p. avec 42 pi. hors-texte (don de M. Deefeed, 
inspecteur des écoles d'Etterbeek). 

Dewert (Jules). — Le Serment des Archers de Basse- Wavre. i broch. 
de 5o p., extr des « Annales de la Société d'Archéologie de 
Nivelles», t. IX, 1909. 

GoFFAERTS (Camille). — Les stalles de l'Abbaye d'Averbode. i broch. 
illustrée de 12 p. 1892. 

Hachez (Félix). — La légende pieuse de Lembecq. i broch. de 48 p. con- 
sacrée à saint Véron, illustrée. 1902. 

— La chapelle de Notre-Dame du Salut à Hornu. i broch. de 6 p. avec 
I illustr. 1904. 

HaroX (Alfred). — Le Folklore de Godarville. i vol. de 148 p. (rare). 
1893 (don de M. Van Heurck, d'Anvers). 

Hennebert 'Frédéric). — Essai historico-philologique sur le nom de Tour- 
nai. I broch. de 38 p. 1848. 

Jacobs (A -J.-L.). — Le prélat Simon Wauters et la première suppression 
de T Abbaye du Parc sous Joseph II, 1 broch. de iio p. avec i portrait. 
Louvain, 1887. 



— 96 — 

KuNEL (Maurice). — Treize petits contes d'après Maître Breughél. Edit. 
de la Soupente. 1921. 

Meyer (G.-L). — Eerste Nederduitsch leeshoeh. Ten gebruike van het 
openbaar onderwijs in de Zuidelijke provincien. 1826. 

MissoN (A. ). — Belgelette. Contes pour les enfants. Dessins de Hage- 
MANS. Vromant, éditeur. 192 1. 

PosKTN (A.). — Préjugés populaires rdatifs à la médecine et à l'hygiène. 
I vol. illustré de 206 p. 1898 (don de M. Despret. de Nivelles). 

Raeymackers (D.). — Une sorte de foothal au moyen-âge à Tirlemont et à 
Jodoigne. i broch. de 10 p.. extr. des « Annaleis de la Société d'Ar- 
chéologie de Bruxelles », t. XVI, ire pt 2« livr., 1902. 

— Une annonce de mariage imprimée à Tournai au, temps de la Révolution 
française. 1 broch de 12 p., extr. des «Annales de la Société d'Ar- 
chéologie de Bruxelles », t. XXVII, 1913. 

Rahlenbeck (Ch.). — Les trois régentes des Pays-Bas, iSoy-lSôy. 
I broch. de 62 p., extr. de la « Revue de Belgique ». 1892. 

Van Andel (A.). — Allons De Cock : In memoriam (Don de 
M. Van Heurck, d'Anvers). 

Van Hk'jrck (Emile). — Une médaille du Pèlerinage de la Sainte Croix à 
Hoboken. 1 broch. illustrée de 6 p., çxtr. de la c Revue de Numis- 
matique et de Sigilographie ». 1920 (don de l'auteur). 

— Saint Gommaire et le Folklore. 1 broch. de 8 p., extr. du « Bulletin 
de la Société d'Anthropologie de Bruxelles». 1914 (don de l'au- 
teur). 

— De Folklore. Tentoonstelling in het Jubel-Park te Brussel, 1910 
(gift van den schrijver). 

— L'onguent armoire et la poudre de sympathie dans la science et le folklore. 
I vol. illustré de 84 p. 191 5 (don de l'auteur). 

— L'œuvre des folkloristes anversois. i vol. de 52 p. illustré. 1914 (don 
de l'auteur). 

— Le merveilleux dans la légende dHackendover. i brach. de 16 p. 1920 
(don de l'auteur). 

— La thérapeutique des couronnes en fer forgé, i brach. de 4 p. et une 
illustr. 1920 (don de l'auteur). 

Van Heurck (Emile) et Bockenoogen (J.-Y.). — Histoire de l'imagerie 
populaire flamande, i fort vol. de 728 p. avec abondantes illustr. 
N° 54, sur papier velin. 1910. 

Van Roey (Leonardus). — O.-L.-V. van den Ossenweg te Zoutleeuw. 
I broch. van ao blz. geïll 1914 (gift van den heer Peeters, drukker 
te Zoutleeuw). 

— Levenschets en Vereering van den Heiligen Leonardus. i broch. van 
37 blz. 1910 (gift van den heer Peeters, drukker te Zoutleeuw). 

Wauters et Tarlier. — Géographie et histoire des communes belges. 
Canton de Genappe, i vol. de 104 p. iSSg. 
Id. Perwez, i vol. de iSo p. i865. 
Id. Glabbek, i vol. de 170 p. 1882. 
Id. Wavre, i vol. de 284 p i863. 
Id. Tirlemont, 3 vol. de 194, 176 et 188 p. 1874, 1875, 1876. 

(A suivre.) (Wordt vervolgd.) 



1^" Année. 



N» 4 



Février 1922 



Le Folklore Brabançon 
De Brabantsche Folklore 



iste jaar. — N' 4 



Februari 1922 



SOMMAIRE : 

La Procession de Laeken de 1622. — Les 
doitgs des malfaiteurs. — Le drape- 
let de Notre-Dame-au-Lac de ïirle- 
mont. — Dsus l'temps qui va fé. — 
Kirie, Curêye, Cur. — Le Puits du 
Diable à Saventhem. — Tir pour le 
titre de Roi à Becquevoort, etc . 



INHOUD : 

De processie van Laken in 1622. — Vin- 
gers van kwaaddoencrs — Hetvaantje 
van O. L. V. ten Poel te Thienen. — 
Kire, Curêye, Cur. — De Duivelsput 
te Saventhem. — Het Koningschieten 
te Becquevoort, enz. 



La Procession de Laeken de 1622 

On sait que l'église de Laeken et sa Vierge miraculeuse 
du XIII*' siècle ont toujours été l'objet, de la part des fidèles, 
d'une vénération particulière. 

Les sceaux scabinaux de 1287 et de 1299 nous montrent, 
dans leur champ, l'image de la madone, avec l'Enfant Jésus 
porteur d'un oiseau, telle que la représente la statue qui 
aujourd'hui encore trône sur le maître-autel de l'église 
nouvelle édifiée par l'architecte Poelaert, 

Les archiducs Albert et Isabelle eurent pour Laeken une 
grande prédilection. 

Lors de la restauration de l'ancienne église dévastée par 
les calvinistes en 1581, l'archiduc orna cet édifice d'un beau 
vitrail, sur lequel on voyait la Vierge montrant à l'Infante 
le fil céleste dont la Vierge se servit, d'après la légende, 
pour tracer sur le sol le plan du sanctuaire qui remplaça la 
chapelle primitive. 

L'Infante avait coutume de faire à Laeken ses dévotions. 
Elle orna les chemins qui y mènent, de petites chapelles, dont 
une subsiste toujours le long de la vieille chaussée de Lae- 
ken (rue Mellery actuelle), vis-à-vis de l'antique rue de 
l'Eglise Notre-Dame. C'est aussi grâce à sa sollicitude que 
fut construite, par l'architecte Franquart, la drève Sainte- 
Anne, tant en vogue autrefois. Soit dit en passant, la con- 



— 98 - 

struction de cette avenue fut commencée le i6 février 1626. 
C'est l'Infante, enfin, qui fit entourer la fontaine Sainte- 
Anne ou des Cinq Plaies du bassin monumental encore 
existant. 

La statue de la Vierge avait été cachée, lors des troubles, 
dans l'habitation urbaine de Louis van Hamme, seigneur à 
Laeken, puis elle fut ramenée processionnellement à Laeken. 
Quelques années plus tard, la madone fut exposée dans 
l'église du Béguinage, à Bruxelles, à la demande de l'In- 
fante, (( afin qu'elle la pût visiter, comme elle fit neuf jours 
de suite, sortant de son appartement à pied et s'écartant de 
la vue du peuple, par les remparts de la ville. Sa neuvaine 
finie, elle revêtit l'Image miraculeuse d'une robe très pré- 
cieuse, lui mit en tête une couronne d'or émaillée de dia- 
mants et la reconduisit processionnellement à Lacq, avec la 
même humilité qu'elle l'avait visitée au Béguinage (i) )). 

Cette solennité eut lieu le 4 juin 1622. Un journal de 
l'époque, les Nieuwe Tijdinge, a publié un comi^te rendu 
détaillé de cette cérémonie, dont le programme comprenait 
un repas fastueux, à faire envie aux gourmets les plus dé- 
licats. 

Ce (( royal banquet )), pour employer les termes du fidèle 
chroniqueur, fut offert aux trois cent quarante-cinq bé- 
guines du Béguinage de Bruxelles, qui accompagnèrent le 
cortège, auquel prirent jDart aussi le magistrat, ainsi que les 
dames, les dignitaires, les musiciens et les hallebardiers de 
la Cour, L'archevêque de Malines, en personne, célébra la 
messe dite à cette occasion. 

Il m'a paru intéressant de prendre copie de ce compte 
rendu, écrit .selon toute apparence par un témoin oculaire, 
et qui mieux que tout commentaire fait ressortir l'éclat de 
cette fête pieuse. Se représente-t-on ce cortège pittoresque 
et coloré, cheminant h travers les prés verts qui autrefois 
séparaient Laeken de la ville ? 

Le lecteur remarquera que le banquet fut servi dans le 
verger d'un établissement appelé « den Wildeman )). Les 
archives locales font mention souvent, dès 1540, de ce cabaret 
achalandé, lequel était situé à Ten-Driessche, c'est-à-dire 

(i) QuENTi.N HiiNNiN, V Histoire et l'Origine de l'Église de Lacq (1694), 
réédition de 1791, p. gS 



- 99 — 



à l'endroit où l'on édifia, il y a quelque soixante ans, l'an- 
cienne maison communale de la résidence royale (i). 



* * :(î 



Le peintre de la Cour, Pierre Snayers, a rappelé le sou- 
venir de la procession solennelle de 1622 dans un beau 
tableau, acquis il y a quelques années par le Musée de 
Bruxelles. 

Le peintre a représenté le cortège cheminant le long de 
la drève Sainte- Anne et faisant halte autour de la fontaine 
des Cinq- Plaies. 

L'interprétation du sujet, à certains points de vue, doit 
être fantaisiste. On ne pourrait s'expliquer autrement qu'on 
vît sur la toile le bassin monumental entourant la dite fon- 
taine, datant de 1625, ainsi que la drève, construite l'année 
suivante. 

Arthur Cosyn. 
Conseiller communal à Bruxelles. 

© ^ # . 

Traduction de " Tijdinghe uît Brussel „ (1622). 

Cher Ami, 

Comme vous êtes curieux d'apprendre la vérité au sujet des 
choses qui se sont passées ici, vous ne serez pas étonné quand je 
vous dis qu'à l'approche des incendiaires hollandais, les religieuses 
de Laeken transportèrent l'image de Notre-Dame à Bruxelles. 

Le 4 juin 1622, la même statue fut ramenée en procession à 
Laeken ; toutes les religieuses ou béguines du couvent, portant leur 
voile, accompagnèrent le cortège ; elles étaient au nombre de 345. 
Les édiles de Bruxelles, portant des baguettes rouges, de même que 
les écuyers de la ville, accompagnèrent aussi ; suivirent aussi 
vingt- quatre béguines avec des vierges habillées de blanc et por- 
tant des cierges allumés ; vinrent ensuite les baladins de la Cour, 
les musiciens de la Cour, après les directeurs du couvent avec le 
curé de Laeken ; puis beaucoup de gentilshommes de la Cour, 
après Notr«--Dame de Laeken portée par la supérieure du couvent 
et par d'autres béguines. 

(i) Dans VHistoire des Environs de Bruxelles (tome II, p. 354), 
Alphonse Wauters a dit quelques mots de cette procession célèbre, 
d'après la Viia S. Beggae, de J.-G. De Ryckel, parue en i63i. 



— 100 - 

Derrière Noire-Daine marchait très dévotement Son Altesse la 
Duchesse avec toutes les dames de la Cour et une foule de gens , Ainsi 
ils cheminèrent jusqu'à l'église de Laeken. A la porte de l'église se 
trouvaient Son Excellence le marquis Spinola et un autre grand 
seigneur : chacun d'eux avait un fusil chargé à la main pour empê- 
cher les indésirables d'entrer à l'église. L'archevêque de Malines 
était à l'intérieur de l'église avec l'archi-diacre. Toutes les religieu- 
ses en deux files passèrent devant eux et se dirigèrent vers le chœur 
de Sainte-Barbe, où se tenait M. le curé. 

L'archevêque célébra l'oflâce au maitre-autel. Après la messe, 
l'archiduchesse voulut que toutes les béguines restassent à Laeken 
pour manger : elle avait fait préparer un banquet princier. Alors les 
béguines furent escortées par les hallebardiers de la Cour au lieu où 
le repas était préparé, qui était le « Wildeman », où, dans le verger 
à ciel ouvert, quatre tables étaient couvertes de nappes bien fines 
et blanches ; là dessus, il y avait des assiettes en étain et dans 
chaque assiette un pain blanc. Chacun alors s'attabla suivant sa 
convenance. Et comme c'était le jour du poisson, c'est-à-dire le 
samedi, on régala bien. Les hallebardiers de leurs altesses et le 
majordome servirent les tables ; d'abord des œufs et de la morue, 
ainsi que du saumon doux, de l'esturgeon et des carpes, des plies et 
toutes sortes de poissons frits en abondance avec du riz ; c'était 
magnifique. 

Au début du repas, la boisson était de la bière blanche, mais 
bientôt on servit du vin avitant que chacun en voulait. 

Le deuxième plat se composait d'une salade avec des pâtés de 
saumon et des fromages à la crème et des biscuits, toutes sortes de 
confiseries, des raisins, des amandes, des pommes et d'autres fruits 
très princièrement et au beau milieu du repas le supérieur arriva 
avec le chapelain pour voir manger les religieuses et ils dirent 
qu'elles n'avaient qu'à bien s'amuser, car personne n'avait accès au 
verger en dehors des hallebardiers. 

Finalement on laissa entrer qui voulait. Il y avait sur les tables 
aussi des pâtés de carpes et d'autres pâtés préparés avec du pois- 
son. Les baladins de la Cour firent de la musique derrière la table, 
tant que durait le repas. 

L'Infante envoya un seigneur de la Cour pour dire que les 
béguines devaient être joyeuses et se réunir auprès d'elle. Après le 
repas, les religieuses firent leur prière et partirent. Elles étaient au 
nombre de 345 ; ensemble elles se dirigèrent vers l'église, où 
l'Infante venait d'arriver. Le soir, le salut y fut célébré ; ensuite les 
religieuses retournèrent chez elles avec les seigneurs, et l'Infante 
est retournée en voiture à Bruxelles. 

La scène du repas fut dessinée par trois ou quatre peintres pen- 
dant que les religieuses étaient à table et l'on pense que les tableaux 
seront envoyés en Espagne, car le travail fut fait par ordre. 



— 101 — 

Là-dessus je termine. 

11 est impossible de mentionner tous les mets qui furent servis à 

cette occasion, car c'était un banquet royal. Si l'on n'avait pas eu 

faim, on aurait gagné de l'appétit ou du moins on aurait mangé 

quelque chose. Que Dieu garde l'Infante et lui accorde longue vie. 

Amen. Que Dieu garde de même tous les princes catholiques et 

seigneurs, et que périssent les rebelles qui essaient de corrompre 

et de détruire le pays. 

Finis. 

V. C. D.W. C. A.(i). 

{NiEUWE Tydinge — N° 88 — Imprimé pour la première Jois le 21 juin 
1622, a Anvers ^ cites Abraham Verhoeveii, an rempart des Lombards, au 
Soleil doré] (2). 



De processie van Laken in 1622 

Zooals het bekend is v^/erden de kerk van Laken en hare 
mirakuleuze Maagd van de xiii^ eeuw altijd door de 
geloovigen bijzonder vereerd. 

Op de schepenzegels van 1287 en 1299 ziet men het 
beeld van de Maagd met het kind Jésus een vogel dragende 
zooals wij haar nog zien in het beeldhouwwerk dat thans 
prijkt op het hoofdaltaar van de nieuwe kerk, opgericht 
door bouwmeester Poelaert. 

Het aartshertogelijk paar Albrecht en Isabella hield 
veel van Laken. 

Bij de herstelUng der oude kerk die in 1581 door de 
Calvinisten vervvoest werd, versierde de aartshertog de 
kerk met een prachtig venster, waarop men de Maagd 
zag, de Infante den hemelschen draad toonende, waar- 
van de Maagd zich, volgens de légende, bediende, om op 
den grond het p'ian te trekken van het heiligdom dat de 
oorspronkelijke kapel verving. 

De Infante w^as gewoon te Laken hare kristelijke plich- 
ten te vervullen. De wegen die er naartoe leidden sierde 
zij met kapellekens, waarvan er nog een bestaat langs 
den ouden Lakensdhen weg (thans de Mellerijstraat) tegen- 
over Onze-Lieve-Vrouw-Kerkstraat. 

(i) Signature du Censeur : Cornélius De Witte, cationicus Antwer- 
piensis. 

(2) Bibliothèque Royale III, 335 19 A. 



— 102 — 

Door haar toedoen werd door den bouwmeester Fran- 
quart de Sinte-Anna-dreef aangelegd, die vroeger zoo zeer 
gezocht werd. In 't voorbijgaan weze gezegd dat met het 
aanleggen van die dreef den i6 Februari 1626 begonnen 
werd. De Infante deed ook de Sinte-Anna-bron of bron 
der vijf wonden met de monumentale kom omringen die 
nog bestaat. 

Tijdens de onlusten werd het beeld van de Maagd ver- 
borgen in de stadswoning van Lodewijk Van Hamme, 
erfheer in Laken ; daarna werd het stoetsgewijs naar Laken 
terruggebracht. Eenige jaren later werd de Madona in 
de begijnhofkerk, te Brussel, ten toon gesteld op verzoek 
van de Infante (( opdat zij het beeld kan bezoeken, gelijk 
zij het deed negen dagen achte reenvol gens, te voet haar 
paleis verlatend en buiten het zicht der menschen langs 
de stadvestingen gaande. Na hare novene, voorzag zij 
het mirakuleuze beeld van een prachtig kleed, tooide het 
hoofd er van met een gouden kroon met diamanten bezet 
en bracht het beeld stoetsgewijs naar Laken terug, in aile 
nederigheid volgende » (i). 

Die plechtigheid had plaats den 4 Juni 1622. Een blad 
van dien tijd, de Nieuzve Tijdinge, gaf een omstandig 
verslag van die plechtigheid ; bij het programma hoorde 
ook een feestmaal, dat de kieskeurigste fijnproevers zou 
doen watertanden. 

Dat (( koninklijk banket », om de Avoorden van den 
nauwgezetten kronijkschrijver te gebruiken, werd 345 be- 
gijnen van het Brusselsch begijnhof aangeboden, die in 
den stoet meegingen, waaraan ook deelnamen de magistra- 
tuur van de stad, alsmede de dames, de waardigheid- 
bekleeders, de muzikanten en de hellebardiers van het Hof. 
De aartsbisschop van Mechelen in eigen persoon zong bij 
die gelegenheid de mis. 

Het kwam mij belangwekkend voor afschrift te nemen 
van dat verslag, naar aile waarschijnlijkheid geschreA^en 
door een ooggetuige ; beter dan elk kommentaar, laat die 
beschrijving den glans van dat vroom feest uitkomen. 
Men stelle zich dien schilderachtigen, kleurrijken stoet voor, 



(i) Quentin Hennin, VHisfoire et l'Origine de T église de Lacq (1694), 
opnieuw uitgegeven in 1791, blz. 98. 



— 103 — 

zich voortbevvegend door de groene weideii die zich vroe- 
ger tusschen de stad en Laken uitstrekten. 

De lezer zal opmerken dat het banket opgediend werd 
in den booingaard van een herberg, genaamd Den Wildc- 
man. 

In de stukken van het plaatselijk archief wordt van 
1540 af, dikvvijls melding gemaakt. van die druk be- 
zochte herberg, die op ten-Driesche gelegen was, dat is 
op de plaats, waar men ongeveer zestig jaren gele- 
den het gemeentehuis van de koninklijke verblijf plaats 
oprichtte (i). 

* * * 

De hofschilder, Pieter Snaj'^ers, wekte de herinnering 
aan die plechtige processie van 1622 op in een mooie 
schrlderij, eenige jaren geleden door het muséum van Brus- 
sel verworven. 

De schilder verbeeldt den stoet in de Sinte-Anna-dreef 
en stilhoudend rondom de bron der vijf Wonden. 

In sommige opzichten is de uitwerking van het onder- 
werp niet op de vverkelijkheid gegrond. Op het doek ziet 
men immers de monumentale kom die de bron omringt. 
Nu, die kom werd eerst in 1625 gemaakt en de dreef werd 
eerst het volgend jaar aangelegd. 

Arthur Cosyn. 

Gemeenteraadslid te Biussel. 



Tijdinghe uit Brussel (1622). 

Goeden vrient alsoo V. lieden curieiis sijt om eenighe waerheijt 
van nieuwicheijt te weten, soo suldij verstaen, t'sedert dese leste 
daghen alsoo de brant-stichters van Hollandt gecomen sijn hier in 
Brabandt. soo hadden hun de religieusen, van Laken hier buijten 
de stadt Brussel met het beelt van onse L. Vrouwe hier binnen 
Brussel geritireert. 

Soo is den vierden Junius 1622, het salve beelt wederom naer 
Laken ghedraghen met processie, waer dat allen de religieusen 
vrouwen oft bagijnkens van dat clooster met haer nonnedoecken 

(i) In de Histoire des environs de Bruxelles (deel II, blz. 354), zegt 
A. Wauters eenige woorden van die beroemde processie, naar de 
Vtia S. Beggae van J. G. De Ryckel, verschenen in i63i. 



— 104 — 

mede ginghen, sterck sijnde drij hondert 45. De magistraet van Brus- 
sel ginghen mede met roode stockxkens in haer handen, met de 
stadts knapen, doen volchden 24 bagijnkens met witten maechden 
wasse keerssen al biandende, daer nae die speel-lieden van den 
hove, doen die musiciens van 't hoff,doen die heeren van 't Clooster 
met den pastoor van Laken, ende daer naer veel edel-lieden van 
't hoff, doen volchden onse L. Vrouwe van Laken, de welcke 
ghedraeghen wert van de opperste van 't clooster met andere 
bagijnkens. 

Doen volchden die doorluchtige Hertoginne met allen die 
staet-dochters, ende menichte van vole met groote devotie ende 
gingen soo tôt Laken binnen die kerck, ende aen de deure van de 
kerck stont sija Excellentie marquis Spinola, met noch eenen grooten 
heer, elck met een geladen roer in de hant om datter gheen menichte 
van ghemeyn volck en soude in comen, den Eerts-bisschop van 
Mechelen stont in de kerck met den archidiaeken, daer passeerdcn 
allen de religieusen voorbij ter weder sijden tôt in sinte Barbelen 
choor, alwaer den heere pastoor w^as. 

Den eorts-bisschop dede de misse inden hoogen choor, ende als 
die ghedaen was, soo heeft de Hertoghinne begheert dat allen de 
bagijnkens tôt Laken souden blijven eten alwaer sij een princelijcke 
maeltijt hadde doen bereyden, doen werden de voors. bagijnkens, 
aile gheconvoyeert met die hellebaerdiers van Hare hoocheden, 
ter plaetsen daer de maeltijt bereyt was d'vvelck was inden Wilde- 
man, alwaer achter inden bogaert vier tafels gedeckt waren onder 
den blauwen hemel met schoon fijne witte ammelakens, daer op 
lenne telliooren, met elck een witten broot doen ginck elck sitten 
naer sijn beliefte, ende alsoo het vischdach was ende saterdach 
werden wel ghetracteert, de hellebaerdiers van hare Hoocheden 
met den hoofmeester dienden de tafelen, int eerste eyeren ende 
abberdaen, ende soeten salm, steur ende kerpers, pladdijsen, ende 
menichte van allen sooîten van ghebacken visch, ende rijs, seer 
manifick. 

Den dranck was int eerste van de maeltijt wit hier, terstonts daer 
naer soo veel wijn als een ijeghelyck begheerde. 

Het tweede gherecht was sallaet, ende salms pasteyen, ende 
room oft saen keesen, ende beschuyt, alderhande gheback van 
suycker, rosijnen, gepelde amandelen, appelen, ende ander fruyt 
seer princelijck, ende als de religieusen int beste waren van de 
maeltijdt soo quam den oppersten met den cappelaen, om de reli- 
gieusen te sien eten, ende seyden datse noch vrolijck souden wesen 
want in den hol en mochten gheen vremde lieden comen of hove- 
linghen dan die hellebaerdiers, ten lesten lieten sijt volck in comen 
aile die begheerden, daer waren ter tafelen oock carpers past"yen, 
andere pasteyen van aile soorten van gheback van visch, ende die 
speel-lieden van den hove hebben gespeelt achter die tafel soo 




Sceau scabina de Laeken (xiir siècle). — Schcpeiizcgel van Laekcn (xiii' eeuw). 
LÉGENDE : Siflilliiiii fscahii iioiiiiii ilc Lahc. 








Statue mirîuuli'iise de N.-D. de J.îiekcn avec l'eiilaiil .le.su> iinrtcur li uu oiseau, 

XIII' siècle (Ki^'lise de Laoken). 

l'ii'clil \iin ilr .M.iiiiiiina mel liel kind .lesiis ilrat;en(ie een vol;vI, 
xiii' eeuw (Kerk vun I.ackenj. 




l'élite Chapelle située rue Mellery à Laeken, seule survivante d'une série de chapelles ayant 
orné le chemin allant du Palais de l'Infante, à Bruxelles, à lautiiiue Eglise N.-D. de Laeken 
(vieille porte de 1688). 

Kleine Kapel in de Mellerystraat te Laeken, de eenige overhlijvende van ecn rceks Kapellen 
ilie slonden langsheen den weg die liep van het Paleis iler Inl'ante te Brussel naar de 
onde 0.-L.-Vroii\\enkerke te !>aeken (onde deur van 1688). 




Fontaine Sainte-Anne ou des Cin(( Plaies à Laeken. — Sinte-Annahron te Lael<en. 

(1625) 



- 105 — 

langhe als die religieusen aten, de Serenissime Infante sondt eenen 
hovelinck ende dede ontbieden datse vrolijc souden wesen ende dat 
de Infante eens al t'samen brochte, de religieusen gheten hebbende 
seyden de gratie ende vertrocken heen, de welcke waeren 345 
sterck, ende ginghen al t'samen naer de kercke, alwaer de Infante 
oock ghecomen is, alwaer des savonts het lof ghesonghen wert, 
ende daer naer ginghen allen de religieusen naer huys met de 
heeien, ende de Serenissime Infante is wederom naer Brussel 
ghereden. 

Dese maeltyt wert ut gheteeckent van drij oft vier diversche 
schilders soo de religieusen aen tafel saeten d'welck men vermeynt 
de schilderye naer Spagnien sal ghesonden worden, want het gedaan 
wert door oordre. 

Hier mede is dit gheeyndicht van allen de spijse te schryven oft 
gherechten die daer gheweest sijn ter tafelen was onmoghelijck 
want het was een royael bancquet, al hadde men gheenen hongher 
ghehadt, men soude wel appetijt ghecreghen hebben oft ten minsten 
wat ghemoghen hebben. Godt wilt de Serenissime Infante bewaeren 
ende lanc laten leven. Amen. Met allen den catholycke princen 
ende heeren ende dat wij moghen sien ten onder gaen de rebellen 
die de landen soecken te bederven ende destrueren. 

Finis, 
V. C. D. W. C. A. (i). 

(NiEuwE Tydinge. — N° 88. — Eerst ghedruct den 2i jtini 1622. — 
THantmerpen, bij Abraham Verhoeven, op d^ Lombaerde Veste, inde 
guide Sonné) (2). 

@» ® @ 

Vingers van kwaaddoeners 

Het is voorzeker bekend dat langen tijd, in vroeger 
eeuwen, naast de burgerlijke rechtspleging 00k een ker- 
kelijke magistratuur bestond, wier bevoegdiieid vooral 
in de XVI*^ eeuw steeds uitgebreider werd hier te lan- 
de (3). Wat maar van nabij af ver in betrekking kon wor- 
den gebracht met den eeredienst of het geloof, was aan de 
rechtspraak van de officialiteit onderworpen. Verklaar- 

(i) Handteeken van dencensor : Cormlius De Witte, caHoniciis Anîwer ■ 
piensis. 

(2) Kon. Bibliotheek royale. III, 335x9 A. 

(3) Cf. NiKO GuNZBURG, « Het Rechtswezen » in Vlaanderen door de 
eeuwen heen. Amsterdam, Uitgeversmaatschappij Elzevier, igiS. 
Tweede deel, blz. 33o. 



— 106 — 

baar is het derhalve, dat ten jare 1655 de officiaal van het 
aartsbisdom Mechelen een onderzoek leidde tegen een 
Fransche vrouw en het getuigenis opschreef van den bak- 
ker Jaak van Elewijk, die te Brussel achter de Kapellekerk 
verbleef. 

Menig misdrijf verwijt die in (( sijn depositie die hij 
naer lecture heeft onderteeckent )) met eigen hand. Hij 
haalde aan dat de Française op zekeren dag een lersche 
vrouw, echtgenoote van een luitenant bij 't voetvolk in de 
troepen van den Prins van Condé, en haar moeder op straat 
had gescholden : (( voyla encor des Irlandoyses, qui sont 
toutes putaines et larrons » en ze naderhand (( furieuse- 
lick )) aangevallen en haar kinderen bijna doodgeslagen 
had. Hij vertelde 00k, dat om harentwil Emanuel, een 
vroegere page van een Spanjaard, een kramer uit Savooie 
had doodgestoken. Doch het meest belangwekkend voor 
ons lijkt de eerste beschuldiging, welke wij vermeld vin- 
den op het document, waarvan wij hieronder het begin 
laten volgen : 

Op den 29«" Martij (i) i655, is gecompareert in persoone 
Jacques van Elewyck, hacker, woonachtigh rechtover den Hertogh 
van Aerschot, achter de Capellekercke, ovidt 3o jaeren; denwelcken 
heeft verclaert op sijn mannewaerheit wa^rachtich te sijn, dat hy 
kent zeker getioude fransche vrouwc, genaemt Jackelot, die voor 
publicke hoere loopt ende over meer als vier jaeren gfloopen heeft, 
ende naementHck in de bordcelen Eaer\'o]gende, te weten in den 
Hertogh van Aerschot, ende in den Ploegh, ende in den Boerendans: 
drij publieke ende infâme bordeelen syn, gevende voor reden van 
wetenschap den Déponent, dai hy sulcx gesien heeft ende syn huys- 
vrouwe, als woonachtich, zoo geseit is, rechtover den Hertog van 
Aerschot. Verclaert verstaen te hehben van diversche hoeren op 
Ptraete, dat dezelve fransche publieke hoere gebruyckt groote super- 
stitien, te weten dat ze draeght over haer handen ende vingers van 
eenige gehangene quaetdoeners, waermede ^y bedryft groote super- 
stition, voorseggende veel dingen, jae, dat ze eenen tesch vol hadde 
van 7ulcke handen ende vingers, die mon haer gcstolen zoude 
hebben 

Hieronder worden wij verwczen naar het aloude en 
wijderverbreide volksgeloof, dat lichaamsdeelen van afge- 
storvenen, inzonderheid van gehalsrechten, tooverkracht 

(i) Hier stond « Ocîober », doch dit werd vot doorgehaald. 



— 107 - 

bezitten(i). Wij wisten reeds, dat de vingers van gehangen 
dieven een middel werden geacht om liefde te doen ont- 
staan en vlaamsche lichte kooien legden ze onder hun bed 
om de jongelingen te lokken (2). Hier blijkt dat daaraan 
eveneens waarzeggingskracht was toegeschreven, wat 
thans de eigenschap nog heet van den vinger of de hand 
van ongeboren of zonder doopsel gestorven kinderen in 
't bizonder (3). 

Daarom meenen wij dat het wel de moeite waard kon 
wezen het bovenstaande brokje van onze oorkonde mee te 
deelen in « Brabantsche Folklore )). 

D"" Robert Foncke. 



Les doigts de malfaiteurs 

On n'ignore pas, sans doute, qu'il existait jadis, à côté 
des juridictions civiles, une magistrature de l'Eglise dont la 
compétence prit ici une grande extension au xvi^ siècle (4), 
Tout ce qui, de près ou de loin, pouvait être mis en rapport 
avec le culte ou la foi, était soumis à la jurisprudence ecclé- 
siastique. Cela explique donc comment il se fait qu'en 1655 
rOfficial de l'archevêché de Malines, mena une instruction 
contre une femme française, et annota le témoignage du 
boulanger Jacques Van Elewyck, qui habitait derrière 
l'église de la Chapelle, à Bruxelles. 

Celui-ci dénonce maintes infractions qu'il confirma par 
écrit en signant sa déposition. C'est ainsi qu'il témoigna 
que la Française, un jour, s'adressant à une Irlandaise, la 
femme d'un lieutenant de l'infanterie des troupes du prince 
de Condé, et à la mère de celle-ci, se serait écriée : « Voyla 
encor des Irlandoj'ses, qui sont toutes putaines et larrons! ». 
Après, la Française aurait furieusement attaqué l'Irlandaise 
et l'aurait quasi assomimée avec ses enfants. Il raconta de 

(i) A. DE CocK, Spreehii'ûorden, zegsioijzen en uitdruhkingen op voïks- 
geloofhemstend, foîkloristisch ioegelicht. « De Sikkel », Antwerpen. 1920, 
blz. 195. A. DeCock en l'S..T'E\RhiisC\<.,BràbanischSagenboek,l,Si{i^o<^) 

(2) A. De Cock, op. cit., blz. 196. 

(3i Idem, op. cit., p. 197. 

(4) Cf. N. GuNZBURG : « Hf t Rechtswezen » dans Vlaandeven doo-y 
de ceuwen heen. Amsterdam, Uitgeversmaatschappij Elzevier. 191 3 
Deuxième partie, p. 33o. 



108 — 

même qu'à cause d'elle, Emmanuel, un ancien page d'un 
Espagnol, avait poignardé un marchand de Savoie. 

Cependant, la première accusation nous paraît la plus 
importante ; nous la trouvons dans un document dont voici 
le début : 

Le 29 mars i655 a comparu en personne Jacques Van Elewyck, 
boulanger, demeurant en face du Duc d'Aerschot, derrière l'église de 
la Chapelle, âgé de 3o ans, lequel a déclaré en toute sincérité qu'il 
connaît une femme mariée, nommée Jackelot. qui est connue comme 
putain depuis quatre ans et qu'elle a pratiqué comme telle dans les 
maisons publiques suivantes : Au duc d'Aerschot, A la Charrue (In 
den Ploeg) et A la Danse des Paysans (In den Boerendans), trois 
infâmes bordels. Le témoin est au courant de ce fait parce que, 
habitant en face du Duc d'Aerschot, il a de ses yeux vu ce qu'il 
déclare. Sa femme l'a vu de même. Il a appris de différentes putains 
de rue que la femme publique française pratique de grandes 
superstitions, à savoir qu'elle porte sur elle des mains et des doigts 
de quelques criminels qui ont été pendus. Elle en fait un usage 
superstitieux et se livre à toutes sortes de prédictions. Elle a même 
possédé un sac rempli de ces mains et de ces doigts, mais on le lui 
aurait volé. 

Cela nous ramène à la croyance populaire que des parties 
du corps de morts, surtout de décapités, possèdent une 
force magique (i). 

Nous savions déjà que des doigts de voleurs pendus 
étaient considérés comme un moyen pour éveiller l'amour 
et des femmes publiques flamandes les déposaient sous leur 
lit pour attirer des jeunes gens (2). Il semble maintenant 
qu'il s'y attachait une force de divination ; cette force est 
encore attribuée à des doigts ou à la main d'enfants qui 
ne sont pas encore nés ou d'enfants morts avant d'avoir 
reçu le baptême (3). C'est pourquoi nous avons jugé qu'il 
n'était pas inutile de reproduire le fragment de document 
ci-dessus. 

D"* Robert Foncke. 



(i) A. De Cock, Spyeekwoorden, zcgswijzen en uitdriikkingm op volks- 
gelûofherustend, folkloristisch toegelicht. « De Sikkel », Antwerpen, 1920, 
p. 195. A. De Cock et Is.T-eikli^ck, Brahantsch Sagenboek, I, 5i (1909). 

(2) A. De Cock, op. cit. p. 196. 

(3) Idem, op. cit. p. 197. 



— 109 — 

Het Vaantje van O. L. V. ten Poel te Thienen 

Gelijk Jezus-Eik had ook de oude bedevaartplaats van 
Onze-Lieve-Vrouvv ten Poel te Thienen haar vaantje. 
Men was gewoon het uit te deelen aan de pelgrims telken 
jare, vvanneer zij met de Sinksendagen de heilige Maagd 
kwamen vereeren. Deze gewoonte bestond reeds in het 
rnidden der xvii® eeuvv; vermits de rekening over 1651-52 
van een uitgave gewaagt (( voer het maeken van wiskens 
totten vaenkens (i) ». 

De plaat, waarmed die vaantjes werden gedrukt, moest 
van tijd tôt tijd vernieuwd Vv'orden. Zoo betaalden de we- 
reldlijke klerken van Onze-Lieve-Vrouw ten Poel, in 1674, 
drij gulden, elf stuiver (( voer het hersnijden vandie plaete 
van die vaenkens tôt Antwerpen (2) ». De rekening over 
171 3- 14 verder, maakt gewag van twaalf gulden, negen 
stuiver, gegeven (( aen Floris de Meurs, voer een duysent 
vaentjes, beneffens het verdiepen van die plaete (3) ». 
Later, in 1760-61 en in I']'j6-'J'J werd (( die vaenkensplaat 
vernieft (4) ». 

Een dezer platen vvordt heden nog bewaard in het 
archief van Onze-Lieve-Vrouw ten Poel, te Thienen. 
Zij d'iende om (( dobbel vaenkens te drucken (5). Aan 
de eene zij de vertoont zij de kerk van Onze-Lieve-Vrouw 
met de wonderbare bron; aan de andere zijde ziet men de 
heilige Maagd, rechtstaande, met een ster boven het voor- 
hoofd en in de rechterhand een wereldbol, waarop een 
kruisje staat. Haar linkerarm draagt het Kindje Jezus. 
Pelgrims en noo-dlijdenden omringen de Moeder Gods. 

Onderaan leest men : 

S. Maria de Lacu, Thenis, a peste, hello et jame Uhera nos, 
Urbis te Domittam voîmnus eeïebrare. Maria, 

Qua tutelari prcesidi, tuta manet; 

Nam tihi stint dotes plures quam sidéra cœlo. 

Structura est templi, Virgo, dicatata tihi. 

In den hoek staat het jaartal (( Anno lyôç)). Oudtijds 
berustte in hetzelfde archief een ander koperen plaat. 

(i) Arrhieven van O. L. V. ten Poel te Thienen, Reg. IV, fol. 226 V°. 

(2) Ibid Reg. V. fol. 28 V°. 

(3) Ibid Rpg. VI, fol. 48 r. 

(4) Ibid. Reg IX. fol. 28 V°. 

(5) Ibid. Reg IX, fol. 47 r. 



— 110 — 

Deze was gegraveerd onder de regeering van den prins- 
kardinaal Ferdinand, infant van Spanje, die België 
bestuiurdte van 1634 tôt 1641, en draagt zijn wapen- 
schild. Zij gaf dezelfde afbeelding der heilige Maagd als 
de vaantjes. Links achter de Mœder Gods stond de kerk 
van Onze-Lieve-Vrouw ten Poel en rechts een kleine 
Avoning met een uitgestoken vlag in het venster van zijn 
puntgevel. 

Onder de beeltenis las men de oude aanroeping: 

S. Maria de Lacu, Thenis, a peste, famé et hello libéra nos. 

En verder deze woorden : 

Hac est illa Dei Genttrix, morale viarum 
Princifimn illius cui prœit ipsa salus. (i) 

Deze plaat werd gebruikt (( om beeldekens te drucken » 
die met de Sinksendagen verkocht werden en soms een 
grooten aftrek vonden. De klerken van Onze-L.ieve-Vrouw 
ten Poel bestelden er in 1760-61 ((een duysent » en in 
1763-64 wederom ((een duysent» voor welk laatste dui- 
zendtal zij zeven gulden betaalden (2). 

Fr. De Ridder. 
Eastoor Hombeek. 



Le drapelet de Notre=Dame*au-Lac 
de Tirlemont 

De même que Notre-Dame-au-Bois, l'ancien lieu de pèle- 
rinage de Notre-Dame-au-Lac à Tirlemont, avait un dra- 
pelet. 

Selon la coutume on le distribuait aux pèlerins chaque 
année quand ils venaient honorer la Sainte Vierge à la 
Pentecôte. Cet usage existait déjà au milieu du xvii® siècle, 
puisque le compte de 1651-52 fait mention d'une dépense 

(i) Archieven van O. L. V. ten Poel te Thienen, Reg. IV, fol. i32 V* 
en Reg. VIII, fol. i35 V° en 228 V». 

(2) V. Bets, Histoire de Tirlemont, II, p. 121-122. 



— 111 — 

pour la fourniture de bâtonnets des drapelets voer het mae- 
ken van wiskens toUen vaenkens (i). 

La plaque servant à l'impression des drapelets devait être 
renouvelée de temps en temps; c'est ainsi que les clercs de 
Notre-Dame-au-Lac payèrent, en 1674, la somme de trois 
florins et onze deniers pour la nouvelle taille de la 
plaque des drapelets (2). Le compte de 1713-14 fait men- 
tion de douze florins et neuf deniers payés à Floris de 
Meurs pour un millier de drapelets et pour l'arrangement de 
la plaque (3). Plus tard en 1760-61 et en 1776-77, la plaque 
pour les drapelets fut renouvelée (4). 

Une de ces plaques est encore conservée dans les archives 
de Notre-Dame-au-Lac à Tirlemont (5) ; elle servait à im- 
primer de (( doubles drajjelets )) (6). L'une des faces repré- 
sente l'église de Notre-Dame avec la source miraculeuse ; 
l'autre face représente la Sainte Vierge debout, une étoile 
au-dessus du front et tenant dans la main droite un globe 
terrestre, surmonté d'une croix. Elle porte sur le bras gauche 
l'Enfant Jésus. Des pèlerins et des malheureux entourent 
la mère de Dieu. 

Au-dessous on lit l'inscription : 

S. Maria de Lacit, Thenis, a peste, hello et famé libéra nos, 
Urbis te Dominant volumus cekhrare. Maria, 

Qua tutelari prasidi, tiita tnariet; 

Nam tibi sunt dotes plures quant sidéra cœlo, 

Structum est fempli, Virgo, dicatata tibi. 

Dans le coin se trouve l'année (( Anno 1769 ». Jadis les 
archives de Notre-Dame-au-Lac possédaient une autre 
plaque en cuivre ; celle-ci fut gravée sous le règne du prince- 
cardinal Ferdinand, infant d'Espagne, qui gouverna la 
Belgique de 1634 à 1641, et porte ses armoiries. La Sainte 
Vierge y était représentée comme sur les drapelets. A gauche 
derrière la mère de Dieu, on voyait l'église de Notre- 
Dame-au-Lac et à droite, une petite habitation avec un 
drapeau à la fenêtre de son pignon. 

(i) Arch de N.-D.-au-Lac à Tirlemont, Reg. IV, fol. 226 V°. 

(2) Ibid. Reg. V, fol. 28 v o. 

(3) Ibid. Reg. VI, fol. 28 Vo. 
(4.) Ibid. R g IX. fol. 28 V". 

(5^ Grâce à Tobligeance ie M.Oudens, curé actuel de cette église, 
nous avons pu obieuir cette plaque en prêt et illustrer cette notice. 
(6) Arch de N.-D.-au-Lac à Tirlemont, Reg. IX, fol. 47 V». 



— 112 — 

Sous l'image on pouvait lire l'ancienne invocation : 
S. Maria de Laai, Thenis, a peste, famé et hello, lïbera nos ! 

Et ensuite ces mots : 

Hcec est illa Dei Genitrix, morale viarum 
Principium illius cui j>rœit ipsa saJus (i). 

Cette plaque était employée à imprimer des images, qui 
étaient vendues à la Pentecôte et qui avaient parfois un 
grand débit. Les clercs de Notre- Dame-au-Lac en com- 
mandèrent un millier en 1760-61 et en 1763-64 de nouveau 
un millier et pour ce dernier millier, ils payèrent la somme 
de sept florins (2). 

Fr. De Ridder. 



Dsus rtemps qu'i va fé f) 

In ligeant ça, i d'à bi seur des ciens qui vont s'mett din 
l'tiesse que d'va fé tout pareie que Mathieu Lansberg ou bi 
Mathieu d' la Drome éyé leu dire çu que l'tejnps va iesse in 
suvant route à route les djou du calendier despu l'nouvel an 
dusqu'à r Saint Sylvesse. 

Djè lèche à mes deux hommes l'honneur de savwère 
abusé pu souvint que 1' diâle n... chuffelle. 

Mais maugré qu'il ont tcheu pu souvint à costé qu'tout 
djusse, pou n'contrémasse des dgins, c'est des prophètes éyé i 
n'fait ni toudi bon dé les dèmèprigi. 

Djè n'va ni m'méler de d'aller ranchnerdins leu roïe, mais 
comme dj'ai in mesti qui n'mé donne ni souvint l'crédit de 
m'iéchi agni pau blanc tchi, que despul'piquette du djou 
dusqu'à l'breune, dj'ai l'occasion de studyi aux asses in tout 
rwétant à mes bédots éyé in tricotant mes mouffles, djè va 
saji d'moustrer comme c'esst aigelle d'adviner l'temps qu'i 
va fé. 

(i) Arch. de N.-D-auLac à Tirlemont, Reg. IV., fol. i32 V» et 
Reg. VIII. fol. i35 V° et 228 V». 

(2) V. Bets, Histoire de Tirlemont, II, p. 121-122, 

(3) Étude de météorologie populaire, parue dans 1' « Armonak des 
Vrais Aciois, pou 1922 », publié par le Cercle Wallon, de Nivelles. 




Eiçlise Nuli'c-Dame-;ia-Liu; à Tirlemont - Kcik van 0. L V. Lcn Vod lo Tliieiiun 







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VRBi5- TE DCMIWM-^ VOLVnVS • CEL EBT..VS.E ■ MARfA 

=1VÀ T VTELAKl •PKyC^-lDF TVTA -. MAKET 

IIA.M TIBi ■ SVNT ■ DO TF;S- PLVRt;5 • ^IVAT»! ■ 5"1DFR.A C/ELO 
^TTP.VCTVRa IST TEMPL' ViRGO DIÇATA TÏBl __ 



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■" ''^'■■■^'"^^'^-■^Vt^ N ^-. .iji^^c-i^e^^^^^j^- 






— 113 — 

Si vo prind n'verzinée de d'aller pourmener palez l'hamia 
des haies ou bi du costë des Caches dé Moustieux éyé si, de 
d'ià vos intindez l'brû qu'les caioteux d'Arquennes ou bi 
d'Félu fsont in squettant leu bloquia, vo srez seur d'avwère 
de l'pieufe sans djoqui. 

Si, quand c'est qu'vo stez à tchamp, vos intindez l'huleau 
des cwèrières ou bi les cloques dé Moustieux, dangereux 
qu'avant deux djou i de tchéra à rlaïe. 

A l'campagne, quand i vo vî enn houffiée du Mierson ou 
bi de l'rivière Yaya, que vo d'in perdez austant avé vo nez 
qu'avé in pâlot, seur éyé certain, c'est qu'i strappe pou l'bou 
temps. 




In arc din l'ciel après n'nuée éyé, ou prome in doube c'esst 
in signe que l'pieufe durra longmin. Si durant des tchaleurs, 
comme nos avons ci ieu l'esté, il arrife que des p'tits nuadges 
montont din l'ciel au eu d'iun Faute éyé qu'il arrivent à fè 
n'saquet qui rchenne à in grand ârbe, wétiz bi commint c'qu'i 
s'amousse. S'il a ses pid du costé du trau des béguines, no 
dvons nos attinde à avwère in remou din l'temps, si l'z a 
d'I'aute costé, no continuerons à dmorer din d'sètche. 

No taion éyé no rataion dsinne adon qu' l'ârbe d'Abraham 
— c'est d'ainsi qu'on l'iomme — avou les pid din l'ieau ou bi 



— 114 — 

qu'il astout tourné du mauvais costé, s'i rattindinnent après 
n'rousée pour piqui leu plançons éyé qu,elle d'allou leu fé 
faute. 

Quand c'est qui pieut éyé qu'i rlû il a in rvasi qui dit 
qu'les sourcières dansont à Félu, ç'astou bi seur pou fé 
amarvoyi les dgins. C'esst adon Tmoumint de s'dèmander, 
comme l'trau est drouvi quand c'est qu'i se rserra. 

Quand c'est qu'il a tcheu n'boune nuée, que l'soleie est 
blatche, qu'il a comme on dit in r'gard dé serdgent, c'est 
qu'on a dé l'dèrée pou leu liards. 

C'esst adon qu'on dit comme pou s'foute des ciennes de 
Fëlu : 

Quand l'soleie est blatche, 

Les sourcières dansont à Manatche. 

Enn aute affaire : si l'pieufe in tchéant fumeie, ou bi si 
elle fait des gros bouïons ou bi co si elle a comme l'air de 
rdgibler d'fé n'saquet qui rchenne à les tettes des trouies, 
c'est mauvais pou nous autes èié i d'ara qui n'manquront 
ni d'dire : 

. Quand i pieut à gros bouïons, 
I pieura chix s'maines, t'au long. 

Quand c'est qu'vo-n'agasse agne pu qu'à l'habitude, 
qu'elle vo fait tirer n'grigne comme l'cienne de l'gravurr 
qu'il a dsus les murr; quand c'est que l'tiesse de m'couma- 
rade Joasse scaupie; quand c'est que l'souie s'desclappe de 
tcheminée; que l'estuve rcache; que les pouies s'vanont din 
l'poussière; qu'les coqs tchantont sot à onze heures par 
nûte; qu'les arondes rasont l'terre; qu'les biesses s'ramassont 
inchenne dsus les paturr; qu'les vatches buzelont c'est ni 
Tmoumint de s'mette in route avé s'cane éyé s'panama éyé 
co moinss pou l'Cerque d'annonci in concert. 

Quand delez l'tourette dé Djean d'Nivelles ça tché qu'vo 
viiz les poussières, les papi, les barbauches tourniqui, c'est 
bi seur que l'temps va candgi. 

A l'hivier, quand il a in cèque à l'belle ou bi quand elle est. 
si télemint brouïée qu'on n'vwé tout près pu s'visadge, bi 
seur qu'i va rligni éyé qu'nos arons de l'pieufe ou bi de 
l'neidge. 

Les biesses sont pu futée que les dgins éyé sintont méieux 



— 115 - 

qu'nous autres — hourmi les ciens qui ont d'zagasses ou bi 
des rhomatisse — l'temps qu'i va fé. 

C'est ainsi qu'c'est toudi mauvais signe quand c'est 
qu'les lumeçon besaçont de l'terre dessus leu queue ; quand 
c'est que l'tchat se rlave in passant s'patte au dseur de 
s'n oreie; quand c'est qu'vo tchi grasenne s'garine comme 
s'i d'allou r'desmourceler; quand c'est qu'les pierrots vnont 
s'rabatte délez les maiso ; quand c'est qu'les pouies éyé les 
pidgeons se spépiont pa dsous leu péna ou bi, s'i tché in 
ptit brouillard, qu'i s'iéchont fraichi à l'huche à l'place dé 
rintrer au pouli ou bi au pidgeonni. 

On pu co dire qu'on ara de l'pieufe quand c'est que l'sé 
dvî mate, ou bi qu'les pavemints de l'maiso dvenont cru 
çu qui fé amarvoyi les coumères. 

S'il a branmin d'zaffaire pou vos ingadgi à vo contré- 
garder de l'pieufe, i d'à tout près austant po vo mette à vos 
n'aiche si ça tché qu'vo dvez d'aller in route, à n'ducasse, 
à in banquet ou parti in pélérinadge à in sângne à qui vos 
avez promettu l'voïe. 

C'est d'ainsi que quand c'est que l'fumière monte tout 
dwet in air in sourtant de l'tchèminée; qu'i n'a ni n'feuie 
qui boudge; que l'feu de l'cugenière est bi clair éié qu'i né 
rbouffe ni, on pu dire qu'on est din l'bia. 

Les biesses vo mtont co in coups dsus l'bonne voie pou 

1» / 
sawe. 

Ainsi, s'il a n'masse dé tchappe soris qui s'amoustront 
à l'breune; s'il a des nuées d'cousins qui vnont vo mastiner, 
qui fsont comme enn colonne qui va, qui vi, éyé qui a 
comme l'air dé monter invié lé stwéli ; si les lumeçons 
pourtont in brin d'hierbe dessus leu queue; si les courbeaux 
ramadgeont à l'piquette du djou éyé les reines dé l'nûte, 
on pu iesse seur qu'on est voie pou n'volée dé bon temps. 

L've'ie de l'grand Pâques si l'vint se rva d'bidge, vo 
povez iesse seur qu'i sara co là l'Pintcoute éyé qu'on braira 
après de l'pieufe pou fé pousser les ptites sminces. A 
l'grande procession, quand les djonquur flanichont, on pu 
dire qu'on ara pou l'moins chix smaines d'in temps d'estra 
éyé qui fra boû féner. 

Les ptites moutchettes d'oradge qui s'abattont d'in vo 
maiso, qui s'acclapont dsus vo pia, qui innindgeont vo 
tignasse annoncent que l'tounwère craquera bi rade, 

A l'hivière quand l'tchat tchauffe s'dos, que l'neidge tché 



— 116 — 

dsus dé brou on pu compter dsus dé l'dgélée devant twé 
djou. 

Des brouiards d'in l'mwé mârse annoncent quil ara des 
dgélées din l'nwé d'mai à Tmême date éyé c'est bi râle 
quand ça n'va ni d'ainsi. C'est l'moumint adon d'racrouvri 
ses patate. 

C'n'année-ci, on pu dire qu'il a fait bia, mais étou il a 
fait setche l'coup d'in démon; çu qui a permis à branmin 
des cinsi éyé d'fourbouti dé spéculer dsus nos dos éyé d'no 
vinde au tcher prix l'bûre, l'iait, les ieux, le stoffé, les 
Garrottes, les ougnons, les pwé, les saladdes, les poria éyé 
i'souprée. 

Eh bi ! si, au mârse, vos aviz sté à tchamp avé l'vi berdgi, 
i vos arou moustré que ça dvou d'aller d'ainsi : l'belle 
astou claire qu'on arou bi vu tout outte; l'vingt et un, l'vint 
stou rallé d'bige éyé quand c'djou-là, il est là sticclii, 
vos povez dire que c'est doulà qu'i r'ira se rmette durant 
les chix mwé qui vont couri. 

C'est ni co tout, in tout rwétant à mes bédots, i n'a ni 
tout près in djou que djé n'ai intindu les cloques de Baule 
quand c'est qu'elles sounont (( au pierdu ». 

Et quand il arrivou que d'tapou m' vue du costé du pré 
aux courbeaux, djé viou qu'les agasses fésinnent leu nid à 
l'fine coupette des poupli, adon qu'les autés années, quand 
c'est qu'elle sintont que l'campagne sara fraiche elle ont 
toudi sogne de nichi din l'amitan d'I'ârbe. 

Vlà c'qué l'vi berdgi avou à vo dire dsus l'temps. A vous 
autes à c'theure à dé tirer vo profit; mais l'méieu d'tout 
c'est fé comme li (( prinde l'temps comme il est, les dgin.s 
pou çu qu'i sont » éyé d'sondgi qu'après l'pieufe on a 
toudi l'bou temps. 

L'vi Berdgi. 
{Edouard Parmeniicr,) 

^ ^ ^ 

Sur le temps qu'il va faire 

[Traduit littéralement du Wallon.) 

En lisant ces lignes, il en est qui vont se figurer que je 
vais faire la même chose que Mathieu Laensberg ou 
Mathieu de la Drôme, et leur dire ce que le temps sera, 



— 117 — 

en suivant, jour par jour, l'ordre du calendrier, depuis le 
nouvel an jusqu'à la Saint- Sylvestre. 

Je laisse à ces deux personnages l'honneur de s'être 
trompés plus souvent que le diable ne... siffle. 

Mais, bien qu'ils (( soient tombés plus souvent à côté, 
que tout juste », pour une foule de gens, c'est des prophètes, 
et il n'est pas toujours prudent de les mépriser. 

Je ne vais point me mêler de marcher sur leurs brisées; 
mais comme j'exerce un métier qui ne me permet pas de 
me laisser mordre par le chien blanc, que, de l'aube à la 
brune, j'ai le temps d'étudier les astres en surveillant 
mes moutons et en tricotant mes mouffles, je vais tenter 
de montrer combien il est aisé de deviner quel temps il va 
faire. 

Si la fantaisie vous prend d'aller vous promener du 
côté du Hameau des Haies ou du côté des chasses de 
Monstreux, et si, de là vous entendez le bruit que font les 
carriers d'Arquennes ou de Feluy en brisant leurs pierres, 
vous serez certain qu'il pleuvra sans interruption. 

Si, lorsque vous êtes aux champs, vous entendez la sirène 
des carrières ou les cloches de Monstreux, il est probable 
qu'avant deux jours, il en tombera à torrents. 

A la campagne, quand vous percevez quelque émanation 
désagréable du Mierson ou de la rivière Yaya (i), au point 
que vous en récoltez autant avec votre nez qu'avec une 
pelle, soyez sûr et certain que le bon temps est en danger. 

Un arc-en-ciel après un orage est, surtout s'il est double, 
un signe que la pluie durera longtemps. Si, pendant des 
chaleurs comme nous en avons eu l'été dernier, il arrive 
que de petits nuages montent dans le ciel, l'un derrière 
l'autre et qu'ils arrivent à (( faire quelque chose » qui res- 
semble à un grand arbre, voyez bien comment celui-ci se 
présente. S'il a les pieds tournés du côté du « trou des 
béguines (2) )) nous devons nous attendre à avoir un chan- 
gement de temps; s'il a Içs pieds tournés de l'autre côté, 
nous continuerons à avoir un temps sec. Nos grands- 
parents et nos arrière-grands-parents disaient alors que 
V Arbre d'Abraham — c'est ainsi qu'on l'appelait — 

(i) Affluents de la Thines, qui traversent Nivelles. 

(a) C'est-à-dire vers l'ouest. L'ancien béguinage de Nivelles se 
trouve, en effet, situé à l'ouest de la Collégiale, dont le coq 
indique la direction du vent 



— 118 — 

avait les pieds dans l'eau, ou bien qu'il était tourné du 
mauvais côté, s'ils espéraient une rosée pour repiquer des 
plants et qu'elle allait leur faire défaut. 

Quand il pleut et que le soleil luit, il est un proverbe 
qui dit que les sorcières dansent à Feluy; c'est certaine- 
ment pour faire endêver les gens. C'est alors le moment de 
se demander, comme le trou est ouvert, quand il se refer- 
mera. 

Quand il est tombé une bonne nuée, que le soleil est 
blafard et qu'il a, comme on dit, un regard de sergent, 
c'est qu'on a de la marchandise pour son argent. 

C'est alors qu'on dit, comme pour se moquer de celles de 
Feluy : 

Quand le soleil est blafard 

Les sorcières dansent à Manage. 

Autre chose : si la pluie en tombant produit une légère 
vapeur, ou si elle fait de gros bouillons, ou si elle a, en 
quelque sorte, l'air de rebondir, de prendre une forme qui 
ressemble à des (( tettes » de truie, c'est mauvais pour nous 
et il en est qui ne manqueront pas de dire : 

Quand il pleut à gros bouillons 

Il pleuvra six semaines sans interruption 

Quand votre cor au pied vous mord plus que d'habitude, 
qu'il vous fait faire une grimace comme celle de la gra- 
vure qui est sur les murs; quand la tête de mon cama- 
rade (( Joasse )) lui démange; quand la suie se détache de 
la cheminée, quand le poêle « refoule », que les poules se 
vautrent dans la poussière, que les coqs se mettent à chan- 
ter à II heures du soir, que les hirondelles rasent la terre, 
que les bêtes se rassemblent dans les prairies, que les vaches 
galopent la queue en l'air, ce n'est pas le moment de se 
mettre en route avec sa canne et son panama, et encore 
moins pour le Cercle (i), d'annoncer un concert! 

Lorsque près de la tour de Jean de Nivelles, vous voyez 
les poussières, les papiers, les chiffons tourbillonner, il est 
certain que le temps va changer. En hiver, quand il y a 
un cercle autour de la lune, ou bien quand elle est voilée 
au point qu'on ne voit presque plus sa figure, il est certain 

(ij Société de musique nivelloise. 



— 119 — 

qu'il va dégeler et que nous aurons de la pluie ou de la 
neige. 

Les animaux sont plus rusés que les gens et ils sentent 
mieux que nous — excepté ceux qui ont des cors ou du 
rhumatisme — le temps qu'il va faire. 

C'est ainsi que c'est toujours mauvais signe, quand les 
limaçons véhiculent de la terre sur leur queue; quand le 
chat se lave en passant sa patte au-dessus de son oreille; 
quand votre chien gratte sa niche comme s'il allait la 
démantibuler; quand les moineaux viennent s'attrouper 
près des maisons ; quand les poules et les pigeons se grattent 
sous les ailes, ou bien, s'il tombe un petit brouillard, qu'ils 
se laissent mouiller à l'extérieur, au lieu de rentrer au 
poulailler ou au colombier. 

On peut encore dire qu'il y aura de la pluie quand le 
sel devient humide, ou que les pavements de la maison le 
deviennent aussi, ce qui agace les femmes. 

S'il y a beaucoup d'indices pour vous engager à vous 
mettre en garde contre la pluie, il en est presque autant 
pour vous rassurer, s'il arrive que vous deviez vous mettre 
en route pour assister à une « ducace », à un banquet, ou 
que vous deviez partir en pèlerinage à un saint à qui vous 
avez (( promis la route ». 

C'est ainsi que, lorsque la fumée monte tout droit en 
l'air en portant de la cheminée; qu'aucune feuille ne bouge; 
que le feu de la cuisinière est bien clair et qu'il ne 
<( refoule » pas, on peut dire qu'on est dans (( le beau ». 

I^es bêtes vous mettent encore une fois sur le bon che- 
min pour le savoir. 

Ainsi, si beaucoup de chauves-souris apparaissent à la 
tombée du jour, si des nuées de moustiques vous entourent, 
forment comme une colonne qui va, qui vient, et qui 
semble monter vers le ciel ; si les limaçons portent un brin 
d'herbe sur la queue; si les corbeaux ramagent à l'aurore 
et les grenouilles la nuit, on peut être sûr que l'on se 
dirige vers une période de beau temps. 

La veille de (( Grande Pâques », si le vent se remet à 
la bise, vous pouvez être certain qu'il y sera encore à la 
Pentecôte et qu'on pleurera (( après la pluie » qui doit faire 
pousser les petites semences. A la grande procession, si 
les feuilles dont on a jonché la rue sont fanées, on peut 



~ 120 - 

jdîre qu'on aura au moins six semaines de temps extraordi- 
naire, favorable à la fenaison. 

Les mouchettes d'orage qui s'introduisent dans votre 
maison, qui collent à la peau, qui envahissent votre che- 
velure, annoncent que le tonnerre crépitera bientôt. 

En hiver, quand le chat se chauffe le dos, quand la 
neige tombe sur de la boue, on peut computer sur de la 
gelée dans les trois jours. 

Des brouillards pendant le mois de mars annoncent 
qu'il y aura des gelées pendant le mois de mai à la même 
date, et il est très rare qu'il n'en soit pas ainsi. C'est alors 
le moment de couvrir ses pommes de terre. 

Cette année-ci, on peut dire qu'il a fait beau, mais aussi 
il a fait une chaleur d'enfer, ce qui a permis à beaucoup de 
fermiers et de métayers de spéculer sur notre dos et de nous 
vendre au prix fort le beurre, le lait, les œufs, le fromage 
blanc, les carottes, les oignons, les pois, les salades, les poi- 
reaux et la verdure. 

Eh bien ! si, en mars, vous aviez été aux champs avec le 
vieux berger, il vous aurait montré qu'il devait en être 
ainsi : la lune était si claire, qu'on aurait bien vu au 
travers; le 21, le vent s'était remis à la bise et lorsque, ce 
jour-là, il s'y trouve, vous pouvez dire que c'est là qu'il 
retournera pendant les six mois qui suivront. 

Ce n'est pas encore tout. En surveillant mes moutons, iî 
n'est pour ainsi dire pas un jour où je n'aie entendu les 
cloches de Baulers quand elles sonnent (( au perdu » (i). 

Et, lorsqu'il m'arrivait de porter mes regards vers le 
Pré-aux-Corbeaux, je voyais les pies faire leur nid à l'ex- 
trême cime des peupliers, alors que les autres années, quand 
elles sentent que la saison sera humide, elles ont toujours 
soin de nicher dans le (( mitan ) (2) de l'arbre. 

Voilà ce que le vieux berger avait à vous dire sur le 
temps. 

A vous autres, maintenant, d'en faire votre profit; mais- 
le mieux est de faire comme lui : prendre le temps comme 

(i) Chaque soir, au crépuscule, les cloches de Baulers sonnent 
« au perdu », en souvenir d'un homme qui, il y a très longtemps^ 
s'était égaré dans la campagne couverte de neige, et avait retrouvé 
sa route en se guidant d'après le son de ces cloches. 

(2) Au mitatt = au milieu, à l'intérieur. 



— 121 



il est, les gens pour ce qu'ils sont, et penser qu'après la 
piuie vient toujours le beau temps. 

(Traduction de Paul Collet.) Le Vieux Berger. 



Kirie, Curêye, Cur 

Dans le premier Bulletin du Folklore brabançon, 
M. l'abbé Buvé, curé à Bost (Tirlcmont), nous dit que dans 
sa paroisse, le gros mot que l'on adresse aux enfants très 
méchants (il y a-t-il des enfants vraiment très méchants?) 
c'est Kirie. 

Kirie correspond exactement à notre mot wallon Curêye; 
mais il n'a rien à voir avec la déesse païenne dont parle 
M. l'abbé Buvé. 

J'ai été amené, tout à fait par hasard, à trouver l'origine 
de ce mot, certainement l'un des plus anciens de notre voca- 
bulaire tant flamand que wallon ; c'est un mot patriarche, 
un vieux de la vieille. Au point de vue folklorique, il 
est spécialement intéressant, car il montre la persistance, 
dans le langage populaire, d'une expression disparue 
depuis longtemps dans la langue non populaire, mais dont 
k sens exact même s'est perdu pour ceux qui l'emploient 
encore. 

Il y a quelques mois, lisant un livre anglais, je fus 
arrêté par un mot dont la signification m'échappait. Bien 
que je pratique la langue anglaise depuis quarante ans, je 
ne l'avais jamais rencontré : Cur (se prononce donc Keur). 
Du contexte il résultait évidemment que c'était une injure 
adressée par l'un des deux personnages qui causaient 
sans aménité. Le mot m'intriguait, et consultant mon dic- 
tionnaire, un modeste Sadler, j'y trouvai : Cur = chien 
dégénère. 

Et aussitôt je me revis, en imagination, dans des prairies 
ardennaises, où, pendant les vacances, j'allais souvent gar- 
der les vaches ou les moutons avec des petits paysans et 
des petites paysannes de mes amis (il y a longtemps, hélas !) 
II y avait toujours avec nous un fidèle compagnon, qui 
s'appelait ou Turc, ou Picard, ou Lion, quand ce n'était 
pa.s tout simplement Loulou ou Nounouss. Au fond, c'était 



— 122 — 

le seul de la bande joyeuse qui fût vraiment attentif à sa 
besogne; il exécutait les ordres qu'on lui donnait avec 
précision et ponctualité. Mais, malheur à lui s'il se trom- 
pait! Il recueillait alors la plus belle volée d'injures qu'on 
puisse imaginer, parmi lesquelles revenaient surtout des 
Charogne, des djubet (gibier de potence, d'potince, par 
abréviation, sans doute), et des Curêye! 
. .Curêye, je m'étais souvent demandé d'oij pouvait venir 
ce mot ailéî Evidemment, pas du grec Kuros, qui signi- 
fiait pleine autorité et dont nous avons en français le mot 
Curie (La Curie romaine); en très vieux français on disait 
aussi Kyre, mais ce mot, par une des stupidités nombreuses 
de notre alphabet français, a fini par devenir Sire (tout 
comme nous faisons du grec Kinetna, qui signifie mouve- 
ment. Cinéma, se prononçant Sinéma, au rebours des 
Anglais, des Hollandais, qui prononcent Kinema). 
. .Kirie, Curêye, Cur, c'est un même mot en flamand, en 
wallon, en anglais; et, dans l'imposant dictionnaire anglais 
que j'ai consulté à la Bibliothèque royale, j'ai retrouvé que 
ce mot venait probablement d'un dialecte suédois {Kurre = 
a dog) et qu'en islandais Kurra signifie marmotter, mur- 
murer, grogner. 

Je ne crois certainement pas que les petits enfants de Bost 
comprennent que leurs mamans les traitent de chiens 
egeneres ! 

Pour finir, j'ajouterai que dans mes souvenirs d'Ardenne, 
le mot Curêye était presque toujours accompagné de l'ad- 
jectif flairante (puante, en wallon) et qu'il y a une expres- 
sion : (( çoulà flaire comme del curêye!» 

Y aurait-il là un souvenir de la chasse à courre de jadis, 
et de la curée octroyée aux chiens? 

J'en ignore, comme dit le gendarme (i). 

Charles Didier. 



(i) En réponse au même article de M. Buvé, M. de Marneffe 
nous signale qu'aux environs de Waremme, à Lincourt, à Bovenister, 
etc.. le mot Kirie est devenu : Kurie et à la notion de malpropreté, 
s'ajoute ordinairement celle d'immoralité. Ainsi, par exemple, une 
Kurie est une femme de rien. (N. D L. R.) 



— 123 — 

Kirie, Curêye, Cur 

In het eerste Bulletijn van de Brabantsche folklore, zegt 
ons de heer Buvé, pastoor van Bost (Thienen), dat men in 
zijn parochie zeer stoute kinderen met het woord (( Kirie » 
toevoegt. (( Kirie » stemt overeen met ons waalsch woord 
(( Curêye », maar het heeft niets gemeens met de heiden- 
sche godin waarvan de heer pastoor Buvé spreekt. 

Bij toeval ontdekte ik den oorsprong van dat woord, 
stellig een der oudste van onzen vlaamschen en waalschen 
woordenschat ; het is een zeer oud woord. In het opzicht 
van de folklore is het bijzonder belangwekkend, want 
het toont de duurzaamheid in de volkstaal aan van een 
uitdrukking die sedert lang uit de beschaafde taal ver- 
dwenen is, maar waarvan de juiste beteekenis zelf niet meer 
begrepen wordt door hen die ze nog gebruiken. 

Eenige maanden geleden trof ik in een engelsch boek 
een woord aan waarvan ik de beteekenis niet vatte en 
ofschoon ik sedert veertig jaren engelsch lees, had ik het 
woord nooit aangetroffen : (( cur » (uitspreken keur). 

Uit den samenhang bleekt dat het een scheldwoord was, 
door een der twee personnages die onvriendelijk samen 
spraken, den anderen toegesnauwd. Het woord prikkelde 
mij en, een eenvoudig woordenboek openslaande, las ik : 
Cur = ontaarde hond ; f ig. : rekel. 

En dadelijk zag ik mij in mijn verbeelding terug in de 
weilanden der Ardennen, waar ik gedurende den verlof- 
tijd dikwijls de koeien of de schapen ging hoeden met de 
kleine jongens en meisjes; die tijd is, eilaas, reeds lang 
voorbij ! Wij waren altijd vergezeld van een trouwen hond, 
die Turc, Picard of Lion heette of eenvoudig Loulou o£ 
Nounouss. Van heel de lustige bende lette hij alleen op 
hetgeen er te doen viel ; stipt voerde hij aile bevelen uit. 
Maar wee hem, wanneer hij iets misdeed! Dan kreeg hij 
een vloed van scheldwoorden naar den kop; hem werd dan 
vooral toegeschreeuwd : charogfie de djubet (galgenaas) 
of curêye. 

Curêye, ik had mij dikwijls afgevraagd van waar dat 
gevleugeld woord kon komen; natuurlijk niet van het 
grieksch Kuros, dat beteekende voile gezang, en dat het 
aanzijn gaf aan het Fransch woord Curie (de romeinsche 
Curie) ; in 't oud fransch zei men : Kyre. Dat woord is 



— 124 — 

door een der talrijke gckke wisselingen in de fransche 
taal Sire gevvorden. Men vergelijke hiermee h€t grieksch 
kinema; dat beteekent beweging en dat cinéma werd 
(wordt uitgesproken sinéma, terwijl de Engelschen en de 
Nederlanders kinéma uitspreken), 

Kirie, Curêye, Cur is hetzelfde woord in het vlaamsch, 
in het waalsch en in het engelsch; en in een lijvig ver- 
klarend engelsch woordenboek dat ik in de Koninklijke 
boekerij raadpleegde, vond ik dat het woord cur waar- 
schijnlijk komt uit een zweedsch dialect {kurre = a dog) 
d. : w. : z. kurre = een hond en dat knrra in 't yslandsch 
beteekent knorren. 

Voor de kleine kinderen van Bost beteekend het woord 
kirie natuurlijk niet (( ontaarde hond » en de moeders 
bedoelden het ook zoo niet! 

Ten slottc wil ik nog doen opmerken dat het woord 
curêye in mijn ardenncesche herinneringen schier altoos 
gepaard ging met het hoedanigheidswoord flairante (stin- 
kend in 't waalsch) en dat er een uitdrukking bestaat : 
(( coula flaire comme del curêye ! » Dat doelt waarschijn- 
lijk op de jacht, waarbij de honden het wild opsporen. 

Charles Didier. 



Le Puits du Diable 
et le lieu-dit <( Kauter », à Saventhem 

Il existe à Saventhem une source dénommée (( Puits 
du Diable» {Duivelsput). 

Elle est située au pied de la « Montagne du petit Esca- 
lier )) (Trapkeberg) ou petite colline que franchissait 
anciennement, en prolongation de la rue des Chevaux, un 
vieux sentier. 

Ce sentier qui séparait jadis le fief des van Ophem de 
celui des de Ryckcwaert, était fort fréquenté par le fait 
qu'il reliait directement Saventhem à Sterrebeek. 

Cependant, depuis la suppression de cette x^oie de com- 
munication, l'agrandissement d'étangs et la création de 
parcs privés aux abords immédiats de la source légendaire, 
celle-ci est aujourd'hui d'autant plus méconnue qu'elle se 
cache sous d'épais taillis. 



— 125 — 

Le Duivelsput — comme dailleurs toutœ les autres 
sources de la vallée du Klein- Beek, à Saventhem, aux 
environs desquelles j'ai recueilli des silex taillés — ■ fut 
incontestablement connu par nos ancêtres de l'Epoque Néo- 
lithique ainsi que par des colons Belgo-Romains. 

L'une des habitations de ces derniers, comme il m'a été 
donné de le constater par des fouilles (i), était située, en 
effet, à environ 200 mètres au nord-est de la source légen- 
daire, au lieu-dit « Kauter ». 

Quant à ce (( Kauter » {Cultura), n'apparaît-il pas incon- 
testablement comme ayant eu pour origine la parcelle 
défrichée par les colons Belgo-Romains au sein de la Forêt 
Charbonnière (Sylva Carbonaria) dont le dernier vestige 
dans la région fut le Saventerloo ou domaine sylvestre 
des ducs de BrabantI 

Tout me porte donc à croire qu'à la Cultura Belgo- 
Komaine succéda l'antique (( Kauter » qui, à son tour, 
devint le fief des van Ophem, représenté de nos jours 
par la Ferme de Val-Marie et ses labours. 

E. DE MUNCK. 



De Duivelsput en de Kauter 
te Saventhem 

Te Saventhem bestaat er een bron genaamd de (( Dui- 
velsput )). 

Zij ligt aan den voet van den « Trapkesberg », een 
heuveltje waarover vroeger, in de verlenging van de Paar- 
denstraat, een oud pad heenliep. 

Dat pad, dat het goed der Van Ophem's van dat der 
de Ryckewaerts scheidde, vv^as druk bezocht, daar het recht- 
streeks Saventhem met Sterrebeek verbond. 

Sedert de afschaffing van dien verbindingsweg, de ver- 
grooting van vijvers en het aanleggen van private parken 

(i) Ces fouilles m'ont permis de découvrir, sous un mètre environ 
de limon des pentes constitué par de la terre à briques, des blocs 
de grès calcareux calcinés associés à des fragments de meules à 
broyer le grain, de teguJce, d'imbrices, de poteries ainsi que dans 
le voisinage immédat du lieu d'habitation, l'emplacement d'un 
foyer à ciel ouvert. Ce foyer, représenté par de l'argile fortement 
calcinée et des charbons de bois, mesurait en superficie 4 mètres 
sur 3 environ. 



— 126 — 

in de onmiddellijke nabijheid van de legendarische bron, 
wordt deze echter des te meer miskend, daar zij onder 
djcht kreupelhout verscholen is. 

De Duivelsput — gelijk trouwens al de andere bronnen 
van het Kleinbeekdal te Saventhem, in de nabijheid waar- 
van ik bewerkten zandsteen vond — was ontegen&preke- 
lijk gekend door onze voorouders uit het neolithisch tijd- 
perk, alsook door de belgisch-romeinsche kolonisten. 

Een der woningen van deze laatsten, gelijk ik het door 
opdelvingen (i) kon vaststellen, lag inderdaad op onge- 
veer 200 meters ten noord-oosten van de legendarische 
bron, op de plaats genaamd de (( Kauter». 

Wat dien Kauter (Cultura) betreft, heeft die niet onte- 
gensprekelijk als oorsprong gehad de plaats die door 
de belgisch-romeinsche kolonisten ontgonnen werd te mid- 
den van het Kolenwould (Sylva Carbonaria), waarvan het 
laatste overblijfsel in die streek het Saventerloo of bosch- 
gebied der hertogen van Brabant was? 

Ailes doet dus de meening ontstaan dat uit de belgisch- 
romeinsche Cultura de oude Kauter ontstond, die op zijn 
beurt het goed der van Ophems werd, heden nog vertegen- 
woordigd door de hoeve van het Mariadal en hare lan- 
derijen, 

E. DE MUNCK. 



Het Koningschieten te Becquevoort 

Van de overoude Becquevoortsche gilden ontsnapte 
slechts ééne aan den vloed van utilitarisme en andere 
moderne stroomingen : 't is de gekende gilde van Sint- 
Hubertus. Ook deze is slechts een schimme nog van vroe- 
geren luister : dat bewijst haar gering ledenaantal, meestal 
bedaagde lieden ; dat bewijst nog haar aloude vlag, ééns 
mooi geweest, thans echter op bedenkelijke wijze gehavend. 

Toch bezit de gilde in de kerk haar zijkapel nog aan 

(i) Door die opdplvingpn ontdek+e ik op ongeveer i meter onder 
den leem, gebrande kalkachtige steen met stukken van een 
molensteen die gediend had cm graan te malen, brokken terjuloe, 
imbrices, potten in de onmiddellijke nabijheid van de woonplaats, 
een haardstede in open lucht. Die haard, gemaakt van gebakkên 
klei en van aardkool was ongeveer 3 meters lang en breed. 



- 127 ~ 

het altaar van haar patroon — Sint-Hubertus wordt tevens 
als bijzondere heilige der parochiale kerk van Becque- 
voort vereerd — ook viert zij Sint-Huibrechtsdag, den 
3 November. 

Maar wat wel merkwaardigst blijft, is het koning- 
schieten. 

Om de drie jaar, telkens 's Dinsdags der Becquevoort- 
kermis — deze kamt den tweeden Zondag van September 
— worden de oude tweeloopen van de schouw genomen, 
waar ze anders te roesten hangen, tenzij misschien de 
driestheid van een dartel haasje de verzoeking te sterk 
maakte. 

De plechtigheid grijpt plaats even buiten het dorp, in de 
zompige laagte die vroegertijds de kom der gemeente uit- 
maakte. Eéns stond hier de kerk : sporen van grondvesten, 
overblijfsels van 't kerkhof, de oude pastorie in tamelijk 
goeden staat, duiden de ligging genoegzaam aan. Met mu- 
ziek aan 't hoofd en vergezeld van een talrijke schare 
nieuwsgierigen, trekt de giJde er op af : vooraan de 
geluwachtige vlag — voorzichtigheidshalve laat men ze 
niet wapperen ; de koning, met glinsterend eeremetaal op 
de borst; soms ook een keizer (driemaal achetereenvolgens 
koningschutter geef t recht op den keizertitel) ; de leden 
en — last not least — een jongen met een metalen vogel 
op een stok. Aan behulpzame armen is geen mangel, en 
lang duurt het niet of onder muziekgeschal rijst de vogel, 
beschrijft een halven cirkel, waggelt even op de lange 
roede die hem draagt... Met zelfbewuste deftigheid treden 
de schutters vooruit en mikken beurtelings. 'n Zonderlinge 
dualiteit zou allicht in sommige wezen te ontdekken zijn : 
een hunkeren naar triomf, aaji de eene zijde; aan den 
anderen kant, het practisch-nuchtere boerenverstand, met 
het klaar besef dat een nieuwe koning royaal in den zak 
moet durven tasten, en... of gildebroeders er gaarne 'n stijve 
opzetten!... Maar kijk! Reeds werd de plaat doorboord. 
in een schittering van licht dwarrelde het verguldsel neer. 
Daverende hoerakreten... De vogel tuimelt en de over- 
winnaar stijgt in de wolken... figuurlijk gesproken. 

Hoe het overige van den dag doorgaat, en of er leute is 
op het dorp, hoeft niet gezegd. 

Irama. 



— 128 — 

Le tir pour le titre de roi à Becquevoort 

Des anciennes giîdes de Becquevoort une seule a échappé 
à l'action de l'utilitarisme et à d'autres courants modernes ; 
c'est la gilde bien connue de Saint- Hubert. Celle-ci égale- 
ment n'a plus son éclat d'antan ; elle ne compte plus qu'un 
nombre restreint de membres, la plupart des personnes 
d'sige; son antique drapeau, qui naguère était resplendis- 
sant, se trouve dans un état lamentable. 

La gilde possède cependant, à l'église, sa chapelle et un 
autel avec son patron. Saint Hubert est d'ailleurs adoré 
comme saint particulier de l'église paroissiale de Becque- 
voort. La Saint-Hubert, le 3 novembre, est fêtée par la 
paroisse. 

Mais ce qui est le plus remarquable, c'est le tir pour le 
titre de roi. 

Tous les trois ans, chaque fois le mardi de la kermesse 
de Becquevoort — celle-ci a lieu le deuxième dimanche 
de septembre — on saisit les vieux fusils à deux coups qui 
se rouilleraient au-dessus de la cheminée, du moins si on 
n'en fait usage de temps en temps pour abattre un lièvre. 

La solennité a lieu hors du village, dans le renfoncement 
marécageux qui jadis était le centre de la commune. C'est 
là que se trouvait l'église; des vestiges des fondations, des 
restes du cimetière, le presbytère indiquent clairement 
l'ancienne disposition. Musique en tête, le drapeau jauni 
en avant et suivie de beaucoup de curieux, la gilde se 
dirige vers cet endroit. Par mesure de précaution, on ne 
déploie pas le drapeau. 

Immédiatement derrière le drapeau marche le roi, l'in- 
signe d'honneur reluisant sur la poitrine; on l'appelle 
empereur s'il obtient trois fois de suite le titre de roi. 
Suivent les membres et — last not least — un jeune homme 
portant un oiseau en métal sur un bâton. Arrivé au lieu 
du tir la musique éclate pendant qu'on dresse l'oiseau au 
sommet de la perche. Les tireurs s'avancent avec solennité 
et visent chacun à son tour. Une singulière dualité se 
dessine déjà dans les traits de certains tireurs; ils aspirent 
au triomphe du vainqueur, mais d'autre part, en paysans 
qui calculent, ils prévoient que le roi doit régaler et que 
les frères de la gilde ne se contentent pas d'un seul verre... 
Mais regardez! Déjà la plaque est percée et la dorure 



— 129 — 

se précipite en paillettes scintillantes. Les « hourra » reten- 
tissent formidablement. L'oiseau tombe et le vainqueur 
— permettez-moi le langage figuré — monte aux nues. 
Inutile de dire comment on passe le restant de la journée 
et comment les paysans prennent leurs joyeux ébats. 

Irama. 

© ^ @ 

Folklore de Steenockerzeel 

A l'occasion de l'une de mes inspections pour la Commission 
Royale des Monuments et des Sites, il m'a été donné de jeter un 
coup d'œil sur les pains transformés en pierre, conservés dans le 
reliquaire de Sainte Pharaïlde à l'église de Steenockerzeel (i i. 

Or, je dois le dire, je n'y ai reconnu que de gros cailloux roulés 
tels qu'on en trouve dans le lit de la Meuse ou celui du Rhin, 

Il serait intéressant de voir ces cailloux faire l'objet d'une étude 
approfondie par des spécialistes en minéralogie et en géologie. 

E. DE MUNCK. 



Folklore van Steenockerzeel 

Ter gelegenheid van een mijner rondreizen voor de Koniaklijke 
Commissie voor de monumenten en zichten, zag ik even de 
versteende brooden die bewaard worden in de relikwiekast van 
Sinte Pharaïlde in de kerk te Steenockerzeel. (2) 

Nu, ik moet het zeggen, ik 1-creeg enkel dikke gerolde keien te 
zien, zooals men er in de bedding van de Maas en den Rijn vindt. 

Het ware belangwekkend die keien grondig te laten bestudeeren 
door bevoegde mineralogen en aardkundigen. 

E. DE MuNCK. 



(i) V. Folklore Brabançon, n° 2, pp. 35 et gravure 3 (hors-texte). 
(2) Zie Bràbantsche Folklore, n° 2, blz. 41 en plaat 3. 



Bibliographie 

(Suite.) 

Nous donnons ci-dessous la liste des ouvrages acquis ou 
donnés au Service de Recherches historiques et folkloriques. 

Hieronder geven wij de lijst van de werken die de Dienst 
voor historische en folkloristische Opzoekingen aankocht 
of ten geschenke bekwam. 

Dons de M. E. de M UNCK : 

Abraham (R. P.). — Den Aïgemeen Doodensfiegel ofte de Capeïïe der 
Dooden, waer in aile menschen sich al lacchende oft al Weenende 
op recht komen beschouwen vereert met aerdige Historien, sin 
rj'^cke, gedichten ende seden-leerende Beeldt-schetsen. 3i6 blaadz. 
geillustr. 1730. 

Capefigue (M.) — L'Europe pendant le Consulat et l'Europe de Napoléon, 
12 vol. illustrés des principaux personnages de l'époque, 1842. 

— François i^'' etla Renaissance {i5l5-i54^), 4 vol., 1.845. 

CoLLiN DE Plancy (J.) — Légendes de l'Histoire de Belgique ou les douze 
convives du chanoine de Tours, i vol. de 356 p. 1848. 

— Le Ménétrier d' EcMernach et quelques autres légendes d'artistes, 
240 p., illustré, i853. 

De Coster (Charles). — Légendes flamandes., précédées d'une préface 
d'Emile Deschanel. i vol. de 238 p. 1861. 

DE RoBAULX DE SoxiMOY. — Chronique de l'Abbaye de Saint-Hubert, dite 
Cartatorum (traduite par), i vol de 352 p. 1847. 

Lesbrottssart (Ph.). — Types et caractères belges. Mœurs contempo- 
raines. Série d'articles rédigés par divers auteurs, illustrés de 
dessins des peintres de l'époque (réunis par). Vol. de 194 p. i85i. 

L'Hoir (S. J.). — Notre-Dame de Bon Vouloir, à Havré-lez-Mons. Vol. 
illustré de 90 p. 1900. 

MoELLER (J.). — Précis de l'Histoire du Moyen Age. i vol. de 640 p. 

1845. 
Controverse sur la liberté de lEscaut et les effets qui en résulteront entre 

M. R. et M. D., I vol. de i32 p., a Londres, 1781. 
Visions et Miracles., pour les vivants et pour les morts, i broch. 

religieuse de 24 p., 191 8. 
Petit courrier des Enfants, enrichi de dessins, vignettes et gravures, 

4e année. 1839. 

— Abrégé Itisto'^'ique de T Invocation de S^m/Dowa^, martyr, patron, contre 
le tonnerre, la foudre, la tempête, la grêle et les orages (Porte 
des indications manuscrites antérieures au 10 janvier 1754). 

— Ahnanach de Belgique pour Vannée bissextile 1844. 

— Ahnanach de Liège pour Vannée 1854. 

— Coutumes de Bruxelles, réunies par J.-B. Christyn et traduites par 
Dehoze. 3 vol. contenant dans les 2 langues les lois en vigueur à 
Bruxelles et en Brabant en 1762. 

— Coutumes de la Belgique. Mises en rapport avec les articles du Code 
civil qui renvoient aux règlements et usages locaux, i vol. de 
104 p., édité à Bruxelles, chez Deprez Parent, 1840. 

— Histoire de Tiel Uilenspiegel, 104 p. (sans date). 

— La bataille de Louvain du 12 août i83i. Souvenirs d'un vaincu, broch. 
de 40 p. 1873. 



— 131 — 

- — Le jubilé d'un faux miracle. Dissertation sur l'histoire du Saint- 
Sacrement du miracle de l'église des SS. Michel et Gudule à 
Bruxelles, avec un fac-similé du compte du receveur du duc de 
Brabant en 1370. Broch. de 40 p. 1870. 

— Lois, chartes et coutumes du village de Wodecque, vol. de i32 p. 1757. 

— Manuscrit du XVIII^ siècle, relié parchemin. Devises et emblèmes 
anciens et modernes, tirés des plus célèbres auteurs avec plu- 
sieurs autres nouvellement inventés (Contient également des 
comptes, des prix de produits divers, etc.), date approximative 
1716-1745. 

— Manuscrit contenant des poésies, des chansons et des recettes de 
cuisine, portant la date du 14 août i833. Reliure cuir. 

— Nouveau stile pour T instruction des Procédures et V Administration de la 
Justice dans le duché de Luxembourg et le comté de Chin3'',vol. 
de i36 p. 1756, 

— Portraits à la mode ou petit miroir du siècle, mis au grand jour. 
Etrennes sans pareilles, chez tous les libraires goguenards. 
Annuaire pour l'an X (1801). 

— Règlement donné à aux de Soignies, le 23 octobre 1690, i vol. de 
iSo p. (1766). 

Dons de M. A COSYN', conseiller communal : 
Le faubourg de Koekelberg. Broch. ill. de 8 p. 1919 ou 1920. 
La banlieue N .-O. de Bruxelles [Karreveld, Ferme den I-^ampoel. Bïfens 

communaux de Ganshoren, etc.). Broch. ill. de 24 p. 1919 
Le Cimetière deLaeken. Broch. illus. de 40 p. 1906. 

Dons de M. R. FONCKE : 
Boeken in sterfhuisen van oud-Mechelen, lij doktoor Geert van M aider en 

(i53o). Overdrukt uit « Het Boek " 1917. 
Bij ecn gedicldjevan Roemcr-Visscher. Overdrukt uit: De Nieuwe Taal- 

gids, 1920 
Aantekeningen betrehkelijh de oude Armschool te Mechelen. Broch. van 

32 bladz. 1920. 
Razie hij de Rsderijhers te Mechelen (19 18), overdrukt uit « Het Boek » 

1921. — 

Celis Gabriel). — De Blijde InkonistcH der gravcn van Vlaanderen in de 

sint Pietersabdij van Gent. Broch. van 28 bl. 1919 (Gift van den 

schrijver). 
De RiDPER (T. P.). — Geschiedenis der Collégiale Kerk van den H. Germa- 
nus te Thienen. 266 bladz. geill. 1906 (Gift van den schrijver). 

— Le Trépas sèment de N. D. (Oraisons, prières, litanies.) Broch. de 
48 p. ancien mais sans date (Don de M. Despret de Nivelles.) 

■ — Questionnaire de Folklore. Publié par la soc'été de Folklore 
Wallon. Liège. 1890 (Don de M. Vau Heurck, d'Anvers). 

— Vie de saint Gilles, patron de Cumptich. Broch. de 24 p. Date appro- 
ximative 1899 (Don de M. Van Nerum, curé). 

Sacré (M ). — De Pers over de Stichîingen van Mgr de Smet, XI V^ 
Bisschop van Gent. — De N alatenschap van Jonkvr. I. I. i'Kiiit van 
Opwyck {i6g6-iyg3i. 

— Legenden uit het Land van Zoetendal (Merchtem) , igiS, 48 p. 

— Geschiedenis der gemeente Merchtem, 1904, 704 bl. 

— Geschiedkundige schets over O £. Vromz' van Merchtem, 191 1, 42 bl. 

— Daniel van Oeshroecks, Rijmkroniek van Merchtem (i565). 1918, 
122 bl. — 

Galescot (L.). ' — Vestiges d'un Oppidum nervien près de Vilvorde (avec 
plan et vues), 60 p., 1871. 



— 132 — 

Genard (P.)- — Quinten Massys en zijne Légende. Geillustr. broch., 

i6 bl., 1881. 
Gens (Eue). — Ruines et Paysages en Belgique, i vol. illustré de 204 p. 
Rousseau (Félix). — Le Folklore et les Folkloristes wallons. Broch., 

bibl. de 86 p., 1921. 
Sander Pierron. — Histoire de la Forêt de Soignes, i vol. illustré de 

56o p., 1905, 
Verneuil (M. P ). — Dictionnaire des symboles, emblèmes et attributs. 

I vol. de 192 p. 
Armonah des Vrais Aclois pour IQ22. Broch. illustrée de 100 p., 

éditée p ' r le Cercle Wallon de Nivelles (Don du Cerque Wallon 

de Nivelles). 
Le Manneken. Journal littéraire, industriel, politique, etc., édité à 

Bruxelles en 1827. Collection complète, illustrée, reliée en deux 

volumes. 

Discours dédié aux mânes de Joseph II, prononcé à Bruxelles, au 
jour anniversaire de sa mort, le 20 février 1791. 

Dagelijksche oeff&ninge van het Imvendige gebed of meditatie. Tôt Leuven 

bij Michel, 1746. 
Egt afschrift van het Procès van den graaf van Egmont. Broch. 16 bl. 

(1722?). 
Recueil des pièces et faits légitimant le procédé des suppôts aggrégés aux 

cinq serments de la ville de Bruxelles du 20 septembre 1787. 
Wallonia. M. Henry Rousseau de Mousty nous a envoyé les numéros 

suivants de cette revue: 20^ année (1912), n''^^., 5, 6, 7, 8,9, 10, 11; 

21^ année (igiS), n*"^ i. 2, 5, 6, 9, to ; 22^ année (1914), n° i. 

Le Roman Pays de Brabant. M. P. Collet de Nivelles nous a fait 
parvenir le n° i de cette publication. Il ne manque plus à notre 
collection que le n° 2 de la i'^^ année (igiS). 



^ ^ 



!«* Année. — N» 5 



Avril 1983 



Le Folklore Brabançon 
De Brabantsche Folklore 



iste jaar. — N>^ 5 



April 1983 



SOMMAIRE : 

Kleudden. — Le » Borlau ". — Saint- 
Pierre à Broq^iettes. — Chapelle de 
Sainte-Pharaïlde. — Chants populaires 
flamands. — Les sources. — La ma- 
sure d'Anderlecht. — " Tout à moi •• 
et H moitié à moi i». — Le tirage au 
sort. — Le II battage du coq ". — Les 
drapelets de pèlerinage, etc . 



INHOUD : 

Kleudden. — De " Borlau ". — Sint- 
Pieter met de Klossen. — Kapel van 
Sinte-Pharaïldis. — Vlacmsche volks- 
liederen. — Bronnen. — De hut te 
Anderlecht. — Heel-mijn en half-mijn. 
— De Loting. — Het hanekappen. — 
De bedevaartvaantjes, enz. 



Le Monstre " Kleudden 



»» 



Sinistre et légendaire farceur, dont les exploits sont actuel- 
lement encore le sujet favori des récits d'hiver, au coin de 
l'fltre, dans de nombreuses familles du pays de Ternath. 

Quei est cet être mystérieux, homme-animal, spectre ou 
diable, désigné dans le vocable populaire du Payottenland 
sous le nom baroque et rébarbatif de Kleudden ( i ) et qui 
paraît être le même individu que le trop fameux Loup- 
garou ? La ruse, l'astuce, les exploits nocturnes, les métamor- 
phoses subites de Kleudden ont jadis jeté l'épouvante dans 
l'esprit des enfants, des valets de ferme, des charretiers, des 
pèlerins et de la généralité des campagnards. Dans certaines 
régions écartées, Kleudden, à l'égal d'un Backelandt ou d'un 
Jan de Licht, a inspiré une véritable terreur. L'énigmatique 
Kleudden descendrait-il en ligne directe des Centaures de 
Thessalie, monstres hybrides moitié hommes moitié che- 
vaux, ou de Pégase qui lui aurait légué le don d-e la méta- 
morphose à volonté? 

Non, notre Protée est fils du diable et d'une sorcière; il 
a vu le jour en plein Payottenland il y a deux siècles 
environ et il me peine de devoir l'affirmer — fort humble- 



(i) Kledden, Kludde proviendrait du Scandinave Cloedn = pied 
fourchu, bouc ou diable ! 



— 134 — 

ment du reste — Kleudden est un citoyen de Ternath. Les 
détails de sa naissance sont relatés comme suit dans le 
Journal des Flandres, 1840, par le Baron Jules de Saint-^ 
Génois ( i ) : 

Pendant l'hiver de 184 1, il dut passer la nuit dans une ferme de 
Ternath; le soir, la maisonnée, domestiques et vachers, se rangèrent 
autour de l'âtre et se mirent à deviser sur toutes sortes d'aventures 
de brigands, revenants et sorciers et de Kleudden. Comme le Baron 
écoutait les récits avec la plus vive attention, l'un des domestiques 
lui demanda à brûle-pourpoint s'il connaissait l'origine de Kleudden, 
ajoutant que « c'est terrible à entendre », — Non, répondit le Baron, et 
le domestique commença aussitôt son récit : « C'était il y a un siècle 
environ,; une forêt se trouvait aux confins de la commune et à l'orée 
de cette forêt une chaumière et dans cette chaumière habitait une 
sorcière, sous la forme d'une vieille femme très misérable. Personne 
n'a jamais su comment elle vivait ni de quoi elle se nourrissait; elle 
ne demandait jamais rien à personne, et personne n'osait s'approcher 
de sa demeure ; elle était affreusement laide — le diable en personne. 

— Tout le monde était convaincu qu'elle avait commerce avec les 
diables qui tenaient des palabres nocturnes dans la chaumière. 
On voulut donc la brûler vive, mais hélas, personne n'osa s'appro- 
cher de la hutte. Enfin, le ciel lui-même combla les vœux de la 
population épouvantée. Un orage d'une violence extraordinaire 

— comme on en n'avait jamais vu auparavant — se déchaîna sur la 
commune de Ternath. Beaucoup de maisons furent endommagées ; 
la foudre tomba sur la hutte redoutée qui brûla entièrement en 
même temps que la sorcière dont les restes calcinés devaient être 
enlevés trois jours plus tard. A cette fin, le propriétaire donna ordre 
à ceux de ses domestiques, reconnus les plus fidèles et les plus 
courageux, d'enlever le corps de la sorcière et de l'enterrer. Ils se 
mirent à la besogne, armés de fourches et de râteaux. Mais à peine 
avaient-ils touché le corps de la sorcière qu'un vacarme assourdis- 
sant — comme si le monde allait périr — ébranla toute la région. 
Les domestiques, pâles comme la mort, tremblants et muets, virent 
sortir du corps calciné de la sorcière, un petit homme noir qui 
grandissait à vue d'oeil pour atteindre une taille gigantesque ; en 
quelques instants, il devint un monstre affreux à trogne de cochon 
sur un corps de chien énorme à lonsrs poils (kleudderhond) sautillant 
sur les pattes de derrière et, pendant que les domestiques muets et 
tremblants regardaient avec effroi le monstre, celui-ci prit la fuite 
en criant : Kleudden ! Kleudden I Kleudden ! Tous les domestiques 
tombèrent en syncope ; quand ils revinrent à eux, il ne restait plus 
trace du tas de décombres ; l'emplacement de la hutte était trans- 

(2) Eigm Schoon, 3° année, p. iio-iii. 



— 135 — 

formé en une mare noire, puante et dégoûtante. L'âme damnée de 
la sorcière avait passé dans le corps du monstre noir et continue 
à errer, sans repos, sur cette terre pour tourmenter les soulards et 
les noctambules, sans toutefois pouvoir leur causer maux ni dom- 
mages. » 

Ce récit aussi naïf que caractéristique nous laisse entre- 
voir que le pouvoir tant redouté de Kleudden était fort 
limité et se serait borné à (( errer sur cette terre pour tour- 
menter les soulards et les noctambules sans toutefois pouvoir 
leur causer maux ni dommages )), Certains cultivateurs qui 
ont eu à pâtir des maléfices de leur ennemi légendaire, 
affirment que Kleudden ne brise pas les clôtures, n'arrache 
pas les arbres fruitiers, ne détruit pas les récoltes, et qu'il se 
borne tout simplement à faire rancir le beurre, à caillebotter 
le lait et à frapper de stérilité, au passage, les vaches et les 
juments. Par contre, certaines publications didactiques — 
V olksktinde , de Pol de Mont et A. de Cock, Brahantsch 
Sagenboek, de A. de Cock et Is. Teirlinck et les ((Traditions)) 
de Kleudden relatées par l'érudit bénédictin Dom Urbain 
dans Almanak van Ajfligem içi2 — nous exposent des 
tours pendables commis par l'impudique personnage : (( Des 
milliers de jeunes filles ont prétendu qu'elles ont été victimes 
des basses passions de Kleudden et ont été déshonorées pour 
toute leur vie, et que beaucoup d'autres ont pu se soustraire, 
grâce à leur agilité k courir, aux maléfices du monstre 
impur. )) 

G. De Clercq de Castre signale que Kleudden fit périr 
toute une écurie de chevaux appartenant à un fermier de Ca- 
pelle-Saint-Pierre lez-Enghien. Si le machiavélique Kleud- 
den a pu jeter la terreur et l'épouvante dans nos populations 
campagnardes, il le doit à ses métamorphoses et à son invul- 
nérabilité. Il faudrait des volumes pour exposer en détail 
toutes les fantasmagories du Protée; bornons-nous à citer 
ses transformations les plus habituelles: i° poulain en feu 
traînant une longue chaîne; 2" chien blanc de taille énorme; 
3° petit lapin blanc; 4° femme blanche; 5° chien énorme à 
poils roux; 6° cochon monstrueux; 7° petit homme couvert 
d'une houppelande à grelots ; 8° étalon bien proportionné ; 
9" jument aux flancs étriqués pouvant se casser en deux; 
10° oiseau de proie; 11° loutre de dimensions gigantesques; 
12° petit chien noir; 13° griffon armé de suçoirs de sang. 



— 136 — 

Son invulnérabilité proverbiale est précisée dans le récit 
suivant : 

(( Ni les coups de matraque ou de fourche, ni les balles 
ni les flèches ne peuvent l'atteindre, il se gausse de l'effon- 
drement d'une maison ou d'une grange sur son être impal- 
pable, il rit même aux éclats quand il a été transpercé 
d'outre en outre par un trident et crache du feu dans les 
yeux des téméraires qui l'ont cloué au mur au moyen d'une 
longue lance pointue. )) 

Une autre victime de Kleudden s'exprime comme suit : 

(( Quand je parviens à le saisir, je saisis à travers tout son 
corps, comme si je saisissais un nuage ou de la fumée, mais 
il arrive que le salaud laisse sur mes mains une matière 
gluante stercorale. )) 

II est hors conteste qu'en l'an de grâce 1922 la croyance 
en Kleudden est encore profondément ancrée dans l'esprit 
de gens superstitieux et crédules. Une fermière très cossue, 
sans tare névrosique, vient de m'affirmer — et ce avec une 
conviction déroutante — qu'elle a maintes fois dû trans- 
porter Kleudden sur ses épaules, et qu'arrivée à sa métairie 
il frappait plusieurs coups sur sa porte (( avec ses fers-à- 
cheval )) et si violemment que la porte sortait chaque fois 
de ses gonds. Haussant les épaules, je lui réponds : (( Fer- 
mière, tout ça c'est de l'imagination puisque Kleudden n'a 
jamais existé. » (( Comment, interjeta-t-elle, Kleudden n'au- 
rait jamais existé ! » et d'un air narquois, et scandant chaque 
mot, elle me lance cette apostrophe : (( Docteur, je vous 
croyais plus instruit )). 

Je sortirais du cadre folklorique si je me livrais à des 
dissertations psychologiques en vue d'essayer de donner une 
interprétation complète de tous les phénomènes, aussi variés 
qu'intéressants que présentent les prosélytes du fantôme 
imaginaire. Mais j'estime — peut-être à tort — que les quel- 
ques considérations générales suivantes intéresseront les 
lecteurs et éclaireront à suffisance leur religion, déjà solide 
d'ailleurs, en la matière qui nous occupe : Des chiens d'at- 
tache qui ont rompu leur chaîne et rôdent la nuit par tous les 
chemins, des lapins blancs et spécialement des albinos, qui 
ont quitté leur clapier et sautillent dans les appentis de la 
ferme ou dans les prés, ont à leur insu, fréquemment rempli 
le rôle de Kleudden. Le bruissement de la ramée et de la 



— 137 - 

frondaison, le ruissellement de l'eau dans les dégorgeoires, 
les plongeons des rats d'eau et des loutres, les cris rauques 
et les vols des oiseaux de nuit, les cris plaintifs du chat 
à l'époque du rut et dont la prunelle dilatée jette des lueurs 
fauves, ont apeuré à l'extrême les personnes impression- 
nables et ont détraqué leur esprit à telle enseigne qu'elles 
donnent à des phénomènes physiques et naturels une inter- 
prétation métaphysique et surnaturelle. La supercherie ne 
perdant jamais ses droits, des gens avisés mais peu scrupu- 
leux se sont déguisés en un Kleudden quelconque pour faire 
plus aisément des victimes. A l'arrière-saison, les fermiers 
mettaient en pâturages de trèfles, leurs chevaux de labour, 
bridés aux genoux des membres antérieurs. Il devait néces- 
.sairement se produire que l'un ou l'autre cheval allât se 
mêler aux chevaux pâturant dans une prairie voisine d'un 
autre cultivateur, de là l'apparition ou la disparition d'ani- 
maux, attribuée à l'intervention de Kleudden par des 
domestiques abrutis. Les grandes victimes de Kleudden se 
recrutent parmi les gens superstitieux atteints d'hallucina- 
tion des sens. Ceux qui affirment avec la plus grande con- 
viction qu'ils ont vu (hallucination visuelle), entendu (hallu- 
cination auditive) Kleudden, l'avoir porté sur leurs épaules 
ou traversé les airs, juchés sur le dos du fantôme (halluci- 
nations tactiles et du sens musculaire), sont absolument de 
bonne foi, et pour les débarrasser de leur manie, il faudrait 
les soumettre à un traitement psychique de longue durée. 
Les causes déprimantes, anxiétés, surmenage, insomnies, les 
auto-suggestions et les préjugés, peuvent chez des gens 
superstitieux et névrosés, oblitérer les facultés intellectuelles 
et pervertir les sens à tel point que de pauvres hères, véri- 
tables abrutis, se sont crus métamorphosés en loup-garou et 
couraient par monts et par vaux en poussant des hurlements 
de fauves. Ce sont les lycanthropes du moyen âge. 

Beaucoup de ces malheureux ont été condamnés par les 
tribunaux de l'époque, pour crime de sorcellerie, à la torture 
ou à être brûlés vifs. Actuellement la narration des faits 
et gestes de Kleudden n'offre plus en général qu'un intérêt 
purement folklorique. La diffusion de l'instruction, le con- 
tact plus fréquent et plus intime entre les rangs sociaux, les 
déboisements et la sécurité des chemins ont porté au pouvoir 
mystérieux de Kleudden un coup mortel. Son royaume de 



— 138 — 

superstitions, d'illusions, de préjugés et de ténèbres s'est 
vivement illuminé aux rayons de la civilisation et de la saine 
raison, et bientôt le mystérieux malfaiteur, rivé à la 
chaîne qui fit sa diabolique célébrité, subira la condamna- 
tion suprême au cachot des oubliettes. Ne nous apitoyons 
pas sur sa triste fin (i). 

D' POODT, 
Ancien bourgmestre de Ternath. 



Kleudden 

Een kwade en legendarische snaak, wiens daden thans nog 
des winters blj den haard verteld worden In talrijke 
sezinnen in het land van Ternath. 

Welk is dat geheimzinnig wezen, half-mensch, half-dier, 
spook of duivel, in de volkstaal van het Payottenland 
bekend onder den zonderlingen en groven naam (( Kleud- 
den )) (2) en die dezelfde kerel schijnt te zijn als de zeer 
beruchte weerwolf ? De listigheid, de sluwheid, de nachte- 
îiike bedrijven, de plotselinge gedaanteveranderingen van 
Kkudden wekten vroeger den vrees op in den geest der 
kinderen, der stalknechten, der voerlieden, der bedevaar- 
ders en over 't algemeen van de buitenlieden. 

In sommige afgelegen streken was Kleudden, als Bae- 
k^landt of Jan de Lichte, een echte schrik. Zou Kleudden 
in redite lijn afstammen van de Centauren van Thessalië, 
halfslachtige monsters, half man, half paard, of van Pega- 
sus die hem de gave verleende naar believen van gedaante 
te verwisselen? Neen, onze Kleudden is de zoon van den 
duivel en van een heks; hij zag het licht in het midden 
van het Payottenland, ongeveer twee eeuwen geleden en 

(i) Dans la réponse que l'administration communale de Bellinghen 
a envoyée à notre questionnaire, elle nous a signalé également 
l'apparition sur son territoire de : « Kleude met zyn keet » 

« Les vieilles personnes du village, dit-elle, racontent que le soir, 
vers dix, onze heures, on entendait le bruit de ses chaînes qu'il 
traînait par les chemins. Sa disparition coïncide avec l'introduction, 
dans les chants liturgiques, de l'Evangile selon saint Jean. » 

(2I Kledden, Kludde zou voortkomen van het skandinaafsch 
Cloedn = gespleten voet, bok of duivel ' 



— 139 — 

het fipijt mij het te moeten zeggen, zeer nedrig overigens ; 
Kkudden is een burger van Ternath. 

Baron de Saint- Génois verhaalt als volgt den oorsprong 
van Kleudden. 

In den winter van 1841 vernachtte baron de Sint-Genois op eene 
pachthoeve te Ternath. Des avonds schaarden zich aile huisgenooten 
en knechten lond het vroolijk knepperend haardvuur. Er werd ge- 
sproken ovei allerhande lotgevallen, zoo ookover nachttpoken en 
over Kleudden. Daar men bemerkte dat de Baron met gespannen 
aandacht naar die vertelsels luisterde, schepte men er behagen in. 
Eensklaps zei een der knechten tôt den Baron : « Mijnheer de 
Baron, kent gij den oorsprong van Kleudden? — Neen, mijn goede 
jongen, neen, dien ken ik niet, antwoordde de Baron gansch ver- 
rukt over deze vraag. — t' Is vreeselijk om hooren, ging de knecht 
voort. Luistert hoe men het hier vertelt : 

<( 't Is wel hondeid jaar geleden, toen was er hier op 't uiteinde 
der gemeente een bosch, en daarnevens een klein, arm bouwvallig 
hutteken en in dat hutteken woonde eene heks onder de gedaante 
van een oud ketijvig vrouwken Waarvan zij leefde wist niemand, 
want zij vroeg niets en niemand durfde hare kassematten naderen. 
Zij was zoo afgrijselijkleelijk, als de duivel in persoon, /.oodat men 
haar meermaals zocht te verbranden. ledereen hield staan dat zij 
zekere betrekkingen had met de hellegeesten en dat de duivels er 
hun nachtverblijf bij hielden. Doch niemand duifdehet aan, nochde 
heks, noch hare hut te naderen om er het vuur aan te steken. Maar 
eindelijk kwam de hemel zelf den wensch der benauwde bevolking 
volvoeren. 

« Eenonweder barstte op zekeren nacht over Ternath los, gelijk 
men er van menschengeheugen geen gezien had ; al de huizen 
wcrden beschadigd en de bliksem viel op de geduchte hut en ver- 
brandde ze heelen gansch. evenals de heks, wier verkoolde over- 
blijfsels men, driedagen daarna, uit den puinhoop waagde te halen, 
wat niet zonder groote moeite geschiedde en met de zeldzaamste 
verschijnselen gekenmerkt werd. De grondeigenaar beval dan aan 
zijne trouwste en moedigste knechten de puinen der hut te gaan 
slechten en het lijk der heks te begraven. Zij trokken er heen met 
gaffels en rieken om het bevel huns meesters uit te voeren. 

« Nauwelijks hadden zij de heks met hun alaam aangeraakt of er 
ontstond een daverend gedruisch alsof de wereld ging vergaan, en 
zij gevoelden eenen hevigen schok door al hunne ledemalen. Zij 
werden doodsbleek en sidderend, verstomd en verbaasd zagrn zij 
uit het verkoolde lijk een klein zwart manneken te voorschijn komen 
en zichtbaar groeien tôt eene verbazende hoogte. Het werd in 
weinige oogenblikken een afgrijselijk wangedrocht met verkens- 



— 140 — 

muil en met een lijf als dit van. eenen grooten klodderhond die op 
zijne achterpooten zou loopen. En terwijl de knechten het monster 
sprakeloos en bevend van schrik bekeken, nam het schielijk de 
vlucht, al roepende : Kleudden! Kleudden! Kleudden!... 

« Bij dit gezicht vieJen al de dienstboden in onmacht. Als zij weer 
tôt bezinning kwamen bleef er van den puinhoop geen spoor meer 
over. De plaats w^aar de but stond, was veranderd in eenen zwarten, 
stinkenden, walgelijken poel. 

« De vervloekte ziel der heks was in 't lichaam van 't zwart 
gedrocht overgegaan, en bleef op de wereld rusteloos rondzwerven, 
om de drinkebroers en nachtzitters te plagen, zoo nochtans dat het 
nicmand kon schaden noch kwaad doen. » 

Uit dit naïef en kenmerkend verhaal merkt men dat 
de zoo geduchte macht van Kleudden zeer beperkt was, 
en zich er bij zou bepaald hebben « op de wereld ruste- 
loos rond te zwerven om de drinkebroers en nachtzitters 
te plagen, zoo nochtans dat het niemand kon schaden noch 
kwaad doen ». Sommige boeren, die te lijden hadden door 
de streken van hun legendarischen vijand, bevestigen dat 
Kleudden de omheiningen niet doorbreekt, de fruitboomen 
niet uit den grond rukt, de oogsten niet vernielt en enkel de 
boter doet rinsch worden, de melk doet keeren en de koeien 
en merriën tijidelijk onvruchtbaar maakt. Sommige didac- 
tische uitgaven, als Volkskunde, van Pol De Mont en A. De 
Cock, Brabantsch Sagenhoek van A. De Cock en îs. Teir- 
linck en de sagen van Kleudden, verhaald door den 
geleerden benediktijner Dom Urbain, in Almanak van 
Affligent, 191 2, beschrijven zeer kwade streken, begaan 
door den schaamteloozen kerel : duizenden jonge meisjes 
beweerden dat zij slachtoffers w^aren van de lage driften 
van Kleudden en voor hun leven onteerd werden en dat 
vêle anderen, dank zij hun rapheid, aan de kwade streken 
van het geil monster konden ontsnappen. 

Gustaaf De Clerq van Kaster vertelt dat Kleudden een 
ganschen stal paarden deed sterven, behoorende tôt een 
pachter van Sint-Pieters-Kapellen, bij Edingen. Zoo de 
duivelsche Kleudden schrik en vare bij onze buitenlieden 
wist te wekken, is het door zijn gedaanteverwisselingen en 
zijn onkwetsbaarheid. Er zouden boekdeelen noodig zijn 
om de toovëfijelî van den Proteus te beschrijven; wij zul- 
len er ons bij bepalen zijn meestë gewone gedaanteverwis- 



— 141 - 

selingen mee te deelen : i ° vlammend veulen, een lange 
ketting sleepende; 2" een groote witte hond; 3° klein wit 
konijn; 4° eene witte vrouw; 5° groote rosse hond; 6° een 
zeer dik varken ; 7° een manneken bedekt met een mantel 
vol bellen; 8° een goed gebouwde hengst; 9° een merrie 
met smalle flanken, die in twee deelen kan gebroken wor- 
den ; 10° een roof vogel ; 11° een reusachtige otter; 12° een 
kleine zwarte hond; 13° een griffoen gewapend met bloed- 
zuigsprieten. 

Zijn spreekwoordelijke onkwetsbaarheid wordt verdui- 
delijkt in het volgend verhaal : 

(( Noch de stokslagen, noch de vorksteken, noch de kogels 
ot pijlen kunnen hem nog raken. Hem mag een huis of een 
schuur op het lijf vallen, daar lacht hij om; hij schater- 
lacht zelfs als men hem een drietand door het lijf steekt 
en hij spuwt vuur in de oogen van de vermetelen die hem 
met een lange lans tegen den muur gespeet hebben. » 

Een ander slachtoffer van Kleiidden uit 7-ich als volgt : 

« Wanneer ik er in slaag hem te vatten, grijp ik door 
^ijn lijf heen alsof ik een svolk of rook greep, maar de 
booze laat op mijn handen een vuile kleverige drekstof 
achter, )) 

Onbetwisbaar is het dat het geloof aan 't bestaan van 
Kleudden in het jaar onzes Heeren 1922 nog vast 
geankerd is in den geest van vêle lichtgeloovige menschen. 
Een zeer bekende boerin, geenszins een zenuwleideres, 
bevestigde mij kort geleden met vaste overtuiging 
dat zijn menigmaal Kleudden op hare schouders dragen 
moest en dat hij, toen zij aan hare boerderij kvvam, 
heerhaalde malen met zijn (( hoefijzers )) zoo hard 
op de deur klopte, dat deze uit hare hengsels 
sprong. Ik haalde de schouders op en antwoordde haar : 
(( Pachteres, dat is inbeelding, vermits Kleudden nooit 
bestaan heeft! )) ((Hoe! wedervoer zij, Kleudden heeft nooit 
bestaan ! » en op elk woord drukkend, sprak zij mij spot- 
tcnd toe : « Dokter, ik dacht dat gij geleerder waart. » 

Ik zou buiten het gebied van de folklore tredcn, indien 
ik mij overleverde aan psychologische beschouwingen om 
te trachten een volledige uitlegging te geven van den ziele- 
toestand der personen die gelooven aan zulk ingebeeld 
wezen. 



— 142 — 

Ik meen echter — misgchien ten onrechte — dat de vol- 
gende algemeene beschouwingen belangwekkend kunnen 
zijn voor de lezers en hun voldoende voorlichting kunnen 
geven in deze zaak : bandhonden die zich losruktea en 
's nachts overal ronddwalen, witte konijnen, zoogenaamde 
wittelingen, die hun hok verlieten en huppelden in boom- 
gaard of wei, vervulden dikwijls onbewust de roi van 
Kleudden. Het ruischen van takken en bladeren, het gemur- 
mel van het afloopwater, het plonsen van waterraten en 
otters, de heesche kreten en het vliegen van nachtvogels, 
het klagend gemiauw van de kat in den tijd van de geslachts- 
drilt en wier opengesperde oogappel vlammen schiet, joegen 
zeer ontvankelijke personen schrik aan en brachten hun 
brein zoodanig in de weer dat zij aan gewone feiten een 
bovennatuurlijke beteekenis gaven. 

List en bedrog blijven altijd bestaan en zoo komt het 
dat gewetenlooze lieden zich als Kleudden verkleeden om 
gcmakkelijker slachtoffers te maken. In het najaar zetten 
de boeren hun trekpaarden op de klaverwei en de voorpooten 
worden gestremd; dan gebeurde het onvermijdelijk dat 
het een of ander paard onder de paarden van een naburige 
wei terecht kwam ; van daar het verschijnen of het ver- 
dwijnen van dieren, wat door domme boerenknechts aan de 
werking van Kleudden toegeschreven werd. De meeste 
slachtoffers van Kleudden vindt men bij bijgeloovige men- 
schen, die aan zinsverbijstering lijden. Zij die met de 
grootste overtuiging bevestigen dat zij Kleudden zagen of 
hoorden (begoocheling van den gezichts- of gehoorzin), 
die meenen dat zij Kleudden op hun schouders droegen 
(begoocheling van den tastzin) zijn volkomen te goeder 
trouw : om hen van hun begoocheling te genezen, moet men 
ze aan een langdurige psychische behandeling onderwer- 
pen. 

Neerslachtigheid, angst, overspanning, slapeloosheid, 
auto-suggestie en vooroordeel kunnen bij sommige bijge- 
loovige personen en zenuwlijders de verstandelijke ver- 
mogens verzwakken en de zinnen zoodanig bederven, dat 
arme sukkelaars, werkelijk verstompt, meenden dat zij 
weerwolven geworden waren en huilend als wilde beestcn 
over berg en dal liepen. Het zijn de lijcanthropen van de 
iniddeleeuwen. 



- 143 — 

Vêle van die ongelukkigen werden door de rechtbanken 
van dien tijd wegens toovenarij veroordeeld tôt de folte- 
ring of om levend verbrand te worden. Heden levert het 
verhaal van de daden van Kleudden over 't algemeeti 
slechts belang op voor de folklore. De verspreiding van 
het onderwijs, de meerdere voeling tusschen de verschil- 
lende m'aatschappelijke standen, de ontbosschingen en de 
A'eiïigheid der wegen brachten de geheimzinnige macht 
van Kleudden een doodelijken slag toe. 

în zijn rijk van bijgeloof, van zinsbegoocheling, van 
vûoroordeel en duisternis, kwam het licht van de bescha- 
ving en van het gezond verstand en weldra zal deze geheim- 
zinnige boosdoener, geklonken aan de keten, die zijn 
duivelsche vermaardheid deed ontstaan, de opperste veroor- 
deeling krijgen en voor goed in het gevang der vergetel- 
heid opgesloten worden. Laat ons niet weenen over zijn 
treurig einde (i). 

D"" POODT, 
gewezen burgemeester van Ternath. 

^ @) @, 

Le « Borlau » de TAbbaye d'Heylissem 

Borlau du verbe wallon horler, beurler, du français beu- 
gler, hurler (ou plutôt du flamand burlen, brnllen qui a le 
même sens et est onomatopoétique). 

Ce monstre chimérique, — conception apparentée avec 
l'Hydre de Lerne et le Dragon de Wasmes — vivait au 
temps jadis dans les étangs de l'Abbaye entre les sections 
d'Hampteau et d'Opheyli.ssem. Dans les nuits sombres, 
de tempête et d'orage ses hurlements menaçants se faisaient 
entendre à plusieurs lieues à la ronde. Personne n'est par- 
venu à le faire disparaître par la force ; il est parti spontané- 
ment avec les eaux des étangs qui se sont retirées. On ne 

(i) In het antwoord dat het gemeentebestuur van Bellingen ons 
toezond op onze vragenlijst, wordt er eveneens gewaagd van het 
verschijnen aldaar van « Kleude met zijn keet ». De oude menschen, 
wordt er gezeid, vertellen dat men 's avonds om lo of ii uur het 
gerucht van de ketens hoorde die hij na zich sleepte. Zijn verdwij- 
nen valt samen met het invoeren van Sint-Jans-Evangelie in de 
kerkzangen. 



— 144 — 

possède pas de données exactes sur le dessèchement des 
étangs qui ont existé à cet endroit, comme d'ailleurs le long 
de la même rivière, la Petite Gèthe, aux environs de Léau et 
qui là aussi ont été méthodiquement desséchés à une époque 
plus récente. D'ailleurs la situation des lieux où le monstre 
vivait, la nature marécageuse du sol. la flore toute spéciale, 
les dénominations cadastrales pour les prairies de (( Grands 
Etangs )) et des campagnes avoisinantes : (( Dessus les 
Etangs )) et en wallon : (( Dezeu les vêvis )) sont des preuves 
de l'existence de viviers et marais. 

Le (( borlau », le hurleur, le beuglard était dit : de l'Ab- 
baye, parce que les lieux qu'il habitait, faisaient partie de 
l'Abbaye d'Heylissem de l'ordre des Prémontrés, chanoines 
réguliers de Saint- Norbert et qui subsista d'environ 1129 
à 1794. 

Cette légende du Borlau de l'Abbaye n'est plus guère 
connue que de quelques vieilles personnes qui ont oublié les 
détails sur les exploits obligés qui accompagnaient l'exis- 
tence de ce monstre redouté ( i ) . 

A Opheylissem existe une seconde légende, celle des 
Djipsines, petites femmes qui habitaient à la Cuve, derrière 
Chapeauveau au lieu appelé Trou des Mutons (2). Elles 
étaient inoffensives et serviables. Il suffisait de déposer le 
soir à l'entrée de leur trou des bas à repriser, de la laine à 
tricoter ou du linge à racommoder, le lendemain, à la même 
heure, la besogne était prête. 

ArM. PELLE(iRIN, 
Instituteur à Ophe3'-lissein. 



Nous reproduisons, d'après la Chorographia Sacra Bra- 
bantiae de Sanderus (1726) une vue de l'ancienne abbaye 
d'Heylissem, appartenant à l'ordre des Prémontrés. Dans 
son ouvrage Géographie et Histoire des communes 

(i) Ce monstre aquatique n'est pas autre chose que ie Butor 
{Botaunis aquaticus L.), unéchassier des marais qui, Ja nuit, au temps 
de l'amour beugle comme un vrai taureau (Is. Teirllnck). 

{2) Comparer : Les Gnomes aux environs de Tirlemont, Cl. Buvé- 
Bo?t., page 28, bulletin n» 1,1921, el: L'Alverenberg dansli Petite 
Cainpine, Irama, bulletin n° 3, p. 85. 



— 145 — 

beiges (i), A. Wauters donne, de cette abbaye, la descrip- 
tion suivante : 

_ Le monastère était alors entouré d'un mur soutenu par des 
contre-forts et qui le protégeait de tous côtés, sauf vers la rivière. 
A l'angle du chemin allant à Hampteau et de celui venant de Neer- 
Heylissem, s'élevait une petite tour carrée, surmontée d'un campa- 
nile. Un peu plus haut se trouvait l'entrée, dans un léger enfonce- 
ment. C'est ce que l'on appelait la première porte. Elle donnait accès 
à une cour de forme irrrégulière, ayant à gauche la grange, au fond 
les écuries, à droite d'autres constructions destinées sans doute au 
personnel de la ferme. De là, on passait dans une autre cour, égale 
ment de forme irrégulière, et où l'on rencontrait immédiatement à 
droite, la forge. 

Vers l'est, s'élevaient l'église et d'autres corps de logis. La pre- 
mière se composait d'un vaisseau long et élevé dont la façade pré- 
sentait un modèle de ce style tourmenté quela renaissance affectionna 
souvent dans notre pays au xvii« siècle ; à l'endroit où se trouve 
d'ordinaire le transept occidental s'élevait une tour haute et massive, 
bâtie de la même manière. La nef était éclairée par cinq fenêtres 
cintrées et bordée, vers l'Ouest, par trois petites chapelles et par un 
porche orné de statues et auquel on arrivait en descendant un esca- 
lier de quatre marches. Un peu en retrait de l'Eglise se trouvait un 
carré de bâtiments appartenant au xvi^ siècle, autant que l'on peut 
en juger, ayant, en certaines parties, le rez-de-chaussée éclairé par 
des fenêtres ogivales, offrant ailleurs des fenêtres carrées et peu 
élevées; une belle porte et une élégante tourelle rehaussaient l'aspect 
de cet ensemble. Contre la nef de l'Eglise, vers l'est, se trouvaient 
le dortoir et la bibliothèque, ayant également des fenêtres ogivales 
au rez-de-chaussée. A ces bâtiments s'en rattachaient deux autres, 
servant l'un d'infirmerie, l'autre d'école. Une porte s'ouvrait sur le 
chemin d'Hampteau, près de l'endroit où coule le Harbeek. Entre 
cette dernière et la Ghète, on voyait de beaux étangs, au nord de 
l'Eglise, de grands jardins et au sud-ouest de la ferme un beau 
verger . 

® ® ^ 



De « Borlau » der Abdij van Heylissem 

Borlau, van het waalsch werkwoord borler, beurler, 
en dit van het vlaamsch klanknabootsende burlen, brullen en 

(i) A. Wauters, Géographie et Histoire des connnmtes belges. Canton 
de Tirlemon», fasc. 2, p io5, iSyS. 



— 146 — 

overeenkoniend met het fransch beugler, hurler, dat iiige- 
beeld monster — dat wellicht verwant is met de Hydra 
van Lerne en den Draak van Wasmes — leefde 
in vroegere tijden in de vijvers van de abdij, tusschen 
Hampteau en Opheylissem. In scmbere stormachtige 
nachten hoorde men zijn dreigend gehuil op veile 
uren in het rond. Niemand slaagde er in hem met 
geweld te verdrijven; hij is van zelf verdwenen met het 
water der vijvers dat zich terugtrok. Men bezit geen stel- 
îige gegevens over de uitdroging van de vijvers die op 
die plaats bestonden, en ook overigens langsheen dezelfde 
rivier de Kleine Gethe, in de omstreken van Zoutlceuw en 
die daar ook korter geleden op methodische wijze droog- 
gelegd werden. Trouwens de ligging van de plaatsen waar 
het monster leefde, de moerasachtige grond, de bijzondere 
plantengroei, de kadastrale benamingen voor de weiden 
van d€ (( Groote vijvers » en het nabijliggend land (( Over 
de vijvers )), in 't waalsch : (( Dezeu les vêvis )), zijn bewij- 
zen van het bestaan van vijvers en moerassen. 

De borlau (bruller, huiler) van de abdij zegde men, om- 
dat de plaats, door het monster bewoond, deel uitmaakte van 
de abdij van Heylissem van de orde der Premonstrateiizen, 
Norbertijner kanunniken, en die bestond van ongeveer 1 129 
tôt 1794. 

Die légende van den borlau der abdij is nog enkel 
gekend door eenige oude menschen die de bijzonderheden 
vergaten over de buitengevvone bedrijven van die geduchte 
monsters ( i ) . 

Te Opheylissem bestaat een andere légende, die van de 
Dijpsinen, vrouwtjes die woonden aan la Cuve, achter Cha- 
peauveau, op de plaats bekend onder den naam Trou des 
nutons (2). Zij deden geen kwaad en waren gedienstig. Het 
was voldoende des avonds aan den ingang van hun hol 
te herstellen kousen te leggen en breiwol of linnen om het 



(i) Die watermonster is ongetwijfeld niemand anders dan de 
Roerdomp (Botaurus stellaris L), een watervogel die 's nachts, in 
den paringstijd, bruit als een stier (Is, Teirlinck). 

(2) Vergelijk -. De Alvermannekrns in dd omstrekrtt van Thieneti door 
P^ Buvé, bulletijn n"" i, blz 29 en de Alverenherg in Kkin Kcmpett, 
bulletijn n"" 3. blz. 86. 



— 147 — 

te verstellen, 's anderendaags op hetzelfde uur was het 
werk af, 

Arm. Pellegrin, 

Onderwijzer te Opheylissem. 
^ ^ & 

Wij geven, volgens de Chorographia sacra Brabantiae 
van Sanderus (1726) een zicht op de oude abdij van Hey- 
lissem, behoorende tôt de orde der Premonstratenzen. In 
zijn werk Géographie et histoire des commîmes belges (i) 
geeft A. Wauters van die abdij de volgende beschrijving : 

Het klooster was toen omringd door een muur, gesteund door 
steunmuren, en die het langs allekanten beschermde behalvenaarde 
rivier toe.Op den hoek van den v/eg naar Hampteau en den weg die 
van Neer-Heylissem komt, stond een vierkantig torentje, met een 
klokketorentje op. Een weinig hooger was de ingang in eene kleine 
diepte : dat noemde men de eerste deur. Ziigaf toegang tôt een bin- 
nenhof, onregelmatig van vorm, met aan den linken kant de schuur, 
op den achtergrond destallen, rechtsandere gebouwen, ongetwijfeld 
bestemd voor het personeel van de hoeve. Van daar ging men over 
in een ander binnenhof ook onregelmatig van vorm en waar men 
aan den rechterkant de smidse zag. 

Aan den Oostkant verhieven zich de kerk en andere gebouwen ; 
de kerk bestond uit een lange en hooge beuk, en de gevel was in 
den verwrongen Renaissance-stijl der 17" eeuw; op de plaats. waar 
gewoonlijk de wester dwarsbeuk staat, verhiefzich een hooge en 
zware toren, naar denzelfden trant gebouwd. Hetschip was verlicht 
door vijf boogvensters en aan den westkant voorziea van drie kleine 
kapellen en door een portaal versierd met beelden en waar men aan 
kwam door den trap van vier treden af te gaan. Een weinig achter 
de kerk stand een vierhoek gebouwen, behoorende tôt de i6» eeuw. 
Voor zoover men er over oordeelen kan, waren die gebouwen 
beneden, voor sommige gedeelten, verlicht door spitsboogvensters, 
terwijl er in andere gedeelten vierkante en vrij lage vensters waren ; 
een schoone deur en een sierlijk torentje verbeterden het zicht dat 
het geheel bood. 

Tegen het schip van de kerk, tegen den Oostkant, bevonden zich 
de slaapzaal en de bibUotheek, die op de benedenverdieping ook 
spitsboogvensters hadden. Met die gebouwen waren er twee andere 
verbonden; het eene diende voor ziekenzaal, het andere tôt school. 

(i) A. Wautkrs, Géographie et Histoire des communes belges. Canton 
de Tirlemont, deel II, blz. io5, 1875. 



— 148 - 

Een deur kwam uit op den weg naar Hampteau, nabij de plaa?s, 
waar de Harbeek vloeit. Tusschen deze en de Gethe zag men twee 
schoone vijvers, ten noorden van de kerk groote tuinen, ten zuid- 
westen der hoeve een schoonen boomgaard. 



Saint-Pierre à Broquettes 

M. Jean Chalon, le naturaliste naimirois dont les ou- 
vrages ont été toujours si légitimement appréciés, voyageur 
intrépide, souffrant de la claustration forcée dans laquelle 
V occupation l'obligeait à vivre, s'est tnis, lui, habitué aux 
voyages en lointains pays, à parcojtrir la Belgique en tous 
sens, relevant et analysant toutes les particularités du fol- 
klore religieux de nos populatio7is. 

Le premier volume de souvenirs de son pèlerinage ori- 
ginal parut peu de temps avant sa mort ( i ) . 

La famille de cet écrivain regretté qui, dès la création dti 
Service Provincial, nous avait promis son utile concours, 
nous a autorisé à reproduire la belle phototypie consacrée à 
la Chapelle de Saint-Pierre à Broquettes, près de Nivelles. 

Nous ne saurions, pensons-nous, lui donner de meilleurs 
commentaires, que ceux dont l'auteur l'a lui-même entourée 
dans son ouvrage. 

Voici comment s'exprime à son sujet M. Jean Chalon : 

Les cultes phalliques, dont on trouve de si nombreux 
exemples dans l'antiquité, et de nos jours dans l'Inde et chez 
les sauvages, ne sont ni obscènes, ni grivois. Il faut y voir 
l'idée très élevée de la perpétuité de la race, plus grandiose 
que la vie si courte des individus ; la race, c'est le grand 
arbre, c'est le chêne immortel, qui se charge tous les ans 
de feuillages caducs. 

Que signifient, d'ailleurs, les fêtes et cérémonies pom- 
peuses dont on encadre le mariage chez nous et chez tous 
les peuples du monde, sinon la glorification du principe 
génésique très respectable? Si nous ne le clamons pas à haute 

(i) Jean Chalon, Fétiches, Idoles et Amulettes, t. I, volume de 654 
pages, nombreuses illustrations dans le texte et farde contenant 
38 belles phototypies. Prix : 3o francs. En vente dans les principales 
librairies et chez la famille de l'auteur à Saint Servais (Namiu:). 



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Chapelle de Saint-Pierre à Broquettes, à Nivelles, 
d'après une photolypie tirée du volume « Idoles, fétiches et amulettes », de J. Clialoii. 

Kapel « Saint- Pierre à Broquettes », te iN'ijvel, 
naar ecn phototypic uit hct hotk « Idoles, fétiches et amulettes », van .1. Chalon. 



— 149 — 

voix, si les convenances modernes exigent des voiles, du 
moins la pensée se précise dans la tête de tous les parti- 
cipants. 

Nous lisons dans le magistral ouvrage de Gobfet 
d'Alviella (i) : 

Dans le Brabant wallon, l'archéologue Schayes signalait en i834 
l'existence d'une chapelle, qui porte encore le nom de Saint-Pierre à 
Broquettes, où les femmes stériles s'en allaient racler une sainte 
Broquette, pour en avaler la poussière dans un verre d'eau. Il a 
suffi, d'ailleurs, de signaler et de commenter cet usage, jusque-là 
aussi inoffensif que le culte du Lingam chez les Hindous, pour que 
l'autorité ecclésiastique fît sagement disparaître l'objet du scandale. 
Cependant la chapelle reste un lieu de pèlerinage pour les femmes 
en désir de progéniture, et j'ai constaté, il y a quelques années, 
qu'elles venaient encore jeter à travers la grille qui protège la statue 
du saint, des brochettes de bois, naïves survivances des anciens 
ex-voto phaliiqxies. 

Voici d'ailleurs le passage de Schayes (2) : 

Entre Mons et Bruxelles se trouve une chapelle, où l'on honore 
iine image de l'enfant Jésus sous la forme d'un Priape et portant le 
nom de sainte Broquette. Les femmes stériles, ou qui désirent avoir 
des enfants, raclent avec un couteau la partie la plus apparente de 
l'image. Elles mettent cette raclure dans un verre d'eau et avalent le 
tout, fermement persuadées qu'elle fera son effet... Il est vraisem- 
blable que l'enfant Jésus a succédé au Priape du paganisme. 

Citons encore parmi les auteurs sérieux qui ont parlé de 
Saint-Pierre à Broquettes. Tarlier et Wauters (3) ... 

J'ai voulu me rendre compte par moi-même, savoir ce qui 
restait de ces usages millénaires... 

De la gare de Nivelles, il y a juste une demi-heure jusqu'à 
la chapelle que nous cherchons. 

Elle s'élève au bord du chemin à droite. C'est une simple 
stèle de pierre, d'aspect fort archaïque, rongée par les 
lichens et sans inscription. La partie supérieure se creuse 
en niche, renfermant une très vilaine statue de saint Pierre; 

(i) GoBLET d'Alviîîila, Croyances, Rites et InsiUnUons, t. I, p. 292. 

(2) Schayes A. G. B., Essai historique sur les usages et les croyances 
des Belges. 1884, p. 237. 

(3) T.\RLiER et Wauteks, Géographie et Histoire des communes belges. 
Ville de Nivelles, 1862, p. 7, col. 2 et p. 143, col. 2. 



— 15(» — 

il a perdu ses clefs, et le petit coq est renversé. Un grillage 
en fer clôture la niche. C'est tout. 

Derrière la stèle, coule une eau limpide, excellente. Une 
maçonnerie neuve, confortable, prouve qu'on fait le plus 
grand cas de cette fontaine. 

En face, un cabaret avec enseigne : A Saint-Pierre. 
Entrons et interrogeons le bon vieux qui siège au comptoir. 

(( Les pèlerins sont rares, dit-il, mais il en vient encore. 
On invoque saint Pierre pour les maladies contagieuses, va- 
riole, peste, choléra. Et puis, ou va à l'église faire une aumône 
et commander une messe. Pourquoi on l'appelle Saint- Pierre 
à Broquettes? Mais parce qu'on apporte à la chapelle, en 
guise d'offrandes de petites broches en bois, grosses comme 
le doigt, plus ou moins. Il y a quelques années, des malades 
nombreux sont venus du pays de Charleroi, et dans toutes 
les mailles du grillage de fer, j'ai vu des broquettes 
plantées. )) 






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Chapelle de Saint-Pierre à Broquettes, à Nivelles, d'après un dessin de P. Collet. 
Kapel Sint-Pieter met de Klossen te Nijvel, naar een teckening van P. Collet. 

Tout cela m'est dit d'une intonation locale un peu chan- 
tante, qui rappelle celle des environs de Mons. 

Je lui demande encore : (( Mais enfin, pourquoi ces bro- 
quettes? C'est la seule chapelle en Belgique où l'on apporte 



— 151 — 

au saint une offrande pareille. Ailleurs, ce sont des cierges 
ou des ex-\'oto en cire ou en argent. )> 

Il hausse les épaules, il ne sait pas. 

C( Dites-moi si les femmes viennent encore invoquer le 
saint pour avoir des enfants? )) 

(( Ça non, pour les maladies .seulement. )) 

Ainsi le seul mot populaire subsiste aujourd'hui, et jus- 
qu'au souvenir de l'ancien culte s'est effacé. C'est pourquoi 
il y avait un certain intérêt à recueillir les précisions qui 
précèdent. 

Oui nous dira maintenant d'où venait la pierre, la sainte 
Rroquette de 1834, et où elle s'en est allée? Qui nous 
apprendra comment s'est instauré, au cœur du Brabant, le 
culte en question, et à quelles traditions païennes il se 
rattachait! 

Si l'on voulait remonter à l'antiquité, si l'on voulait, dans 
les temps actuels, sortir de Belgique, et glaner des faits en 
parcourant les pays étrangers, on ferait un gros livre sur le 
culte phallique, dont le corail napolitain représente une 
dernière et pâle image. 



Saint Pierre à Broquettes 

(Sint Pieter met de KEossen) 

De heer Jean CJialon, de Naanische natuurkemter, iviens 
werken met reden Iioog geivaardeerd sijn, een onvernioei- 
barc reiziger, die leed daar hij door sijn bezlgheid schiev 
altoos opgesl ote mvas , hij die de geivoonte had in verre lande Jt. 
te - reizen, begon België in aile richtingen te doorloopcn, 
aile bijzonderheden van de godsdienst-j olklore van ans volk 
aanteekenend en ovuledend. 

Met eerste deel van zijn reisherinneringen verscheen 
kort vôor zijn dood ( l ) . 

De jamilie van den betreurden schrijver, die ans van het 
ontstaan af van den provincialen dienst zijn kostbare mede- 
zverking toezcgde, liet ons toe de schoone phototy pie weer 

(i) J. Chalon. Fétiches, idoles et amulettes. Deel I, boek van 654 
bladzijden. Talrijkeillustratiesinden tekst en bevattende 38 schoone 
foto's. Prijs : 3o fr. Te koop in do voornaamste boekhandelshuizen 
en bij de famili - van den schrijver te Saint- Servais (Namen). 



— 152 - 

te ge'ven, gewijd aan de kapel van <( Saint-Pierre à B ro- 
quettes )), bij Nijvel. 

Wij kiinnen, meenen ive, geen beterc opheldering gcven 
dan die ivelke de schrijver ons zelf aan de hand doet in 
zijn zverk. 

Hier volgt de verklaring van ivijlen J . Chalon. 

De phallische eerediensten, waarvan men zoo talrijke 
voorbeeMen in dfe oudheid vindt en op onze dagen in Indië 
en bij de wilden, zijn noch schaamteloos, noch ontuchtig. 
Men moet er in zien het verheven denkbeeld van de eeuwig- 
lieid van het ras, grootscher dan het zoo kort bestaan der 
enkelingen ; het ras is de groote boom, het is de onsterfe- 
lijke eik, die ieder jaar bl'aren krijgt die na korten tijd 
afvallen. 

Wat beteekenen trouwens de grootste feesten en plechtig- 
heden, waarniee te onzent en bij aile volken van de wereld 
het huwelijk omringd vvordt, anders dan de verheerlijking 
van het zeer eerbiedvvaardig beginsel der voortplantinglf 

Zoo wij het niet laid roepen, zoo het hedendaagsch 
fatsoen sluiers eischt, toch teekent het denkbeeld zich diii- 
delijk af in de hoofden van de deelnemers. 

Wij lezen in het meesterlijke werk van Goblet d'Al- 
viella : 

In Waalsch Brabant, wees de oudheidkundigeSchayes in 1834 op 
het besiaan van een kapel. die nog den naam draagt van kapel van 
Saint-Pierre d Broquettes, waar de onvruchtbare vrouwen een heilige 
Broquette (klos) gingen wrijven cm het stof er van door te 
zwelgen in een glas water. Tôt dan toe zag men in dat gebruik 
niet me er erg dan er bestaat in den eeredienst van den Lingam 
hij de Hindoe's, maar nauwelijk had men er de aandacht op geves- 
tigd en een verklaring ervan gegeven, of de geestelijke overheid 
deed het voorwerp, dat schandaal verwekte, wijselijk verdwijnen. 
De kapel blijft echter een bedevaartoord voor de vrouwen die een 
kind willen krijgen en eenige jaren geleden kon ik nog vaststellen 
dat zij door de tralie heen die het heilig beeld beschermt, houten 
klosjes wierpen, naïeve overblijfsels van den ouden phallischen 
eeredienst (vereering van het mannelijk teeldeel). 

Ziehier overigens hoe Schayes (2) zich uit : 

Tusschen Bergen en Brussel staat een kapel, waar men een beeld 
van het kind Jezus vereert onder den vorm van een Priapus 

(i) GoBLET d'Alviella, Croyances, riks et institutions, deel I,blz. 292. 
(2) A. G. B. Schayes, Essai historique sur les usages et les cro^'ance-i 
des belges, 1834, blz 237. 



— 15H — 

(bevruchtende veldgod met zeer groot schamdeel) en dragende den 
naam van Sainte Broquette. De onvruchtbare vroiiwen, of vrouwen 
die wenschen een kind te krijgen, krabben met een mes aan het 
meest uitstekend deel van het beeld. Dat krabsel doen zij in een 
glas water en zij zwelgen dat mengsel in, vast overtuigd dat het 
zijn uitweiksel hebben zal... Het is waarschijnlijk dat het kind Jezus 
hier de opvolger is van den Priapus van het heidendom. 

Noemen \ve nog onder de ernstige schrijvers die gespro- 
ken hebben van ((Saint-Pierre à Broquettes », Tarlier en 
Wauters (i). 

Ik wilde met eigen oogen zien wat er overbleei ^'an die 
eeuwenoude gebruiken... 

Van het station ^•an Nijvel tôt aan de kapel die wij 
zoeken, is het juist een half uur. 

Zij sta-at aan den boord van den weg rechts. Het is een 
wegzuil, zeer oud yan uitzicht, door korstmossen bedekt 
en zonder opschrift. Van boven is een nis, waarin een lee- 
îijk beeld van Sint Pieter staat; hij heeft zijn sleutels ver- 
loren en de kleine haan is omgevallen. De nis is door een 
traliewerk beschermd. Dat is ailes. 

Achter de wegzuil vloeit een helder en voortretfelijk wa- 
ter. Een nieuw, deugdelijk metselwerk er rond toont aan dat 
men groote waarde aan die bron hecht. 

Tegenover het beeld is een herberg met het uithangbord : 
A Saint-Pierre. Laat ons binnen gaan en den ouden man 
ondervragen die achter de schenktafel zit : 

— Nu en dan komt men hier nog er al eens ter bede- 
vaart; doch de bedevaarders zijn zeldzaam. Men roept Sint 
Pieter aan tegen besmettelijke ziekten, pokken, pest, choiera. 
En daarna gaat men naar de kerk iets offeren en een mis 
bestellen. 

— Waarorn naemt men het beeld Saint Pierre, à Bro- 
quettes (Sint Pieter met de klossen) ? 

— Wel, omdat men als offerande houten klosjes brengt, 
omgeveer een vinger lang. Eenige jaren geleden kwamen 
talrijke zieken uit het land van Charleroi en heel het ijzeren 
traliewerk werd vol gestoken. 

Dat ailes wordt mij op den zangtoon van de streek 
gezeid. 

(i) Tarlier et Wauters, Géographie et histoire des omimunes belges. 
Ville de Nivelles, 1862, blz. 7, kol. 2 en blz. 143, kol. 2. ^^^^ 



- 151 - 

Ik vraag hem dan : <( Maar waarom komt men aan met 
klosjes? Dat is de eenige kapel in België waar men een 
heilige zulke offeranden brengt. Elders zijn het kaarseti 
of voorvverpen in was of in zilver! 

Hij haalt de schouders op en weet geen antwoord. 

— Zeg mij eens of de vrouvven den lieilige nog komen 
aanroepen om kinderen te krijgen? 

— Neen, men komt enkel voor de ziekten. 

Het volkswoord bestaat dus nog, maar de herinnering 
aan den vroegeren eeredienst is verdwenen. Daarom was 
het van belang de duidelijke gegevens te bekomen, waarvan 
er hooger spraak is. 

Wie zal ons nu zeggen v^an waar de steen kwam, de 
heilige Broquette van 1834, en waar zij gebleven isl Wie 
zal ons laten vernemen hoe die eeredienst in het hart van 
Rrabant zijn intrede deed en aan welke heidensche over- 
leveringen hij verbonden is? 

Wilde men tôt in de oudheid opklimmen of buiten België 
zoeken in den haidigen tijd, dan zou er middel zijn om een 
dik boek te maken over den phallischen eeredienst waarvan 
het Napelsch koraal een laatste en verflauwd beeld is. 



Kapei van Sinte Pharaïldis 
te Steenokkerzeel 

In n'' 2 (1921) van het Bitlletijn der Brabantsche Fol- 
klore (l) verscheen, on der bovenstaande titel, naast andere 
plaatselijke gebruiken, eene mededeeling betref fende de 
godsdienstige légende van Sinte Pharaïldis. 

Wij denken dat het niet \ an belang ontbloot is hier 
eenige aan\nil'lende bijzonderheden over de kapel dezer 
Heilige en hare vroegere belangrijkheid aan te stippen 
en wij laten aan onzen briefwisselaar ter plaatse de zorg, 
Z'oo mogelijk, nauwkeurigere opzoekingen te doen oA^er deze 
bijkomende inlichtingen. 

(i) Brabantsche folklore ^ 11'' 2, blz, 41 en plaat n^ 4, biz. 48-49. 



— 1 .1.) 



Het is te veronderstellen dat de kapel van Sinte Pharaïl- 
dis die, naar de foto welke vvij er in het Bnlletijn van 
vinden, er hedendaags zeer gewoon en vervallen uitziet, 
in vroegere eeuwen zeker een grooter en belangrijker ge- 
bouw zal gevveest zijn, dat miss-chien tijdens de aanhou- 
dende oorlogen waarvan onze streken in die tijiden te lijden 
hadden, vernield werd, en dat de huidige kapel slechts als 
aandenken der vorige en tôt herinnering aan het mirakel 
lierboiiwd werd. 

In oude oorkonden vinden wij inderdaad dat in liet 
jaar 1684 een geschil oprees tusschen den heer Pastoor van 
Steenokkerzeel, Joannes Baptista Barbiers, gesteund door 
de heeren kerk- en armmeesters dezer parochie, eenerzijds, 
en den heer Markies van Assche, als Heere van Steenokker- 
zeel, anderzijds, aangaande het beheer van kerk- en armen- 
goederen alsook aangaande de opbrengst der offeranden 
welke in de kapel van Sinte Pharaïldis aldaar gedaan wer- 
den. Dit geschil werd bijgelegd door akkoord tusschen beide 
parti j en op 25 november 1684, hetwelk ons zeer nuttige 
bijzonderheden verschaft nopens de belangrijkheid en het 
beheer dezer kapel in vroegere tij den. Zoo vinden wij daarin 
onder andere dat : 

« de oblatiën (offeranden) in de capelle van Sinte Pharaïldis suUen 
gestelt worden in eene Casse, gesloteu met twee sleutels, waer van 
den eenen bewaert sal worden door den Heer /Markies), ofte den 
Meyer in sijnen naem, ende den anderen door den Pastoor. Dese 
oblatiën sullen eerst geëmployeert worden tôt de noodighe repara- 
tiën van de voorschreven Capelle, ende uyt het gène dat sal over- 
schieten, sal den Pastoor jaerlijcx Irecken 80 guldens, ende den 
meer reste sal worden geresorveert tôt bénéficie ofte cieraedt van 
de selve Capelle, ende daer toe worden geëmployeert door den 
voorsz. Pastoor ende Meyer, in den naem van den Heer, die pock 
t'samenderhandt sullen slellenden Coster van de voorsz. Capelle » 

Hier ligt dus een eerste bewijs voor handen dat er te 
dien tij de geen .spraak kon zijn van het klein kapclleken 
van heden, vermits er een koster dienst deed en er bijgevolg 
goddelijke diensten in plaatsgrepen. Dit wordt bovendien 
bevestigd door meerdere bijzonderheden die wij hierna 
laten volgen : 

« Den voorsz. Pastoor sal in consideratie van het gène voorsz. 
is, geobligeert zijn te celebreren een wekelijcke misse in de voorsz. 



Capelle, Woensdaegs, ende dat op een bequame ure, tôt gerief van 
de Pelgrims. 

Hij sal voorders de geheele octave van Sinte Jan-Baplist aldaer 
celebreren, biechthooren, de Sacramenten administreren aen de 
Pelgrims, ende t'hunnen regarde doen de voordere geestelijcke 
fonctiën, die aldaer gewoon zijn te geschieden. » 

Nu weten wij dus dat de kapel van Sinte Pharaïldis 
(Iruk bezocht werd en dat het des Woensdags was dat de 
jjelgrims er ter bedevaart kwamen, wanneer dan ook eene 
mis voor hen opgedragen werd. Om er die bedevaarders 
te plaatsen, er mis te lezen, er biecht te hooren en er de 
sacrai^ienten uit te deelen moest er heel wat meer opper- 
vlakte zijn dan in het huidige kapelleken en zeer waar- 
schijnlijk is het dat de reliekwiekast en het altaar der 
Heilige Pharaïldis, die thans in de kerk van Steenokkerzeel 
berusten, voor het verdwijnen der vroegere kapel, in deze 
laatste hunne plaats vonden. 

Het bev^estigen van onze mededeeling laten wij over aan 
den briefwisselaar van Steenokkerzeel die vvellicht ter 
plaatse dienaangaande nadere bijzonderheden zal kunnen 
\erzamelen. 

Ev. Dp: Paduwa. 



La Chapelle de Sainte Pharaïlde 

à Steenockerzeel 

Il a paru dans le numéro 2 du Folklore Brabançon (i), 
sous le titre ci -dessus, une notice concernant la légende reli- 
gieuse de sainte Pharaïlde. 

Nous croyons qu'il n'est pas inutile de mentionner ici 
quelques particularités complémentaires sur la chapelle de 
cette sainte et son importance dans le passé laissant au 
correspondant local le soin de faire, le cas échéant, des 
recherches exactes sur ces renseignements. 

On peut supposer que la chapelle de Sainte Pharaïlde, 
qui, d'après la photographie que nous en a donné le Bulle- 
tin, présente aujourd'hui un aspect délabré, était un édifice 
bien plus grand et plus important dans les siècles passés, 

(i) Folklore brabançon, n" 2, p. 33 et planche n" 4 p. 48 et 49. 



— 157 — 

détruit, sans doute, au cours des guerres incessantes dont 
notre pays fut le théâtre; la chapelle actuelle aurait donc 
été construite pour conserver le souvenir de l'ancienne et 
en commémoration du miracle. 

Nous apprenons, en effet, par un document ancien, 
qu'en 1684, un différend surgit entre le curé de Steenocker- 
zeel, J.-B. Barbiers, soutenu par la fabrique d'église et les 
administrateurs des pauvres, d'une part, et le marquis 
d'Assche, seigneur de Steenockerzeel d'autre part, au sujet 
de l'administration des biens de l'église et des pauvres, 
de même qu'au sujet du produit des offrandes faites dans 
la chapelle de Sainte Pharaïlde. 

Ce différend se termina par un accord entre les deux 
parties, le 25 novembre 1684; nous y trouvons des données 
très utiles sur l'importance et l'administration de cette cha- 
pelle à cette époque. Nous y relevons notamment que : 

« les oblations dans la chapelle de Sainte Pharaïlde seraient déposées 
dans une caisse, fermée à l'aide de deux clés, dont l'une serait 
gardée par Monsieur le Marquis ou par le maire, en son nom, et 
l'autre par le curé. Une somme sera d'abord employée aux répara- 
tions de la chapelle et, sur le restant, le curé touchera 80 florins 
par an; ce qui reste ensuite sera réservé au bénéfice ou à l'orne- 
meniation de la chapelle ; le curé et le maire, au nom du seigneur, 
affecteront la dernière somme à cet usage et ensemble ils désigneront 
If sacristain de la chapelle. » 

Voilà donc la preuve qu'il ne peut s'agir ici de la petite 
chapelle actuelle, puisqu'un sacristain était nommé et qu'il 
y avait des services religieux. Ceci est confirmé d'ailleurs 
par d'autres données dont voici les plus importantes : 

w Le Curé, en considération de ce qui est stipulé ci-dessus, sera 
obligé de célébrer, tous les mercredis, une messe dans la chapelle 
et ce à une heure convenable pour les besoins des pèlerins 

Il y célébrera toute l'octave de Saint Jean-Baptiste, il y entendra 
la confession, y administrera les sacrements aux pèlerins et y exer- 
cera à leur intention les fonctions religieuses d'usage. » 

Nous savons donc que la chapelle de Sainte-Pharaïlde 
attirait beaucoup de visiteurs et que c'était le mercredi que 
les pèlerins y venaient, et que ce jour une messe était célé- 
brée devant eux. Pour placer tous ces pèlerins, pour entendre 
la confession, pour y administrer les sacrements, il fallait 
une superficie bien plus grande que celle que présente la 



— 158 

petite chapelle actuelle et il est fort probable que le reli- 
quaire et l'autel de Sainte Pharaïlde, qui sont actuellement 
dans l'église de Steenockerzeel, se trouvaient dans l'ancienne 
chapelle, avant la disparition de celle-ci. Nous laissons la 
confirmation de cette communication au correspondant de 
Steenockerzeel, qui pourra peut-être recueillir de plus 
amples renseignements sur les lieux mêmes. 

Ev. De Paduwa. 

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Viaamsche volksliederen 

De heer Ed. Van Waeg, gemeenstesecretaris te Sint- 
Pieters-Woluwe, zond ons de twee hiernaast staande viaam- 
sche volksliederen, waarvan de heer Abëloos, bediende op 
het gemeentehuis, wel de muziek opteekenen wilde. Het 
zijn twee kinderliederen, door de kinderen der gemeente 
gezongen, het eene op Kerstmis, het andere op Nieuwjaars- 
dag. 

@ @ ^ 

Chants populaires flamands 

M. Ed. Van Waeg, secrétaire communal de Woluwe- 
Saint-Pierre, nous a envoyé les deux chansons populaires 
flamandes ci-contre, que M. Abeioos, employé à la Maison 
communale, a bien a^ouIu mettre en musique. Ce sont deux 
chansons enfantines chantées l'une à la Noël, l'autre au 
Nouvel An, par les enfants de la commune. 

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Notes de Folklore 

A l'occasion d'une mission scientifique et artistique dont 
j'avais été chargé par le Gouvernement belge, j'ai recueilli 
dernièrement, en France, un ensemble de notes desquelles, 
avant leur coordination définitive, je fais les quelques 
extraits suivants à titre de comparaison avec le Folklore 
Brabançon : 

I. = Les Sources 

L'eau potable ayant toujours été de première nécessité 
pour l'homme, il en résulte que les stations, ou lieux d'habi- 



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— 159 — 

tation, ainsi que les ateliers des temps préhistoriques se 
rencontrent presque toujours dans le voisinage des sources. 

Certaines de celles-ci semblent n'avoir attiré l'homme 
primitif que par la nécessité dans laquelle il se trouvait de 
s'alimenter en eau potable, mais, sans aucun doute, il en est 
d'autres qui, par suite d'idées religieuses et superstitieuses, 
sont devenues des centres d'offrandes. 

Tels sont la source et V Etang Sacré de Fontloreau à 
Colombiers (Charente- Inférieure) du fond desquels feu le 
docteur et ancien ministre Emile Combes a retiré, jadis 
des tessons de poterie ainsi que de nombreux silex travaillés 
en excellent état de conservation et appartenant incontesta- 
blement à l'Epoque Néolithique. 

Ayant été prié, à l'occasion d'un trop court séjour à La 
Rochelle, de procéder à la réorganisation de la Section 
d'Ethnographie Préhistorique du Muséum départemental 
d'Histoire Naturelle de la Charente- Inférieure, il m'a été 
donné de retrouver et de mettre en place d'honneur, dans les 
vitrines de ce Muséum, une grande partie de ces objets si 
intéressants au double point de vue de la Préhistoire et du 
Eolklore. 

Lors de mes recherches scientifiques dans les Hautes- 
Fagnes, j'ai exploré une source qui, soit par sa situation en 
un site sauvage et mystérieux, soit par la nature de ses 
eaux minérales, paraît également avoir été l'objet de pra- 
tiques religieuses et superstitieuses dès les temps les plus 
reculés. 

Cette source, située à Bernister, près de Malmédy, porte, 
comme celles de Spa, le nom de Ponhon. 

Or, en parcourant les environs immédiats de ce Pouhon, 
j'ai recueilli quelques silex travaillés de l'Epoque Néoli- 
thique. 

Mais il est un fait de beaucoup plus significatif, c'est que, 
précisément dans un amas de boues ferrugineuses résultant 
du curage de cette source, il m'a été donné de découvrir, 
sous forme de nombreux silex travaillés, le dépôt des 
offrandes — si je puis m'exprimer ainsi — dues à la rudi- 
mentaire religion ou à la superstition de nos ancêtres néo- 
lithiques. 

L'existence de ces objets votifs dans les boues d'ocre résul- 
tant du jaillissement de la source ferrugineuse de Bernister 



— 160 — 

est d'autant plus significative que, comme je lai constaté à 
diverses reprises, depuis de nombreuses années, l'homme 
néolithique n'a laissé que de très rares témoins de son pas- 
sage dans la région froide des Hautes-Fagnes. 

De doux qu'il fut à l'Epoque Tertiaire, par le fait du 
voisinage de la mer, le climat de cette région se rapprochait 
au contraire, à l'Epoque Néolithique, du climat glaciaire 
actuel qui caractérise le haut plateau de la Baraque-Michel. 

Nous avons donc, en Belgique comme dans le Départe- 
ment de la Charente- Inférieure, des sources qui, depuis les 
temps préhistoriques, furent l'objet de pratiques religieuses 
et superstitieuses. 

Dans une précédente note, parue dans le présent Bulletin, 
j'ai signalé une source dénommée Puits du Diable (i). 

Cette source, située à un niveau fort inférieur dans la 
vallée de Klein- Beek à Saventhem, est profondément em- 
bourbée, notamment par suite d'éboulements de la berge voi- 
sine constituée par du limon éolien brabantien et de la terre 
à briques. 

Jl me paraît évident d'ailleurs qu'elle n'a jamais fait 
l'objet d'un curage approfondi. 

Ce fait expliquerait l'absence quasi complète de silex 
néolithiques dans le voisinage immédiat de ce Trou du 
Diable. 

Mais il en est tout autrement pour une autre source située 
sur la ri^•e droite du ruisseau et tout près de l'endroit où 
l'antique rue des Chats, qui mène au/JCrt/zï^r^traverse la vallée. 

Des curages successifs de cette source m'ont en effet per- 
mis de recueillir quelques coutelets et grattoirs, une jolie 
hachette polie en silex gris (2), ainsi qu'un très beau frag- 
ment de hache polie dont le tranchant se trouve encore dans 
un état de conservation particulièrement remarquable. 

Les matières premières employées pour la confection de 
ces objets proviennent des assises crétacées de Spiennes, 
d'Obourg et de Saint-Denis-lez-Mons. Tl se confirme donc, 
une fois de plus, que, comme je l'ai démontré ailleurs, les 
tribus néolithiques des environs de Bruxelles furent en rela- 

(i) V. Folklore Brabançon, n° 4. p, 124. 

(2) II y a longtemps déjà, j'ai fait don de cette hachette au 
M\i<;ée Royal d'Histoire Naturelle de Belgique. 



161 



tions suivies avec les vaillants mineurs brachycéphales du 
Hainaut (i). 

{A suivre). E. de Munck. 



Foikloristische aanteekeningen 

Bij gelegenheid van een zending betreffende weten- 
schap en kunst, waarmee ik door de Belgische regeering 
belast werd, maakte ik onlangs in Frankrijk tal van aan- 
teekeningen ; alvorens ze te ordenen geef ik er hier eenige 
nittreksels uit, tôt vergelijking met de brabantsche fol- 
klore. 

I. - Bronnen 

Daar drinkwater in aile tijden voor den mensch een aller- 
eerste noodzakelijkheid was, volgt daaruit dat de stand- 
plaatsen of wooniplaatsen, alsook de werkplaatsen der voor- 
historische tijden schier altoos gevonden worden in de 
nabijheid der bronnen. 

Sommige van deze schijnen den oermensch slechts aan- 
gelokt te hebben door de noodzakelijkheid, Avaarin hij 
zich bevond om zich van drinkwater te voorzien, doch 
daar zijn er ongetwijfeld andere die ten gevolge van gods- 
dienstige denkbeelden of van bijgeloof centra van offeranden 
werden. 

Zulke zijn de bron en de Etang sacré, *^v- r ontloreau te 
Colombiers (Charente Inférieure) uit welKe wijlen de dokter 
en gewezen minister E. Combes vroeger scherven van vaat- 
werk ophaalde alsook talrijke bewerkte stukken vuursteen, 
die goed behouden waren en ontegensprekelijk tôt het 
neolithische tijdperk behoorden. 

Daar ik, bij gelegenheid van een al te kort vertoeven, te La 
Rochelle, verzocht werd mij bezig te houden met de her- 
inrichting van de afdeeling van voorhistorische ethno- 
graphie \'an het departementsmuseum van natuur- 

(i) Voir notamment : Compte vendu du Congrès de la Fédération 
archéologique et historique de Belgique. Namur, séance de la i*' section. 
17 août 1886 ; E. DE MuNCK, Contribution à la préhistoire de la forêt de 
Soignes et de la foret charbonnière. Bulletin de la Ligue des Amis de la 
forêt de Soignes, 1922, n° i, p. 126. 



— 162 — 

wetenschappen van de Charente- Inférieure, viel mij de kans 
te beurt in de schouwramen van dat muséum een groot deel 
van die zoo belangvvekkende voorwerpen weer te vinden 
en op hun eereplaats te brengen, 

Tijdens mijn wetenschappelijke opsporingen in de Hooge 
Venen, doorzocht ik een bron die ter oorzake van hare 
ligging op een woest en geheimzinnig oord of v^an den 
mineralen aard van haar water, sedert de oudste tijden het 
voorwerp schijnt geweest te zijn van godsdienstige of bijge- 
Icovige praktijken. 

Die bron, gelegen te Bernister bij Malmédy, draagt 
gelijk die te Spa den naam Pouhon. 

Nu, in den omtrek van dien Pouhoii vond ik eenige 
bevv^erkte vuursteenen uit het neolithische tijdperk. Er is 
echter een feit van veel grooter beteekenis, namelijk dat 
ik in een hoop ijzerhoudend slijk, voortkomend van het 
reinigen van die bron, onder den vorm van talrijke bewerkte 
vuursteenen de neergelegde offeranden vond — indien ik 
mij aldus mag uitdrukken — die ontstonden door den 
eenvoudigen godsdienstzin of het bijgeloof van onze 
neolithische voorouders. 

Het bestaan van die offeranden in het bruine slijk dat 
opgeworpen wordt door het apwéllend ijzerhoudend water, 
te Bernister, heeft des te meer beteekenis daar, zooals ik het 
sedert vêle jaren herhaalde malen vaststelde, de neolitische 
mensch slechts weinige getuigen naliet van zijn verblijven 
in de koude streken der Hooge Venen. 

Het klimaat van die streek was, ten gevolge van de 
nabijheid der zee, zacht in het tertiair tijdperk, maar in het 
steentijdperk vi^erd het koud, gelijk het heden ten dage op 
de hoogvlakte van de <( Baraque Michel » nog is. 

Wij bezitten dus in België, evenals in het département 
van de Charente- Inférieure, bronnen, die van de voor- 
historische tijden af het voorwerp Avaren van godsdienstige 
en bijgeloovige praktijken. 

In een nota verschenen in een ander nummer van dit 
Bulletijn vermeldde ik een bron genaamd Duivelspiii ( l ) . 

Die bron, die veel lager ligt in het dal van de Klein- 
Beek, te Saventhem, is vol slijk, vooral ten gevolge van 
instortingen van de naburige helling, bestaande uit bra- 

(i) Zie Bràbantsche folklore, n'' 4, blz. I25. 




Coutelet en silex (grandeur naturelle) recueilli dans un dépôt do lioue 
sableuse, résultant du curage de la source située près du |iout de 
Klein-lîeck (Katten-straat, à Savenlhem). D'après un dessin de M. E. 
de Munck. 

Steenen mesje (volgens natuurlijke grootte) : opgehaald uit slijk voort- 
komende van hct kuischen der bron bij de kleinkcek-brug (Katten- 
straat te Saventheni). Volgens ecn teekening van deu Heer E. Ue Munck. 




Grattoir (grandeur naturelle), même provenance. D'après un dessin de 
iM. E. de Munck. 

Krabber (natuurlijke grootte), zelfde herkomst. Naar een teekening van 
den heer E. de Munck). 




Fraiçmenf de Hache polie (2/3 de la grandeur iialurelle), même prove- 
nance (D'après un dessin de M. E. de Munck). Le pointillé reconstitue 
le pourtour de la partie manquante de la hache. 

Stuk van een gepolijste bijl ('2/3 der natuurlijke grootte) zelMe h^rkonist 
(Naar een teekening van den heer E. de Munck). De puntlijn duidt 
den omtrek aan van het ontbrekende dcel der bijl. 





I,;i masure d'Aiiderlecht 
Do Jiiit lu Aiideileclil 




La masure d'Anderlecht 
De hiit te Anderlechl 



- 163 . 

bantsche eoliaansche leemaarde en baksteenaarde. Het is 
klaarblijkenid dat zij nooit grondig gekuischt werd. 

Dat feit zou opheldering geven over het schier totaal 
ontbreken van neolitische vuursteenen in de onmiddellijke 
nabijheid van dien Duivelsput. Gansch anders is rechter 
oever van de beek en nabij de plaats waar de aloude Katten- 
weg, die naar den Kauter leidt, het dal doorkruist. 

Achtereenvolgende reinigingen van die bron stelden mij 
inderdaad in staat eenige mesjes en krabbers, een 
mooi gepolijst bijltie(i) in grijzen vuursteen te ontdekken, 
alsmede een zeer schoon stuk van een gepolijste bijl, waar- 
van de snee nog merkwaardig goed behouden is. 

De grondstoffen, gebruikt tôt de vervaardiging van die 
voorwerpen, komen voort van de krijthoudende steenlagen 
van Spiennes, Obourg en Saint-Denis, bij Bergen. Aldus 
wordt eens te meer bevestigd zooals ik het elders bewees, 
dat neolitische volksstammen uit de omstreken van Brussel 
betrekkingen onderhielden met de ijverige kortschedelige 
mijngravers van Henegouw (2). 

(Wordt vervolgd.) . E. DE MuNCK. 

^y cv U2-' 

La masure d'Anderlecht 

A l'extrémité de la rue des Goujons, à Anderlecht, sur 
les bords de la Senne occidentale et un peu en aval de l'en- 
droit où cette rivière se dédouble, a survécu, jusque vers 
Ï917, une vieille et curieuse masure, affectionnée par les 
peintres. 

Le nom qu'on lui donnait, la masure (( Mussche )), était, 
je suppose, celui d'un des derniers occupants. 

Cette minuscule demeure représentait bien, selon toute 
vraisemblance, le type des anciennes petites fermes de chez 
nous, telles que les paysans pauvres les construisaient dans 
les bourgades naissantes. 

(i) Reeds lang geleden schoak ik dat bijltje aan het Koninklijk 

Muséum voor Natuurwetenschappen van België (E d. M,), 

(2) Zie namelijk : Verslag van het Congres der « FédéraHon archéo- 
logique et historique de Belgique», Nam"în, Zitting van de !« af 1 , 17 Aug. 
1886 ; E DE \luNCK : Contribution à la préhistoire de la forêt de Soignes 
et delà foret chirbonnière. Bulletin de la Ligue des amis de la foré de 
Soignes, 1921, n"!, biz. 126. 



-. 164 -^ 

On en retrouve des spécimens çà et là, au cœur des cam- 
pagnes, mais rarement aussi pittoresques et de dimensions 
aussi restreintes. 

Dans les environs immédiats de Bruxelles, cette cabane 
était unique. Le promeneur qui la découvrait par hasard, 
dans l'endroit écarté où elle se trouvait, était toujours frappé 
par sa survivance anachronique. 

J'en ai publié une vue, en 1910, dans Le Brahant inconnu. 

On en verra ci-contre trois reproductions exécutées 
d'après de jolies photographies que M. l'ingénieur Charles 
Lefébure en a prises un jour. 

Arthur Cosyn. 



De hut te Anderlecht 

Aan het uiteinde van de Geuvenstraat, te Anderlecht, 
op den boord van de Wester-Zenne, een weinig lager dan 
de plaats waar die rivier zich verdubbelt, stond tôt om- 
streeks 191 7 een oude en eigenaardige hut, waar de schil- 
ders veel van hielden. 

Men noemde ze de hut van (( Mussche )) en dat was, denk 
ik, de naam van een der laatste bewoners. 

Die kleine woning vertegenwoordigde wei, naar aile 
waarschijnlijkheid, het beeld van de oude kleine hoeven te 
onzent, zooals de arme boeren ze bouwden in de gehuchten 
in wording. 

Men vindt er spécimens van, hier en daar, op het platte 
land, maar zelden zulke schilderachtige en zulke kleine. 

In de omstreken van Brussel was die hut eenig. De wan- 
delaar die haar toevallig ontdekte op die afgelegen plek, 
was altijd getroffen door haar ouderwetsch uitzicht. 

Ik gaf er een zicht van, in 19 10, in le Brahant inconnu. 

Hiernaast ziet men er drie afbeeldingen van, gemaakt 
naar de schoone foto's die de heer ingénieur Ch. Lefébure 
er eens van nam. Arthur Cosyn. 

^ ^ m 

Heel=mijn en half=mijn 

In aansluiting met het artikeltje van den heer De Ceuster, 
over (( het recht van den eersten bezetter bij de kinderen », 



-- 165 - 

verschenen in n' 2 van onderhavig tijdschrift (i), weze hier 
een woordje gezegd over dit andere gebruik om twist te 
vermijden, in zwang in Leuven en onmiddellijke omstreken. 

Zijn twee of meer kinderen samen wanneer er iets 
gevonden vvordt, dan zal hij, die 't voorwerp 't eerst op- 
merkte, 't oprapen, en roepen : heel-mijn, d. i. 't is heele- 
maal van mij. 

Dit zou echter slechts een manier zijn om 't (( recht van 
den eersten bezetter » te bevestigen. Doch zoo gereedelijk 
zijn de anderen niet t' akkoord. Wie, na den jongen van 
't (( heel-mijn » aanstonds roept (( half-mijn » heeft recht 
op de helft van 't gevondene. Gewoonlijk wordt dit recht 
gaarne erkend : de vinder geeft de helft af aan zijn makker, 
en de anderen moeien zich niet met de zaak, alhoewel ze 
zullen probeeren toch iets vast te krijgen, doch dit langs 
de goedhartigheid van hun kameraden om, niet als een 
recht. 

Is de jongen van 't « half-mijn » de sterkere, dan 
stribbelt de eerste vinder gewis nooit tegen. 

Gebeurt het nu dat de gevondene zaak onverdeelbaar 
is, dan wordt soms het recht van den eersten bezetter 
geëerbiedigd, doch, meestal draait het dan uit op een 
ruzietje, of, erger nog, op een handtastelijke botsing tus- 
schen den man van « heel- » en dien van (( half-mijn ». 

Aan te merken valt, dat dit niet slechts geldt voor 't vin- 
den van dierenuitwerpsels en ander vuilnis, doch voor aile 
voorwerp dat gevonden wordt. 

* ^ îf: 

Er zouden hier aanmerkingen kunnen gemaakt worden 
in den zin van deze van M. Jamar bij M. De Ceuster's 
artikeltje. 

In Saventhem en omstreken helt de gewoonte, den eersten 
bezetter in 't bezit te laten van het gevonden, meer over 
naar 't natuurrecht, dan wel in 't Leuvensche. Doch, in de 
internationale betrekkingen komt die onlogische doenwijze 
ook voor. Vooral in zake toeëigening van koloniale gebie- 
den. Hoe vaak gebeurt het niet dat een sterkere mogendheid 
simpel (( half-mijn )) doet? 

E. Amter, 

(i) BrabantscJte Folklore, n' 2, p. 5o. 



t( 



- 166 - 

Tout à moi ,, et " moitié à moi „ 



L'articulet de M. de Ceuster sur (( le droit du premier 
occupant chez les enfants » paru dans le n° 2 de ce bulle- 
tin (i), nous suggère l'idée de dire quelques mots d'un 
usage qui existe à Louvain et dans les environs et qui a 
pour but d'éviter les querelles entre gamins. 

Si deux ou plusieurs enfants sont ensemble quand ils 
trouvent un objet, celui qui l'a vu le premier, le ramasse et 
crie : (( heel mijn ! )) (tout à moi). 

Cela ne serait qu'une manière d'affirmer le droit du 
premier occupant, mais les autres n'admettent pas si faci- 
lement cette appropriation. Celui qui crie immédiatement 
après: (( half mijn! )) (moitié à moi), a droit à la 
moitié de l'objet trouvé. Souvent ce droit est reconnu sans 
difficulté; celui qui a ramassé l'objet en cède la moitié à son 
camarade et les autres ne s'en occupent pas, quoiqu'ils 
essayent, non en se fondant sur un droit, d'obtenir quelque 
chose, en invoquant la bonté de leurs amis. 

Si le garçon qui a crié (( half mijn )) est le plus fort, celui 
qui a vu le premier l'objet, n'oppose pas de résistance. 

S'il arrive que l'objet trouvé est indivisible, on respecte 
parfois le droit du premier occupant, mais le plus souvent 
il en résulte une querelle ou une bataille en règle entre le 
garçon du (( heel mijn )) et celui du (( half mijn )). 

Il est à remarquer que cet usage s'applique à tous les 
objets trouvés. 



* '•■ * 



On pourrait émettre ici des considérations comme 
M. Jamar l'a fait à propos de l'articulet de M. De Ceuster. 

A Saventhem et aux environs, l'usage de laisser le pre- 
mier occupant en possession de l'objet trouvé, se rapproche 
plus du droit naturel que l'usage de Louvain, mais, dans 
les rapports internationaux, ce procédé illogique se ren- 
contre aussi, surtout en ce qui concerne l'appropriation de 
domaines coloniaux. Que de fois n'arrive-t-il pas que la 
puissance la plus forte applique simplement le (( half mijn ))î 

E. Amter. 
(i) Folklore Brabançon, n° 2, p. 47. 



If^7 



Le *' Tirage au sort 



»» 



Encore un vieil usage totalement disparu. Qui ne se sou- 
vient de l'aspect curieux de nos rues le jour où la jeunesse 
du pays était appelée à la conscription? Ce n'est pas que 
tout soit à approuver dans les manifestations, de joie ou de 
dépit mal contenu, auxquelles s'abandonnaient les conscrits, 
mais il y a dans l'ensemble des plaisirs tapageurs qui accom- 
pagnaient le tirage au sort, des souvenirs à glaner et à 
conserver. 

C'est pourquoi nous nous permettons de faire appel à la 
bonne obligeance de tous nos correspondants, de nos lec- 
teurs et nous leur demandons de nous envoyer les chansons, 
braillées à cette occasion par les miliciens, de recueillir éven- 
tuellement les drapeaux, ornements de papier et autres dont 
ils s'affublaient, de rassembler les cartes postales, cartons 
divers qu'ils accrochaient à leur chapeau ou à leurs vête- 
ments. 

La conscription était généralement aussi précédée de pra- 
tiques superstitieuses afin d'attirer le bon sort sur les jeunes 
gens. Eux, ou les membres de leur famille, leur maman sur- 
tout, invoquaient différents saints, glissaient dans les vête- 
ments du conscrit des amulettes, porte-bonheur, etc. 

Toutes ces pratiques sont intéressantes à réunir éga- 
lement. 

M. Henry Rousseau, de Mousty, nous signale à ce propos 
une singulière superstition qui avait cours il y a quelques 
années encore. A la naissance d'un garçon, certaines mères 
conservaient (( l'arrière-faix )) (placenta) et le faisaient 
dessécher par je ne sais quel procédé. Le jour du tirage à la 
conscription, si le jeune homme portait ce fétiche sur lui, il 
était sûr de prendre un bon numéro; seulement — voici le 
(( hic )) — il fallait que ce placenta momifié eût été bénit 
par un prêtre, et cela n'allait pas sans amener des querelles, 
parfois fort vives, entre la maman du milicien et le curé, 
qui refusait de bénir cet étrange porte-veine. Il devait s'en 
tirer par quelque simulacre de bénédiction, sous peine d'en- 
courir la haine et la vengeance de toute la famille, dans le 
cas où le jeune homme eût pris un mauvais numéro. 



— 168 — 

Dans le Calendrier Populaire Wallon de R. de War- 
sage (i) nous lisons également: 

(( L'enfant né coiffé, c'est-à-dire avec <( li ham'lète » (le 
voile) est particulièrement bien doué. Son voile est un porte- 
bonheur. On le faufile sur une feuille de gros papier gris 
que l'on coudra en cachette dans la doublure du veston du 
conscrit afin qu'il (( échappe )) le jour de la conscription. 
On y ajoute un louis d'or ou (( pièce à l'ange )) ou (( pièce à 
la vache )) (2). 

A l'occasion de leur présentation devant les Conseils de 
Recrutement qui fonctionnent lors de la levée des nouvelles 
classes et à l'occasion du licenciement des troupes, les jeunes 
gens, leur terme de milice accompli, se livrent encore à des 
libations nombreuses, des sarabandes tapageuses, la coiffe 
ornée de fleurs de papier. Ils ont transféré, en partie, les 
anciennes traditions de la conscription, aux jours du recrute- 
ment et de (( la classe ». Il est utile également de nous pro- 
curer les ornements fabriqués et les chansons composées pour 
cette circonstance. 

Nous espérons que notre appel à la collaboration de tous 
sera entendu et que nos collections s'enrichiront d'un pré- 
cieux dossier relatif à la conscription. 



De ILoting 

Nog een oud gebruik dat heelemaal verdwenen is. 

Wie herinnert zich niet het eigenaardig uitzicht van onze 
straten op den dag dat 's lands jeugd tôt de loting opgeroe- 
pen werd? We denken niet dat ailes goed te keuren was in 
de uitingen van vreugd of van slecht bedwongen spijt, waar- 
aan de lotelingen zich overleverden, maar in de luidruch- 
tige genoegens die met de loting gepaard gingen, zijn er 

(i) R. DE Warsage, Le Calendrier Populaire Wallon. 5o4 p. illustra- 
tions dans le texte et planches en hor^ texte. Prix : 3o fr. chez 
De Tavernier. 54, Rempart Sainte Catherine à Anvers et chez les 
principaux libraires. 

(2) Dans le peuple on appelle ainsi les anciennes émissions fran- 
çaises portant, au verso, un des<^in en relief semblable à une tête 
d'ange, tellement ^grossièrement faite, qu'on peut tout aussi bien la 
prendre pour une tête de vache. (N. D. L. R.). 



— 169 — 

herinneringen die dienen opgeteekend en bewaard te wor- 
den. 

Daarom doen wij een oproep op de welwillendheid van al 
onze briefwisselaars en lezers en wij verzoeken hen ons de 
liedjes te zenden die bij die gelegenheid gebruld werden 
door de militieplichtigen, zoo mogelijk ook de papieren 
vaantjes of wimpels bij een te zamelen waarmee zij zich tooi- 
den, evenals de kaarten of andere kartonnen voorwerpen die 
zij aan hun hoofddeksel of hun kleeren staken. 

De loting was gevvoonlijk ook voorafgegaan van bijgeloo- 
vige praktijken, om het geluk op de jongelingen te doen 
neerkomen. Zij, of de leden van hun familie, hun moeder 
vooral, riepen verscheidene heiligen aan, stopten in de klee- 
ren van den loteling amuletten en zaken, die, naar zij 
meenden, geluk aanbrengen. Het is belangwekkend al die 
praktijken thans op te teekenen. 

De heer Henry Rousesau de Mousty wijst ons naar aan- 
leiding daarvan op een zonderling volksgeloof dat eenige 
jaren geleden nog bestond : (( Bij de geboorte van een 
jongen bewaarden zekere moeders de nageboorte (placenta) 
en deden ze uitdrogen door ik weet niet vvelk middel. Droeg 
de jongeling op den dag der loting dien fetisch op zich, dan 
was hij zeker een goed nummer te trekken; doch — ziehier 
de moeilijkheid — die uitgedroogde nageboorte moest door 
een priester gewijd zijn en dat ging niet zonder soms leven- 
dige twisten uit te lokken tusschen de moeder van den 
militieplichtige en den pastoor, die weigerde dat zonder- 
ling voorwerp te wij den. Hij moest er zich van af maken 
door een schijn-wijding, of hij haalde zich den haat en de 
wraakzucht van de gansche familie op den hais, in geval 
de jongeling een slecht nummer trok». 

In den « Calendrier populaire wallon », van R. de War- 
sage (i) lezen wij eveneens : 

(( Het kind met den (( helm » {li hamlHe) geboren is, dat 
wil zeggen met een vliesachtig omhulsel van het hoofd, is 
zeer goed begaafd. Zijn «helm)) brengt geluk aan. Men 
vestigt hem op een blad dik grijs papier dat ment in 't geheim 
in de voering van de vest van den loteling naait, opdat hij 

(i) R. DE Warsage Le Calendrier Populaire Wallon, 604 blz. met 
illustraties. Prijs : 3o fr bij De Tavernier, 54, Ste Kathelijne vest, 
te Antwerpen en bij de voornaamste boekhandelaars. 



. — 170 — 

op den dag der loting aan 't slechte lot ontsnappe. Men voegt 
er cen gouden louisstuk (( met een engel » of (( met een koe )) 
bij. » (I). 

Bij gelegenheid van hun optrekken naar de wervings- 
raden, die werken bij de lichting der nieuwe klassen en bij 
gelegenheid van de vrijlating der groepen, houden de jonge 
lieden drinkpartijen van belang en gaan luidruchtig t« 
uerk. Dan dragen zij papieren bloemen op het hoofddeksel. 
De ou'de overleveringen van den lotingsdag werden gedeel- 
telijk op den dag der werving overgebracht. Het is ook 
nuttig ons de tooisels te verschaffen die dan dienst doen 
en de liederen die dan gezongen worden. 

Wij hopen dat onze oproep zal gehoord worden en dat 
wij onze verzameling zullen kunnen verrijken met vêle 
stiikken betreffende de loting. 

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Le " Battage du Coq „ à Mousty 

Le numéro 2 du Folklore brabançon contient la reproduction d'un 
tableau se trouvant au château du marquis de Croy, à Steenocker- 
zeel, où l'on voit un coq suspendu entre deux arbres: la légende de 
cette planche dit que « ce jou (taper le coq) se jouait encore à 
Court-Saint-Etienne en 1880 (2) ». 

Un jeu analogue, appelé jadis « massacre du coq », actuellement 
« battage du coq » se prat que encore aujourdhui, le lundi de la 
kermesse, à VIousty, village limitrophe de Court-Saint-Etienne. Le 
coq préalablement tué, est suspendu par la tête à un poteau; à tour 
de rôle les membres de « La Jeunesse » (société qui dirige la fête) 
lui lancent im bâton, en visant au cou, jusqu'à ce que le corps se 
détache de la tête. Quelques jours plus tard a lieu « l'enterrement du 
coq M dans les estomacs des concurrents (3). 

Henry Rousseau. 

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(i) Bij het volk noemt men zoo de oude Fransche geldstukken, 
met op de keerzijde een engelkop, zoo grot gemaakt dat hij wel op 
eenkoeiekop gelijkt. 

(2) V. Folklore brabançon, 7™^ planche en hora texte, p. 48. 

(3) v. Wallonia, XXI^ année, p. 446. 



— 171 — 

Het hanekappen te Mousty 

N' 2 van het Bulletija van de Brabantsche Folklore bevat de afbeel- 
ding van een schilderij die in het k.tsteel vanden markies van Croy, 
te Steenokkerzeel, is ; daarop ziet men een haan opgehangen tus- 
schen twee boomen ; in de toelichting op die afbeelding, wordt 
gezeid dat het hanekappen in 1881 te CourtSaint-Etienne nog plaats 
had (i) 

Een gelijkaardig ?pel wordt heden nog op Kermismaandag 
gespeeld te Mousty, eendorp bij Court-Saint-Etienne. Den haan, die 
vooraf gedood wordt, hangt men met den kop aan een paal; de ledea 
van « De Jeugd » (maatschappij die het feest bestuurt) werpen er 
met een stok heen, mikkende naar den hais, totdat de romp van het 
lijf af is. Eenige dagen later wordt de haan « begraven » in de magen 
der mededingers (2) 

Henry Rousseau. 
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Les drapelets de pèlerinage 

M Emile Van Heurck, d'Anvers, correspondant du Service 
Provincial de Recherches, vient de publier, sous ce titre, une impor- 
tante contribution à l'iconographie et à l'histoire des pèlerinages (3). 

Possesseur de la plus riche collection de drapelets qui soit 
(5oo environ) il vient de consacrer un magnifique ouvrage, à ces 
curieuses estampes dont il reproduit 160 d'entre e\\fs. 

Ce travail est un véritable monument folklorique; aixssi y a-t-il 
lieu de remercier et de féliciter l'auteur, non seulement d'avoir 
réuni en un volume ces naïves images mais d'avoir à ce propos 
ressuscité les légendes curieuses, rappelé les croyances simples se 
rattachant à ces drapelets et que le peuple conserve et transmet de 
génération en génération. 

Nous avons fait, dans ce recueil documentaire si remarquable, 
un relevé des drapelets concernant le Brabant et nous nous permet- 
tons d'insister auprès de nos lecteurs, de nos correspondants, des bourg- 
mestres et des curés des communes ci-dessous povir qu'ils veuillent bien 
nous procurer des exemplaires des drapelets de leur église parois- 
siale et eurichir ainsi nos collections : Aerschot, Alsemberg, 

(i) Zie Brabantsche Folklore, y^^ plaat buiten den tekst, blz, 48. 

(2) Zie Wallonia, xxi'^'' jaar, blz. 446. 

(3) Emile Van Heurck, Les Drapelets de Pèlerinage, en Belgique et 
à l'étranger, 53o p.. 160 illustrations, dont 4 planches et une trichro- 
mie hors texte. Edité chez Buschmann, i5, rempart de la Porte du 
Rhin, Anvers. 1922, prix 100 francs. 



— 172 — 

Anderlecht, Assche, Auderghem, Aveibode, Basse- Wavre, Becker- 
zeel, Beersel, Braine-le-Château, Bueken, Cappelle-Saint-Ulric, 
Dieghem, Die-t, Goyck, Grand-B'gard, Haekendover, Hal, Haren, 
Hekelgeni, Hérent. Hoeleden, Huyssinghen, Ittre, Jette, Léau, 
Leeuw-Saint- Pierre, Lennick-Saint-Quentin, Lovenjoiil, Lubbeeck, 
Merrhtem, Meysse, Montaigu, Oirbeek, Oplinter, Opwijck, Orp- 
le-Grand, Peuthy, Saintes, Sempst, Stockel, Thielt-Notre-Dame, 
Vertrijk, Wackerzeel, Winghe-Sdint-Georges, Winxeie, Woluwe- 
Saint- Lambert, Wolverthem, Zellick. 

Certains correspondants nous ont déjà fait parvenir spontanément 
des exemplaires de drapelets, aussi n'avons-nous pas fait figurer leur 
commune sur cette liste. 

Nous sommes persuadés que dans les archives communales, 
celles des fabriques d'église, des anciens couvents, il y a de nom- 
breux documents précieux qui se cachent, des spécimens de vieux 
drapelets, des plaques oubliées. 

Aussi nos correspondants feraient œuvre utile, soit en nous 
procurant des exemplaires de ces drapelets. soit en nous signalant 
leur existence afin que nous puissions éventuellement en faire 
prendre des photographies. 

Une fois de plus nous osons compter sur le zèle de nos collabora- 
teurs et espérons pouvoir, dès notre prochain numéro, signaler une 
abondante récolte. 

La Rédaction. 



De bedevaartvaantjes 

De heer Emiel Van Heurck van Antwerpen, briefwisselaar van 
<ien provincialen di'^-nst van folkloristische opzoekingen.heeft pas 
onder dien titel een belangrijke bijdrage tôt de iconographie en de 
geschiedenis der bedevaarten geleve rd. (i) 

Hij bezit de rijkste verzameling vaantjes die er bestaat (onge- 
veer 5oo) en wijdt een prachtig vi^erk aan die wonderbare prenten, 
en tôt illustratie geeft hij de afbeelding van i6o van deze. 

Dat werk is een echt folkloristisch standaardwerk ; ook moeten we 
den schrijver danken en geluk wenschen, niet enicel omdat hij, die 
naïevo beelden in een boekdeel vereenigde, maar ook omdat hij de 
wouderbare legenden doet oprijzen die aan die beelden verbonden 

(i) E. Van Heur k. — Les drapelets de pèlerinage en Belgique et à 
l'étranger. 53o blz , i6o illustraties, waa van 4 platen buiten tekst. 
Uitgegeven bij Buschmaun, i5, Rijnpoortvest, Antwerpen 1922. 
Priis 100 frank. 



— 173 — 

zijn, en liet eenvoudig volksgeloof in herinnering breugt dat van 
geslacht tôt geslacht overgeleverd wordt. Uit die merkwaardige ver- 
zameling kozen wij degene uit die Brabant bf treffen, en wij zijn zoo 
vrij bij onze lezers, btj onze briefwisselaars, bij de burgemeesters 
en de pastoors van onderstaande gemeenten aan te dringen opdat 
zij ons vaantjes verschaffen van liun parochiekerk om zoo onze 
verzameling te verrijken. 

Aarschot, Alsemberg, Anderlecht, Assche, Auderghem, Aver- 
bode, Basse-Wavre, Bekkerzeel, Beersel, Kasteel-Brakel, Buecken, 
Dieghem, Diest, Goyck, Groot-Bligaarden, Hakendover, Hal, 
Haren, Hekelj,^hem, Herent, Hoeleden. Huysingen, Itter, Jette, 
Sint Pieters-Leeuw, Zouileeuw, Sint-Ulriks-Kappelle, Sint-Kwin- 
tens-Lennik, Lovenjoul, Lubbeek, Merchtem, Meysse, Oirbeek, 
Oplinter, Opv^ijk, Orp-le-Grand, Peuthy, Sinte Renelde, Scher- 
penheuvel, Sempst, Stockel, O.-L.-V. Thielt, Vertrijk, Wakker- 
zeel, Sint-JoriS'Wingene, Winxele, Sint-Lambrechts-Woluwe, 
Wolverthem, Zellik. 

Sommige bnefwi-^selaars lielen ons reeds uit eigen beweging 
vaantjes geworden ; ook brachten we hun gemeente niet op deze 
lijst.Wij zijn overtuigd dat er inmeniggemeentearchief, in dat van de 
kerkfabrieken, van oude kloosters, van de oude giîden, tal van kost- 
bare stukken verborgenzijn, spécimens van oude vaantjes, vergeten 
printen, enz. 

Ook zouden onze briefwisselaars nuttig werk verrichten, ofwel 
door ons exemplaren van die vaantjes te bezorgen, ofwel door ons 
hun bestaan te vermelden, opdat wij desgevallend foto's kunnen 
van nemen. Eens te meer durven wij op den ijver van onze mede- 
werkers rekenen en wij hopen in ons aanstaande nummer te kunnen 
mcdedeelen dat wij een rijken oogst inzamelden. 

De Redactie. 



Li Chatnpette 

Une œuvrette wallonne par M. Louis Moreau 

On lira avec plaisir ce savoureux monologue que M. Louis Moreau 
a écrit en dialecte jodoignois. 

L'auteur y conte, en vers joliment troussés et en une langue riche 
et pittoresque, les exploits qui le mirent, enfant, aux prises avec le 
garde-champêtre. Surpris une fois au moment où, en compagnie de 
quelques garnements de son âge, il cueillait des fraises dans le bois 



— 174 — 

de M. le Baron, il n'échappa que malaisément auprocès-verbal. Leur 
émotion ne dura guère : 

Es nos rallènes à nos maugeonne 
Sins rii e, è nos causant tôt bas, 
Par les pissintes, tortos échonne 
Avou les fréges dins nos chapias... — 
L jeudi d'apcès, on r omminçeuve... 
V's avoz beau dire, on est gamins ; 
Les boès sont bias ; on y ralleûve 
Po les noèges ou pôles jasmins... 

Les amateurs de littérature wallonne et les folkloristes appren- 
draient avec joie que M. Moreau continue à cultiver ce genre de 
monologue dans lequel il a su se montrer maître. P. C. 

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Nécrologie 

Le Service de Recherches historiques et folkloriques vient 
de perdre en la personne de M. Jean Van den Broeck un 
de ses bons collaborateurs. Correspondant de Lovenjoul, 
M. Van den Broeck s'était intéressé de suite aux travaux 
du service. Il nous a fait parvenir des renseignements très 
intéressants qui trouveront place dans le Bulletin. Institu- 
teur retraité, conseiller communal, président du Bureau de 
bienfaisance, le défunt était âgé de 66 ans. 

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Overïijden 

De Dienst voor geschiedkundige en folkloristische op7oe- 
kingen verloor in den persoon van den heer Jan Van den 
Broek een zijner beste medewerkers. Als briefwisselaar van 
Lovenjoul, stelde de heer Van den Broeck dadelijk belang 
in de werkzaamheden van onzen dienst. Hij stuurde ons 
zeer belangwekkende inlichtingen die in ons Bnlleiijn opge- 
nomen zullen vvorden. De overledene was 66 jaar oud; hij 
was rustend onderwijzer, gemeenteraadslid en voorzitter 
van het Weldadigheidsbureel. 

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1" Année. — N° G 



Juin 1923 



Le Folklore Brabançon 
De Brabantsche Folklore 



iste Jaar. — N"^ 6 



Juni 1922 



SOMMAIRE : 

Notes sur le Vieux-Laeken. — Le 
M Payottenland ". — Saint-Pierre à 
Broquettes. — Le tapis de sable à 
Hekelgem. — Les " Canards " de 
Tirlemont. — L'imagier wallon : Paul 
Collet, etc . 



INHOUD : 

Nota's over oud Laken . — Het " Payot- 
tenland " . — Sint-Pieter met de Klos- 
sen. — Het Zandtapijt te Hekelgem. 
— De " Kweêkers i' van Thienen . — 
De waalsche teekenaar : Paul Collet, 
enz. 



Notes sur le Vieux-Laeken 



I. - Le Presbytère 

La cure de Laeken était située primitivement au lieu 
dit (( Papenberg » et elle devait occuper, à peu près, l'em- 
placement de la cure actuelle. D'après un acte scabinal de 
Van 1658, il a existé en cet endroit un bien dit het oudt 
curegoet, geheeten Spapenberch. 

Un nouveau presbytère fut construit en 161 7, probable- 
ment pour permettre la création de la drève Sainte- Anne. 
L'infante Isabelle favorisa la réalisation de cette entre- 
prise. 

Cette cure, dont la Chorographia sacra Brahantiae de 
Sanderus nous a transmis une vue, fut bâtie sur un terrain 
légué au curé de l'époque, Laurent Van Beneden, le pre- 
mier historien local. A cette occasion, l'église fut autorisée 
par l'archevêque à hypothéquer ses biens à concurrence 
de 400 florins et à donner en location des prairies situées 
dans les (( Prés communs » et où elle avait la seconde 
coupe. 

Les jardins de la cure de 161 7 furent agrandis à diverses 
reprises. En 1637, le dit curé Van Beneden y ajouta une 
parcelle de cent quatorze verges, que la Chapellenie des 



— 176 — 

Ames donna à l'église, en échange d'une terre sur le 
« Kerkevelt ». En 1700, k curé Quentin Hennin y annexa 
un verger, cédé par les van Reynegom, seigneurs de 
Coensborg, et grevé de cens au profit des pauvres de Sainte- 
Gudule et de l'abbaye d'Afflighem. 

Cette cure, située entre la rue des Vignes et la drève 
Sainte- Anne, subsista jusqu'à l'époque où on la rasa, pour 
permettre la construction de l'avenue du Parc royal (1879). 

Lorsque cet immeuble fut exproprié, la fabrique d'église 
en revendiqua la propriété en vertu de la prescription 
trentenaire, mais elle fut déboutée par un arrêt de la Cour 
d'appel du 12 février 1887. 

La maison curiale actuelle fut construite sur l'empla- 
cement d'une demeure de plaisance achetée en 1877 par 
la fabrique d'église, au prix de 100,000 francs, plus 
11,500 francs de frais d'actes, soit 111,500 francs. La 
bâtisse coûta 60,000 francs environ. La commune refusa 
d'intervenir, la dépense lui paraissant exagérée. 

Au XVII® siècle, il existait en cet endroit une ferme- 
cabaret bâtie à front de la drève et portant le même nom 
que oelle-ci {In Sint Anna). En 1785, Philippe de Brou, 
lieutenant colonel des ingénieurs de Sa Majesté, y créa 
une habitation de plaisance qui, en 181 1, formait une pro- 
priété d'environ un hectare, appartenant à M. Brion. Cette 
demeure a été occupée dans la suite par le dernier baron 
van Werde, moTt en 1859, par M. Fransman, échevin de 
Laeken, et par la famille Hanssens, qui y résidait en 1877, 
lorsque la propriété fut acquise par la fabrique d'église. 

Une partie du jardin de cette demeure de plaisance a 
été incorporée au cimetière. Le superbe févier qu'on voit 
dans la nécropole laekenoise en est le dernier sou'venir. 

On sait que les Oratoriens de Bruxelles ont desservi 
la cure de Laeken, depuis 1640 jusqu'à la fin de l'ancien 
régime. 

II. = La Kermesse 

La kermesse de Laeken a toujours été très en vogue. 
La foule y accourt de tous les coins de l'agglomération 
bruxelloise... lorsque Phébus daigne sourire. 

Au lendemain de la kermesse de 1838, un journal 
bruxellois écrivait: « Pour cette fois, le proverbe ne s'est 



— 177 — 

point vérifié : la kermesse de Laeken a joui du plus beau 
temps. Toutes les guinguettes, tous les cabarets étaient 
combles. La voiture du Roi a traversé, sans être presque 
aperçue, la foule, tant elle était considérable, et tant le 
nombre des voitures l'était également. » 

Une kermesse de Laeken sans pluie ! Le fait doit être 
unique. 

Le Musée de Bruxelles possède dans ses réserves un 
tableau sur bois: la « Kermesse de Laeken », attribué, mais 
sans preuve aucune, à David Vinskeboons (1578+ 1629). 
C'est une peinture à la Breughel, sur laquelle on voit un 
grand nombre de paysans folâtres tout à la joie. 

Si cette œuvre représente réellement une kermesse lae- 
kenoise, l'artiste s'est peu préoccupé de reproduire le site 
avec fidélité : il place la tour de l'ancienne église en tête 
de l'édifice, alors qu'elle se dressait entre le chœur et la 
nef. 

Les constructions qui, au xvi^-xvii^ siècle, avoisinaient 
l'église, ont toutes disparu. Celles que le peintre a repro- 
duites sont, selon toute probabilité : d'un côté, la Table 
des Pauvres ou Maison du Saint-Esprit (drapeau à l'étage) 
et le château den Bleyenkeer, qui, au xvii® siècle, a appar- 
tenu au baron Guillaume van Hamme, bourgmestre de 
Bruxelles; du côté opposé, des fermes et la cure, démolies 
lors du percement de la drève Sainte-Anne, deux petits 
châteaux (la tour de Cauweghemf et celle de Coensborgf), 
et la mare dont les anciens actes font mention {bij de 
kercke, teghen over den poel aldaer, 1637). 

Le lecteur trouvera ci-contre un plan des abords de 
l'église, d'après le cadastre de 181 1. 

Le tableau a dû être peint d'après un croquis rapide, 
pris en se plaçant à l'endroit marqué d'une croix. 

Akthur Cosyn, 
Conseiller communal à Bruxelles. 

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Nota's over oud Laken 
I. = De Pastorij 

De pastorij van Laken lag oorspronkelijk op de plaats 
genaamd Papenberg, ongeveer op de plaats van de huidige 



— 178 - 

pastorij. Volgens een schepenakte uit het jaar 1658 bestond 
aldaar een goed bekend onder den naam (( het oudt 
curegoet, geheeten Spapenberch. » 

P>n nieuwe pastorij werd in 161 7 gebouwd, waarschijn- 
lijk om het aanleggen van de Sinte Annadreef mogelijk te 
maken ; de infante Isabella begunstigde de uitvoering van 
die onderneming. 

Die pastorij, waarvan de Chorographia sacra Brahantia 
van Sanderus ons een zicht levert, werd gebouwd op een 
grond, die bij een uiterste wilsbeschikking vermaakt was 
aan den toenmaligen pastoor, Laurentius Van Beneden, 
den eersten plaatselijken geschiedschrijver. Bij die gele- 
genheid kreeg de kerk van den aartsbisschop de machtiging 
om hare goederen tôt een bedrag van 400 gulden met 
hypotheek te bezwaren en de weiden gelegen in de ge- 
meenten, waarvan zij den tweeden hooioogst had, in huur 
te geven. 

De tuinen van de pastorij van 161 7 werden herhaalde 
malen vergroot. In 1637 voegde de pastoor Van Beneden 
er een perceel van 114 roeden bij, dat de kapelanij der 
zielen aan de kerk gaf in ru il voor een grond op het Kerke- 
velt. In 1 700 hechtte de pastoor Kwintin Hennin er een 
boomgaard aan, die afgestaan was door de Van Reynegoms, 
heeren van Coensborg en met cijns bezwaard ten bâte van 
de armen van Sinte- Goedele en van de abdij van Afflighem. 

Die pastorij, gelegen tusschen de Wijngaardstraat en de 
Sinte- Annadreef, bestond tôt op het tijdstip toen men ze 
afbrak, wegens van het aanleggen van de Koninklijke- 
Parkla'an (1879). 

Toen dat gebouw onteigend werd, eischte de Kerkfabriek 
er den eigendom van op, steunend op de verjaring van 
30 jaren, maar haar eisch werd afgewezen bij arrest van 
het Hof van Beroep van 12 Februari 1887. 

De huidige pastorij werd gebouwd op de plaats van een 
lustwoning in 1877 door de Kerkfabriek gekocht voor 
100,000 frank, ongerekend de schrijfkosten die ii,50ofrank 
bedroegen, dus in 't geheel voor 111,500 frank. 

De bouw van de nieuwe pastorij kostte ongeveer 60 dui- 
zend frank. De gemeente weigerde tôt de kosten bij te 
dragen, daar de uitgave haar overdreven voorkwam. 

In de 1 7° eeuw bestond op die plaats een hoeve met 
herberg, gebouwd tegen de dreef en dragen de den naam 



— 179 — 

van de dreef : In Sinte Anna. In 1785 deed Philippe De 
Brou, luitenant-kolonel van de ing-enieurs zijner majesteit, 
er een lustwoning boiiwen die in 181 1 een eigendom van 
ongeveer i hektaar was, toebehoorendie aan den heer Brion. 
Die woning werd naderhand betrokken door den laatsten 
baron van Werde, in 1859 overleden, door den heer Frans- 
man, schepen van Laken en door de familie Hanssens, die 
er in 1877 verbleef, toen het eigendom door de Kerk- 
fabriek verworven werd. Een deel van den tuin dier lust- 
woning werd bij het Kerkhof ingelijfd. De prachtige 
Christusdoorn dien men op de Lakensche begraafplaats 
ziet, is er een laatste overblijfsel van. Men weet dat de 
Oratoriërs van Brussel de pastorij van Laken bedienden 
van 1640 af tôt aan het einde van het oud regiem. 

II. - De Kertnis 

De kermis van Laken werd steeds druk bezocht. Van aile 
kanten van den Brusselschen omtrek komen de menschen 
er naartoe... als het goed weder is. 

Daags na de kermis van 1838, schreef een Brusseisch 
blad : " Ditmaal werd het spreekwoord niet bewaarheid : 
de kermis van Laken had het schoonste weder. Aile drank- 
huizen en aile priëeltjes waren vol, Het rijtuig Van den 
Koning reed voorbij, zonder dat het opgemerkt werd, zoo- 
veel volk was er opeengepakt en zooveel rijtuigen volgden 
elkaar op. » 

Een kermis van Laken zonder regen ! Dat feit moet wel 
eenig zijn! 

Het muséum van Brussel bezit in haren voorraad een 
schilderij op hout, de « Kermis van Laken », zonder bewijs 
toegeschreven aan David Vinckeboons (15 78-1629). Het 
is een schilderij in den trant van Breughel, waarop men 
een groot aantal lustige, feestvierende boeren ziet. 

Zoo dat gewrocht werkelijk een Lakensche kermis ver- 
beeldt, dan heeft de kunstenaar er zich weinig om bekom- 
merd het landschap juist weer te geven ; hij plaatst den 
toren van de oude kerk vooraan, terwijl hij zich tusschen 
het koor en de beuk verhîef. 

De gebouwen die in de 16* en de if eeuw nabij de kerk 
stonden, zijn aile verdwenen. Die huizen die de schilder 
op zijn tafereel bracht, zijn, naar aile waarschijnlijkheid, 



— 180 - 

aan de eene zijde de armendisch of Huis van den Heiligen 
Geest (vlag op de verdieping) en het kasteel Den Bleyen- 
keer, dat in de ij" eeuw toebehoorde aan baron Willem 
van Hamme, burgemeester van Brussel; aan de andere 
zijde, hoeven en de pastorij, afgebroken bij het aanleggen 
van de Sinte-Annadreef, twee kasteeltjes (de toren van 
Cauweghem? en die van Coensborg!) en de poel waarvan 
oude akten melding maken {bij de kercke, te g lien over den 
poel aldaer, lôjy). 

De lezer vindt hiernaast een plan van de omgeving der 
kerk volgens het kadaster van 1811. 

De schilderij werd waarschijnlijk gemaakt volgens een 
vlugge schets, genomen op de plaats die met een kruis aan- 
geteekend is. 

Arthur Cosyn. 
gemeenteraadslid van Brussel. 



Het Payottenland 

Zijne^oude volksgebmiken, bij geboorten, 
huwelijken en sterfgevallen 

Het Land. — In 't westelijk gedeelte van Brabant, waar 
eenerzijds de Zenne als een grenslijn door de beemden 
vloeit, tôt ginds aan de dorpen der Dendervallei, in die 
langwerpige strook van beneden 't aloude laod van Gaas- 
beek tôt hooger op aan de heerlijkheden van Ternath, 
Sint-Ulriks-Cappelle en Groot-Bijgaarden, daar ligt het 
Payottenland. 

Heuvelen en golvende kouters kenmerken er reeds de 
streek, in tegenstelling met het grootste andere gedeelte 
van Brabant ; met malsche weiden en vruchtbare akkers 
is zij rijkelijk bedeeld en bijzonder schilderachtig maken 
haar de talrijke boomgaarden die men er aantreft, nevens 
allerhande houtgewassen die aan grachten en hustkanten, 
langshenen hoUe straten en wegen, te lommeren staan. 

Hier ligt ook de kom dier weelderige hoppeteeltvelden, 
die zich uitstrekken tôt aan het land van Aalst en die, bij 
zomertijd, wanneer de ranken bloeien, den doorvarenden 
reiziger zoo een aangename afwisseling in zijn doortocht 
medebrengen. 



— 181 - 

Het Payottenland is een uitsluitelijke landbouwstreek 
gebleven, waar fabrieken en nieuwere aanleggingen nog 
geen inbraak deden en doordien een groot gedeelte 
der bevolking nog zoozeer niet in voeling kwam met 
moderne zeden en gewoonten ; de bejaarde lien zijn hier 
doorgaans van den ouden trant gebleven en toonen zelfs 
zekeren afschuw voor al wat hunne voorvaderlijke doening 
aantast. De gewesttaal van den inboorling is er meestal 
ruw en schijnt uit door de verkeerde en gebrekkige uit- 
spraak der klinkers, uitspraak welke om zoo te zeggen van 
dorp tôt dorp verschillig is. Op 't gebied van godsdienst 
is de plattelander hier in het algemeen streng met god- 
vruchtige gevoelens doordrongen gebleven, hetgeen dan 
ook dienaangaande veel stof kan leveren tôt allerhande 
folkloristische opzoekingen. 

Naar TwijfeMoos ons leert, was het dank de trouw en 
den heldenmoed waarmede onze voorvaderen te allen tijde 
hunnen bodem verdedigden, dat zij den doorluichtigsten 
naam verwierven waarop ooit volk zich kon beroemen : 
den naam van Payotten of Patriotten, d. i. Beschermers des 
Vaderlands. 

De Payotten zongen hunne onafhankelijkheid in hunne 
eigenaardige volksliederen waarvan hierna nog een refrein : 

De Payotten hebben hun eigeit land 
Zooverre als duert 't Payottenland, 
M en kent er g een en Heere af 
Als God, die 't al geejt ende gaf! (i) 

Heden teekenen wij hier eenige oude volksgebruiken aan 
welke bij geboorten, huwelijken en sterfgevallen in onze 
streek in voege waren of het heden ten dage nog zijn. 

Geboorten. — Tôt voor een vijftigtal jaren nog, zoo ver- 
tellen ons de oude lieden, waren tal van bijgeloovige 
gebruiken nog in zwang bij onze landbewoners in het 
Payottenland. Meestal, en bijzonder bij geboorten en over- 
lijdens, schenen zij van heidenschen oorsprong en hadden 
zij voor doel de nieuwgeborenen of de geesten der afge- 
storvenen tegen invloeden van boozen aard te beveiligen. 

(i) Zie Geschiedenis van Ternath, door D"" Th. Poodt, waarin de 
schrijver in alphabetische orde de gemeenten van het Payottenland 
opsomt. 



— 182 — 

Zoo zagen wij hier dat wanneer het bevallen eener vrouw 
nakend was en dit bij avond of bij nacht gebeurde, de man, 
die zich op weg moest begeven om de vroedvrouw te halen, 
nooit zijn woonst zou verlaten hebben zonder zich van een 
kluppel te voorzien. Dit gebruik stond in verband met het 
volksgeloof dat allerhande kwade geesten, van zoodra de 
duisternis inviel, hier op aarde kwamen rondzwerven en 
zich meestendeels op kruiswegen, hetzij onder de gedaante 
van een hond of van een kat, schuilhielden en den voor- 
bijganger het kwaad aanzetten met zich tegen zijne beenen 
te komen aanstrijken. Met zijn kluppel was hij dan vast 
beslist aile kwaad van zich verwijderd te hoiiden. Zoo ook 
had voor geen geld ter wereld de vroedvrouw, die dan de 
eerste het pasgeboren kind ging aanraken, zich mogen aan 
die kwade geesten blootstellen wanneer zij de toekomende 
moeder kwam verlossen : het was een heilige plicht voor 
den man die vroedvrouw te vergezellen en, desnoods, tegen 
aile gevaar te verdedigen. 

Heel zeker bestonden dergelijke gebruiken ook in de 
andere gedeelten van Brabant en ook van ons land. Insge- 
lijks bij andere volken werden zij, met min of meer bij- 
zonderheden en varianten aangestipt in de folkloristische 
verhandelingen. 

Te allen tijde was de geboorte van een kind in de 
Payottenstreek ook gelegenheid tôt het geven van geschen- 
ken en gedenkenissen door peter en meter op den dag van 
het doopsel. De tinnen potten, schotels en kommen, met 
namen en jaargetallen, welke men hedendaags in onze 
streek in zoo menig huisgezin nog op de eereplaats ziet 
te blinken staan en welke in de familiën met zulke jaloer- 
sche bezorgdheid bewaard worden, staan hier nog als 
levende bewijsstukken van dat eerbiedwaardig gebruik 
onzer voorvaderen. 

De oudstc lieden welke wij nopens dit gebruik onder- 
vroegen, zagen het niet meer in voege en onze opvorschin- 
gen stellen vast dat het op het einde der i8* eeuw en in 
de eerste jaren der 19'^ langzaamaan verdween. Sindsdien 
werd het vervangen door het uitdeelen der traditioneele 
suikerbollen, waarvan de straatbengels gewoonlijk het 
grootste deel opstrijken. Wanneer een doop ter kerk trekt, 
vliegen zij, zoo een kudde musschen op een peerdenkeutel, 
recht naar de kerkpoort en nemen er post om bij het bui- 



— 183 — 

tenkomen peter en meter en kind en vroedvrouw in wilden 
aanval te overrompelen totdat dezen een handvol suiker- 
boUen te grabbelen werpen en, terwijl de heele bende 
gat over kop te vechten en te huilen ligt, zich spoedig uit 
de voeten maken. Waar wat verder een nieuwe bende kin- 
ders aanstormt, staan zij voor dezelfde verplichtingen en, 
zoo zij weigeren nog langer aan de eischen der straatjeugd 
toe te geven, is het onmiddellijk achter peter en meter een 
stoet van jouwende bengels die hen een heele weg mee 
achtervolgen met het geroep : « Patatenkind ! Pataten- 
kind ! » Dit gebeurt ten minste in Ternath en omstreken en 
nopens den oorsprong en de beteekenis dezer uitroeping 
konden wij geene voldoende ophelderingen bekomen. 

{Wordt vervolgd.) 

E. De Paduwa. 



Le Payottenland 

Ses anciens usages populaires relatifs aux baptêmes, 

mariages et décès 

Le Pays. — Le Payottenland s'étend dans la partie occi- 
dentale du Brabant entre la Senne et la Dendre; longue 
bande de terre entre le pays de Gaesbeek et les seigneuries 
de Ternath, Capelle-Saint-Ulric et Grand-Bigard. 

Des collines et des prairies y caractérisent la contrée 
légèrement ondulée qui forme ainsi un contraste avec le 
reste du nord du Brabant; elle possède beaucoup de champs 
fertiles et présente un aspect très pittoresque avec ses ver- 
gers, ses plantations diverses le long des fossés, ses chemins 
creux bordés de verdure. 

C'est ici qu'on trouve les riches houblonnières qui 
s'étendent jusqu'au pays d'Alost et qui, en été, lors de 
la floraison, présentent au voyageur qui traverse la contrée 
une variation très agréable. 

Le Payottenland est resté une contrée essentiellement 
agricole, où peu d'entreprises industrielles se sont établies 
et oïl la majeure partie de la population n'a donc pas 
encore subi profondément l'influence des mœurs et des 
usages modernes ; les vieilles gens ont conservé, en général, 



— 184 — 

les anciennes coutumes et se défient de ce qui tend à les 
modifier. 

Le dialecte des indigènes est, en général, assez rude et 
se caractérise par la prononciation défectueuse des voyelles, 
prononciation qui diffère pour ainsi dire de village à 
village. Le paysan a conservé, ici, de profonds sentiments 
religieux; et il y a là matière à d'amples recherches au 
point de vue du folklore. 

Twijfelloos nous apprend que le courage avec lequel 
nos ancêtres ont toujours défendu leur sol natal leur a 
valu le nom très glorieux de (( Payotten » ou (( Patriotes )), 
c'est-à-dire protecteurs de la Patrie. 

Les Payottes chantaient leur indépendance dans leurs 
chants populaires très originaux, dont voici un refrain : 

Les Payottes ont leur pays à eux, 
Sur toute l'étendue du Payottenland. 
On n'y connaît pas de seigneur, 
Si ce n'est Dieu d.e qui tout est venu (i). 

Nous avons annoté quelques usages populaires se rap- 
portant aux naissances, aux mariages, aux décès, qui exis- 
taient dans cette contrée ou qui sont encore pratiqués. 

Baptême. — Il y a cinquante ans, nous racontent de 
vieilles gens, beaucoup de pratiques superstitieuses exis- 
taient encore dans la population rurale du Payottenland. 

Ces usages, surtout ceux qui se pratiquaient lors des 
baptêmes et des décès, paraissaient d'origine païenne et 
avaient pour but de protéger les nouveaux-nés ou les 
esprits des défunts contre de mauvaises influences. 

C'est ainsi que lorsqu'une femme était sur le point 
d'accoucher, le soir ou la nuit, l'homme qui devait aller 
chercher l'accoucheuse se munissait d'un gourdin. Cet 
usage trouvait son origine dans la croyance populaire que 
toutes sortes d'esprits malfaisants errent le soir et la nuit et 
se cachent aux carrefours sous la forme d'un chat ou d'un 
chien et jettent le sort aux passants en venant frôler leurs 
jambes. Le gourdin était destiné à chasser l'animal. 

L'accoucheuse, partie pour exercer sa profession, ne 
pouvait pas non plus s'exposer aux esprits méchants ; c'était 

(i) Voir : Geschiedenis van Ternath, par le D'" Th. Poodt. Dans cet 
ouvrage, l'auteur énumère par ordre alphabétique toutes les loca- 
lités du Payottenland. 



— 185 — 

pour le mari un devoir sacré de l'accompagner et de la 
défendre contre tout danger. 

Il est certain que ces usages existaient aussi dans d'autres 
parties du Brabant et dans tout le pays. On les retrouve 
de même avec des variantes chez d'autres peuples. 

De tout temps le baptême d'un enfant dans le Payotten- 
land était, pour le parrain et la marraine, l'occasion de 
faire des cadeaux ou de donner des souvenirs. Les pots et 
plats en étain avec des indications de dates qui, dans 
maintes familles, occupent encore une place d'honneur, sont 
des témoignages vivants de cet usage respectable de nos 
ancêtres. 

Les plus vieilles personnes questionnées par nous au 
sujet de cet usage ne le virent plus pratiqué et nos re- 
cherches ont pu établir qu'il disparut vers la fin du 
xvili^ siècle ou au commencement du xix°. Depuis lors, il 
fut remplacé par la distribution traditionnelle de bon'bons, 
dont les gamins recueillent souvent, à la rue, la grosse part. 

Quiand on se rend à l'église pour le baptême, les gamins 
se précipitent vers le portail et attendent, pour les assaillir 
à la sortie, le parrain et la marraine. Ceux-ci jettent, au 
hasard, des dragées ; la bande se précipite alors en se 
battant et en roulant par terre. Le parrain, la marraine et 
l'accoucheuse profitent de ce désarroi pour s'éloigner rapi- 
dement, mais quand, plus loin, une autre bande surgit, ils 
ont les mêmes obligations et, s'ils refusent de s'exécuter, ils 
ont bientôt derrière eux un cortège de gamins les huant 
copieusement et criant : (( Patattenkind ! Patattenkind ! » 
Cela se passe du moins à Ternath et aux environs, sans que 
nous ayons pu trouver une explication suffisante de ces cris. 

(A suivre. ) 

E. De Paduwa. 



Saint=Pierre à Broquettes (*) 

Parmi les auteurs sérieux qui ont parlé de Saint- Pierre 
à Broquettes, il faut encore citer feu le Docteur N. Cloquet, 
l'un de nos distingués préhistoriens. 

Dans une note intitulée Découvertes préhistoriques dans 

(i) V. Folklore Brabançon, n" 5. p. 148. 



— 186 — 

l'arrondissement de Nivelles et sur ses limites et datée de 
Feluy, 12 décembre 1878 (i), cet auteur cite ce passage de 
l'archéologue français Bigarne qui a visité la Chapelle de 
Saint- Pierre à Broquettes : 

(( La trace la plus évidente du culte rendu par les Ni- 
vellois à Bel-Soleil, principe de la fécondation, est l'espèce 
de pèlerinage que l'on fait encore à la Chapelle de Saint- 
Pierre à Broquettes. Cette suj^erstition, qui a résisté à toutes 
les tentatives du clergé et des moralistes, cet usage gaulois 
qui a traversé quinze siècles sans être détruit par les chan- 
gements politiques et religieux, est certainement une preuve 
des profondes racines jetées dans le sol du pays ner- 
vien (2) )). 

Le Docteur Cloquet note ensuite qu'aux abords de la 
Chapelle de Saint-Pierre à Broquettes, il a recueilli un 
silex taillé qui prouve que cette localité a été habitée bien 
longtemps avant l'Epoque Gauloise. 

Personnellement, il m'a été donné également de recueillir 
aux environs de cette chapelle deux fragments de hache 
polie en silex gris ainsi qu'un percuteur en grès, quelques 
racloirs et des fragments de couteaux appartenant à 
l'Epoque Robenhausienne. 

Les hauteurs ainsi que les flancs des vallées de Baulers, 
de Bornival, du Bois du Sépulcre et de Bodemont, situés 
à proximité de sources et de cours d'eau, m'ont également 
fourni un certain nombre d'objets néolithiques. 

Enfin, en 1885, il m'a été donné de découvrir sur les 
éminences sablonneuses de Huleu et du Masy, à Ittre, des 
stations Robenhausiennes. 

Il est donc certain que la région fut habitée à l'Epoque 
Préhistorique et, sans doute aussi, par la suite, à l'Epoque 
Gauloise, comme cela a été le cas pour la région des sources 
de la Senne, à Naast, où M. G. Tessain a trouvé une pièce 
de monnaie en or du type attribué aux Nerviens. 



(i) Voir aussi : D^ N. Cloquet, Coup d'ail tétrospectif sur Us 
découvertes préhistoriques faites sur les plateaux du Hainaut et du Bràbani 
Wallon, Bull, de la Soc, d'Anthropologie de Bruxelles, tome VI, 
1887-1888. 

(2) Feuilleton publié dans le n" 145. année 1868, de Y Organe de 
Nivelles, par M . Bigarne, membre de la « Commission des Antiquités 
de la Côte d'Or », etc. 



— 187 — 

Bigame, écrit encore le Docteur Cloquet, cite un certain 
nombre de localités dont les noms font présumer des autels 
élevés à ces trois divinités gauloises, Bel, Isis et Ana. 

Bel ou Bal, l'Apollon des Latins, le Soleil, principe mâle 
et fécondateur par excellence. 

Isis, dont le culte très ancien a été importé par les 
Phéniciens, la plus ancienne déesse égyptienne, déesse de 
la culture, symbole du travail terrestre, principe femelle 
fécondé par le soleil, terre qui produit chaque année et qui, 
chaque année, redevient vierge. 

Elle a acquis beaucoup de célébrité dans les Gaules, où 
les vestiges remémoratifs ne sont pas rares. 

Elle était adorée conjointement avec le dieu Pan, au 
Mont Panisel, près de Mons (i). 

Ana ou Ania, autre divinité phénicienne dont on a trouvé 
un autel votif, en pierre de sable (grès), dans l'île de 
Walcheren, au pied des dunes, près de Domburg, qu'on 
peut voir au Musée de la Porte de Hal à Bruxelles (2). 

Les Latins en ont fait leur Dea Ana, Diana, qui était, 
chez les Gaulois, la divinité consacrée à l'eau, à la mer, 
aux rivières. 

Voilà donc la chaleur, la terre et l'eau, agents de végé- 
tation, appelés à concourir ensemble aux évolutions du 
globe. 

E. DE MUNCK. 

® ^ ^ 

Sint-Pieter met de KIossen C) 

Onder de ernstige schrijvers die 00k over St-Pieter met 
de KIossen spraken, moet 00k vermeld worden wijlen 
D' N. Cloquet, een onzer uitstekendste beschrijvers van 
de voorgeschiedenis. 

In een nota als titel dragende « Découvertes préhisto- 
riques de V arrondissement de Nivelles et sur ses limites )) 
en gedagteekend te Feluy den 12" December 1878 (4), 

(i) Lambiez — Histoire Monumentale des Gaules, page 164. 

(2) Voir : Théodore Juste — Catalogue du Musée de la Porte de Hal 
à Bruxelles, page 160. 

(3) Zie Brahantsche folklore, n'" 5, blz. i5i. 

(4) Zie 00k ; D"" N. Cloquet, Coup d'ail rétrospectif sur les découvertes 
préhistoriques faites sur les plateaux du Hainaut et du Bràbant wallon, 
Bull, de la Soc. d'Anthropologie de Bruxelles, tome VI, 1887-1888. 



- 188 — 

haalt deze schrijver navolgend uittreksel uit den Franschen 
oudheidkundige Bigame aan, die de kapel van St-Pieter 
met de Klossen bezocht : 

« Het meest klaarblijkend overblijfsel van den eere- 
dienst der Nijvelaars aan de Zon, begin van aile bevruch- 
ting, is het soort van bedevaart die nog plaats heeft naar de 
kapel van St-Pieter met de Klossen. Dat bijgeloof, dat 
weerstond aan aile pogingen van de geestelijkheid en van 
de moralisten, dat Gallisch gebruik, dat vijftien eeuwen 
bestond zonder door staatkundige of godsdienstige omwen- 
telingen vernield te worden, is een stellig bewijs dat het 
in het Nervische land diep ingeworteld was )) ( i ) . 

D"^ Cloquet vermeldt dan dat hij nabij de kapel van 
St-Pieter met de Klossen een bewerkten vuursteen ont- 
dekte, wat een bewijs is dat dit oord lang voor het Gallisch 
tijdperk bewoond was. 

Ik zelf ontdckte nabij die kapel twee stukken van ge- 
polijste bijl in grijzen vuursteen, alsook een zandsteenen 
slagblok, eenige schrabbers en stukken messen behoorend tôt 
het Robenhausiaansch tijdperk. 

Op de hoogten en op de hellingen der dalen van Baulers, 
Bornival, van het « Bois du Sépulcre » en van Bodemont, 
gelegen nabij de bronnen en waterloopen, vond ik eveneens 
een zeker aantal neolitische voorwerpen. 

In 1885 ontdekte ik eindelijk op de zandachtige hoogten 
van Huleu en Le Masy te Ittre, Roubenhausiaansche 
standplaatsen. 

Het is dus zeker dat de streek in het voorhistorisch tijd- 
perk bewoond was en, ongetwijfeld naderhand ook in het 
Gallisch tijdperk, evenals zulks het geval was voor de 
streek der bronnen van de Zenne te Naast, waar de heer 
G. Tessain een goudstuk von gelijk de Nerviërs toe- 
geschreven. 

Bigarne, schrijft ook nog D'" Cloquet, vermeldt een aan- 
tal plaatsen, waarvan de namen doen vermoeden dat aldaar 
altaars opgericht waren ter eere van de drie Gallische god- 
heden Bel, Isis en Ana. 

Bel of Bal, de Apollo der Latijnen, de zon, het manne- 
lijk en bevruchtend beginsel bij uitstek. 

(i) Feuilleton verschenen in n^ 5, jaar 1868 van VOrgane de 
Nivelles, door Bigarne, lid van de Commission des Antiquités de la Côte 
d'Or, enz. 



— 189 - 

IsiSj wier zeer oude eeredienst door de Pheniciërs 
ingevoerd werd, de oudste Egyptische godin, godin van 
de teelt, zinnebeeld van aile werking der aarde, vrouwelijk 
beginsel, door de zon bevrucht, aarde die elk jaar voort- 
brengt en elk jaar ook weer maagdelijk wordt. 

In Gallië was deze godin zeer beroemd en overblijfsels 
van die vereering zijn niet zeldzaam. 

Isis werd vereerd samen met den god Pan op den berg 
Panisel bij Bergen (i). 

Ana of Ania, andere Pheniciaansche godheid, waarvan 
men een zandsteenen altaar ontdekte op het eiland Wal- 
cheren, aan den voet der duinen bij Domburg, en dat men 
zien kan in het muséum der Hallepoort te Brussel (2). 

De Latijnen maakten er een Dea Ana, Diana van, die 
bij de Galliërs de Godheid was, toe gewijd aan het water, 
de zee, de rivieren. 

Die godheden verbeeldden dus de warmte, de aarde en 
het water, die samen groeikracht geven en de evolutiën van 
den aardbol teweegbrachten. 

E. De Munck. 



Het Zandtapijt te Hekelgem 

Wie van Aalst naar Hekelgem gaat langs de Brusselsche 
baan, ontmoet rechts bij het afdalen van den Bouchout- 
berg, juist aan den stilstandpaal Hekelgem- Gemeentehuis 
van de buurtspoorweglijn Assche-Aalst, op den hoek van 
den weg naar Teralphene een laag huis met groene blinden. 
Boven de deur leest men het Fransch opschrift : Au Tapis 
de sable, doch het volk noemt die herberg steeds : In het 
Zandtapijt. De faam ervan is wijd verspreid en ziehier 
waarom. 

In de kamer naast de nederige herberg, op een hellen- 
den plankenvloer is een schilderij afgebeeld, gansch uit 
zand vervaardigd. De dochter van den waard teekent eerst 
het tafereel af met krijt op de planken, dan wordt zand 
gemengd met kleurstof er over gestrooid. Zoo worden de 

(i) Lambiez, Histoire Momimentale des Gaules, blz. i64. 

(2) Zie : Th. Juste, Kaialoog van het Mîiseuni der Hallepoort blz. 160. 



— 190 — 

verschillende tinten bekomen. De gelaatsuitdrukkingen zijn 
over 't algemeen zeer goed weergegeven, doch de houdin- 
gen zijn wat stijf. Het gansche heeft het uitzicht van een 
kunsttapijt. 

Bij het maken van een nieuw tafereel wordt eerst het 
voorgaande... weggevaagd. Veel tijd kost het vervaardigen 
van zulk een zandtapijt, want het vrouwtje wordt oud en 
ziet niet meer goed. Reeds 41 jaar doet zij haar nederig, 
doch hoog intéressant werk. Jammer dat daar niets van 
overblijft. Eenige platen aan den muur wijzen nog de ver- 
schillende tafereelen, die elkander op den hellenden vloer 
opgevolgd hebben. 

Ook in dat vak is conçu rrentie ontstaan, want zulk een 
merkwaardigheid brengt natuurlijk veel op in een herberg, 
de bezoekers zijn altijd dorstig of ten minste zedelijk ver- 
plicht te drinken. Te Erembodegem, ook langs de Brussel- 
sche baan, bestaat een Nieuw Zandtapijt en laatstmaal was 
er (( een sicht van uit den oorlog » te bewonderen. 

E. Van Es. 



Le tapis de sable à Hekelgem 

Chaussée de Bruxelles, entre Alost et Hekelgem, on voit, 
au bas du Bouchoutberg, à l'arrêt de la ligne Hekelgem 
(maison communale) du tramway vicinal Assche-Alost, 
une maison basse à volets verts. Elle se trouve juste au 
coin de la route vers Teralphene. Au-dessus de la porte on 
lit l'enseigne française : Ati Tapis de sable, mais les gens 
du peuple disent couramment : In het Zandtapijt. Cette 
maison jouit d'une grande renommée ; voici pourquoi : 

Dans la chambre contiguë au cabaret, sur un plancher 
en pente, il y a toujours un tableau entièrement fait en 
sable. La fille du patron dessine d'abord le tableau à la 
craie sur le plancher, puis elle y étend du sable mélangé 
à des matières colorantes. 

Elle obtient ainsi les différentes teintes. 

Les expressions des visages sont généralement bien ren- 
dues, mais les attitudes sont un peu raides. Le tout res- 
semble à un tapis fait avec art. 

Quand on veut faire un nouveau tableau, on balaye d'abord 
l'ancien. La préparation d'un tel tapis de sable demande 




La maison du « Tapis de Sable » à Hekelgem. 
Het huis « Zandtapijt » te Hekelgem. 




L'artiste occupée à semer le sable. 
De kunstenares bezig met zand te strooien. 




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Deux tapis ayant été exécutés par l'artiste. 
Twee tapijten die door rie ivunstenarcs werdeii atgewerkt. 



— 191 - 

beaucoup de temps, car la femme qui produit cette mer- 
veille commence à vieillir et n'a plus bonne vue. Elle fait 
cette besogne intéressante depuis 41 ans. Il est regrettable 
qu'il ne reste rien de ses anciens « tapis ». Quelques dessins 
au mur reproduisent les différents tableaux qui se sont 
succédé sur le plancher en pente. 

Cette spécialité a fait surgir des concurrents, car une chose 
si remarquable rapporte beaucoup dans un estaminet. Les 
visiteurs ont souvent soif ou sont du moins moralement 
obligés de prendre une consommation. 

A Erembodegem il existe un « Nieuw Zandtapijt » 
(nouveau tapis de sable) à la chaussée de Bruxelles et der- 
nièrement on pouvait y admirer « une vue de la guerre ». 

E. Van Es. 



De Kweêkers van Thienen 

In den mond van het volk heeten de bewoners van het 
oude Thienen, op den samenloop der Groote Geet en der 
Medene of Molenbeek : « de Kweêkers van Thienen ». 

Hoe kregen zij dien eeretitell.. 

't Is lang, zeer lang geleden : 't Was in dien goeden 
ouden tijd — in de middeleeuwen, zegt men, — toen het 
nog een gewoonte was, op de groote feestdagen van het 
jaar, de mysteries van den godsdienst voor of onder de 
mis voor het volk aanschouwelijk te maken en ze tooneels- 
wijze voor te dragen. 

In sommige kerken liet men toen met Sinksendag, op 
het oogenblik, dat het koor, onder de mis, het 

« Veni sancte Spirittis 
Et emitte cœlitus 
Lucis tuœ radium » 

aanhief, door de gewelfgaten roode rozenbladeren, onder 
trompetgeschal, op de geloovigen neervallen. Zij waren het 
zinnebeeld van vreugde en een herinnering aan de vurige 
tongen, die bij de nederdaling van den H. Geest zich 
plaatsen gingen boven de aanewezigen in het Cenale. In 
andere kerken liet men duiven vliegen, als zinnebeelden 
van dien Geest van kracht en zachtmoedigheid, die in 



— 192 — 

de gedaante eener duive verscheen bij het doopsel van 
Christus (i). 

Toen ook vierde Thienen telken jare het Pinksterfeest 
(( heel p'iechtiglijck ende solemneel )). De rekeningen der 
kerk- of fabriekmeesters van Sint-Germanus getuigen het. 
Jaren achtereen tôt in de laatste helft der XVT eeuw, 
melden zij bijzonder uitgaven voor het vieren van den 
hoogdag. 't Zijn uitgaven voor het aanhalen van water 
« om die kerck te reynighen » en van meien om ze te ver- 
sieren ; uitgaven aan de zangers, om te zingen ; aan de 
kosters, (( omme te beyaerden » en aan den grafmaker « om 
't sermoen te luydene 's avens » ; uitgaven nog « voer een 
pense, naer den ouder costumen, bij den dienaren vaoïder 
kerke verteert ende aen hier bij hun inden Hoorne (2) 
verdroncken (3) ». 

De bijzondere aantrekkelijkheid van den dag was toen 
voor het volk onzer stad de afbeelding van de nederdaling 
van den H. Geest onder de hoogmis. Een witte duif werd 
gezet in een toestel, omgeven met wolken en schitterende 
lichtstralen. Bij de eerste strofe van het (( Veni sancte 
Spiritus » werd het wolkengevaarte met de duif erin afge- 
wonden, d oor het gewelfgat in den hoogen koor. Zoo 
lezen Avij jaarlijks in de oude rekeningen : (( Vytgegeven 
in geld'e in die Pentecosten... voer een witte duyve i st... 
en « voer (het toestel) den H. Geest representeerende aff 
te doen comen (4) ». 

Het gevaarte had soms een reparatie van doen en zoo 
zegt, bij voorbeeld, de rekening der kerkmeesters Hendrik 
Vrancx en Jan Berivonts over het dienstjaar 1533- 1534 : 
(( Eodem die Pentecostes- betaelt meester Jannen, die scil- 
dere, van den heylegengeest presenterende te reparerene 
ende aff te doen comen V stuvers (5). )) 

Indien wij de oude légende gelooven mogen, dan was 
het in den beginne de torenwachter van Sint-Germanus, 
die het spel afwond. Hij had dus te zorgen, dat er jaar- 
lijks tegen Sinksendag « een witte duyve » was. Jaren 

(i) J. Gaume. Catéchisme de Persévérance, 53® édition, vni, p. 282. — 
A. M. OoMEN. Hei Plantenrijk, bl. 37-38. 

(2) « De Hoorn » was toen een aanzienlijke herberg te Thienen. 

(3) Staatsarch. van Brussel. Arch. Eccl., n» 2290. 

(4] Archief van het Aartsbisdom Mechelen. — Rekenboek over 
i5i6-i5i7. 

(5) Staatsarchief van Brussel. Arch. Eccl,, n" 2290. 



— 193 — 

achtereen volbracht hij dien last met veel nauwkeurigheid ; 
maar toen kwam er een ongeluksjaar. De man werd oud. 
Zijn gezicht verslapte ; zijn gehoor verdoofde; zijn ge- 
heugen liet hem weleens in den steek. Och ! hij werd toch 
zoo sukkelachtig... Een goed deel van den winter was hij 
bedlegerig geweest. Langzaam en zachtjes aan was hij 
toich weer recht gekropen ; maan rond Pascheti had hij 
weer een krisis gekregen. Het wijden der Paaschkeers had 
hij niet kunnen bijwonen en derhalve de plechtige afkon- 
diging van het nieuwe jaar niet gezien. Zoo was het 
Pinksterfeest gekomen, schier zonder hij het bemerkt had. 
Daar luidde de grafmaker reeds voor het sermoon op den 
vooravond van het feest. De klokketoon schudde den ouden 
torenwachter, als uit een diepen slaap, Hij rilde en dacht 
aan de duive. Morgen Sinksen en geen duive!... Wat ge- 
daan?... Vroeger was hij er weken te voren mee bekom- 
merd ; nu had hij er niet aan gedacht. Vroeger kende hij al 
dp poorters, die duiven hielden, en wist hij waar de 
schoonste witte te vinden waren ; nu, hoe hij zich ook het 
hoofd brak, het wilde hem niet invallen. Zoo kwam de 
nacht. Rusten kon hij niet ; maar de nacht bracht hem 
raad. Daar beneden, bij den voet van den toren, in zijnen 
hof liep een koppel eenden, zoo wit als sneeuw. Voor 'nen 
keer kon een er van de duive vervangen. Zij was toch zoo 
wit en in het wolkentoestel zou het niemand zien, dat het 
geen duive was. 

's Anderdaags dan, toen op het plechtig Pinksterfeest 
het plechtig oogenblik naderde, kroop de oude wachter den 
toren op, en zoo, over de gewelven, tôt aan de opening bij 
het toestel, dat den H. Geest moest representeeren. Daar 
beneden in de kerk zat, als ieder jaar, een dichte ingetogen 
schaar geloovigen. Het orgel dreunde eerst machtig en 
geweldig, dan zachter en langzamer. De zilveren stemmen 
der (( choralen » (i) hieven het « Kyrie eleison » aan der 
mis. Plechtig en statig zongen daarna de kanunniken het 
« Gloria in excelsis »... Het epistel is ten einde... Daar be- 
ginnen de drij « vicarissen van den koor )) (2) den lof- 

(i) De « choralen » waren te Thienen leerlingen der Kapittel- 
school. Zij zongen vooral in het officie de lessen, en in de mis het 
« Kyrie >'. 

(2) De « Vicarissen van den choor » — « Vicarii chori » — waren 
kapelanen der kerk, gewoonlijk ten getale van drij. Zij zongen door- 
gaans de antiphonen en de eerste strofen der lofzangen. 



— 194 — 

zang « Veni santé Spiritus »... Aller oogen gaan nu op- 
waarts naar het koorgewelf, boven het altaar. Het toestel 
(( presenteerende den Heylegen Geest » komt in beweging; 
maar wat is dat?... Wat een vreemd gerucht!... « Kwaak! 
Kwaak ! Kwak ! » gaat het door den tempel. « Kwaak ! 
Kwaak ! Kwak ! » 

Groote ontsteltenis onder de aanwezigen... Men weet 
niet wat denken ; maar spoedig toch is het raadsel opge- 
lost. Nu zien de kanunniken boos en zijn verergerd : de 
kapelanen schijnen het lichter op te nemen ; te nauwer- 
nood zijn zij hun lachspieren meester. De grafmaker wordt 
naar boven gezonden. Hij ijlt, « als een postpeerdt » door 
de kerk, den toren op, langs het triforium, over den zol- 
der, naar het koorgewelf. Langzaam wordt het toestel 
dat de nederdaling van den H. Geest verbeelden moest, 
weer opgewonden. « Kwaak! Kwaak! Kwak!... » gaat het 
nog eens door den tempel. En dan wordt het weer stil en 
rustig... 

De plechtige hoogmis werd nu voortgezet en voltrokken. 
Toen liep de kerk leêg, doch eer de laatste geloovige de 
bidplaats had verlaten, klopte de roededrager (i) van het 
kapittel reeds aan bij den ouden torenwachter. Hij bracht 
hem het dagement van den koordeken, om 's anderdaags, 
in den namiddag, ter kapittelkamer (2) te komen. 

Bevend verscheen de man, op het gestelde uur, voor de 
vierschaar der kanunniken. Met een streng gelaat vroeg 
de deken hem uitleg « over sijn quaedt delict ». Verkeerd 
ging het met hem afloopen. Hij zou verwezen worden tôt 
een lange lastige beêvaart naar Sint-Germanus van Parijs 
of naar elders, niet te lossen dan met een gewichtige geld- 
boete (3) ; maar een der kanunniken — de scholaster, zegt 
men — nam zijn verdediging. Het kapittel — dacht hij — 
behoorde het gebeurde niet zoo zwaar in te zien. De toren- 
wachter was een braaf en deugdzaam man, steeds een voor- 

(i) De « Roededrager » was eigenlijk de gerechtsbcde van het 
kapittel. In de processiën en bij andere plechtigheden ging hij voor 
de kanunniken en droeg een roede, om te beduiden dat het kapittel 
voile rechtsmacht had over al zijn onderhoorigen. 

(2) Het kapittel vergaderde eerst in een kapel in de kerk, later 
in een kamer boven de huidige sacristij van Sint Germanus. 

(3) Menverwees te Thienen bij voorkeur naar Sint Germanus van 
Parijs, patroon der stad ; soms echter ook naar elders. 



— 195 — 

beeld voor al de ander (( supposten )) (i). Hij was oud en 
ziekelijk. Het volk zou daar zeker rekening meê houden. 
Zoo zou « die énorme schande » welke zij meenden door 
het gebeurde op hun collégiale kerk te zijn gevallen, heel 
wat verminderd worden. Ten andere trof een strenge straf 
den torenwachter, dat zou niet wel zijn bij de bevolking 
der stad, die den man zeer genegen was. De kanunniken 
hadden te bedenken dat een streng vonnis « commotie » 
kon verwekken onder de poorterij, iets wat het magistraat 
alli'cht euvel zou opnemen. Daarbij, waren zij zelve niet 
eenigszins de schuld van het gebeurde?... Waarom toch 
hadden zij den ouden sukkelaar zoo lang in bediening ge- 
laten? Het eenvoudigste en het beste ook ware de afbeel- 
ding van de nederdaling van den H. Geest aan jonger 
krachten toe te vertrouwen. Kortom, zoo wel sprak de 
scholaster, dat de vergadering ten slotte zijn voorstel 
aannam. 

Zoo zien wij dan ook in de rekenboeken der XVT eeuw, 
dat de schilder van de stad belast is met « den heylegen 
geest neder te laten op Sinksendagh (2). 

Met de snelheid van den bliksem evenwel had de mare 
van het gebeurde zich verspreid over de naburige dorpen 
rond Thienen. Het verwekte er een dolzinnige leute. 
Gelachen werd er om het voorval en nog gelachen. Met 
den eersten marktdag na Sinksen, kwamen de buitenlieden, 
al zingend, naar de stad. 't Ging er van « Kwaak ! Kwaak ! 
Kwak ! ! », schier zonder einde. En, spraken zij sedert van 
Thienen's inwoners, dan zegden zij steeds — en zeggen 
het nog — « de Kweêkers van Thienen ». 

De Ridder. 
Pastoor te Hombeek. 

De heer De Wilder, bestuurder der provinciale Normaalschool 
van Thienen, aan wien we, voordat vve bovenstand artikel ontvin- 
gen, vroegen inlichtingen in te zamelen over de beteekenis van den 
bijnaam, die aan de Thienenaars gegeven wordt, zette de leerlin- 
gen van het 4* studiejaar zijner school aan daarover opsporingen 
te doen. 

(i) De « supposten » van het kapittel waren de onderhoorigen 
van het kapittel cfr. F. De Ridder - Thienen, Gesch. der Collégiale 
Kerk van Sint Germanus, bl. 137. 

(2) Arch. van het aartsbisdom Mechelen. Rekenboek over 
i5i6-i5i7 = Staats arch. van Brussel. Arch. Eccl. n" 2290. 



— 196 — 

Ziehier buiten de twee eerste verklaringen die reeds door ver- 
schillende schrijvers gegeven werden, de verschillende verklarin- 
gen die zij vonden : 

!<> Légende van de jonge eend die op Pinksterdag in den loop 
van een godsdienstige plechtigheid gebruikt werd in de plaats 
van een witte duif die niet voorhanden was. 

a** Légende volgens welke de eenden die de Thienenaars op 
het punt waren te roosten, door hun gekwêk de aandacht trokken 
van de Leuvenaars, op 't oogenblik dat de bewoners van de witte 
stad hen verrassen wilden (i). 

3° Eene maatschappij van de stad nam op zekeren dag deel aan 
een vasten avondstoet te Leuven. Op den wagen van de maat- 
schappij waren vêle grappenmakers en een groep eenden. Deze 
trokken de aandacht van de Leuvenaars door hun gekwêk. Van 
daar de spotnaam om de Thienenaars aan te duiden. 

Die verklaring wordt gegeven door oude Thienenaars. Merkt 
op dat de Leuvenaars in die legenden dikwijls genoemd worden. 
Heden nog zijn het vooral de Leuvenaars welke dien spotnaam 
gebruiken, wanneer zij van de Thienenaars spreken. 

40 Sommigen beweren dat de spotnaam ontstond ter oorzake 
der talrijke eenden die vroeger den poel rondom de kerk van 
Onze-Lieve-Vrouw ten Poel bevolkten (2). 

5** In sommige Thiensche kringen verklaart men dat de bijnaam 
zijn oorsprong vindt in de plaatselijke taal die zoo weinig wel- 
luidend is, dat zij eenigszins op het gekwêk van eenden gelijkt. 

6° Volgens een onlangs ontstande verklaring zou de bijnaam 
gegeven zijn ter oorzake van de eenden die men op de Gethe 
aantreft nabij de suikerrafïinaderij . 

Die verklaring is de minst waarschijnlijke, maar ten opzichte 
van de kennis der volksziel is zij misschien de meest belang- 
wekkende. Zij toont ons hoe het tegenwoordig geslacht, daar het 
den verren oorsprong van den bijnaam niet goed vindt, in de 
hedendaagsche feiten een mogelijke verklaring zoekt (3). 



(i) Thienen is in de streek bekend onder de benaming « witte 
stad ». 

(2) Zie « Brabantsche folklore, » blz. 109. 

(3) Zie over dezen spotnaam meer in : A .De Cock en Is. Teirlinck, 
Brabantsche S affenboek, III, bl 235-238. 



— 197 — 

De Kweêkers 

Les Canards 

(Sobriquet des Tirlemontois) 

Les habitants de Tirlemont» au confluent de la Grande 
Gèthe et de la Molenbeek, portent encore le nom de 
Kweêkers van Thienen (canards de Tirlemont). 

D'où vient cette dénomination f Jadis — au moyen-âge, 
dit-on, — il était d'usage de représenter, aux grands jours 
de fête, les mystères de la religion, avant ou pendant ia 
messe. 

Dans certaines églises, à la Penteicôte, au moment de la 
messe où le chœur entonnait le 

Veni Sancte Spiritus. 
Et einitte cœliUis 
Lucis tuœ radium 

on laissait tomber, sur les croyants, par les trous de la 
voûte, des feuilles de roses rouges. Ces feuilles étaient le 
symbole de la joie et évoquaient les langues de feu qui, 
lors de la descente du Saint-Esprit, se plaçaient au-dessus 
des assistants au cénacle. Dans d'autres églises on laissait 
s'envoler des pigeons comme des symboles de cet Esprit de 
force et de douceur qui apparut sous la forme d'une colombe 
au baptême du Christ (i). 

A cette époque la Pentecôte était fêtée chaque année à 
Tirlemont avec solennité. Les comptes des administrateurs 
de l'église Saint-Germain en témoignent. Pendant un grand 
nombre d'années jusqu'à la fin du XVI® siècle, ils men- 
tionnent des dépenses spéciales pour ce jour de fête. Ce sont 
des dépenses pour le transport de l'eau destinée au nettoyage 
de l'église, pour les festons destinés à l'orner, pour les chan- 
teurs, pour les sacristains qui carillonnaient, pour le fos- 
soyeur qui devait sonner la cloche appelant les croyants au 
sermon le soir, pour un boudin offert aux servants de 
l'église et pour la bière bue au Cornet (In den Hoorn) (2). 

L'attraction particulière de ce jour pour le peuple était 
alors la représentation de la descente du Saint-Esprit pen- 

(i) J. Gaume, Catéchisme de persévérance, 3® édition, vm-282. — 
A. M. OoMEN. « Het Plantenrijk », 37-38. 

(2) De « Hoorn », à cette époque un grand cabaret de Tirlemont. 

Arch. de l'Etat à Bruxelles. Arch. eccl. n° 2390. 



— 198 — 

dant la grand'messe. Un pigeon blanc était placé dans un 
appareil entouré de nuages et de rayons resplendissants. 

Dès la première strophe du (( Veni Sancte Spiritus » 
l'appareil, avec le pigeon, était descendu à travers le trou 
de la voûte du chœur. C'est ainsi que nous lisons pour 
chaque année dans les comptes : « Déboursé à la Pentecôte 
pour un pigeon blanc » et (( pour l'appareil servant à la 
descente du Saint-Esprit » (i). L'appareil avait parfois be- 
soin d'une réparation. C'est ainsi que le compte des adminis- 
trateurs de l'église, Henri Vranckx et Jean Berwouts, pour 
l'exercice 1533-34, mentionne une dépense de 5 sous 
(( pour des réparations effectuées à l'appareil du Saint 
Esprit par maître Jean, le peintre » (2). 

Si nous en croyons la vieille légende, c'était, au début, le 
gardtien de la tour qui était chargé de descendre l'appareil. 
Il devait donc tous les ans à la Pentecôte se procurer un 
pigeon blanc et il s'acquittait consciencieusement depuis 
de longues années de cette tâche. Cependant il arriva une 
année de malheur. L'homme devenait vieux; sa vue com- 
mençait à faiblir; il était frappé de surdité et sa mémoire 
faillissait bien souvent. 

Pendant une bonne partie de l'hiver, il avait dû rester 
au lit. Petit à petit, il s'était plus ou moins rétabli, mais 
vers Pâques, il avait été frappé d'une nouvelle crise. Il 
n'avait pu assister à la bénédiction du cierge pascal; il 
n'avait donc pas vu inscrire la nouvelle année sur le cierge 
pascal. Ainsi la fête de la Pentecôte était arrivée sans qu'il 
s'en fût aperçu. 

Voilà que déjà le fossoyeur sonnait les cloches pour le 
sermon, à la veille de la fête. En entendant le son des 
cloches, le gardien de la tour sortit comme d'un profond 
sommeil. Il tressaillit et pensa au pigeon... Demain c'était 
la Pentecôte et il n'avait pas de pigeon!... Que faire?... 
Autrefois il y songeait pendant des semaines et maintenant 
il l'avait complètement oublié. Autrefois il connaissait tous 
les particuliers qui avaient des pigeons et il savait où il 
pourrait trouver les plus beaux et les plus blancs. Il avait 
beau réfléchir, il ne savait pas à qui s'adresser. Mais la 
nuit porte conseil. Dans son jardin au pied de la tour 

(i) Archives de l'archevêché de MaHnes. Livre des comptes 
I5i6-i5i7. ^ 

(2) Archives de l'Etat à Bruxelles. Archives eccl. n« 2290. 



— 199 — 

il y avait deux canards blancs comme la neige. Un 
canard pourrait bien pour une fois remplacer le pigeon; 
il était si blanc et dans l'appareil entoure de nuages on ne 
verrait pas que ce n'était pas un pigeon. 

Le lendemain donc, quand le moment solennel approcha^ 
le vieux gardien entra dans la tour et arriva près du trou 
où se trouvait l'appareil. Au-dessous de lui, dans l'église, 
il y avait, comme chaque année, une foule recueillie. 
I/orgue résonnait, puis les voix des choristes (i) enton- 
nèrent le (( Kyrie eleison ». Ensuite les chanoines chan- 
tèrent solennellement le « Gloria in excelsis ». L'épître 
terminée, les « trois vicaires du chœur » (2) commencèrent 
l'hymne « Veni Sancte Spiritus ». Tous les regards se diri- 
gèrent vers la voûte au-dessus du chœur. L'appareil repré- 
sentant le Saint Esprit est mis en mouvement... mais qu'est- 
ce donc?... Quel bruit étrange? (( Couac, couac, couac! » 
Grande consternation parmi les fidèles ! 

On ne sait que penser, mais bientôt l'on comprend. Les 
chanoines sont mécontents ; les chapelains au contraire ne 
prennent pas la chose au tragique; plus d'un doit même 
faire des efforts pour ne pas éclater de rire. Le fossoyeur 
est envoyé directement en haut; il traverse l'église en cou- 
rant, entre dans la tour, paraît au triforium et se dirige 
de là vers les combles. Lentement l'on remonte l'appareil, 
les cris (( couac, couac, couac » se font entendre encore une 
fois. Puis tout se tait. 

La grand'messe continua. Après la messe l'église se vida 
lentement, mais avant que le dernier croyant eût quitté le 
temple, le porte-verge (3) du chapitre se présentait déjà 
chez le vieux gardien de la tour. Il lui portait la citation 
du, doyen à comparaître le lendemain après-midi devant 
la chambre du chapitre (4). 

(i) Les choristes « choralen » étaient, à Tirlemont, des élèves de 
l'école du chapitre. Ils chantaient dans la messe le Kyrie. 

(2) Les vicaires du choeur « vicarii chorî » étaient des chapelains 
de l'église, ordinairement au nombre de trois. Ils chantaient les 
premières strophes des cantiques. 

(3) Le porte-verge était en réalité l'huissier du chapitre. Dans les 
processions et à l'occasion d'autres solennités, il marchait devant 
les chanoines et portait une verge pour marquer que le chapitre 
avait pleine juridiction sur ses sujets. 

(4) Le chapitre s'assemblait d'abord dans une chapelle de l'église, 
plus tard dans une chambre au-dessus de la sacristie actuelle de 
Saint-Germain. 



— 200 - 

C'est en tremblant que le pauvre homme comparut au 
jour indiqué devant le tribunal des chanoines. Le doyen à 
la figure sévère lui demanda des explications sur son 
(( miéchant délit ». Il pouvait s'attendre à une peine sévère 
Il allait être condamné à un long et pénible pèlerinage à 
Saint- Germain de Paris ou ailleurs, peine qu'on ne pouvait 
racheter que par une amende très importante (i), mais 
un des chanoines — l'écolâtre à ce qu'on dit — prit 
sa défense. A son avis le chapitre ne devait pas juger trop 
sévèrement ce qui s'était passé. Le gardien était un homme 
vertueux qui avait toujours servi d'exemple aux autres 
sujets du chapitre. Il dev^enait vieux et maladif. En ville, ou 
prendrait certainement cela en considération. La honte qu'ils 
croyaient être tombée sur leur collégiale, en serait diminuée. 
D'autre part, une peine très sévère prononcée contre le brave 
homme ne serait pas bien accueillie par la population à la- 
quelle il était sympathique. Les chanoines devaient consi- 
dérer qu'un tel jugement pourrait causer des troubles et le 
magistrat de la ville serait formalisé. Au surplus n'étaient- 
ils pas eux-mêmes plus ou moins cause de ce qui était 
arrivé? Pourquoi avaient-ils laissé le pauvre vieux si long- 
temps en fonctions? Il aurait mieux valu confier l'opération 
de la descente du Saint-Esprit à des mains plus jeunes. 
Ainsi parla l'écolâtre et finalement l'assemblée adopta sa 
manière de voir. 

Aussi nous voyons dans les livres des comptes du 
XVI® siècle que le peintre de la ville est depuis chargé de 
<ie faire descendre le Saint-Esprit à la Pentecôte (2). 

Mais la nouvelle de ce qui était arrivé se répandit rapide- 
ment dans les villages environnants. Elle y provoqua un 
indescriptible plaisir. On en riait interminablement et 
au jour de marché, après la Pentecôte, les campagnards 
arrivèrent dans la ville en chantant tout le temps : « Couac, 
couac, couac ». Depuis lors, en parlant des habitants de 
Tirlemont, les gens des environs ont coutume de dire : les 
canards (Kweêkers) de Tirlemont! 

F. De Ridder, 
Curé à Hmnheek. 

(i) A Tulemont on condamnait ordinairement à un pèlerinage à 
Saint-Germain à Paris, le patron de la ville, parfois aussi à un pèle- 
rinage à un autre endroit. 

(2) Archives de rarchevêché de Matines. Livres des comptes 
de i5i6-i5i7. Archives de l'Etat à Bruxelles. Archives eccl. n" 2290. 



— 201 — 

M. De Wilder, directeur de l'Ecole normale provinciale 
de Tirlemont, à qui nous avions demandé, avant de recevoir cet 
article, de bien vouloir recueillir des renseignements sur la signifi- 
cation de ce sobriquet donné aux Tirlemontois, a bien voulu 
engager les élèves de la ^^* année d'études de son établissement à 
faire une enquête à ce sujet Indépendamment des deux premières 
explicafions qui ont été signalées déjà par divers auteurs, voici les 
explications diverses qu'ils ont assemblées : 

i" Légende du jeune canard qui fut employé un jour de Pentecôte, 
au cours d'une cérémonie religieuse, à la place d'une colombe 
blanche qu'on n'avait pu trouver ; 

2" Légende d'après laquelle les canards que les Tirlemontois se 
préparaient à rôtir, auraient attiré, par leurs cris, l'attention des 
Louvanistes que les habitants de la « cité blanche » (i) voulaient 
surprendre ; 

3" Une société de la ville prit, un jour, part à un cortège carna- 
valesque, à Louvain. Sur le char de la société se trouvaient 
différents farceurs et une troupe de canards. Ces derniers attirèrent 
l'attention des Louvanistes par leurs cris. De là, le sobriquet utilisé 
depuis pour désigner les habitants de Tirlemont. 

Cette explication est donnée par de vieux Tirlemontois. Remar- 
quons que les Louvanistes sont souvent cités dans ces légendes. 
Aujourd'hui encore ce sont surtout les Louvanistes qui se servent 
de l'expression quand ils parlent des Tirlemontois. 

4° Certains prétendent que le surnom serait dû aux canards qui 
peuplaient le lac entourant jadis l'église Notre-Dame au Lac (2) ; 

5* Dans certains milieux tirlemontois on déclare que le terme 
doit son origine au dialecte local, si peu harmonieux qu'il aurait une 
certaine ressemblance avec le cri des canards ; 

6° Enfin, explication tout à fait récente, le sobriquet serait dû 
aux canards qui vivent dans la Gèthe, aux environs de la Raffinerie 
de sucre. 

Cette explication est la moins vraisemblable, mais au point de 
vue de la psychologie sociale, c'est peut-être la plus intéressante. 
Elle nous montre comment, ne sachant plus exactement l'origine 
lointaine du sobriquet, la génération présente cherche dans des faits 
contemporains une explication possible (3), 

(N. D. L. R.) 



(i) Tirlemont est connu dans les environs sous le nom de « Cité 
blanche. »» 

(2) Voir Folklore Brabançon, page 109. 

(3) Voir de plus amples détails dans : A. De Cock et Is. Teirlinck, 
Brabantsch Sagenboek, III, p 235-238. 



— 202 — 




Héritages Brabançons. — Brabantsche Erven. 
(Dessin de P. Collet.) 



- 203 — 

L'imagier wallon, Paul Collet 

Nous devons des remercîments à M. P. Collet, de Nivelles, 
non seulement pour les documents qu'il nous a procurés, les traduc- 
tions du wallon qu'il nous a faites, mais surtout pour les beaux 
dessins qu'il nous a donnés et qui ont illustré les cinq premières 
couvertures de notre bulletin. 




En Brabant Wallon. — In Waalsch Brabant. — - 



To^^f- f>oueT, 



Notre intention était, dans ce dernier numéro de notre première 
année, de consacrer quelques lignes au talent si original de notre 
collaborateur. Sous la plume de Charles Anciaux, la revue Savoir 
et Beauté fait cet éloge aussi bien qu'il était possible de le faire : 

« Il y a quelque chose d'émouvant dans cet attachement obscur 
et passionné qu'ont les intellectuels de certaines petites villes 
wallonnes pour les souvenirs et les coutumes du lieu natal. Ils ont 
vécu et ils meurent dans un complet mépris de la renommée, 
heureux d'avoir dégagé la vérité et un rayon d'histoire des ombres 
tenaces d'un silence parfois millénaire. C e sont eux les véri- 
tables détenteurs de la 
tradition. Et ils méri- 
tent bien de la patrie 
parce qu'ils éveillent dans 
le cœur de ceux qui les 
écoutent des curiosités in- 
cessantes et des dévotions ,,,,,, ^ „ ^ t t^-,, 

f. Collet. Ferme de "La Tilleraye». 

attendries. Pachthof -i La Tilleraye ". 




204 — 



Paul Collet est le type de ces animateurs. Il a subi l'empreinte 
de son milieu, et, éprouvant pour le déracinement une sorte dTior- 
reur instinctive, il a consacré le meilleur de son âme au culte de 
la viUe la plus française, la plus charmante, la plus aristocratique 
du pays wallon. 

Mais Collet fait mieux — pour exprimer les sentiments que le 
décor nivellois lui inspire — que de nous le chanter et de nous le 
décrire ; il nous le montre. Depuis dix ans il confie au papier une 
foule de petits dessins qui sont comme autant de petits poèmes. 
Ils remplissent les revues, les journaux locaux, les almanachs, 
les livres d'amis sous forme d'ex-libris, et les cartons de l'artiste. 
Rien n'est laissé à la négligence. Ces petits dessins sont propres 
comme des enluminures ; un optimisme juvénil, quelquefois enfantin, 
les éclaire comme une vive lumière. Il faut avoir vu Nivelles et ses 
rues enchevêtrées, ridicules, tirebouchonnées ; et ses grandes mai- 
sons à un étage, et les petits perrons qui leur donnent accès, et 
leurs lambris de chêne, et le pavé de ses trottoirs pour comprendre 
ce qui fait l'originalité de cette ville et l'originalité des dessins 
de Collet... 

La ville a transmis sa contagion aux maçonneries rurales et si 
l'on songe au relief que donnent à ces coins de rêve les douces 
vallées de la plaine brabançonne et le dessin harmonieux de ses 
basses collines, je ne crois pas qu'on puisse imaginer des paysages 
plus caressants et plus adaptés à notre sensibilité latine. 

Collet a parfaitement 
saisi la leçon contenue 
dans ces coins charmants 
de la campagne nivelloise. 
Chacun de ses dessins n'en 
retient que les traits syn- 
thétiques,les seuls capables 
de donner l'intelligence 
complète du paysage. Son 
art confie tout à la ligne. 
Les détails disparaissent, 
mais le relief est si ferme 
que l'esprit les ressuscite. 
Nous retrouvons un peu 
la manière d'Auguste Don- 




Eglise de Haut-Ittre. — Kerk van Haut-Ittre. 
(Dessin de F. Collet.) 



nay, mais plus positive et moins religieuse. 

En regardant les dessins de Collet, je songe à ceux des illus- 
trateurs flamands : les Van Offel, les Van Neste, les van Oost et je 
comprends mieux la théorie de Taine sur le prestige du milieu. Les 
Flamands cherchent à rendre des demi-teintes, à faire des «tableaux» 
à la plume ; ils sont esclaves du détail. 



— 205 — 



Impuissants àsaisir l'âme 
de la plaine où ils vivent, 
ils se réfugient dans l'anec- 
dote et tombent parfois 
dans la satire. L'art de 
Collet, au contraire, est 
constructeur, réfléchi, res- 
pectueux, et tourmenté du 
besoin d'embellir. Pour- 
rait-il en être autrement 
chez cet avocat, nourri de 
droit romain, et qui, sans 
préparation sérieuse, se fit 
illustrateur pour nous faire 
des confidences esthéti- 
ques ? » 




Chapelle. — Kapel. 
(Dessin de P. CoUet.) 



^ @ 



De Waaische teekenaar Paui Collet 



Wij zijn dankbetuigingen verschuldigd aan den heer Paul Collet 
van Nijvel, niet enkel wegens de dokumenten die hij ons verschafte, 
de vertalingen uit het Waalsch die hij leverde, maar vooral wegens 
de schoone teekeningen die hij ons gaf en die de vijf eerste omslagen 
van ons Bulle tijn illustreerden. 

Wij waren voornemens in dit laatste nummer van onzen eersten 
jaargang eenige regels aan het zoo oorspronkelijk talent van onzen 
medewerker te wijden. In het tijdschrift Savoir et Beauté gebeurde 
zulks op de best mogelijke wijze in een artikel van Charles Anciaux 
datwij hier overdrukken. 

« Eris iets ontroerends in die stille, maar hartstochtelijke ver- 
knochtheid van de intellectueelen van sommige kleine Waaische 
steden aan de herinneringen en gebruiken van hun geboorteplaats. 
Zij leven en sterven zonder waarde te hechten aan roem, gelukkig 
wanneer zij uit een meer dan duizendjarige duisternis wat klaarte 
en waarheid hebben doen stralen. Zij houden waarlijk de traditie in 
stand. 

En zij bewijzen het land een grooten dienst, want zij wekken in 
het hart van hen die naar hen luisteren aanhoudende nieuwsgierig- 
heid en ontroerde vereering. 

Paul Collet is zulk een bezieler. Hij draagt den stempel van zijn 
midden en daar hij een ingeboren afschuw heeft voor ontaarding, 
wijdde hij de beste krachten zijner ziel aan de vereering van de meest 
Fransche, de meest bekorende, de meest aristokratische stad van. 
het Walenland. 



— 206 — 

Om de gevoelens te uiten die het Nijvelsch midden in hem 
opwekt, doet Collet meer dan het bezingen of beschrijven : hij toont 
liet ons. Sedert tien jaren brengt hij op het papier tal van kleine 
teekeningen, die als kleine dichtgewrochten zijn. Zij verschijnen in 
tijdschriften, plaatselijke bladen, almanakken, boeken van vrienden 
onder vorm van ex-Ubris en vuUen de verzamelingen van den kunste- 
naar. Niets gaat verloren. Die kleine teekeningen zijn net als ver 
luchtingen; een jeugdig, soms wat kinderlijk optimisme werpt er als 
een stralend licht op. Men moet Nijvel met zijn zonderlinge kronkel- 
straten, zijn groote huizen met één verdieping en de kleine stoepen, 
liun eiken lambrizeersel en het plaveisel van zijn voetpaden gezien 
Tiebben om te begrijpen wat de oorspronkelijkheid van die kleine stad 
uitmaakt en wat de oorspronkelijkheid van Collet's teekeningen is. 

Het voorbeeld van Nijvel werd in de gebouwen van de omstreek 
nagevolgd en wanneer men denkt hoe goed die hoekjes uitkomen 
op ons Brabantsch heuvelachtig landschap, meen ik niet dat men 
zichten kan vinden die ons-Latijnsch gevoel beter aangepast zijn. 

Collet vatte zeer goed wat er in die mooie hoekjes van het platte- 
land in den omtrek van Nijvel zit. Zijn teekeningen geven enkelde 
hoofdtrekken weer, en dat is de wijze om de kenmerken van het 
landschap te doen uitkomen. Zijn kunst zit in hoofdzaak in de lijn. 
De bijzonderheden verdwijnen, maar de hoofdtrekken zijn zoo vast 
dat van zelf al de bijzonderheden voor den geest getooverd worden. 
Hier vinden we iets van den trant van Auguste Donnay, doch 
stelliger en minder godsdienstig. 

Wanneer ik de teekeningen van Collet bezie, denktik aan die 
der Vlaamsche teekenaars : Van Offel, Van Neste, Van Oost en ik 
hegrijp beter Taine's leer over den invloed van het midden. De 
Vlamingen zijn er om bezorgd de halve tinten weer te geven, 
« tafereelen » met de pen te maken; zij zijn verslaafd aan bijzonder- 
heden. 

Onbekwaam om ziei te begrijpen van de vlakte, waar zij leven, 
zoeken zij hnn toevlucht in de anekdote en vallen in de satire. De 
kunst van Collet daarentegen is opbouwend, beredeneerd, eerbîedig 
en zoekt de werkelij kheid te verfraaien. Hoe kan het anders bij 
dezen advokaat, die met het Romeinsch recht gevoed werd en die 
om zoo te zeggen zonder opleiding ons door zijn teekeningen 
schoonheid meedeelt ? » 

# ® ^ 

Menus faits 

La grosse pierre de Penoez. — A droite de la route de Perwez vers 
Wavre, à deux kilomètres environ au nord-ouest de la station de 
Perwez et en plein champ se trouve la a Grosse pierre ou la Grosse 



207 - 



borne de Perwez ». Intéressant par ses dimensions, ce bloc de pierre 
brut marque exactement l'intersection de trois territoires commu- 
naux: Perwez, Thorembais-Saint-Tvond et Thorembais-les- Béguines. 
Elle porte sur la face supérieure l'inscription suivante : 

Je faict 

Le chesne 

G{ui)ïlaume 

L (lettres effacées). 

Les caractères ont une hauteur de 7 cm. 1/2, ils sont modernes et 
taillés irrégulièrement dans la pierre très dure. 

M. Stainier (i) n'hésite pas à dire que la « Grosse Borne de 
Perwez » est un menhir. 

En effet, elle en a les formes; c'est la même pierre (grès rou- 
geâtre d'Huppaye) que la « Pierre qui tourne » à Velaine. Elle est, 
comme nous l'avons dit, située au croisement de chemins anciens 
dont l'un vraisemblablement est un diverticulum romain. 

Le monolithe qui mesure 7o cm. hors de terre, a-t-il été plus 
grand? c'est bien possible Le gros bloc de pierre qui longtemps fut 
adossé au mur du cimetière de l'église de Thorembais-Saint-Trond 
n'est-il pas sa partie supérieure qui aurait été détachée pour per- 
mettre de graver l'inscription ci-dessus? 

Et celle-ci que signifie-t-elle? 




Voici une explication que nous donnons sous toutes réserves : Je 

faict le chesne GuUlatmie... équivaut à: Je remplace tm chêne que Guillaume, 

(i) Courrier de VEntre-Sambre-et-Dyle. 



— 208 — 

peut-être Guillaume de Homes, parent de Henii de Homes, sire de 
Perwez, a planté ou a possédé en cet endroit ou non loin d'ici. 

Dans la région, un chêne ou une épine étaient très anciennement 
utilisés comme bornes-limites. A l'est de Perwez, le « Chêne à la 
Sorcière » marque, coïncidence digne de remarque, l'intersection 
approximative de Perwez, Grand-Rosière et Petit-Rosière. 

La « Grosse Borne » a-t-elle toujours existé en cet endroit ? 

Les vieillards du pays l'y ont toujours vue. Les menhirs que 
nous connaissons : à Velaine, à Gozée, à Solre-Château (nord) et à 
Hollain sont toutefoi=; élevés sur de hauts plateaux où les généra- 
tions successives qui les habitèrent, ont laissé leurs traces. 

E Bourguignon. 
Instituteur à Corbais, 

Vos aro in chapitte. - Une expression wallonne que déjà nous 
aurons entendue maintes fois est celle-ci : Vos aro in chapitte. Traduc- 
tion française et signification : Vous aurez une réprimande, une 
leçon. 

Or, on trouve daus la « Description des ruines de Villers » de 
l'abbé G Boulmont (i) les notes sui^ antes : 

« En dehors des grandes délibérations sui Its affaires importantes 
de l'Abbaye ou de l'Ordre, une place servait principalement à ce 
qu'on nomme « le chapitre des Coulpes » du mot latin Culpa, faute, 
lequel chapitre ne concerne que les manquements extérieurs — 
St Benoit prescrit : Que lorsqu'un moine aura fait une faute quel- 
conque contre la règle, brisé ou perdu quelque objet, en un mot aura 
fait un acte répréhensible quel qu'il soit, il devra venir immédiate- 
ment s'accuser devant l'Abbé ou la communauté. La déclaration 
publique était obligatoire ; l'assemblée où cette confession publique 
avait lieu s'appelait « Chapitre » et on donnait le même nom à la 
salle où elle se faisait. » 

Faut-il en conclure qu'il y a rapport, soit origine ou simple 
rapprochement entre l'expression populaire et l'explication de 
M. l'abbé G. Boulmont? 

Le Sarteuk 

La superstition de Vétrenne. — Les négociants des quartiers popu- 
laires de Bruxelles ont la superstition très marquée de l'étrenne ; 
,cest-à-dire que la réussite de la première affaire commerciale est un 
pronostic heureux pour la suite de la journée. Ils feraient un sacrifice 
d'argent pour ne pas rater cette première affaire (signalé par Paul 
Hermant). 

(i) Cfr. i« édition, page 88. 



— 209 — 

Un usage commercial bruxellois. — Les clients des magasins sitiiés 
dans les quartiers populaires sollicitent souvent du crédit chez les 
commerçants. Ceux-ci ont l'habitude, suivant un usage consacré, de 
demander un intérêt de deux centimes par jour et par franc, c'est- 
à-dire du 73o p c. Sans discuter, les débiteurs payent consciencieu- 
sement cet intérêt effrayamment usuraire (signalé par P. Hermant). 

Une explication populaire du presbytisme. — Voici une explication du 
presbytisme donnée par une vieille femme d'Uccle : « En vieillis- 
sant, on voit plus clair. Quand j'étais jeune, je lisais comme çà (elle 
porte son livre à 3o centimètres de ses yeux') ; maintenant je lis 
comme ça (elle porte son livre à 5o centimètres). C'est une peau qui 
est sur les yeux et qui s'use, de sorte que quand on est vieux, on voit 
plus clair » (sigi^alé par A. de Marneffej. 

La résurrection d'un vieil usage. — Jadis, dans les cimetières, on 
allumait toutes les nuits une lanterne, dite lanterne des morts Cet usage 
est tombé en complète désuétude et il n'y a plus, en Belgique, une 
seule commune où il a survécu. 

L'idée cependant n'est pas morte et elle vient de réapparaître. Il 
est question d'allumer toutes les nuits, dans les plaines d'Artois en 
France, au sommet du monument élevé à la mémoire des soldats 
morts pour la Patrie, \\n phare funéraire [A. M.). 

Le folklore malmédien. — Le lieutenant général Baltia, Haut Com- 
missaire du Roi, vient de créer une société de Folklore dans les ter- 
ritoires annexés, pour recueillir les vestiges des usages, coutumes et 
traditions populaires, si caractéristiques, d'Eupen, Malmédy et Saint- 
Vith. Cette société organisera des enquêtes, des conférences et 
publiera un bulletin trimestriel en français et en allemand. 



Dit) es en datjes 

De « Dihke Steen » te Perwez. — Rechts van den weg van Perwez 
op Waver, op 2 klm. ongeveer ten N. W. van de statie van Perwez 
en in 't open veld, ziet men den «Dikken Steen » van Perwez. Zeer 
belangwekkend is die ruwe steen door zijn afmetingen. Hij staat 
juist op het punt vi^aar drie gemeenten aan elkander grenzen : 
PerM^ez, Thorembais-St. Trond en Thorembais-Les Béguines. 

Op den steen staat het volgende : 

Je faict 
Le chesne 
G{uiillaume 

i... (verdwenenletters). 



— 210 — 

De letters zijn 7 1/2 ctm. hoog ; het zijn moderne letters, onregel- 
matig in den zeer harden steen gebeiteld. 

De heer Stainier (i) aarzelt niet te zeggen dat de « Dikke Steen » 
van Perwez een menhir is. 

Inderdaad, hij heeft er de gedaante van ; hij is van rooden zand- 
steen gelijk « de Steen die draait te Velaine ». De « Dikke Steen » 
staat aan het kruispunt van oude wegen, waarvan een waarschijn- 
lijk een Romeinsch diverticulum is. 

Was deze dikke steenblok die ongeveer 70 ctm. boven den grond 
uitkomt, vroeger dikker ? Wel mogelijk. Zou de dikke steenblok, 
die lang tegen den kerkhofmuur van Thorembais-St. Trond stond, 
niet het bovenste deel er van zijn, dat er van zou afgehouvi^en zijn 
om er hooger aangeduide opschrift te kunnen op beitelen ? 

En wat beteekent dat opschrift? 

Onder voorbehoud leggen w^e het als volgt uit : 

Je faid le chesne Guillaume, wil zeggen : Je remplace un chêne que 
Guillaume [waarschijnUjk de Homes, parent de Henri de Homes, sire de 
Perwez) a planté ou a possédé en cet endroit ou non loin d'ici. 

(Ik vervang den eik dien Willem van Hoorn, een vervvant van 
Hendrik van Hoorn, Heer van Perwez alhier bezeten of geplant 
heeft) . 

In de streek werd een eik of een doornstruik oudtijds gebruikt 
als grensteeken. Ten Oosten van Perwez staat de « Hekseneik » 
— wat merkwaardig is — ongeveer op de plaats waar 3 gemeenten 
aan elkaar grenzen : Perwez, Grand-Rosière en Petit-Rosière. 

Heeft de « Dikke Steen » altijd op de plaats gestaan, waar hij 
thans staat ? De oude menschen van de streek hebben hem altijd 
daar gezien. De menhirs die wij kennen te Velaine, te Gozée, 
te Solre-Château en te Hollain staan echter op hoogvlakten, waar 
de verschillende geslachten die er woonden, sporen nalieten. 

E. Bourguignon. 
Onderwijzer te Corbais, 

Het hij geloof hêtre ffende de handgift. — De handelaars der Brusselsche 
volkswijken hechten bij geloof aan de handgift; dat wil zeggen dat 
het welgelukken van de eerste handelszaak geluk brengt voor den 
heelen dag. Zij zouden een opoffering doen om een goede handgift 
te hebben. (Mededeeling van Paul Hermant). 

Een handelsgehruik . — De klanten van de winkels in de volkswijken 
vragen dikwijls krediet bij handelaars. Deze hebben de gewoonte, 
volgens een vast gebruik, een interest van 2 centiemen per dag en 
per frank te eischen, dit is ySo ten honderd. Zonder betwisting 
word die zeer hooge woekerinterest door den schuldenaar betaald. 
(Opgeteekend door P. Hermant). 

(i) Courrier de l'Enire-Sambre-et Dyle. 



- 211 - 

Een volksnitlegging van de verrezichlighcid. — Ziehier hoe een oude 
vrouw van Ukkel de verrezichtigheid verklaart : naarmate men 
ouder wordt, ziet men klaarder. Toen ik jong was las ik zoo (zij 
lioudt een boek op dertig centimeter van hare oogen;. Nu lees ik 
zoo (zij houdt haar boek op vijftig centimeter!. Over de cogen is er 
een vel dat stiiaan verslijt, zoodat men klaarder ziet als men oud 
wordt (Opgeteekend door A. de Marneffe.) 

Het opnieuw verscltijnen van een oud gebruik. — Vroeger ontstak men 
op de kerkhoven aile nachten een lantaren, genaamd de Dooden- 
Lantaren. Dat gebruik verviel heelemaal en in geen enkele ge- 
meente van België bleef het bestaan. 

Hetd^nkbeeld is nochtans niet dood en het verrees. Er is spraak 
op den top van een denkmaal, ter eere der gesneuvelden in de 
vlakten van Artezië in Frankrijk opgericht, aile nachten een dooden- 
baak te plaatsen. A. M. 

Malmedyansche folklore, — In de aangehechte gewesten werd door 
generaal Baltia, hooge koninklijke kommissaris. een vereeniging 
voor folklore tôt stand gebracht om de overblijtselen der eigenaar- 
dige gewoonten, gebruiken en overleveringen van Eupen, Malmedy 
en Saint- Vith op te teekenen. Die vereeniging zal opspoiingen 
doen, voordrachten inrichten en een driemaandelijksch builetijn 
uitgeven in het Fransch en in het Duitsch. 



Bibliographie 

(Suite.) 

Nous donnons ci-dessous la liste des ouvrages acquis ou 
donnés au Service de Recherches historiques et folkloriques. 

Hieronder geven wij de lijst van de werken die de Dienst 
voor historische en folkloristische Opzoekingen aankocht 
of ten geschenke bekwam. 

Baes (Edgard). — Le Symbole et l'Allégorie dans la figuration de la Pensée. 

I voi. de 164. p. 1899. (Don de M. de Munck). 
D. K. (Capitaine). — Vade-Mecum ou description de Bruxelles et ses 

environs, i vol. avec cartes, 116 p. i83o, 
Demoulin (Joseph). — Les Chansons, i vol. de 168 p. i863. 
DE Pradkl (Eugène). — Chansons et Improvisations. 1 vol. de 404 p. 

i85o. (Contient des chansons sur la Révolution belge de i83o et 

des « panoramas » de Bruxelles et de Gand,) 
De Rudder (A.), Hardy (A.), Rency (G.) — Le N.-O. du Bràbant. — 

De la Senne au Dénier. — Le Bradant wallon, i broch. illustrée de 

32 p. éditée par le T. C. B. 1920. 
Des Marez (G.). — L'Abbaye de la Cambre. Broch. de 38 p. avec 

i5 illustrations dont 5 hors texte. 1922. 
De Vuyst (Cyriel) — Sagen en Legenden Geill. broch, 64 bl. 1920. 

(Gift van de schrijver.) 
Dubois (P.). — Agrandissements et Embellissements de Bruxelles, depuis 

i8i5 jusqu'en 1846, i vol de 108 p. avec 4 planches. 1845. 
FoNCKE (Robert), — De Kat in de Mechelsche Folklore. Broch. van 16 bl. 

(Gift van den schrijver.; 
Hallet (abbé). — Le Corps de saint Hubert conservé jusqu'à nos jours. 

Documents et preuves, i broch. de 32 p. 1871. (Don de M de 

Munck.) 
Hymans (L.) — La Courte Échelle. Scènes de mœurs bruxelloises. 

I vol. de 296 p. 1859. 
Keller (P.). — Bruxelles embelli et assaini, i broch. de 68 p. et 2 plans. 

1864. 
Le Fur, (Mari-René). — Les Ames errantes. Légendes bretonnes de 

la presqu'île de Quiberon, i vol. de 104 p. 1908. 
Le Roy (P.). — Monographie de la commune d'Lrelles. i vol. de 434 p. 

i885. 
Matthieu (Einest). — Souvenirs historiques inédits de la ville de Hal. 

1 vol. de i38. p 1910. (Don de l'auteur.) 
Matthieu (Ernest). — Origine des gildes de Binche. Discussion histori- 
que avec le D^ Van den Corput. i broch. de 34 p. 1900. (Don de 

M. E. Matthieu ) 
Niffle AixciAux (E.). — Les repos de Jésus et les berceaux reliquaires. 

I broch. de 64 p. illustr. 1890. (Don de M de Munck). 
Rousseau (Félix). — Légendes et coutumes du pays de Namur. i vol. de 

143 p. (épuisé) 1920. (Don de l'auteur.) 
Rousseau (Henry) — La Légende de Bouddha, i vol. de 78 p. illustr. 

1901. (Don de M. de Munck.) 
Sébillot (P.). — Le Folklore de France. T. I. Le Ciel et la Terre. 

T. H. La Mer et les Eaux douces. T. III. La Faune et la Flore. 
1904- 1905 -1906, 
Van Heurck (Em.) — Les Drapelets de pèlerinage, en Belgique et 

dans les Pays voisins. Contributions à l'iconographie et à l'his- 
toire des pèlerinages, i vol. de 53o p. 160 illustr. dont4 pi et une 

trichromie hors texte. Prix 100 fr. 1922. 



— 213 — 

Van Lennep. — De Uithangteekens. 255 bl. geill. 1888. (Gift van den 

heer de Munck.) 
Wauters et Tarlier. — Géographie et Histoire des Communes belges. 

Ville de Nivelles i vol. de 172 p. 1862. 
Wauters (Alph.). — Sur des documents apocryphes qui concer- 
neraient Henri de Gand, le docteur solennel et qui le rattachent à 
la famille Goethals. Broch. de 14 p. 1888 
Wauters (Alph.) — Le mot latin u formaioy >i au moyen âge avait I4 

signification àe professeur ■ Broch. de 14 p. 1889. 
Wauters (Alph.). — Sur la signification dti mot latin «formater», à propos 

de Henri de Gand. Broch. de 8 p 1889. 
Wauters (Alph.) — Note à propos des dépouilles mortelles du 

célèbre Antoine Arnauld. Broch. de 16 p. 1893 
Avant-projet d'une nouvelle rue à faible pefite a ouvrir entre la rue Saint-Jean 

et l'impasse du Parc. 1 broch. avec plan. i865. 
Catalogue du Musée de Folklore d'Anvers. (Conservatoire de la tradition 
populaire flamande) Edition de luxe, i""^ édition 1907, (Don de 
M. De Meyere.) 
Guide illustré du Musée de Folklore d'Attvers (igiS). Edition de luxe. (Don 

de M. De Meyere.) 
Catalogus van het Muséum vcin Folklore van Antwerpen. (Vereeniging tôt 
Bewaring der Vlaamsche Volksoverleveringen) 2^ druk. (Gift van 
den Heer De Meyerei 
La Belgique commimale. (Revue ancienne), année 1848. (Don de 

M. J. De Ceuster ) 
Le Lustre et la Gloire du Duché de Brabant- (Textes espagnols, français 
et flamands) i vol. grand format de 478 p. Date approximative 
1700, 
Le Moniteur des Villes et des Camjagncs. 6 vol années i833-i838. (Don 

de M. de Munck.) 
Topographie médicale du Royaume. 6 vol. dont l'un consacré à l'Est du 
Brabant, canton de Jodoigne et de Perwez. (Don de M. Bredo de 
Malines.) 
Annales du Cercle archéologique d'Enghien, t. 1 à VIII. (Don d,e M. E. 

Matthieu.) 
Bulletin trimestriel de la Ligue des Amis de la Forêt de Soignes. 
De Bibliotheekgids . 

De Brabander . Tijdgschrift gewijd aan geschiedenis, ondheidkunde. 
Folklore en geslachtkunde. (Gift van den Heer M. Sacré te 
Merchtem.) 
De Toren. (Gift van den Heer De Vuyst, Antwerpen.) 
La Défense wallonne . Bulletin de l'Union nationale wallonne. (Don de 

l'Assemblée wallonne.) 
La Terre wallonne T. III, IV et V. 
La Vie wallonne. 1^" année, n° 6, 2™« année, n«*' i à 8. 
Le Thyrse, 1921. fasc. 20 24, 1922, i à 8. 

Mechlinia. Chronique mensuelle d'Archéologie, Histoire, Art, Phi- 
lologie et Folklore, i'^« année n^s 5 à 10. 
Savoir et Beauté. Revue de la Province du Hainaut, 1921, n°* i, 2, 7 et 

8,, 1922, n° 2. 
Volkskunde. 26*^6 Jaargang n*" i à 6, 27^*'® Jaargang n' 1-2. 
J. B. — L'onologte ou la Science des Emblèmes, Devises, etc. (Illustrations 

sur bois), 2 vol. 55o p. 1698. 
Heq::et-Boucrand. — Dictionnaire étymologique des noms propres, conte- 
nant la qualité, l'origine, la signification des noms propres, se 
rattachant à l'histoire, à la mythologie des noms de baptême, etc. 
I vol. de 258 p. 1868. 



— 214 — 

Le Roux, Hlgues. — Les jeux de Cirque et la vie foraine, i vol de 2S0 p. 

illustr. 1889. 
Maeterlinck (L.) — Le genre satirique, fantastique et licencieux dans la 

sculpture flamande et wallonne. Les miséricordes des Stalles, Art et 

Folklore, i vol. de 384 p. Illustr. sur bois et planches hors 

texte, 1910. 
Maxwell (J.). — La Magie, i vol de 262 p Bibl. de Philos. 

scientif. 1922. 
TeirvINCK (Is.). — Joost van Ravelingen. Botaoist en Dichter. i broch. 

van 24 blz. igoi (gift van den schijver). 

— Kriekeputte in Reinaert i broch. van 32 blz. geïU 1901 (gift van 
den schriiver*. 

— Reinaert en Rabelais, i broch van 18 blz. 1904 (gift van den schijver). 

— De Toponymie van den Reinaert. 292 blz. geïll. 19 10 1912 (gift van 
den schrijver). 

— Conscience Botanist. i b och. van 112 blz. 1912 (gift van den 
■ schrijver). 

— Den grooten ende niemuen Reinaert de Vos, een nieuw handschriftelijk 
Reinaert-Documeut. i broch. van 28 blz. 1919 gift van den 
schrijver). 

— Hulsterloe in Reinaert de Vos. 1 broch van 22 blz. (gift van den 
schrijver. 

A. De Cock en Is. Teirlinck ^ Brabantsch Sagenboek. 2^^ deel : 

Legenden of Echt Christelijke Sagen (1911) ; 3*^^ deel : Histo- 

rische Sagen (1912) (gift van M. Teirlinck). 
A.' De Cock en Is. Teirlinck. Kinderspel en Kindeiiust in Zuid 

Nederland : ô^^ deel. xii. Kind en Natuur ; 7^" deel. xiii. Kind en 

Kalender, xiv. Kind en School, xv. Kind en muziek ; 8^^^ deel. xvi. 

Tergspelletjos, xvii. Voor en naspel, xviii. v aria (gift van 

M Teirlinck). 
Van Grambekkn (A.). — Overdruk tut de gedenkschriften van de geschied- 

en oud Hagelandsche Kerhen. i broch, de 52 p. geïll. 191 1 (gift van 

M'^e Vincx (Hoeleden). 
Almanack van Loven voor het jaar 1845. 60 blz. (gift van M. Peeters, 

Zoutleeuw) 
Id. voor iS38. 60 blz. (gift van M. Peeters, Zoutleeuw,. 



TABLES 



INHOUDSTAFELEN 



— 216 



TABLE DES ILLUSTRATIONS 



L'arbre-fétiche, dessin de P. Collet 23 

Le drapelet de Notre-Dame-au-Bois, d'après un cuivre de Catoir . 2+ 
Autel d^ Saint-Bernard, dans l'église de Steenockerzeel ... 48 

Autel de Sainte-Pharaïlde (id.) 48 

Les reliques de sainte Pharaïlde (id.) 48 

Chapelle de Sainte-Pharaïlde à Steenockerzeel 48 

Eglise de Humelghem. Monument classé, à Steenockerzeel ... 48 
Kermesse. Tir à l'arc. Gilde Saint-Sébastien en uniforme. Steenoc- 
kerzeel, reproduction d'un vieux tableau 48 

Kermesse, d'après un vieux tableau 48 

La Pierre du Diable, d'après un dessin de P. Collet. ... 59 

Ancien sceau des Echevins de Hal 73 

Les armes de Haï 75 

Sceau actuel du receveur communal de Hal 84 

Le 4^ quartier des armes de Hal 84 

Le client des Nutons, d'après un dessin de P. Collet. ... 86 

Drapelet de Saint-Marcoul, à Grez-Doiceau 87 

Autel de Saint-Marcoul, à Grez-Doiceau .88 

Chapelle d'Amelghem, d'après une photo de M. Cosyn , . 89 

Sceau scabinal de Laeken (xiii« siècle) 104 

Statue miraculeuse de N.-D. de Laeken (XIP* siècle). 104-105 

Petite chapelle de la rue Mellery, à Laeken 104-105 

Fontaine Sainte-Anne ou des Cinq Plaies, à Laeken (1625). . 104-105 
Pèlerinage de 1622 à Laeken, reproduction du tableau de Snayers 

(1592-1667) : Panorama de Bruxelles 105 

Eglise N.-D. au Lac, à Tirlemont 112 

Drapelet de N.-D. au Lac, a Tirlemont 113 

L'astrologue, dessin de P. Collet 113 

L'ancienne Abbaye d'Heylissem, d'après Chorographia Sacra Bra- 

bantiae 148 

Le Château actuel d'Heylissem 148-149 

La Chapelle de Saint-Pierre à Broquettes, d'après une photographie 

de J. Chalon 148-149 

Saint-Pierre à Broquettes, d'après un dessin de P. Collet . . . 150 
Coutelet en silex, trouvé à Saventhem, d'après un dessin de E. de 

Munck 162 

Grattoir en silex, trouvé à Saventhem (id.) 162 

Fragment de hache polie, trouvé à Saventhem (id.). . . . 162-163 
La masure d'Anderlecht, d'après trois photographies de Ch. Le- 

féhuTs 162-163 

L'Ancienne Eglise de Laeken, la cure et les environs (1726). . 174 
La « Kermesse de Laeken » (Tableau, xvie-xvii« siècle). . 175 

La « Kermesse de Laeken » (agrandissement d'une partie du 

tableau) I75 

L'Eglise de Laeken et ses abords en 1811 (Plan) 175 

La Maison du Tapis de Sable à Hekelgem 190 

L'artiste occupé à semer le sable ,190 

L'artiste au travail, disposition de son nécessaire 191 

Le tapis actuellement en cours d'exécution 191 

r>P»jx tapis exécutés par l'artiste 191 



—217 — 

INHOUDSTAFEL DER PLATEN 



De Fetischboom (P. Collet). • • 23 

Het Vaantje van Jesus-Eik (koperets van den eîser Catoir). . . 25 

Altaar van den H. Bernardus in de Kerk van Steenockerzeel. . 48 

Altaar der H. Pharaïlda (id.) 48 

De reliquieën der H. Pharaïlda te Steenockerzeel 48 

Kapel der H. Pharaïlda te Steenockerzeel . 48 

Kerk van Humelghem te Steenockerzeel 48 

Kermis. Leden der Sint-Sebastiaan-Gilde in gildekleeding (Photo 

eener oude schilderij) 48 

Kermis (Photo eener oude schilderij) 48 

De Duivelsteen (P. Collet) 59 

Oude Schepenenzegel van Halle 73 

Het Wapenschild van Halle 73 

Nieuw Zegel van den gemeenteontvanger van Halle .... 84 

Vierde vak van het Wapenschild van Halle 84 

De Gast der Nutons (P. Collet) 86 

Het Vaantje van Sint-Marcoul te Grez-Doiceaa 87 

Altaar van den heilige Marcoul in de kerk van Grez-Doiceau. . 88 

De Kapel van Ameighem (Photo van M. Cosyn) 89 

Schepenzegel van Laken (xiii^ eeuw) 104 

Beeld van de Madonna met het Kind Jésus dragende een vogel 

(Laken, xiip eeuw) 104-105 

Kleine kapel in de Mellerystraat te Laeken en oude deur van 1688 104-105 
Sint-Annabron te Laken (1625) .... .... 104-105 

De Bedevaart van 1622 volgens het Panorama van Brussel van 

Pieters Snayers 105 

Kerk van O.-L.-V. ten Poel te Thienen 112 

Het Vaantje van O.-L.-V. ten Poel te Thienen 113 

De Sterrenwichelaar, naar een teekening van P. Collet. . . . 113 

De oude Abdij van Heylissem 148 

Het Kasteel van Heylissem Î48-149 

Sint-Pieter met de KIossen te Nijvel, naar een photographie van 

J. Chalon 148-149 

Kapel St-Pieter met de KIossen, naar een teekening van P. Collet. 150 

Steenen mesje, volgens een teekening van E. de Munck. . . 162 

Krabber (îd.) . . 162 

Stuk van een gepolijste bijl (id.) 162-163 

De hut te Anderlecht, naar drie photo's van Ch. Lefebure. 162-163 

De oude Kerk van Laken, de pastorij en omstreken (1726). . . 174 

De (( Kermis van Laken » (xvi«-xvii« eeuw) 175 

De Kermis van Laken (Vergrooting) 175 

De Kerk van Laken en zijn toegankeJijkheden in 1811. ... 175 

Het huis « Zandtapijt » te Hekelgem 190 

De kunstenares bezig met het zand te strooien 190 

De kunstenares aan 't werk, haar model in de hand 191 

Het tapijt dat voor 't oogenblik in afwerking is 191 

Twee tapijten die door de kunstenares werden afeewerkt. . . 191 

Brabantsche Erven (P. Collet) T , . . ' 202 

In Waalsch Brabant (id.) . . 203 

Pachtof (( La Tilleraye » (id.) .' . . . 203 

Kerk van Haut-Ittre (id.) . *. ". 204 



- 218 — 

Héritages brabançons. (Dessin de P. Collet) 202 

En Brabant Wallon (id.) 203 

Ferme de <( La Tilleraye » (id.) 203 

Eglise de Haut-Ittre (id.) 204 

Chapelle (id.) 205 

La grosse Pierre de Perwez (E. Bourguignon) 207 

Chants populaires. 

Mélodie: Nieuwejaarke Zoete (mise en musique par M. Closson). 45 

Kerstlied (Chant de Noël) 158 

Nieuwjaarslied (Chant de Nouvel-An) . . 159 



TABLE DES AUTEURS 



158 
166 
203 
206 
28 
148 



ABELOOS. — Chants populaires flamands. 
AMTER, E. — (( Tout à moi » et « Moitié à moi ». 
ANCIAUX, Charles. — L'imagier wallon: Paul Collet. 
BOURGUIGNON, E. — La grosse pierre de Perwez. 
BUVE, Cl. — Les gnomes aux environs de T'rlemont 

CHALON, J. — Saint-Pierre à Br. quettes 

CLAES, Henri (Irama). — L'((Alverenberg)) dans la petite Campine 85 

» » » Le tir pour le titre de Roi à Becquevoort 128 

CLOSSON, Ernest. — Les Chansons populaires 18 

» » Note sur la mélodie: Nieuwe Jaarke Zoete. 46 

COLLET, P. — L'arbre fétiche. ... ' 22 

» La Pierre du Diable 59 

» Un ducace en Brabant Wallon. La Saint-Aubin à 

Opprebais 65 

» Un almanach wallon 94 

» Le temps qu'il va faire (traduit du wallon par). 116 

» Li Champette (note bibliographique) . . . 175 

COSYN, A. — La Chapelle d'Amelghem . 89 

» La Procession de Laeken en 1622 ..... 97 

» La masure d'Anderlecht 163 

» Notes sur le vieux Laeken (le Presbytère, la Ker- 
messe) 175 

DE BOSSCHERE. — Amon et Abie, signification et etymologie. . 91 
DE CEUSTER, J.-L. — Le Droit du premier occupant chez les 

enfants 48 

de MARNEFFE, A.— Une superstition bruxelloise en 1921 . . 94 

" Explication populaire du presbytisme . . 209 
de MUNCK, E. — Le Puits du Diable et le lieu dit « Kauter » à 

Saventhem 124 

» Folklore de Steenockerzeel 129 

» Les Sources 158 

" Saint-Pierre à Broquettes 185 

de PADUWA, Ev. — La Chapelle de Sainte-Pharaïlde à Steenoc- 
kerzeel 156 

» Le Payottenland 183 



219 — 



Kapel (id.) ^ 

De Dikke Stcen te Perwez (E. Bourguignon) 207 



Volksliederen. 



NJeuwejaarke Zoete ** 

Kerstlied ^^8 

Nieuwjaarsîied 158 



INHOUDSTAFEL DER SCHRIJVERS 



ABELOOS. — Vlaamsche Volksliederen 158 

AMTER, E. — Heel mijn en half-mijn . . 164 

ANCIAUX, Ch. — De Waalsche teekenaar: P. Collet. ... 205 

BOURGUIGNON, E. — De Dikke steen te Perwez .... 209 

BUVE, CI. — De Alven rond Thienen 27 

CHALON, J. — Sint-Pieter met de KIossen (Vertaling). ... 151 

CLAES, Hendrik (Irama).— De Alverenberg in Klein Kempen. 86 

» Het Koningschieten te Becquevoort. 126 

CLOSSON, Ernest. — Volksliederen 20 

» Nota over de Mélodie : Nieuwejaarke zoet. 46 

COLLET, P.— De Fetischboom (Vertaling) 23 

» De Duivelsteen (Vertaling) 60 

)) Een kermis in Waaisch-Brabant. Sint-Albinusfeest 

te Opprebais (Vertaling) 69 

COSYN, A.— De kapel van Amelghem 90 

» De processie van Laken in 1622 101 

» De Hut te Anderlecht 164 

» Nota's over oud Laken (De Pastorij. De Kermis). 177 
DE CEUSTER, J.-L. — Het recht van den eersten bezetter bij de 

kinderen 50 

de MARNEFFE, A.— Brusselsche bijgeloof in 1921 .... 94 

» Een volksuitlegging van de verrezichtigheid. — 211 

de MUNCK, E. — De Duivelsput en de Kauter te Saventhem. 125 

» Folklore van Steenockerzeel 129 

» Bronnen 161 

» Sint-Pieter met de Ktossen 187 

de PADUWA, Evarist. — Kapel van Sinte-Pharaïlde te Steen- 
ockerzeel 154 

» Het Payottenland 180 

DE RIDDER, Fr. — Het Vaantje v n O.-L.-V. ten Poel te Thienen. 109 

» De Kweêkers van Thienen 191 

DE WILDER. — De Kweêkers van Thienen 19§ 

DIDIER, Ch. — Kirié, Curêye, Cur 123 

FONCKE, R. — Vingers van Kwaaddoeners 105 

FUERISON. — Folklore van Steenockerzeel 39 

HERMANT, Paul.— Het bijgeloof betreffende de handgift . . 210 

» Een handelsgcbruik 210 

HOEFNAGELS. — Het Vaantje van Jesus-Eik 25 

JAMAR, Th. — Het Recht van den eersten bezetter bij de kinderen. 51 

MARICQ, A. — Het Vaantje van Sint-Marcoul te Grez-Doiceau. 88 



— 2-^0 — 



DE RIDDER, Fr. — Le Drapelet de N.-D. au Lac, à Tirlemont. 

» De Kweêkers (Les Canards), sobriquet des 

Tirlemontois 

DE WILDER. — De Kweêkers (Les Canards), sobriquet des Tir- 
lemontois 

DIDIER, Charles. — Kirie, Curêye, Cur 

FONCKE, Robert. — Les doigts de malfaiteurs 

FUERISON. — Folklore de Steenockerzeel 

HERMANT, P. — La superstition de l'étrenne 

» Un usage commercial bruxellois . . . . 
HOEFNAGELS, L. — Le drapelet de N.-D. au Bois . . . . 
JAMAR, Th. — Le droit du premier occupant chez les enfants. 
MARICQ, A. — Le drapelet de Saint-Marcoul à Grez-Doiceau. 
MARINUS, Albert. — Le Service Provincial de Recherches Histo- 
riques et Folkloriques. Son origine. Son 
but. Son activité 

)) Un ancêtre brabançon du jeu de Football 

« Le Souïc », à Jodoigne et à Tirlemont 

)» Installation des Bourgmestres (Enquête) 

» Le Tirage au sort (Enquête). 

» Les drapelets de Pèlerinage (Enquête) 

MOREAU, Louis. — Li Champette (note bibliographique). 
PARMENTIER, Edouard. — (L'vi berdgi). D'su l'temps qu'i va fé 
PELLEGRIM, Arm. — Le (( Borlau » de l'Abbaye d'Heylissem 

POODT, Dr. — Le monstre <( Kleudden » 

POSSOZ, J. — Les Armes de Hal 

ROUSSEAU, Henry. — Le « Battage du Coq », à Moustv. 
TEIRLINCK, Is. — Qu'est-ce que le Folklore ?. , , ' , 
VANDEN BROECK, A. — La création du Wallon. . . . 
VAN DIEVOET, H. — Les entêtés de Cobbeghem. . . 

VAN ES, E. — Le tapis de sable, à Hekelgem 

VAN VX'AEG, Ed. — Chants populaires flamands. . , 



110 

197 

201 

121 

107 

33 

208 

209 

24 

47 

87 



1 

53 

61 

167 

171 

173 

112 

143 

133 

73 

170 

12 

60 

93 

190 

158 



Liste des communes brabançonnes citées 



Aerschot. 

Alaemberg 

Anderlecht 

Assche . 

Auderghem 

Averbode 

Basse-Wavre 

Baulers . 

Becquevoort. 

Beckerzeel 

Beersel . 

Bellinghen 

Bierbeek 

Bornival 

Bost 



171 
171 

163-172 
172 
172 
172 
172 
186 

85-128 
172 
172 
138 
60 
186 

29-121 



— ^21 - 

VIAPINUS, Albert. — De Provinciale Dienst voor Folkloristische 

opzoekingen. Oorsprong. Doel. Werkzaam- 

heid. . 6 

» Hoe vroeger een Voetbalspel in Brabant be- 

stond. De Souïc te Geldenaken en Thienen. 56 

» Aanstelling van burgemeesters .... 62 

» De Loting. ... 168 

» De bedevaartvaantjes 172 

PELLEGRIM, Arm. — De <( Borlau » der Abdij van Heylissem. 145 

POODT, Dr. — Kleudden 138 

POSSOZ, J. — Het Wapenschild van Halle 78 

ROUSSEAU, Henry. — Het Hanekappen te Mousty .... 171 

TEIRLINCK, Is. — Wat is Folklore ? 15 

VAN DEN BROECK, A. — De schep, ing van den Waal. . . 61 

VAN DIEVOET, H. — De koppigaards van Cobbeghem ... 92 

VAN ES, E. — Het Zandtapijt te Hekelgem 189 

VAN WAEG, Ed. — Vlaamsche volksiiederen . . ... 158 



Lijst der vermelde brabantsche gemeenten 



Aerschot . . 173 

Âlsemberg 173 

Anderlecht Î64-173 

Assche 173 

Auderghem 173 

Averbode 173 

Basse-Wavre 173 

Baulers . 188 

Becquevoort . . • • 86-126 

3eersel 173 

Bekkerzeel 173 

Bellinghen 143 

Bierbeek 61 

Bornival 188 

Bost 27-123 

Brusseghem 90 

Brussel 94-Î01-105-177-210 

Buecken . • 173 

Céroux-Mousty . 169-171 

Cobbeghem 92 

Dieghem . 173 

Diest . . 173 

Dongelberg 28 

Gaasbeek 180 

Geldenaken • • • 56-173 

Drez-Doiceau 88 

Goyck 173 

Grand-Rosière 210 



— 222 - 

Braine-le-Château 172 

Brusseghem » • 89 

Bruxelles • 94-97 107-175-208-209 

Bueken 172 

Chapelle-Saint-Ulrich 172-18? 

Céroux-Mousty 167-170 

Cobbeghem . . 93 

Dîeghem 172 

Diest 172 

Dongelberg 29 

Gaesbeek 183 

Goyck 172 

Grand-Bigard 172-183 

Grand-Rosière . . 208 

Grez-Doiceau 87 

Haekendover 172 

Hal .... 73-84-172 

Haren 29-172 

Haut-Ittrt 204 

Hekelgem . . . . , 172-190 

Herent 172 

Hoeleden 39-172 

Huppaye 207 

Huyssinghen 172 

Ittre 172 

Jette 172 

Jodoigne 53-173 

Laeken (v. Bruxelles) 

Léau , 144-172 

Leeuw-Saint-Pierre ... 172 

Lennick-Saint-Quentin 172 

Louvain 166 

Lovenjoul 172 

Lubbeck 29-172 

Merchtem 172 

Meysse . . 172 

Monstreux 23 

Nivelles 91-112-148-185-203 

Oirbeek 172 

Opheylissem 143 

Opiinter 172 

Opprebais 65 

Opwyck . . 172 

Overyssche 24 

Orp-Ie-Grand 172 

Perwez 206 

Petit Rosière 208 

Peuthy 172 

Saintes 172 

Saventhem . 47-124-160-166 

Sempst .... ... 172 

Steenockerzeel 129-156 

Ternath 133-183 

Thieit N.-D 172 

Thorembais Saint-Trand .... . . . . 207 

Thorembais-les-Béguines .... . . . . 207 



— 2i;3 - 

Groot-Bijgaarden 173-18& 

Halle . . . 78-173 

Haren . . 28-173 

Haut-Ittre 204 

Hekelgem . 173-189 

Herent . . 173 

Hoeleden 45-173 

Huysingen ^173 

Itter 173 

Jette 173 

Kasteele-Brakel . . 173 

Laken, z. Brussel 

Leuven 164 

Lovenjoel . 173-174 

Lubbeck 27-173 

Merchtem 173 

Meysse 173 

Monstreux 24 

Nijvel 151-187-205 

Oirbeek 173 

Opheylissem . . 145 

Opprebais 69 

Opiinter 173 

Opwijck .... 173 

Orp-le-Grand .... 173 

Overyssche 25 

Perwez . . 209 

Petit Rosière 210 

Peuthy 173 

Saventhem . . 50-125-162-165 

Sempst 173 

Scherpenheuvel . 173 

Sint-Pieters-Leeuw 173 

Sint-UIrics-KappelIe , . . 173- Î80 

Sint-Kwintens-Lennick .... 173 

Sinte-Renelde . . . . 173 

Sint-Joris-Wingene 173 

Sint-Lambert-Woluwe . . 173 

Sint-Pieter-Woluwe . . 158-173 

Steenockerzeel 39-129-154 

Ternath 138-180 

Thienen 27-28-45-56-109-191 

O. L. V. Thielt . . 173 

Thorembais-Saint-Trond 209 

Thorembais-Ies-Béguines . . 209 

Ukkel 221 

Vertrijk .... 173 

Wakkerzeel 173 

Winxele 173 

Wolverthem 173 

Zellick 173 

Zoutîeeuw . 146-173 



- 224 - 

Tirlemont 28-29-39-53-110-197 

Uccle 209 

Vertryk 172 

Villers 20S 

Winghe-Saint-Georges 172 

Wackerzeel ... 172 

Winxele 172 

Woluwe-Saint-Lambert 172 

Woluwe-Saint-Pierre . 158-172 

Wolverthem 172 

Zellick 172 



TABLE ANALYTIQUE 



Dans cette table, les matières sont classées d'après le plan de l'Enquête 
Folklorique signalé page 4. 

ARTICLES GENERAUX: 

Le Service provincial de Recherches historiques et Folkloriques. 

Son origine, son but, son activité 1 

Qu'est-ce que le Folklore? 12 

Le Droit du premier occupant chez les enfants . . . . 47 

L'installation des bourgmestres . . 61 

Le Folklore malmédien 209 

L'imagier wallon: Paul Collet 203 

A. — CROYANCES POPULAIRES. 

A. I. — Religion et Folklore: 

Statue miraculeuse de N.-D. de Laeken .... 104-105 

Drapelet de N.-D. au Bois 24 

Le drapelet de Saint-Marcoul, à Grez-Doiceau 87 

Drapelet de N.-D. au Lac, à Tirlemont 110-113 

Les drapelets de pèlerinage 171 

Les reliques de sainte Pharaïlde, à Steenockerzeel .... 129 

Pèlerinage à Saint-Bernard, à Steenockerzeel 33 

Pèlerinage à Sainte-Catherine, à Steenockerzeel .... 34 

Saint-Marcoul, à Grez-Doiceau 87 

La Procession de Laeken de 1622 . . . . . . 97 

L'Eglise de N.-D. au Bois 24 

Chapelle Sainte-Pharaïlde, à Steenockerzeel .... 35-156 

La Chapelle d'Amelghem 89 

Petite Chapelle de la rue Mellery, à Laeken .... 104-105 

Chapelle de Saint-Pierre à Broquettes 148-185 

L'arbre fétiche 22 

Puits Saint-Rombaut, à Steenockerzeel . 35 

Fontaine Sainte-.Anne, à Laeken . . .... 104-105 

Puits du Diable, à Saventhem 124 

Les sources 158 

La grosse pierre de Perwez . . 207 



— 225 — 



ONTLEDENDE INHOUDSTAFEL 



In deze inhoiidstafel zijn de vakken gerangschikt volgens het plan 
van het Folkloristisch onderzoek vermeld bladzijde 9. 

ALGEMEEN OVERZICHT 



De Provinciale Dienst voor Folkloristische Opzoekingen. Oor- 

sprong. Doel. Werkzaamheid 6 

Wat is Folklore? 15 

Het Recht van den eersten bezetter bij de Kinderen .... 50 

Aanstelling van burgemeesters 62 

De Waalsche teekenaar : P. Collet 205 

Malmedyaansche Folklore 211 

A. — VOLKSGELOOF. 

A. I. — Kultuur en Folklore: 

Het Vaantje van Jésus Eik 25 

Het Vaantje van Sint-Marcoul, te Grez-Doiceau .... 88 
Vaantje van O.-L.-V. ten Poel, te Thienen .... 109-113 

De bedevaartvaantjes 172 

Beeld van de Madonna van Laken (XIII») 104-105 

Relikwiekart, te Steenockerzeel 129 

Bedevaarten van Sint-Bernardus, te Steenockerzeel ... 40 
Bedevaarten van Sinte-Katharina, te Steenockerzeel ... 41 

Sint-Marcoul, te Grez-Doiceau 88 

Processie van Laken in 1622 101 

Kerk van Jesus-Eik 25 

Kapel van Sint-Pharaïlda, te Steenockerzeel .... 41-154 

De Kapel van Amelghem 90 

Kleine Kapel in de Mellerystraat, te Laken . . . 104-105 

Kapel Sint-Pieter met de Klossen . 151-177 

De Fetischboom 23 

Sint-Rombautsput, te Steenockerzeel 42 

De Duivelsteen 59-60 

Sint-Annabron, te Laken 104-105 

Duivelsput, te Saventhem 125 

Bronnen 161 

De dikke steen, te Perwez . • 209 



A. III. — Toovenvereld. 

Toovenarij, te Steenockerzeel . 

A. IV. — Geestenwereld. 

De Alven rond Thienen .... 
De Alvenrenberg in Klein Kempen . 
De gast der Nutons .... 

Kleudden 

De Borlau der Abdij van Heylissem 



42 



27 

86 

86 

138 

145 



— 226 — 

A. IJI. — Sorcellerie et Folklore; 

Croyance aux sorciers, à Steenockerzeel 36 

A. IV. 4. — Les Esprits et le Folklore: 

Les gnomes aux environs de Tirlemont 28 

85 

86 

133 

143 



L'AIverenberg dans la Petite Campinc 
Le Client des Nutons .... 
Le monstre Kleudden .... 
Le Borlau de l'Abbaye d'Heylissem 



B. — VIE POPULAIRE. 
B. I. — Superstitions : 

La superstition de l'étrenne 208 

Les doigts de malfaiteurs 107 

Superstition concernant le tirage au sort ..... 167 

Superstition relative à l'opale 94 

B. IV. — Folklore des mœurs et usages: 

Le tirage au sort 167 

Le Payottenland, coutumes rehtives au baptême .... 183 

Les phares funéraires 209 

Les gildes Saint-Sébastien, à Steenockerzeel 37 

Tir pour le titre de Roi, à Becquevoort ... . . 128 
Un ancêtre brabançon du jeu de Football. Le Souïc à Jodoigne 

et à Tirlemont 53 

Une ducace en Brabant-Wallon. La Saint-Aubin à Opprebais . 65 

La Kermesse de Laeken 176 

Le (( Battage du Coq », à Céroux-Mousty 170 

La Saint-Eloi à Steenockerzeel (Patron des Forgerons). . . 38 

Un usage commercial bruxellois 209 

3x7 plats à Steenockerzeel 37 

B. V. — Folklore de l'Enfance: 

Le droit du premier occupant chez les enfants, à Saventhem . 47 
Droit du premier occupant chez les enfants (« Tout à moi » et 

(( Moitié à moi » 166 

Chansons populaires de Noël et du Nouvel an . . . 45-158-159 

B. VI. — Folklore du Calendrier: 

Le jour des Rois, à Steenockerzeel 38 

La Saint-Martin, à Steenockerzeel 38 

La Saint-Sylvestre, à Steenockerzeel . 38 

C. — FANTAISIE POPULAIRE. 

Les « Kweekers » de Tirlemont 197 

Anecdote relative à la Révolution de 1830 (Steenockerzeel). . 37 

La création du wallon 60 

Les entêtés de Cobbeghem . . 93 

D. — SCIENCE ET ART POPULAIRE. 

D. I. — Linguistique : 

Amon et Abie, Signification-Etymologie 91 

Kirie, Curêye, Cur, Signification-Etymologie 121 

Vos aro in Chapitte .... 208 

Lieu dit « Kauter », à Saventhem 124 



— 227 — 

B. — VOLKSLEVEN . 

B. I. — Bijgeloof. 

Bijgeloof betreffende de handgift . 210 

Bijgeloof betreffende den opaalsteen 94 

Vingers van Kwaaddoeners 105 

Bijgeloof aangaande de loting 169 

B. IV. — Volkzeden en volksgebruiken. 

Het Payottenland, zijne oude volksgebruiken bij geboorten. 180 

Opnieuw verschijnen van een oud gebruik 211 

De Loting 168 

Sint-Sebastiaansgilden, te Steenockerzeel 43 

Koningschieten, te Becquevoort 126 

Hoe vroeger reeds een Voetbalspel in Erabant bestond. De 

« Souïc » te Geldenaken en Thienen 56 

Een Kermis in Waalsch-Brabant. Sint-Albinusfeest, te Oppre- 

bais 69 

De Kermis van Laken 179 

Het hanekappen, te Mousty 171 

Sint-Elooi (smelders), te Steenockerzeel 44 

Een handelsgebruik 210 

3x7 schotels, te Steenockerzeel . . . . . . 43 

B. V. — Het Kind in de Folklore: 

Het Recht van den eersten bezetter bij ie Kinderen ... 50 
Recht der eerste bezetter bij de Kinderen: Heel-mijn en 

half-mijn 164 

Kerstlied en Nieuwejaarslied ... . . 45-158-159 

B. VI. — Folklore en Almanak. 

Drie Koningendag, te Steenockerzeel i 38 

Sint-Maarten, te Steenockerzeel . . 38 

Oudejaarsavond, te Steenockerzeel . . .... 38 

G. — VOLKSLITTERATUUR. 

I.)e Kweêkers van Thienen .... 191 

Anecdote der Revolutie van 1830, te Steenockerzeel ... 44 

De schepping van den Waal 61 

De koppigaards van Cobbeghem . . 92 

D. — VOLKSWETENSCHAP EN lOLKSKUNST. 

Amon et Abie 91 

Kirie, Curêye, Cur 123 

D. II. — Geschiedenis en aardrijkskunde. 

Het Wapenschild van Halle ... 78 

Schepenzegel van Laken (XIII«) 104 

Nota's over oud Laken . . 177 

Processie van Laken in 1622 101 

Sint-Pieter met de Klossen 187 

Kapel van Sint-Pharaïldis, te Steenockerzeel 154 

Beschrijving der oude abdij van Heylissem 147 

Duivelsput en Kauter, te Saventhem 125 

De Dikke steen, te Perwez 209 

De Kweêkers van Thienen 191 



— -228 — 

D. II. — Histoire et géographie: 

Les armes de Hal 73 

La Procession de Laeken de 1622 97 

Sceau scabinal de Laeken 104 

Puits du Diable et lieu d^t « Kauter », à Saventhem . . . 124 

Description de l'ancienne Abbaye d'Heylissem .... 145 

Chapelle de Sainte-Pharaïlde, à Steenockerzeel 156 

Notes sur le vieux Laeken 17S 

Sobriquets. Les <( Kweekers » de Tirlemont 197 

D. ///. — Médecine populaire: 

Une explication populaire du presbytisme 209 

D. IV. — Météorologie populaire: 

Dsus l'temps qu'i va fé 112 

D. V. — Art populaire: 

Le tapis de sable, à Hekelgem . . 190 

Les chansons populaires . . 18 

Chanson de Nouvel an, à Steenockerzeel 45-46 

Chants de Noël et de Nouvel an, à Woluwe-Saint-Pierre . . 158 

La masure d'Anderlecht 163 

Li Champette, monologue wal'on 173 



TABLE SYSTEMATIQUE 

FASCICULE I. 

Le Service Provincial de Recherches Historiques et Folkloriques. 

Son origine. Son but. Son activité. — A. MARINUS .... 1 

Qu'est-ce que le Folklore. — Is. TEIRLINCK 12 

Les Chansons populaires. — A. CLOSSON 18 

L'Arbre Fétiche. — P. COLLET 22 

Le drapelet de Notre-Dame au Bois. — L. HOEFNAGELS . . 25 

Les gnomes aux environs de Tirlemont. — Cl. BUVÉ .... 28 

Bibliographie 30 

FASCICULE II. 

Folklore de Steenockerzeel. — FUERISON 33 

Nieuwejaarslied. — A. CLOSSON 45-46 

Le Droit du premier occupant chez les enfants. — J. DE CEUSTER 

et Th. JAMAR 47 

Un ancêtre brabançon du jeu de football ; le <( Souïc » à Jodoigne 

et à Tirlemont. — A. MARINUS 53 

La Pierre du Diable. — P. COLLET 59 

La création du Wallon. — A. VAN DEN BROECK .... 60 

Installation des bourgmestres 61 

Bibliographie 63 

FASCICULE III. 

Une <( ducace » en Brabant-Wallon. — P. COLLET .... 64 

Les Armes de Hal. — J. POSSOZ 73-84 

Le « Alverenberg » dans la petite Campine. — IRAMA .... 85 

Le drapelet de Saint-Marcoul, à Grez-Doiceau. — MARICQ . . 87 

La Chapelle d'Amelghem. — A. COSYN 89 

Amon et Abie. Signification et étymologie. — DE BOSSCHERE . 91 



— 229 — 

D. III. — Volksgeneeskunde . 

Volksuitlegging van de verrezichtigheid 211 

D. IV. — Volksastronomie : 

Dsu l'temps qu'i va fé 112 

D. V. — Volkskunst: 

Volkslieder 2ô 

Nieuwjaarslied 45 

Kerst- en Nieuwjaarslied, te Sint-Pieter-Woluwe .... 158 

De Hut, te Anderlecht 164 

Het Zandtapijt, te Hekelgem 189 

Li Champette — Waalsche Alleenspraak 173 



SYSTEMATISCHE INHOUDSTAFEL 



A F LEVE RING I. 

De Provinciale Dienst voor Folkloristische Opzoekingen. Oorsprong. 

Doel. Werkzaamheid. — A. MARINUS 6 

Wat is Folklore? — Is. TEIRLINCK 15 

Volksliederen. — A. CLOSSON 20 

De Fetischboom. — P. C 23 

Het Vaantje van Jesus-Eik. — L. HOEFNAGELS 25 

De Alven rond Thienen. — Cl. BUVE ........ 27 

Bibliographie 36 

AFLEVERING II. 

Folklore van Stenockerzeel. — FUERISON ..... 30 

Nieuwejaarslied. — A. CLOSSON 45-46 

Het Recht van den eersten bezetter bij de kinderen. J. DE 

CEUSTER en Th. JAMAR 50 

Hoe vroeger reeds een voetbalspel in Brabant lestond. De (( Souïc » 

te Geldenaken en Thienen. — A. MARINUS 56 

De Duivelsteen. — P. C 59-60 

De schepping van den Waal. — A. VAN DEN BROECK ... 61 

AansteUing van burgemeesters 62 

Bibliographie 63 

AFLEVERING III. 

Een kermis in Waalsch-Brabant. Sint-Albinusfeest te Opprebais. 

— P. C 69 

Het Wapenschild van Halle. — J. POSSOZ 78 

De Alverenberg in klein Kempen. — IRAMA 86 

Het vaantje van Sint-Marcoul, te Grez-Doiceau. — A. M.ARICQ . 88 

De Kapel van Amelghem. — A. COSYN 90 

De Koppigaards van Cobbeghem. — H. VAN DIEVOET ... 92 

Brusselsch bijgeloof in 1921. — A. de MARNEFFE .... 94 

Bibliographie 95 



— 230 — 

Les entêtés de Cobbeghem. — H. VAN DIEVOET . . : : 93 

Une superstition bruxelloise en 1921. — A. de MARNEFFE . . 94 

Un almanach wallon 94 

Bibliographie 95 

FASCICULE IV. 

La Procession de Laeken de 1622. — Arth. COSYN . . . . 97 

Les Doigts de malfaiteurs. — R. FONCKE 107 

Le Drapelet de N.-D. au Lac, à Tirlemont. — Fr. DE RIDDER . 110 

D'su l'temps qu'i va fé. — Ed. PARMENTIER 112 

Kirie, Curêye, Cur. — Ch. DIDIER . . 121 

Le Puits du Diable et le lieu dit (( Kauter », à Saventhem. — 

E. de MUNCK 124 

Le tir pour le titre de Roi, à Becquevoort. — IRAMA ... 128 

Folklore de Steenockerzeel. — E. de MUNCK 129 

Bibliographie 130 

FASCICULE V. 

Le monstre Kleudden. — Dr. POODT 133 

Le « Borlau » de l'Abbaye d'Heylissem. — Arm. PELLEGRIN. . 143 

Saint-Pierre à Broquettes. — J. CHALON 148 

Chapelle de Ste-Pharaïlde, à Steenockerzeel. — Ev. DE PADUWA. 156 

Chants populaires flamands. — Ed. VAN WAEG et ABELOOS . 158 

Les Sources. — E. de MUNCK 158 

La masure d'Anderlecht. — A. COSYN 163 

(( Tout à moi » et « Moitié à moi ». — E. AMTER .... 166 

Le tirage au sort. — LA REDACTION 167 

Le Battage du Coq, à Mousty. — Henry ROUSSEAU .... 170 

Les drapelets de Pèlerinages. — LA REDACTION .... 171 

Li Champette. — Louis MOREAU et P. COLLET 173 

Nécrologie de M. J. VAN DEN BROECK 174 

FASCICULE VI. 

Notes sur le Vieux Laeken (Le Presbytère. La Kermesse). — 

A. COSYN 175 

Le Payottenland, ses anciens usages populaires relatifs aux bap- 
têmes, mariages et décès. — Ev. DE PADUWA 183 

Saint-Pierre à Broquettes. — E. de MUNCK . . . . . . 185 

Le <( Tapis de sable », à Hekelgem. — E. VAN ES . . . . 190 

De Kweêkers (Les Canards, sobriquet des Tirlemontois). — F. DE 

RIDDER 197 

L'imagier wallon: P. Collet. — Ch. ANCIAUX 203 

La grosse pierre de Perwez. — E. BOURGUIGNON .... 206 

Vos aro in chapitte. — LE SARTEUR 208 

La superstition de l'étrenne. — P. HERMANT 208 

Un usage commercial bruxellois. — P. HERMANT .... 209 

Une explication populaire du presbytisme. — A de MARNEFFE . 209 

La résurrection d'un vieil usage. — A. M 209 

Le folklore malménien . . 209 

Bibliographie 212 

Tables 215 

Table des illustrations 216 

Table des chansons . . 218 

Table des auteurs 218 

Table des communes brabançonnes citées 220 

Table analytique 224 

Table systématique . 228 



— 231 — 

AFLEV^RING IV. 

De processie van Laken in 1622. — Arth. COSYN 101 

Vingers van Kwaaddoeners. — R. FONCKE ..... 105 

Het Vaantje van O.-L.-V. ten Poel, te Thienen. — Fr. DE RIDDER 109 

Kirie, Curêye, Cur. — Ch. DIDIER 123 

De Duiveisput en de Kauter, te Saventheni. — E. de MUNCK. . 125 

Het Koningschieten, te Becquevoort. — IRAMA 126 

Folklore van Steenockerzeel. — E. de MUNCK 129 

Bibliographie 130 

A F LE VERIN G V. 

Kleudden. — Dr. POODT 138 

De (( Borlau » der Abdij van Heylisseni. — PELLEGRIN . 147 

Sint Pieter met de Klossen. — J. CHALON 151 

Kapel van Sinte-Pharaïldis, te Steenockerzeel. - E. DE PADUWA. 154 

Vlaamsche Volksliederen. — E. VAN WAEG 158 

Bronnen. — E. de MUNCK 161 

De hut, te Anderlecht. — A. COSYN ..... . . 164 

(( Heel-mijn » en « Half-mijn ». — E. AMTER 164 

De Loting. — DE REDACTIE 168 

Het hanekappen, te Mousty. — H. ROUSSEAU 171 

De bedevaartvaantjes. — DE REDACTIE . . . . . 172 

Overlijden 174 

AFLEVERING VI. 

Nota's over oud Laken. De Pastorij. De Kermis. — A. COSYN . 177 
Het Payottenland, zijn oude volksgebruiken, bij geboorten, huwe- 

lijken, sterfgevallen. — E. DE PADUWA 180 

Sint Pieter met de Klossen. — E. de MUNCK 187 

Het Zandtapijt, te Hekelgem. — E. VAN ES 189 

De Kweêkers van Thienen. — F. DE RIDDER 191 

De waaische teekenaar: P. Collet. — Ch. ANCIAUX .... 205 

De Dikke Steen, te Perwez. — E. BOURGUIGNON .... 209 

Het bijgeloof betreffende de handgift. — P. HERMANT ... 210 

Een handelsgebruik. — P. HERMANT 210 

Een volksuitlegging van de verrezichtigheid. — A. de MARNEFFE . 211 

Het opnieuw verschijnen van een oud gebruik. — A. M. . , . 211 

Malmedyaansche Folklore .211 

Bibliographie 212 

Inhoudstafelen 215 

Inhoudstafel der platen 217 

Inhoudstafel der volksliederen , . . 219 

Inhoudstafel der schrijvers 219 

Inhoudstafel der vermelde brabantsche gemeenten .... 221 

Ontledende inhoudstafel 225 

Systematische inhoudstafel 229 




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